Le 7-14 mm f/2,8 (équivalent à un 14-28 mm) dispose d'une construction de 14 lentilles réparties en 11 groupes incluant 2 lentilles asphériques ED, 1 lentille DSA, 1 lentille asphérique, 3 lentilles Super ED, 1 lentille ED et 2 lentilles HR. On retrouve une construction tropicalisée ainsi qu'une touche programmable L-Fn. L'objectif mesure 78,9 x 105,8 mm pour un poids de 534 g. Il vient naturellement compléter les 12-40 mm f/2,8 (équivalent 24-80 mm), et 40-150 mm f/2,8 (équivalent 80-300 mm) déjà existants.

MontureMicro 4/3
Format couvertMicro 4/3
Plage focale7-14 mm
Ouverture maximalef/2,8
Ouverture minimalef/22
Distance de mise au point0,2 m
Nombre de lamelles du diaphragme7
Construction14 lentilles réparties en 11 groupes
Éléments spécifiques2 éléments asphériques ED, 1 élément DSA, 3 lentilles Super ED, 2 éléments HR, 1 lentille ED
Échelle des distancesNon
Rapport de reproduction0,12x
MotorisationOui
StabilisationNon
Dimensions78,9 x 105,8 mm
Poids534 g
Étui soupleNon

Prise en main

Prise en main

Ce 7-14 mm f/2,8 équivalent 14-28 mm est très compact. C'est incomparable avec ses petits camarades du monde du reflex 24 x 36 mm. Il mesure un peu plus de 10 cm de long et dispose d'une conception à encombrement constant : ses dimensions restent inchangées quelles que soient la focale ou la distance de mise au point choisies. Il pèse un peu plus de 500 g, ce qui le rend parfait pour une utilisation avec un boîtier du calibre de l'OM-D E-M1.

Le design reprend celui du 12-40 mm. Il est très réussi. La construction tout en métal dispose d'une finition satinée brillante. En main, l'objectif est froid (métal oblige). On retrouve les inscriptions nécessaires : repères de focale, repères de distance de mise au point (qui disparaissent en mise au point automatique). Malheureusement, aucun curseur automatique de distance de mise au point n'est présent sur l'optique.

Sur le côté on retrouve un bouton L-Fn programmable. La touche est discrète et bien intégrée à l'objectif. Malheureusement son fonctionnement n'est pas assez franc. Le bouton est trop mou, si bien que de temps en temps, on doute de son action en le pressant.

La bague de mise au point est simplement parfaite. Olympus a réutilisé le système de bascule de la mise au point manuelle à l'autofocus en actionnant l'ensemble de la bague. En position manuelle, des repères de mise au point apparaissent. La course est limitée et dispose de réelles butées. La friction est parfaite : ni trop dure, ni trop souple. La bague de zoom est moins aboutie : elle est beaucoup plus lourde.

Tests labo

Nous avons testé le 7-14 mm avec un Olympus OM-D E-M1 et son capteur micro 4/3 de 16 Mpx (3,7 µm de côté).

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre et d'une ouverture à une autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre et aux ouvertures moyennes : f/8 ou f/11 par exemple.

De plus, le piqué va dépendre de la définition du capteur de votre appareil (nous avons testé l'objectif avec un OM-D E-M1 de 16 Mpx) et la taille de son capteur (micro 4/3 pour l'E-M1). Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif.

L'E-M1 dispose d'une définition de 4640 x 3472 pixels. Chaque pixel mesure donc 3,7 micromètres de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/11 !

Les performances de ce nouvel objectif sont un peu mitigées, surtout à la focale la plus large : le 7 mm. Dans cette configuration, les images manquent beaucoup d'homogénéité entre le centre et les bords à presque toutes les ouvertures. Par contre, le centre est lui très piqué et ce, dès f/2,8. Ce manque d'homogénéité s'estompe à mesure que la focale augmente, mais reste cependant bien présent. Les meilleures performances sont obtenues au 14 mm avec des images croustillantes sur l'ensemble du champ.

Pour avoir une vision d'ensemble du trio magique, voici les résultats du 12-40 mm f/2,8 et du 40-150 mm f/2,8. On constate que ce 7-14 mm f/2,8 est finalement le moins performant des 3 en termes de piqué et d'homogénéité.

Tests terrain

La focale

Une focale correspond à un angle de champ – ou angle de vision – couvert par l'appareil équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand-angle.

Voici ce que l’on obtient avec le 7-14 mm monté sur l'OM-D E-M1 équipé d’un capteur au format micro 4/3. Compte tenu du coefficient de conversion de 2X, c'est un équivalent 14-28 mm.

