MontureF
Format couvert24 x 36 mm
Plage focale24-105 mm
Équivalent 24x36 sur capteur APS-C24-105 mm
Ouverture maximalef/4
Ouverture minimalef/22
Distance de mise au point45 cm
Nombre de lamelles du diaphragme9
Construction19 lentilles - 14 groupes
Éléments spécifiques3 lentilles asphériques , 2 lentilles FLD et 2 lentilles SLD
Échelle des distancesOui
Rapport de reproduction1/4,6
MotorisationOui
StabilisationOui
Dimensions88,6 x 109,4 mm
Diamètre filtre82 mm
Poids885 grammes
Pare-soleilOui
Étui soupleOui

Présentation

Ce nouveau zoom entre naturellement dans la gamme Art. Il est composé de 19 lentilles réparties en 14 groupes. On retrouve deux verres FLD, deux verres SLD et 3 lentilles asphériques. Il dispose d'un diaphragme à 9 lamelles et d'une distance de mise au point minimale de 45 cm. Ses dimensions sont assez compactes (notons qu'il ne dispose pas de conception à encombrement constant) avec une longueur de presque 10 cm pour un diamètre de près de 9 cm en position "fermée". Il pèse près de 900 grammes. Très bon point, l'objectif est équipé d'une stabilisation optique (OS) et d'une motorisation ultrasonique HSM.

Notez que cette optique est la première éligible au service de changement de monture qui permet de passer d'une baïonnette Nikon à Canon et inversement sans changer le reste.

Ce nouvel objectif entre en concurrence frontale avec le 24-105 mm f/4 USM L IS de chez Canon et le 24-120 mm f/4 de chez Nikon.

Ce test optique est basé en partie sur les mesures réalisées en laboratoire par DxOMark dans le cadre d’un partenariat conclu entre Les Numériques/Focus Numérique et DxO Labs. Créée par DxO Labs, DxOMark est la source d’information indépendante la plus fiable et la plus objective sur la mesure de qualité d’image. DxOMark a bâti sa réputation grâce à des protocoles de tests rigoureux, des outils de mesure de qualité industrielle et une base de données constituée de milliers de mesures d’appareils photo, d’objectifs et de téléphones mobiles. Les résultats complets des tests réalisés sur cette optique sont disponibles sur www.dxomark.com.

Prise en main

Le nouveau 24-105 mm est impressionnant. L'objectif est imposant, massif et lourd ! Il pèse près de 900 grammes, pour une longueur en position 24 mm de 11 cm environ. L'association avec des boîtiers "légers" type EOS 700D ou D5300 est risqué car l'ensemble sera déséquilibré vers l'avant. Préférez donc des appareils du calibre Mark II ou D800.

Sigma 24-105 mm f/4 DG OS série A

La qualité de construction est au rendez-vous. C'est du solide. Le design reprend les codes des optiques série A. Comme sur le 35 mm f/1,4 ou le 18-35 mm f/1,8 nous apprécions la prise en mains, la qualité des matériaux utilisés, l'objet en lui-même en quelque sorte. Le design est sobre et élégant et la pastille gamme "A" fait son effet. Nous sommes toujours moins satisfaits par la finition de la partie inférieure de l'optique en métal semi-mat noir qui tranche trop avec le reste du corps (totalement mat).

Sigma 24-105 mm f/4 DG OS série A test review

Les deux bagues sont un peu décevantes. La bague de mise au point, située près du boîtier, est beaucoup trop étroite et un peu trop dure. Bon point elle dispose de repères de butée assez francs. Notons aussi la présence d'un indicateur de distance de mise au point sur le dessus du corps de l'objectif. La bague de zoom est beaucoup plus confortable à utiliser. Elle est large et dispose d'un grip précis. La course est modérée. On peut juste lui reprocher un léger manque de fluidité.

Sigma 24-105 mm f/4 DG OS série A test review baïonnette

Sur le côté, on retrouve les deux interrupteurs permettant d'activer la stabilisation optique et de passer en mise au point manuelle.

