Monturemicro 4/3
Format couvertmicro 4/3
Plage focale12-35 mm
Équivalent 24x36 sur capteur APS-C24-70 mm
Ouverture maximalef/2,8
Ouverture minimalef/22
Distance de mise au point25 cm
Nombre de lamelles du diaphragme7
Construction14 lentilles - 9 groupes
Éléments spécifiques4 lentilles asphériques - 1 lentille UED - 1 lentille UHR
Échelle des distancesNon
Rapport de reproduction1/5,8
MotorisationOui
StabilisationOui Power OIS
Dimensions73,8 x 67,6 mm
Diamètre filtre58 mm
Poids305 grammes
Pare-soleilOui
Étui soupleOui

Présentation

Lumix X Vario 12-35 mm f/2,8 ASPH. test review

Panasonic a annoncé son zoom haut de gamme en monture micro 4/3 en mai dernier, le LUMIX G X VARIO 12-35 mm f/2,8 ASPH./POWER O.I.S. Le premier zoom à ouverture constante f/2,8 en monture micro 4/3.

Le diaphragme est fait de 7 lamelles et la motorisation est annoncée comme très douce, s'adaptant aussi bien à un usage photo que vidéo. Équivalent à un 24-70 mm, cet objectif est stabilisé et doté d'une ouverture constante de f/2.8. Griffée HD, l'optique est donc spécialement étudiée pour la vidéo avec une mise au point souple et très silencieuse. Cet objectif entre en concurrence directe avec le nouveau 12-40 mm f/2,8 d'Olympus lui aussi au format micro 4/3. Le modèle Panansonic est annoncé au prix de 1099 euros alors que la version Olympus 999 euros (mais sans stabilisation optique.

Logo DxO

Ce test optique est basé en partie sur les mesures réalisées en laboratoire par DxOMark dans le cadre d’un partenariat conclu entre Les Numériques/Focus Numérique et DxO Labs. Créée par DxO Labs, DxOMark est la source d’information indépendante la plus fiable et la plus objective sur la mesure de qualité d’image. DxOMark a bâti sa réputation grâce à des protocoles de tests rigoureux, des outils de mesure de qualité industrielle et une base de données constituée de milliers de mesures d’appareils photo, d’objectifs et de téléphones mobiles. Les résultats complets des tests réalisés sur cette optique sont disponibles sur www.dxomark.com.

Prise en main

La qualité de construction de cet objectif est excellente. Avec une conception en métal, il inspire une totale confiance. Les dimensions sont compactes et l'objectif est relativement léger. Monté sur un GX7, l'ensemble est légèrement déséquilibré, mais rien de dramatique. En effet, l'objectif pèse un peu plus de 300 grammes alors que le boîtier un peu plus de 400 grammes.

Lumix X Vario 12-35 mm f/2,8 ASPH. test review

Côté design, on retrouve une finition noire brillante. Sur le dessus on retrouve ne nombreuses informations (un peu trop peut être) : plage de focale 12-35 mm, logo HD, pastille Nano Surface Coating, logo Lumix, plage de distance de mise au point. Beaucoup d'informations "légales" sont inscrites au-dessous de l'objectif. C'est trop ! L'objectif perd en discrétion. Sur le côté, on dispose d'un interrupteur pour activer la stabilisation optique.

Panasonic Lumix X Vario 12-35 mm f/2,8 ASPH

La bague de focale en caoutchouc est très agréable à utiliser : elle est fluide et large. La course est modérée et il est donc possible de passer très rapidement du 12 au 35 mm. Des repères pour 14, 18 et 25 mm sont inscrits. Malheureusement, l'objectif n'est pas à encombrement constant.

La bague de mise au point manuelle est positionnée en avant. Elle est en métal et tourne à l'infini : impossible donc d'avoir rapidement des repères de mise au point minimale ou d'infini.

Lumix X Vario 12-35 mm f/2,8 ASPH. test review

Bon point, l'objectif est livré avec un pare-soleil et une housse de transport.

Tests mires

logo dxo

Voici une étude objective sur des tests labo. Ce travail est réalisé en partenariat avec DxO Mark qui s'occupe de la réalisation des mesures. Ici encore, les résultats de ces analyses sont à mettre correspondance avec le ou les boîtiers de tests que nous avons utilisés. Nous avons opté ici pour un Panasonic Lumix GH3 et GX7 (pour la scène test).

Nos analyses sont basées sur des images réalisées en Raw et JPeg.

Facteur de transmission

Le facteur de transmission est une donnée intéressante. Il correspond à la quantité de lumière que laisse réellement passer l'objectif. Il est important de l'étudier à pleine ouverture, c'est-à-dire dans le cas où l'objectif est supposé laisser passer un maximum de lumière.

