Complément idéal du 12-60 mm f/2,8-4, le Panasonic DG Vario Elmarit 8-18 mm f/2,8-4 ASPH également signé Leica fera le bonheur des fans de paysages et de reportage. Ultra-grand-angle, il équivaut à un 16-35 mm.

MontureMicro 4/3
Format couvertMicro 4/3
Plage focale8-18 mm
Équivalent 24x36 sur capteur APS-C16-36 mm
Ouverture maximalef/2,8-4
Distance de mise au point0,23 m
Construction15 lentilles réparties en 10 groupes
Éléments spécifiques3 lentilles asphériques, 1 lentille asphérique ED, deux verres ED, un verre UHR
Échelle des distancesNon
MotorisationOui
StabilisationNon
Dimensions73,4 x 88 mm
Diamètre filtre67 mm
Poids315 g
Pare-soleilOui
Étui soupleOui
Ouverture minimalef/22
Nombre de lamelles du diaphragme7
Rapport de reproduction0,12X

Prise en main
Top, presque rien à redire !

Présentation

Relativement lumineux, ce zoom dispose d'ouvertures maximales variables f/2,8-4. Il est composé de 15 lentilles réparties en 10 groupes avec de nombreux éléments asphériques, ED et 1 verre UHR. On retrouve également le traitement Nano Cristal. Très léger, l'objectif pèse un peu plus de 300 g et mesure près de 9 cm de longueur pour un peu plus de 7 cm diamètre.

Il est conçu pour pouvoir affronter les conditions de prises de vues extrêmes (humidité, poussières, température). À noter, il est dépourvu de stabilisation optique (non nécessaire sur des focales aussi larges) ; il faudra donc se contenter de la stabilisation 3 axes embarquée sur les boîtiers Panasonic Lumix concernés.

Ce zoom entrera en concurrence directe avec l'Olympus 7-14 mm f/2,8 M. Zuiko PRO, dont nous avons salué les qualités et qui offre l'indéniable avantage d'une ouverture constante f/2,8.

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Prise en main

Ce 8-18 mm est très beau. Le design est élégant, soigné et discret. Il reprend certains codes esthétiques de Leica (couleur orangée, police des inscriptions) et jouit d'une construction 100 % métal du plus bel effet. C'est donc un très bel objet, agréable à regarder et à prendre en main. Toutes proportions gardées, il est assez imposant : comptez un peu moins de 9 cm de long pour un peu plus de 7 cm de diamètre. Question poids en revanche, il est très léger : environ 300 g sur la balance, ce qui le rend parfaitement calibré pour le format des hybrides Micro 4/3.

Panasonic Leica DG Vario Elmarit 8-18 mm f/2,8-4 ASPH.

Il jouit d'une conception à encombrement constant. En effet, Panasonic a décidé de prévoir un fût assez dégagé vers l'extérieur, ce qui permet à l'objectif de garder les mêmes dimensions, quelle que soit la focale utilisée. Grâce à cela, il est possible d'y visser un filtre (67 mm), et ce, malgré la présence d'une lentille frontale bombée. L'objectif est naturellement armé pour affronter les pires conditions de prises de vues grâce à sa résistance à la poussière et à l'humidité.

Panasonic Leica DG Vario Elmarit 8-18 mm f/2,8-4 ASPH.

La bague de zoom est une belle réussite. Elle est large et confortable à utiliser. La course est modérée ; il sera donc très rapide de passer du 8 au 18 mm. Sa fluidité est proche de la perfection, ce qui lui assure une bonne précision. La bague de mise au point manuelle, située vers l'extérieur, est plus étroite. Sa fluidité est excellente, mais elle ne dispose malheureusement d'aucun repère, ni de butée aux extrémités ni de distance de mise au point.

Panasonic Leica DG Vario Elmarit 8-18 mm f/2,8-4 ASPH.

On aurait aussi aimé disposer d'une bague de réglage manuel du diaphragme.

Tests labo
Très bien malgré des défauts d'homogénéité

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à l'autre, d'une focale à l'autre et d'une ouverture à l'autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre et aux ouvertures moyennes : f/8 ou f/11 par exemple.

De plus, le piqué va dépendre de taille et de la définition du capteur de votre appareil. Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif.

Nous avons testé l'objectif avec un Panasonic Lumix GX8 doté d'un capteur Micro 4/3 de 20 Mpx (5 200 x 3 904 px). Chaque pixel mesure donc 3,3 micromètres (µm) de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est de f/11.

Testé avec Imatest.

Les performances de ce zoom grand-angle sont très bonnes. L'objectif profite un très beau comportement, cohérent à toutes les focales. Le piqué, déjà assez élevé à la plus grande ouverture, monte à mesure que l'on ferme le diaphragme jusqu'à f/8, ouverture à laquelle l'objectif procure le meilleur de lui-même, puis baisse progressivement. Passé f/11, diffraction oblige, les images deviennent inexploitables. L'objectif souffre toutefois d'un manque d'homogénéité entre le centre, les deux tiers et les bords extrêmes des images ; ce défaut se tasse à mesure que l'on ferme le diaphragme.