Cet objectif est idéal pour les paysages et la photo de reportage, par exemple. Attention, on a vite tendance à se laisser séduire par le champ proposé au 7 mm et à ne plus trop en sortir. En effet, ce dernier est très attractif et permet de faire des images que l'on a moins l'habitude de voir. N'oubliez pas qu'il s'agit bien d'un zoom, avec tous les avantages que cela apporte !

Le vignetage

Tous les objectifs donnent une image dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres. Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence, en IL, entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Le vignetage est bien présent, principalement à la plus grande ouverture f/2,8 et à toutes les focales. Dès f/4, il devient beaucoup plus discret et pourra se corriger sans peine en post-production.

Distorsions

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Les distorsions sont très bien maîtrisées et très discrètes sur cet objectif : un très bon point !

Bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou – notion très subjective, même si certains éléments permettent de prévoir les choses – sur des images à faible profondeur de champ. Il dépend de nombreux paramètres dont principalement la conception de l'objectif, la forme et la taille du diaphragme.

Zoom grand-angle et micro 4/3 ne sont pas des contraintes très favorables à des effets de profondeur de champ très marqués, même avec une ouverture constante de f/2,8. Les flous d'arrière-plan à la plus grande ouverture ne sont donc pas très impressionnants, mais permettent cependant de pouvoir faire ressortir un sujet principal de son environnement.

Galerie terrain

Olympus M. Zuiko Digital ED 7-14 mm f/2,8 PRO exemple 1
Olympus M. Zuiko Digital ED 7-14 mm f/2,8 PRO exemple 2
Olympus M. Zuiko Digital ED 7-14 mm f/2,8 PRO exemple 3
Olympus M. Zuiko Digital ED 7-14 mm f/2,8 PRO exemple 4
Olympus M. Zuiko Digital ED 7-14 mm f/2,8 PRO exemple 5
Olympus M. Zuiko Digital ED 7-14 mm f/2,8 PRO exemple 6
Olympus M. Zuiko Digital ED 7-14 mm f/2,8 PRO exemple 7
Olympus M. Zuiko Digital ED 7-14 mm f/2,8 PRO exemple 8
Olympus M. Zuiko Digital ED 7-14 mm f/2,8 PRO exemple 9
Olympus M. Zuiko Digital ED 7-14 mm f/2,8 PRO exemple 10
Olympus M. Zuiko Digital ED 7-14 mm f/2,8 PRO exemple 11
Olympus M. Zuiko Digital ED 7-14 mm f/2,8 PRO exemple 12
+
  • Ouverture constante f/2,8
  • Qualité de construction et de finition
  • Conception tous temps et encombrement constant
  • Confort d'utilisation
  • Faibles distorsions
  • Piqué au centre très élevé
  • Manque d'homogénéité entre le centre et les bords des images dans presque toutes les configurations
  • Vignetage aux plus grandes ouvertures
En résumé

Au final, ce 7-14 mm est bien le maillon manquant de l'infernal trio des zooms à ouverture constante f/2,8. Olympus est la première marque à proposer des compacts à objectifs interchangeables et à disposer dans sa gamme d'optiques les fameux trois zooms ! Il existe une version du trio de zooms en f/4 chez Sony pour ses A7 et il manque le zoom grand-angle chez Panasonic et Fujifilm, qui proposent seulement une version f/4.

Le 7-14 mm dispose d'une qualité de construction et de finition remarquable, comme toutes les optiques PRO de chez Olympus. Au programme, on retrouve un encombrement constant, une conception tout temps, une touche personnalisable, un super système pour passer en mise au point manuelle et une finition noire satinée discrète tout en métal. C'est donc un très bel objet que l'on prend plaisir à manipuler et utiliser.

Nous sommes cependant un peu déçus de la qualité optique qu'il procure, et plus particulièrement de son manque d'homogénéité entre le centre et les bords des images. Par comparaison, dans le monde du reflex 24 x 36 mm, on fait beaucoup mieux. Cependant, le centre et les côtés des images sont bien piqués et fourmillent de fins détails. On apprécie aussi beaucoup la très bonne maîtrise des distorsions.

Nous recommandons cet objectif, mais sommes impatients de voir apparaître une éventuelle alternative chez Panasonic qui partage la même monture !

olympus_7_14mm_f2_8_pro_m_1031586
Arthur Azoulay

Spécialiste des optiques et rédacteur en chef adjoint de Focus Numérique. La photo est pour lui une obsession. Ses publications 

Les prix
Olympus M. Zuiko Digital ED 7-14 mm f/2,8 PRO
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