Le zoom Panasonic dispose d'un delta de transmission variant, en moyenne de 0,23 IL à 0,3 IL. Le décalage maximal de près d1/3 Il s'observe aux grands angles et à pleine ouverture.

Vignetage

Tous les objectifs donnent des images, dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.

Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Nous avons décidé d'observer le vignetage aux grandes ouvertures. Le vignetage est exprimé en IL. - 1 IL correspond à une sous-exposition équivalente de la fermeture de 1 diaphragme ou la division par 2 du temps de pose ou de la sensibilité ISO.

échelle vignetage

Le vignetage est relativement modéré, mais reste bien présent. Il est principalement visible aux plus grandes ouvertures et au avec un écart pouvant monter jusqu'à -1,3 L dans les bords les plus extrêmes sur images à f/2,8. Dès f/4, et à toutes les focales, le vignetage devient négligeable.

Aberrations Chromatiques

Les aberrations chromatiques résultent d'un problème de focalisation de la lumière variant selon les différentes longueurs d'onde des rayons lumineux. La mise au point ne peut pas être effectuée simultanément au même endroit pour les différentes couleurs du spectre. Ces légers décalages de mise au point entraînent l'apparition de bordures irisées colorées. Ces défauts se voient particulièrement lors des transitions précises du net au flou, sur les fins détails (très contrastés).

De plus le piqué va dépendre de la définition du capteur de votre appareil (nous avons testé l'objectif avec un Panasonic Lumix GX7 de 16 millions de pixels) et la taille de son capteur (micro 4/3 pour le Lumix GX7). Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif.

Le GX7 dispose d'une définition de 4592 x 3448 pixels. Chaque pixel mesure donc 3,77 micromètres de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/11 !

Les résultats de cet équivalent 24-70 mm f/2,8 sont assez décevant. On est très loin du niveau des modèles reflex plein format ! Question piqué, l'objectif procurera ses meilleurs résultats entre f/4 et f/8 : f/5,6 étant le meilleur choix pour une image très nette et homogène.. La pleine ouverture manque cruellement d'homogénéité entre le centre et les bords. Les images sont bien nettes au centre, mais sont molles sur les bords (jugez sur le visuel de la carte).

Comme prévu, dès f/11, voir un peu avant, la diffraction fait son apparition.

[media id="92555"]"/>[/media</p><p>Les aberrations chromatiques sont visibles uniquement en position grand-angle 12 mm dans les bords extrêmes des images et ce, quelque soit l'ouverture utilisée.</p><h3>Distorsions</h3><p>Les objectifs ont tendance à tordre la réalité. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.</p><p>Les distorsions sont bien visibles pour les focales larges. Dès 25 mm, elles deviennent totalement imperceptibles. Quoi qu'il en soit, ce type de défaut se corrige assez bien de manière logicielle. Notez d'ailleurs que les fichiers JPeg ne présentent pas de distorsion au grand-angle, celle-ci étant corrigée à la volée lors du traitement des informations.</p><h3>Piqué (Visuel et Acutance)</h3><p>La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la

De plus le piqué va dépendre de la définition du capteur de votre appareil (nous avons testé l'objectif avec un Panasonic Lumix GX7 de 16 millions de pixels) et la taille de son capteur (micro 4/3 pour le Lumix GX7). Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif.

Le GX7 dispose d'une définition de 4592 x 3448 pixels. Chaque pixel mesure donc 3,77 micromètres de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/11 !

Les résultats de cet équivalent 24-70 mm f/2,8 sont assez décevant. On est très loin du niveau des modèles reflex plein format ! Question piqué, l'objectif procurera ses meilleurs résultats entre f/4 et f/8 : f/5,6 étant le meilleur choix pour une image très nette et homogène.. La pleine ouverture manque cruellement d'homogénéité entre le centre et les bords. Les images sont bien nettes au centre, mais sont molles sur les bords (jugez sur le visuel de la carte).

Comme prévu, dès f/11, voir un peu avant, la diffraction fait son apparition.

[media id="92555"]"/>[/mediaLes aberrations chromatiques sont visibles uniquement en position grand-angle 12 mm dans les bords extrêmes des images et ce, quelque soit l'ouverture utilisée.

Distorsions

Les objectifs ont tendance à tordre la réalité. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.
Les distorsions sont bien visibles pour les focales larges. Dès 25 mm, elles deviennent totalement imperceptibles. Quoi qu'il en soit, ce type de défaut se corrige assez bien de manière logicielle. Notez d'ailleurs que les fichiers JPeg ne présentent pas de distorsion au grand-angle, celle-ci étant corrigée à la volée lors du traitement des informations.