Notre scène test et les zones d'intérêt.

Comparons les performances de ce nouveau 8-18 mm avec celle de son concurrent principal, le 7-14 mm f/2,8 Olympus. À l'époque, il avait été testé avec un Olympus OM-D EM-1 (2013) et son capteur de 16 Mpx (un peu moins défini que celui du GX8, donc). De plus, entre-temps, nous avons changé notre scène test de comparaison visuelle. Nous ne comparons donc ici que les mesures effectuées avec Imatest.

Olympus M. Zuiko Digital ED 7-14 mm f/2,8 PRO
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On observe que le modèle Olympus, disposant d'une ouverture constante f/2,8, procure des images plus piquées, mais moins homogènes (surtout entre le centre et les bords extrêmes des images) que le modèle Panasonic.

Tests terrain

La focale

Une focale correspond à un angle de champ — ou angle de vision — couvert par l'appareil équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand-angle.

Voici ce que l’on obtient avec le 8-18 mm monté sur un hybride équipé d’un capteur au format Micro 4/3. Compte tenu du coefficient de conversion de 2x, c'est un équivalent 16-36 mm.

Cet objectif est idéal pour les paysages et la photo de reportage, par exemple. Attention, on a vite tendance à se laisser séduire par le champ proposé au 8 mm et à ne plus trop en sortir. En effet, ce dernier est très attractif et permet de faire des images que l'on a moins l'habitude de voir. N'oubliez pas qu'il s'agit bien d'un zoom, avec tous les avantages que cela apporte !

Le vignetage

Tous les objectifs donnent une image dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres. Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence, en IL, entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Ce zoom vignette. Le phénomène s'observe principalement aux plus grandes ouvertures et c'est au 8 mm qu'il est le plus marqué. On le ressent encore à peine à f/4 et il devient négligeable dès f/5,6

Les distorsions

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Très faibles distorsions : excellent !

Le bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou — notion très subjective, même si certains éléments permettent de prévoir les choses — sur des images à faible profondeur de champ. Il dépend de nombreux paramètres dont principalement la conception de l'objectif, la forme et la taille du diaphragme.

Un objectif ultra grand-angle associé à des ouvertures maximales glissantes et modestes et monté sur un appareil équipé d'un "petit" capteur Micro 4/3 : voilà une association en la défaveur de beaux effets de bokeh. On ne peut pas y faire grand-chose, ce sont les lois de l'optique. Pour mettre toutes les chances de votre côté, préférez une faible distance de mise au point, la plus grande ouverture et un premier plan et un arrière-plan bien délimités.

Galerie terrain

Verdict
Recommandé sans hésitation

Impossible de ne pas recommander ce zoom ultra grand-angle qui cumule les qualités à tous les points de vue. Sa plage de focale pour commencer : équivalant à un 16-36 mm, ce zoom fera le bonheur des paysagistes et des reporters. Bon point, les distorsions sont assez bien maîtrisées, même à 8 mm. Pour ce qui est de l'ouverture, il est vrai que nous aurions préféré un f/2,8 constant (à l'image du 7-14 mm d'Olympus). Il faudra ici se contenter d'ouvertures glissantes f/2,8-4, qui seront néanmoins suffisamment lumineuses pour appréhender les photos à main levée en basses lumières avec l'aide de la stabilisation mécanique du boîtier.

Parlons ensuite de l'objectif en lui-même. Le poids est très contenu, la prise en main est excellente, de même que les bagues de réglages. On en aurait aimé une troisième pour régler manuellement le diaphragme. La qualité de construction est parfaite et le design, très réussi.

Enfin, côté qualité optique, c'est très bon. L'objectif délivre des images riches en fins détails à toutes les focales, dès les plus grandes ouvertures. En outre, l'objectif jouit d'un beau comportement homogène. Il souffre cependant d'un manque d'homogénéité entre le centre, les deux tiers et les bords extrêmes des images.

+
  • Design, prise en main et qualité de construction
  • Poids plume
  • Mouvement des bagues de réglage
  • Grande ouverture au 8 mm
  • Comportement général de l'optique
  • Piqué élevé dès la plus grande ouverture
  • Faible vignetage
  • Distorsions bien maîtrisées
  • Aucun repère de distance de mise au point
  • Ouvertures maximales glissantes
  • Pas de bague manuelle de diaphragme
  • Manque d'homogénéité du piqué entre le centre, les 2/3 et les bords extrêmes des images
En résumé

Si le 12-60 mm ne nous a pas convaincus, le 8-18 mm, si, assurément ! Ce zoom ultra grand-angle procure une excellente qualité d'image dès les plus grandes ouvertures (f/2,8-4). La qualité de construction est proche de la perfection et la prise en main, très agréable. Nous n'avons pas grand-chose à reprocher à cet objectif qui fera le bonheur des photographes de paysage et de reportage.

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Arthur Azoulay

Spécialiste des optiques et rédacteur en chef adjoint de Focus Numérique. La photo est pour lui une obsession. Ses publications 

Les prix
Panasonic Leica DG Vario Elmarit 8-18 mm f/2,8-4 ASPH.
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