Sigma 24-105 mm f/4 DG OS série A test review canon 5D Mark III

Tests labo

Voici une étude objective, réalisée à partir de tests labo. Ce travail est réalisé en partenariat avec DxO Mark qui s'occupe de la réalisation des mesures. Ici encore, les résultats de ces analyses sont à mettre correspondance avec le ou les boîtiers de tests que nous avons utilisés. Nous avons opté ici un Canon EOS 5D Mark III Nos analyses sont basées sur des images réalisées en RAW et JPEG. ### Facteur de transmission Le facteur de transmission est une donnée intéressante. Il correspond à la quantité de lumière que laisse réellement passer l'objectif. Il est important de l'étudier à pleine ouverture, c'est-à-dire dans le cas où l'objectif est supposé laisser passer un maximum de lumière.

Le Sigma n'est pas très loin d'être parfait. Le décalage maximum moyen s'observe au 105 mm avec - 0,22 IL. Dans les autres cas, le décalage est négligeable. **

Vignetage

Tous les objectifs donnent des images, dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.

Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Nous avons décidé d'observer le vignetage aux grandes ouvertures. Le vignetage est exprimé en IL. - 1 IL correspond à une sous-exposition équivalente de la fermeture de 1 diaphragme ou la division par 2 du temps de pose ou de la sensibilité ISO.

échelle vignetage

Le nouveau 24-105 mm de chez Sigma vignette. Bien entendu, le phénomène est particulièrement visible en grand-angle et aux plus grandes ouvertures. Par exemple au 24 mm et à f/4, comptez un décalage de - 2 IL entre le centre et les bords : c'est beaucoup. Le phénomène s'atténue à mesure que l'on ferme pour devenir négligeable aux alentours des f/8.

Aberrations Chromatiques

Les aberrations chromatiques résultent d'un problème de focalisation de la lumière variant selon les différentes longueurs d'onde des rayons lumineux. La mise au point ne peut pas être effectuée simultanément au même endroit pour les différentes couleurs du spectre. Ces légers décalages de mise au point entraînent l'apparition de bordures irisées colorées. Ces défauts se voient particulièrement lors des transitions précises du net au flou, sur les fins détails (très contrastés).

echelle ABEC

Le nouveau 24-105 mm montre la présence de légères aberrations chromatiques qui seront visibles principalement au grand angle et à la plus grande ouverture. Ces aberrations sont très mineures voir négligeables.

Distorsions

Les objectifs ont tendance à tordre la réalité. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Les distorsions sont assez minimes mais bien réelles, aussi bien en grand angle que sur toutes les focales.

Piqué (Visuel et Acutance)

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre et d'une ouverture à une autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre et aux ouvertures moyennes : f/8 par exemple.

Attention, nous jugeons ici le piqué à partir d'images réalisées sur des sujets plans. Sur le terrain, c'est rarement le cas sauf pour des reproductions. Il faut donc bien mettre en perspective les conclusions de cette étude.

Le piqué va aussi dépendre de la définition du capteur de l'appareil (nous avons testé l'objectif avec un Canon EOS 5D Mark III de 22 millions de pixels) et la taille du capteur (24 x 36 mm pour le Mark III). Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif.

L'EOS 5D Mark III dispose d'une définition de 5920 x 3950 pixels. Chaque pixel mesure donc 6,08 micromètres de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/18 !

Nos impressions sur le nouveau Sigma sont plutôt bonnes bien que les résultats ne semblent pas au niveau de leur 18-35 mm f/1,8 APS-C. Globalement, l'objectif semble livrer naturellement le meilleur de lui même entre f/5,6 et f/11. À f/4 le centre est bien piqué, mais on observe une légère baisse de netteté (rien de dramatique) en s'approchant des bords. Passé f/16, comme prévu, la diffraction fait son apparition. On note également une légère baisse de qualité à partir de 80 mm, surtout à f/4, qui semble moins "sharp" sur les bords et au centre que les autres en grand-angle.