Piqué (Visuel et Acutance)

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre et d'une ouverture à une autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre et aux ouvertures moyennes : f/8 par exemple.De plus le piqué va dépendre de la définition du capteur de votre appareil (nous avons testé l'objectif avec un Panasonic Lumix GX7 de 16 millions de pixels) et la taille de son capteur (micro 4/3 pour le Lumix GX7). Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif.Le GX7 dispose d'une définition de 4592 x 3448 pixels. Chaque pixel mesure donc 3,77 micromètres de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/11 !Les résultats de cet équivalent 24-70 mm f/2,8 sont assez décevant. On est très loin du niveau des modèles reflex plein format ! Question piqué, l'objectif procurera ses meilleurs résultats entre f/4 et f/8 : f/5,6 étant le meilleur choix pour une image très nette et homogène.. La pleine ouverture manque cruellement d'homogénéité entre le centre et les bords. Les images sont bien nettes au centre, mais sont molles sur les bords (jugez sur le visuel de la carte).Comme prévu, dès f/11, voir un peu avant, la diffraction fait son apparition.
[media id="92555"]

Comparons le Panasonic au dernier Canon 24-70 mm f/2,8 série L.

Bien entendu, il est très délicat de comparer un objectif micro 4/3 avec un objectif plein format. C'est simplement pour pouvoir apprécier les écarts de piqué entre les deux objectifs. Le résultat de la comparaison est sans appel ! Le Panasonic 12-35 mm f/2,8 n'équivaut absolument pas, en piqué (si on met de côté la diffraction), un 24-70 mm f/2,8 de reflex professionnel !

> Toutes les mesures DxO Mark du Lumix X Vario 12-35 mm f/2,8 ASPH. (en anglais)

Tests terrain

Il faut bien distinguer deux approches dans le jugement de la qualité d'image que procure un objectif : la première se fait de manière subjective et observant des images; la seconde est objective, en se basant sur les résultats de tests réalisés en laboratoire. L'une ne va pas sans l'autre. De plus, il faut tenir compte des caractéristiques de l'appareil utilisé dans le test. Ici, nous avons opté pour le nouveau Lumix GX7 équipé d'un capteur micro 4/3 de 16 millions de pixels. Le Test Terrain sert à l'évaluation subjective de la qualité d'image que procure l'objectif.

Le test du Panasonic Lumix GX7

Focale et angle de champ

Une focale correspond à un angle de champ ou angle de vision couvert par l'appareil photo équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand-angle.

Voici ce que l’on obtient avec le 12-35 mm monté sur le GX7, équipé d’un capteur micro 4/3. La plage de focales est relativement polyvalente et conviendra à la plupart des sujets. Elle est équivalente à un 24 - 70 mm en utilisant le coefficient de conversion de 2X.

Distorsions

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets. Les distorsions sont assez faibles. On les ressent principalement en grand angle 12mm. Elles sont moins visibles aux focales intermédiaires. Quoi qu'il en soit, ce type d'aberration se corrige assez bien de manière logicielle, d'ailleurs la distorsion est corrigée à la volée lors de la création des fichiers JPeg.

Vignetage

Tous les objectifs donnent une image, dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.

Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Le vignetage est très modéré sur ce 12-35 mm. Il est le plus perceptible en grand angle et à f/2,8. Passé le 12 mm on le ressent encore aux autres focales à f/2,8, mais c'est presque négligeable. Quoi qu'il en soit, ce "défaut" se corrige très bien et très facilement numériquement. La majorité des logiciels de retouche ou de développement permettent de le corriger. Dans certains cas, il y a même des profils de correction spécifiques aux objectifs à appliquer.

Bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou sur des images à faible profondeur de champ. Cette notion est très subjective même si certains éléments permettent de prévoir les choses.

Il dépend de beaucoup de paramètres dont principalement la conception de l'objectif et la forme et taille du diaphragme. Sur certaines images, on peut même voir apparaître la forme du diaphragme. Cet objectif est le premier équivalent 24-70 mm à ouverture constante f/2,8 pour le format micro 4/3. C'est donc, par définition, déjà une petite révolution pour les utilisateurs d'hybrides experts et professionnels. Malgré la taille du capteur 2X plus petite qu'un 24 x 36 mm, on peut assez facilement jouer avec les effets de profondeur de champ. Le bokeh est assez doux, les transitions du flou au net sont assez franches mais restent harmonieuses et agréables à l'oeil. Bien entendu, cette notion dépend de beaucoup de paramètres : conception de l’objectif, forme et taille du diaphragme (7 lamelles sur le zoom Panasonic), la distance de mise au point, la focale utilisée, l'ouverture, les éventuels écarts entre les différents plans de l'image.

Macro

Photographier les sujets de près n’est pas facile et tous les objectifs ne sont pas capables de réaliser les mêmes images. L’explication est simple : l'objectif nécessite une distance minimum de mise au point entre vous et votre sujet (25 cm pour le Panasonic). Pour photographier de minuscules sujets, c’est beaucoup trop s’il l’on prend en compte un second facteur, le rapport de grandissement de l’objectif 1/5,8.

