MontureMicro 4/3
Format couvertMicro 4/3
Plage focale12-40 mm
Équivalent 24x36 sur capteur APS-C24-80 mm
Ouverture maximalef/2,8
Ouverture minimalef/22
Distance de mise au point200 cm
Nombre de lamelles du diaphragme7
Construction14 lentilles - 6 groupes
Éléments spécifiques1 lentille DSA, 2 lentilles ED, 2 lentilles asphériques ED, 2 lentilles HR
Échelle des distancesNon
Rapport de reproduction1/3,3
MotorisationOui
StabilisationNon
Dimensions69,9 x 84 mm
Diamètre filtre62 mm
Poids382 g
Pare-soleilOui
Étui soupleOui

Caractéristiques

Olympus M. Zuiko Digital 12-40 mm f/2,8Présentation

Parallèlement au lancement de son nouvel appareil haut de gamme l'OM-D E-M1, Olympus sort également une nouvelle optique professionnelle : un 12-40 mm f/2,8. Les zooms à ouverture constante sont encore relativement rares dans le monde des hybrides. Les seuls à proposer des solutions à f/2,8 sont Panasonic avec un 12-35 mm et un 35-100 mm.

L'objectif est basé sur une construction en 14 éléments répartis sur 9 groupes. On retrouve 2 verres ED, 2 verres asphériques et un diaphragme à 7 lamelles. L'objectif dispose d'une distance minimale de mise au point de 20 cm et pèse 282 g. L'objectif sera proposé au prix de 999 euros et entre en concurrence avec le 12-35 mm f/2,8 (testé sur Focus Numérique) de chez Panasonic.
Logo DxOCe test optique est basé en partie sur les mesures réalisées en laboratoire par DxOMark dans le cadre d’un partenariat conclu entre Les Numériques/Focus Numérique et DxO Labs. Créée par DxO Labs, DxOMark est la source d’information indépendante la plus fiable et la plus objective sur la mesure de qualité d’image. DxOMark a bâti sa réputation grâce à des protocoles de tests rigoureux, des outils de mesure de qualité industrielle et une base de données constituée de milliers de mesures d’appareils photo, d’objectifs et de téléphones mobiles. Les résultats complets des tests réalisés sur cette optique sont disponibles sur www.dxomark.com.

Prise en main

Les optiques micro 4/3 sont, par nature, plus compactes et plus légères. Au premier coup d'œil, la prise en main des zooms haut de gamme micro 4/3 peuvent faire sourire en comparaison des traditionnels modèles 24 x 36 mm Canon, Nikon, Sigma ou Tamron. Le nouveau 12-40 mm est plutôt une bonne surprise.

Olympus M. Zuiko Digital 12-40 mm f/2,8

Pour commencer, le design de l'objectif est très réussi. La finition noire est sobre et discrète. Bon point, il n'y a pas d'élément brillant sur l'objectif. La construction tout en métal dispose d'une finition satinée brillante. En main, l'objectif est froid (métal oblige). On retrouve les inscriptions nécessaires : repères de focale, repères de distance de mise au point (qui disparaissent en mise au point automatique). Malheureusement, aucun curseur automatique de distance de mise au point n'est présent sur l'optique.

Olympus M. Zuiko Digital 12-40 mm f/2,8

Sur le côté on retrouve un bouton L-Fn programmable. La touche est discrète et bien intégrée à l'objectif. Malheureusement son fonctionnement n'est pas assez franc. Le bouton est trop mou si bien que de temps en temps, on doute de son action en le pressant.

Olympus M. Zuiko Digital 12-40 mm f/2,8

Le zoom n'est pas à encombrement constant. Ses dimensions (longueur) évoluent avec le choix de la focale. En position repliée (du 12 au 18 mm), il est très compact. Globalement, cet objectif est assez imposant. La lentille frontale dispose d'un pas de vis pour les filtres de 62 mm. Question poids, le 12-40 mm pèse tout de même près de 400 g. Monté sur un Pen E-P5, il est un peu disproportionné et déséquilibre le bloc boîtier plus optique qui pique vers l'avant. Par contre, sur un E-M1, il est parfait.

Olympus M. Zuiko Digital 12-40 mm f/2,8

La bague de mise au point est simplement parfaite. Olympus a réutilisé le système de bascule de la mise au point manuelle à l'autofocus en actionnant l'ensemble de la bague. En position manuelle, des repères de mise au point apparaissent. La course est limitée et dispose de réelles butées ! La friction est parfaite : ni trop dure, ni trop souple. La bague de zoom est moins aboutie : elle est beaucoup plus lourde.