Voici une petite comparaison visuelle avec les résultats que nous avons obtenus sur le dernier Tamron 24-70 mm f/2,8, le EF 24-70 mm f/4 L IS USM et le récent EF 24-70 mm L f/2,8 USM II de Canon.

Nous observons un 50 mm à f/8.

Sigma 24-105 mm f/4 + ESO 5D Mark III : 50 mm f/8

Sigma 24-105 mm f/4

Canon 24-70 mm f/2,8 L II + EOS 1Dx : 50 mm f/8

Comparaison Tamron Vs Canon

Canon 24-70 mm f/4 L IS + EOS 5D Mark III : 50 mm f/8

Tamron SP 24-70mm F2.8 + EOS 5D Mark II : 50 mm f/8

échelle accutance

Toutes les mesures du Sigma 24-105 mm f/4 DG OS HSM sur DxO Mark (en anglais)

Tests terrain

Il faut bien distinguer deux approches dans le jugement de la qualité d'image que procure un objectif : la première se fait de manière subjective et observant des images; la seconde est objective, en se basant sur les résultats de tests réalisés en laboratoire. L'une ne va pas sans l'autre. De plus, il faut tenir compte des caractéristiques de l'appareil utilisé dans le test. Ici, nous avons opté pour le Canon EOS 5D Mark III équipé d'un capteur 24 x 36 mm de 20 millions de pixels.

Le Test Terrain sert à l'évaluation subjective de la qualité d'image que procure l'objectif.

Focale et angle de champ

Une focale correspond à un angle de champ ou angle de vision couvert par l'appareil photo équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand-angle.

Voici ce que l’on obtient avec le 24-105 mm monté sur le Mark III, équipé d’un capteur 24 x 36 mm. La plage de focales est relativement polyvalente et conviendra à la plupart des sujets. Elle est équivalente à un 36 - 157,5 mm en utilisant le coefficient de conversion de 1,5X.

Distorsions

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets. Les distorsions sont assez importantes. On les ressent beaucoup en grand angle 24 mm. Elles sont beaucoup moins visibles, aux focales au-dessus. Ce type d'aberration se corrige assez bien de manière logicielle.

Vignetage

Tous les objectifs donnent une image, dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.

Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre. Le vignetage est assez visible sur ce 24 - 105 mm à toutes les focales et uniquement à l'ouverture maximale f/4. Au-delà, il devient négligeable. Quoi qu'il en soit, ce "défaut" se corrige très bien et très facilement numériquement. La majorité des logiciels de retouche ou de développement permettent de le corriger. Dans certains cas, il y a même des profils de correction spécifiques aux objectifs à appliquer.

Stabilisation

Le principe d'un stabilisateur optique est simple : ces objectifs sont équipés d’une petite lentille montée sur un système de micromoteurs qui lui permet d’être mobile, c’est-à-dire de pouvoir bouger dans deux directions : verticale et horizontale. Ces micromoteurs sont actionnés grâce à un système gyroscopique qui détecte les moindres petits mouvements de l’objectif (et donc du bras du photographe) et les compensent afin de les corriger.

Très schématiquement, si on monte très légèrement son appareil vers le haut, la lentille dans l’objectif se déplace vers le bas. Les deux mouvements s’annulent d’un point de vue optique et c’est comme si l’on n’avait pas bougé.

Nous avons réussi a descendre jusqu'au 1/20 seconde à main levée à 105 mm.

Sigma 24-105 mm stab

avec stab

sans stab

Bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou sur des images à faible profondeur de champ. Cette notion est très subjective même si certains éléments permettent de prévoir les choses. Il dépend de beaucoup de paramètres dont principalement la conception de l'objectif et la forme et taille du diaphragme. Sur certaines images, on peut même voir apparaître la forme du diaphragme.
Bien entendu, on ne peut pas attendre d'un f/4 constant le même type de bokeh que sur un f/2,8 constant. Pour obtenir des flous d'arrière-plan très marqués, il faudra privilégier le 105 mm et s'assurer d'une bonne distance entre le sujet principal et l'arrière-plan.