Au mieux, le Panasonic procurera des images 5,8x plus petites que le sujet. On ne peut donc absolument pas parler de macro, mais bien de proxy.

Canon EF 24-70 mm f/2,8 L

> Téléchargez les RAW originaux

Licence Creative Commons Test Panasonic Lumix X Vario 12-35 mm f/2,8 ASPH.de Arthur Azoulay est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposée.

Exemples de photos

Panasonic Lumix X Vario 12-35 mm f/2,8 ASPH exemple 1
Panasonic Lumix X Vario 12-35 mm f/2,8 ASPH exemple 2
Panasonic Lumix X Vario 12-35 mm f/2,8 ASPH exemple 3
Panasonic Lumix X Vario 12-35 mm f/2,8 ASPH exemple 4
Panasonic Lumix X Vario 12-35 mm f/2,8 ASPH exemple 5
Panasonic Lumix X Vario 12-35 mm f/2,8 ASPH exemple 6

Verdict

L'arrivée de zooms haut de gamme à ouverture constante est une bonne nouvelle pour le format Micro 4/3. Si les constructeurs veulent séduire les photographes professionnels, la mise à disposition de zooms lumineux et polyvalents (équivalents 24-70, 70-200, voir 12-24) est indispensable en plus d'une offre solide en focales fixes.

Panasonic est la première marque à proposer un équivalent 24-70 mm à ouverture constante f/2,8. Olympus vient tout juste de suivre en annonçant un 12-40 mm f/2,8 (le test ne devrait plus tarder). Pour les longues focales, Panasonic dispose déjà d'un 35-100 mm f/2,8 et Olympus travaille sur un 40-150 mm f/2,8.

Soyons clairs, en plus de proposer des zooms lumineux, les constructeurs de boîtiers micro 4/3 doivent également disposer d'optiques de qualité qui peuvent rivaliser avec le monde du reflex.

Le 12-35 mm f/2,8 Panasonic va dans cette logique, mais reste encore nettement en retrait niveau qualité optique (piqué entre autres) par rapport à ce que l'on peut obtenir avec une focale équivalente en reflex. La qualité de construction de ce zoom n'a pas grand-chose à envier aux 24-70 mm f/2,8 "traditionnels". Cercle de couverture oblige, le rapport poids - encombrement est très avantageux. Par comparaison le 24-70 mm f/2,8 de Canon pèse près de 500 grammes de plus que le 12-35 Panasonic qui en plus est équipé d'une stabilisation optique. Le design de l'optique est assez réussi malgré la présence en trop grande quantité de différents logos : un peu de sobriété ne ferait pas de mal sur ce point. La bague de zooming est très confortable et on regrette l'absence de repères (mise au point mini et infini) pour la bague de mise au point.

Dans la pratique l'objectif est très agréable à utiliser et répond à une bonne majorité des situations de prise de vue. L'ouverture de f/2,8, en plus de permettre de faire des images nettes à main levée dans de faibles conditions lumineuses par exemple (sans trop monter les ISO) est un réel atout pour les jeux de profondeur de champ. Sur ce point, taille de capteur oblige, les micros 4/3 sont encore en retrait vis-à-vis des reflex APS-C ou 24x36 mm. Quoi qu'il en soit, les effets de bokeh sont assez agréables à l'ail avec ce 12-35 mm.

Enfin, niveau qualité d'image, le 12-35 mm déçoit un peu et n'est pas au même niveau que des objectifs équivalent dans le monde du reflex. Malgré des défauts de vignetage et d'aberrations chromatiques visibles au grand angle et principalement aux plus grandes ouvertures que l'ont peut excuser; c'est surtout le manque d'homogénéité du piqué aux grandes ouvertures qui pose problème. À f/2,8, le centre est bien piqué, mais l'image perd en netteté à mesure que l'on se rapproche des bords. L'optique, quelle que soit la focale, procure ses meilleurs résultats à f/5,6.

Au final, notre avis est un peu mitigé sur cet objectif. Pour l'instant pas d'inquiétude, car il ne dispose pas de modèle concurrent. Reste à voir ce que donnera le modèle Olympus.

+
  • Ouverture constant f/2,8
  • Équivalent 24-70 mm : polyvalent
  • Qualité de construction
  • Stabilisation optique
  • Rapport poids / Encombrement
  • Douceur du bokeh
  • Trop de logos sur l'objectif
  • Pas de repère sur la bague de mise au point
  • Distance minimale de mise au point un peu juste
  • Vignetage très visible en grand angle à f/2,8
  • Aberrations chromatiques au 12 mm
  • Manque d'homogénéité du piqué aux grandes ouvertures
Arthur Azoulay

Spécialiste des optiques et rédacteur en chef adjoint de Focus Numérique. La photo est pour lui une obsession. Ses publications 

Les prix
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