Tests mires

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| 1. Facteur de transmission2. Vignettage3. Aberrations chromatiques4. Distorsions5. Piqué (Visuel et Acutance) | Olympus Pen E-P5 |

logo dxo

Le test du Olympus Pen E-P5 > Le test du Olympus OM-D E-M1 Voici une étude objective sur des tests labo. Ce travail est réalisé en partenariat avec DxO Mark qui s'occupe de la réalisation des mesures. Ici encore, les résultats de ces analyses sont à mettre correspondance avec le ou les boîtiers de tests que nous avons utilisés. Nous avons opté ici pour un Olympus Pen E-P5 et OMD E-M1.

Nos analyses sont basées sur des images réalisées en Raw et JPeg.

Facteur de transmission

Le facteur de transmission est une donnée intéressante. Il correspond à la quantité de lumière que laisse réellement passer l'objectif. Il est important de l'étudier à pleine ouverture, c'est-à-dire dans le cas où l'objectif est supposé laisser passer un maximum de lumière.

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Le zoom Olympus dispose d'un delta de transmission d'environ -0,5 IL. C'est beaucoup !

Vignettage

Tous les objectifs donnent des images, dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.

Le vignettage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Nous avons décidé d'observer le vignettage aux grandes ouvertures. Le vignettage est exprimé en IL. -1 IL correspond à une sous-exposition équivalente à la fermeture de 1 diaphragme ou la division par 2 du temps de pose ou de la sensibilité ISO.

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échelle vignetage***

Le vignettage est relativement modéré, mais reste bien présent. Il est principalement visible aux plus grandes ouvertures et dans les grands-angles. ** Il peut monter jusqu'à -1 IL **** ce qui reste assez faible et qui se corrige très bien en postproduction.

Aberrations chromatiques

Les aberrations chromatiques résultent d'un problème de focalisation de la lumière variant selon les différentes longueurs d'onde des rayons lumineux. La mise au point ne peut pas être effectuée simultanément au même endroit pour les différentes couleurs du spectre. Ces légers décalages de mise au point entraînent l'apparition de bordures irisées colorées. Ces défauts se voient particulièrement lors des transitions précises du net au flou, sur les fins détails (très contrastés).

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echelle ABEC***

Les aberrations chromatiques sont visibles uniquement en position grand angle 12 mm dans les bords extrêmes des images et ce, quelle que soit l'ouverture utilisée.

Distorsions

Les objectifs ont tendance à tordre la réalité. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

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Les distorsions sont bien visibles pour les focales larges. Dès 25 mm, elles deviennent totalement imperceptibles. Quoi qu'il en soit, ce type de défaut se corrige assez bien de manière logicielle. ******

Piqué (Visuel et Acutance)

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre et d'une ouverture à une autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre et aux ouvertures moyennes : f/8 par exemple.

De plus le piqué va dépendre de la définition du capteur de votre appareil (nous avons testé l'objectif avec un Olympus Pen E-P5 de 16 millions de pixels) et la taille de son capteur (micro 4/3 pour le E-P5). Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif.

Le E-P5 dispose d'une définition de 4640 x 3472 pixels. Chaque pixel mesure donc 3,7 micromètres de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/11 !

Le piqué est dans l'ensemble assez bon et homogène (même à f/2,8), surtout au plus larges focales. Étrangement, au 40 mm, le piqué à la pleine ouverture baisse de manière significative vis-à-vis des autres focales. Tout redevient à la normale dès f/4. Dans l'ensemble, on commence à voir une baisse de piqué dès f/8 et non f/11, comme prédit.

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acutance scale***

Comparons, dans l'ordre et à f/2,8, l***'***Olympus au dernier 12-35 mm de chez Panasonic, aux 24-70 mm f/2,8 24 x 36 mm Canon et Tamron et enfin au 24 mm f/2,8 Canon.

> ***Toutes les mesures DxO Mark du Olympus M. Zuiko Digital 12-40 mm f/2,8 (en anglais)***

Tests terrain

  1. Focales et angle de champ

  2. Distorsions

  3. Vignetage

  4. Stabilisation

  5. Bokeh

Il faut bien distinguer deux approches dans le jugement de la qualité d'image que procure un objectif : la première se fait de manière subjective et observant des images ; la seconde est objective, en se basant sur les résultats de tests réalisés en laboratoire. L'une ne va pas sans l'autre. De plus, il faut tenir compte des caractéristiques de l'appareil utilisé dans le test.

Ici, nous avons opté pour l'Olympus OM-D E-M1 équipé d'un capteur Micro 4/3 de 16 millions de pixels. Le test terrain sert à l'évaluation subjective de la qualité d'image que procure l'objectif.

Test Olympus OM-D E-M1

Focale et angle de champ

Une focale correspond à un angle de champ ou angle de vision couvert par l'appareil photo équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand angle.

Voici ce que l’on obtient avec le 12-40 mm monté sur l'E-M1, équipé d’un capteur Micro 4/3. La plage de focales est relativement polyvalente et conviendra à la plupart des sujets. Elle est équivalente à un 24-80 mm en utilisant le coefficient de conversion de 2x.