Exemples de photos

Nous avons profité du Gucci Paris Master, l'une des plus belles épreuves de jumping en France pour tester en conditions réelles le nouveau Sigma 24-105 mm. Le Gucci Paris Master est l'étape française des Masters Grand Slam Indoor, des épreuves internationales de saut d'obstacle en intérieur.

Sigma 24-105 mm f/4 DG OS exemple 1

Au premier abord, utiliser un 24-105 mm pour de la photo de sport peut sembler un peu étonnant. Il n'en est rien pour des compétitions de sauts d'obstacles. En effet cette discipline permet aux photographes d'être vraiment tout proches de l'action. Lorsque l'on sait qu'un obstacle peut mesurer jusqu'à 6 mètres de large, 1,60 mètre de haut et près de 3 mètres en longueur, on comprend qu'un 600 mm n'est pas forcément la meilleure optique.

Sigma 24-105 mm f/4 DG OS exemple 2

Le 24-105 mm, même s'il est un peu court permet de pouvoir photographier les obstacles en entier avec le cheval et le cavalier, de faire des images d'ambiance et de pouvoir légèrement se rapprocher lorsque l'action se passe à 10 ou 15 mètres. Un 28-300 mm est un zoom idéal pour ce type de photographies.

Sigma 24-105 mm f/4 DG OS exemple 3

Bien entendu depuis un seul point de vue, il est impossible de pouvoir photographier chacun des 15 obstacles qui composent un parcours complet. Sur des compétitions "amateurs", le photographe peut être directement sur la piste et se déplacer, mais sur de très grandes compétitions, ils sont généralement en bords de piste. Il faut donc plusieurs opérateurs pour couvrir entièrement un parcours.

Sur le Gucci Paris Master, nous étions positionnés en bord de piste au milieu de la carrière. Depuis ce point de vue, il était possible, sans bouger, de pouvoir photographier deux obstacles de profil, 1 de face et deux de dos. En plus des photos d'action, nous étions bien placés, face à une courbe, pour photographier le cheval et son cavalier pendant leur course entre deux obstacles.

Sigma 24-105 mm f/4 DG OS exemple 4

Photographier un obstacle de profil est très difficile. Selon les chevaux, l'esthétisme au-dessus de l'obstacle est différent et un seul moment précis peut donner un bon rendu. Préférez un obstacle de type oxer (plus large) qu'un droit ! Sur certaines images, le cheval et son cavalier peuvent avoir l'impression de littéralement voler. De face, c'est beaucoup plus simple, le mouvement du cheval est plus naturel et esthétique, mais il est plus difficile de se rendre compte de la taille de l'obstacle et du saut. L'idéal est de photographier un oxer de 3/4 orienté vers la main de sortie du cheval (la direction de l'obstacle suivant), afin d'éviter d'avoir le chandelier extérieur trop imposant sur l'image. De dos, les photos sont aussi intéressantes et impressionnantes, mais on ne peut voir le visage du cavalier.

Sigma 24-105 mm f/4 DG OS exemple 5

Sur de la photo équestre en intérieur, on évite d'utiliser le flash afin de ne pas perturber le cheval et son cavalier pendant leur tour. Il faut donc jouer avec la lumière ambiante de la piste. Coup de bol, le Master Paris Gucci étant retransmis à la télévision en direct, la piste était très éclairée avec un équivalent lumière du jour.

Sigma 24-105 mm f/4 DG OS exemple 6

Il n'est pas nécessaire d'utiliser des temps de pose très courts. Une vitesse de 1/250 ème de seconde suffit généralement pour figer le mouvement et garder un peut de vie sur les grains de sable qui volent. La profondeur de champ est très importante, il faut donc utiliser un diaphragme assez fermé pour mettre l'ensemble de l'obstacle, le cheval et son cavalier dans la zone de netteté. F/8, c'est bien !