Distorsions

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Les distorsions sont assez discrètes. On les ressent principalement en position grand angle au 12 mm. Elles deviennent imperceptibles aux focales intermédiaires pour revenir très, très légèrement au 40 mm.

Vignetage

Tous les objectifs donnent une image dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres. Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre. Quoi qu'il en soit, ce "défaut" se corrige très facilement numériquement. La majorité des logiciels de retouche ou de développement permettent de le rectifier. Dans certains cas, il y a même des profils de correction spécifiques aux objectifs à appliquer.

Le vignetage est bien visible aux plus grandes ouvertures et à toutes les focales.

Stabilisation

Cet objectif n'est pas stabilisé puisque chez Olympus, la stabilisation est intégrée directement au capteur de l'appareil.

Bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou sur des images à faible profondeur de champ. Cette notion est très subjective même si certains éléments permettent de prévoir les choses. Le bokeh dépend de nombreux paramètres dont principalement la conception de l'objectif et la forme et taille du diaphragme. Sur certaines images, on peut même voir apparaître la forme du diaphragme.

Olympus 12-40 mm f/2,8

Olympus 12-40 mm f/2,8

Bien entendu, avec un Micro 4/3, on ne peut pas espérer les mêmes rendus de bokeh et de profondeur de champ qu'avec un capteur 24 x 36 mm. Quoi qu'il en soit, ce nouveau 12-40 mm f/2,8 permet d'obtenir des effets de profondeur de champ assez marqués pour mettre en valeur les sujets. Le flou d'arrière-plan n'est pas très diffus et les transitions sont assez franches.

Téléchargez les RAW originaux

Licence Creative CommonsLe Test Olympus M. Zuiko Digital 12-40 mm f/2,8 de Arthur Azoulay est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution

Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposée.

Verdict

Olympus 12-40 mm f/2,8

Il est clair que l'arrivée de zooms lumineux à ouverture constante est une excellente chose pour les utilisateurs d'appareils Micro 4/3. Le nouveau 12-40 mm f/2,8 d'Olympus est donc un objectif incontournable pour les photographes experts et professionnels qui désirent un trans-standard lumineux et polyvalent.

Équivalent d'un 24-80 mm, cet objectif permet de couvrir une grande majorité de situations : portrait, reportage, paysage, studio, nature morte, etc. Il jouit d'une excellente qualité de fabrication, d'un design soigné et d'une bonne prise en main. On apprécie particulièrement les bagues de zoom et de mise au point (avec le système de verrou). L'objectif est beaucoup plus imposant et lourd que le modèle 12-35 mm f/2,8 de chez Panasonic, ce qui lui confère un bon confort d'utilisation sur le terrain avec de "gros" COI type E-M1 ou GH4 par exemple.

Niveau qualité optique, cet objectif ne parvient pas encore à égaler ses grands frères du monde du reflex 24 x 36 mm, mais s'en approche grandement. Le piqué est bien présent, et surtout homogène dès la plus grande ouverture f/2,8. Par contre, la diffraction fait son apparition un peu tôt (entre f/8 et f/11). Les distorsions, surtout au grand angle, sont bien plus marquées que sur des modèles équivalents en 24 x 36 mm.

La grande différence se fait également sentir au niveau du bokeh et de la profondeur de champ. Sur un équivalent 50 mm f/2,8 à 3 mètres, on obtient une profondeur de champ (zone de netteté) de 1,26 mètre avec un appareil micro 4/3 alors que sur un reflex 24 x 36 mm, on obtient 60 centimètres. Le flou d'arrière-plan est donc moins diffus et les transitions net/flou - flou/net sont plus franches.

Au final, cet Olympus 12-40 mm f/2,8 se révèle être, à l'heure actuelle, le meilleur zoom trans-standard à ouverture constante f/2,8 du marché, même si certains aspects peuvent encore être améliorés. Nous le recommandons sans grande hésitation.

+
  • Ouverture constante à f/2,8
  • Design
  • Bouton programmable L-Fn
  • Compacité en mode replié 12 mm
  • Bague de mise au point parfaite
  • Piqué élevé et homogène même à f/2,8
  • Pas d'indicateur de distance de mise au point automatique
  • Poids assez imposant sur de petits COI Micro 4/3
  • Facteur de transmission assez important (-0,5 IL en moyenne)
  • Vignetage visible à f/2,8 à toutes les focales
  • Baisse de piqué au 40 mm
Arthur Azoulay

Spécialiste des optiques et rédacteur en chef adjoint de Focus Numérique. La photo est pour lui une obsession. Ses publications 

Les prix
Olympus M.Zuiko Digital 12-40 mm f/2,8
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