Sigma 24-105 mm f/4 DG OS exemple 7

1/250 ème de seconde à f/8 en intérieur et sous un éclairage artificiel nécessite de monter les ISO pour éviter les sous-expositions. Dans notre cas, nous avons joué entre 800 et 3200 ISO selon les cas.

Sigma 24-105 mm f/4 DG OS exemple 8

La mise au point est bien entendu primordiale et reste le plus délicat à gérer. En effet, le cheval et son cavalier tournent sans arrêt sur la piste entre les obstacles qui sont justement des obstacles pour le système AF de l'appareil. Il est donc nécessaire d'anticiper les choses, de bien connaître le parcours et de choisir à l'avance les obstacles que l'on souhaite photographier. Pour ces images nous avons opté pour un collimateur central en autofocus continu.

Sigma 24-105 mm f/4 DG OS exemple 9

En équitation, comme dans beaucoup de sport, il faut saisir l'instant décisif. Le moment précis où le cheval est en extension parfaite pour franchir l'obstacle. Cet instant est bien entendu très éphémère. La rafale peut être une solution radicale, mais attention à la perte de point pendant la séquence. Une bonne connaissance de l'équitation permet d'anticiper le saut du cheval et donc le moment précis pour déclencher.

Sigma 24-105 mm f/4 DG OS exemple 10

Au final, le nouveau 24-105 mm s'en sort plutôt bien malgré quelques loupés au niveau de l'AF qui reste un peut lent sur certaines séquences. Pour la qualité d'image, à vous de juger, vous pouvez télécharger les fichiers en haute définition et en RAW.

Verdict

Sigma signe de nouveau une très bonne optique avec ce nouveau 24-105 mm f/4 stabilisé capable de couvrir le format 24 x 36 mm. Ce type d'objectif est très polyvalent et conviendra à une grande majorité des situations de prises de vue. L'ouverture constante de f/4 permet d'utiliser l'objectif de la même manière quelle que soit la focale choisie. Le f/4 constant a aussi l'avantage d'être beaucoup plus attractif en prix qu'un f/2,8 en 24-70 mm, généralement assez cher. Bon point, l'objectif dispose d'une stabilisation optique qui lui donne un réel avantage avec les temps de pose un peu longs à main levée.

Niveau qualité de construction, design et finition, nous n'avons rien à redire : c'est excellent. L'objectif est lourd et massif. Il faudra donc privilégier un boîtier du calibre EOS 5D ou D800 afin d'avoir un ensemble équilibré. Cependant, on regrette un peu la petite taille et la dureté de la bague de mise au point manuelle.

D'un point de vue optique, cet objectif est très bon sans pour autant être excellent. On apprécie particulièrement le piqué élevé et homogène sur l'ensemble de l'image dès la plus grande ouverture. Il baisse légèrement, mais en restant homogène aux plus longues focales : 105 mm par exemple. Les aberrations chromatiques sont très bien gérées. On observe, par contre, un vignetage un peu trop marqué.

+
  • Qualité de construction, design, finitions
  • Polyvalence
  • Ouverture constante de f/4
  • Stabilisation optique
  • Piqué fort et homogène dès f/4
  • Vignetage à f/4
  • Distorsions visibles
  • Effets de profondeur de champ limités comparé à un f/2,8
  • Bague de mise au point trop étroite
  • Bague de zoom un peu trop dure
En résumé

Au final, on ne peut que recommander cet objectif, qui malgré quelques défauts, saura apporter une excellente réponse aux photographes désirant une optique à tout faire de qualité. Son positionnement tarifaire (lancé à moins de 860 euros) est également un bon argument face à ses concurrents Canon et Nikon équivalent.

24-105 mm f/4 DG OS
Arthur Azoulay

Spécialiste des optiques et rédacteur en chef adjoint de Focus Numérique. La photo est pour lui une obsession. Ses publications 

Les prix
Sigma 24-105 mm f/4 DG OS
Priceminister 729,79 €
Amazon 750,00 € Voir l'offre
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