MontureAF-S
Format couvertAPS-C
Plage focale18 - 300 mm
Nombre de lamelles du diaphragme9
Construction19 lentilles - 14 groupes
Éléments spécifiques3 lentilles ED - 3 lentilles asphériques
Échelle des distancesNon
Rapport de reproduction1 : 3,2
MotorisationOui
StabilisationOui VR
Dimensions83 x 120 mm
Poids830 g
Étui soupleOui

Caractéristiques

Nikkor AF-S DX 18-300 mm f/3,5-5,6G ED VR Présentation

Logo NikonAnnoncé en juin 2012, le nouveau Nikkor 18-300 mm fait très fort ! Nikon vient donc de lancer l'objectif polyvalent ultime avec un zoom allant du grand-angle à la très longue focale. On sait que plus les zooms sont puissants, plus il est difficile de procurer une qualité optique optimale et surtout constante sur toutes les focales.

Cette optique entre dans la gamme DX de Nikon. Avec un capteur au format APS-C, le coefficient de conversion est de X 1,5. Le 18-300 mm est donc équivalent à un 27-450 mm ! Nikon fait donc plus fort que Sigma qui propose un 18-250 mm ou un 18-270 mm.

Il est équipé de la technologie VR pour la stabilisation optique. Avec un 300 mm équivalent 450 mm, cette technologie est indispensable pour compenser les phénomènes de flous de bougé du photographe.

À l'intérieur, on retrouve une construction optique sur 19 lentilles avec 3 lentilles en verre ED et 3 lentilles asphériques. Le tout est couplé à un diaphragme circulaire à 9 lamelles. Cette plage de focale, ultra polyvalente, convient à toutes les situations de prise de vue (portraits, paysages, reportages, action).

L'objectif dispose d'une ouverture maximale variable et est donc capable d'ouvrir à f/3,5 en position grand-angle et 5,6 en 300 mm.

Annoncé en dessous des 1000 euros, on ne peut pas dire que cet objectif soit accessible au plus grand nombre. Nous avons testé le modèle sur un Nikon D3200 et son capteur APS-C de 24 millions de pixels.

Après une prise en main, nous commençons réellement le test avec une première partie labo réalisée en partenariat avec DxO Mark et une approche terrain.

Prise en main

Ergonomie – prise en main****s

La prise en mains est excellente : l'objectif est massif et plutôt lourd (plus de 800 grammes). Il est, par exemple, presque trop lourd pour être monté sur le nouveau D3200 pourtant une cible privilégiée pour cette topique. Attention aux longues séances de prise de vue qui peuvent fatiguer très rapidement votre bras et votre poignet. Le toucher est très agréable. Le corps externe de l'objectif est en plastique mat non glissant. La bague de zoom est très large, elle est en caoutchouc et agréable à manier.

La rotation de la bague de zoom est proche de la perfection : ni trop dure, ni trop molle. La bague de mise au point manuelle tourne à l'infini, elle est beaucoup moins large que celle de zoom. Sur le dessus de l'objectif, on dispose d'un indicateur de distance de mise au point. Sur le côté, on trouve, un loquet de sécurité qui permet de bloquer l'allongement du corps pendant un transport, un interrupteur pour activer la stabilisation optique, un second interrupteur pour choisir le mode de stabilisation (normal ou active) et un dernier interrupteur pour activer la mise au point. La finition des interrupteurs est parfaite.
AF-S Nikkor 18-300 mm f/3,5-5,6 G ED VR test review détail
Indicateur de mise au point.

Déployé, l'encombrement est impressionnant : près de 21 cm. Il est bien proportionné au D7000, mais il risque d'être légèrement sur dimensionné pour des appareils de plus petits gabarits (D3200). La répartition du poids et de l'équilibre est très importante en fonction de l'appareil de prise de vue.

  • VR ON / OFF : pour activer et désactiver la stabilisation

  • Normal / Active : mode stabilisation

  • LOCK : pour bloquer le zoom

  • A/M / M : pour l’autofocus
    AF-S Nikkor 18-300 mm f/3,5-5,6 G ED VR test review détail
    Les interrupteurs disposent d'une finition parfaite.

Une très bonne chose, l’objectif dispose de la technologie IF qui lui permet de garder la lentille frontale fixe quel que soit la distance de mise au point et donc de pouvoir utiliser un pare-soleil en forme de corolle (livré avec) ou encore de manipuler plus simplement un filtre polarisant.

Au niveau des informations présentes sur l’objectif, c’est la base : les focales, un indicateur de distance de mise au point. Pas d'information sur les rapports de grandissement !
Nikon 18-300 mm : prise en main
Avec le Nikon D3200, le Nikon 18-300 mm est mal proportionné (taille et poids).

Tests mires

| | | | 1. Facteur de transmission2. Vignettage3. Aberrations chromatiques4. Distorsions5. Piqué (Visuel et Acutance) | Nikon D3200 |

> Test NIkon D3200

Test complet du Nikon AF-S DX 18-300 mm f/3,5-5,6 ED VR

Voici une étude objective sur des tests labo. Ce travail est réalisé en partenariat avec DxO Mark qui s'occupe de la réalisation des mesures. Ici encore les résultats de ces analyses sont à mettre correspondance avec le ou les boîtiers de tests que nous avons utilisés. Nous avons opté ici pour un Nikon D3200.

Nos analyses sont basées sur des images réalisées en RAW et JPEG.

Facteur de transmission

Le facteur de transmission est une donnée intéressante. Il correspond à la quantité de lumière que laisse réellement passer l'objectif. Il est important de l'étudier à pleine ouverture, c'est à dire dans le cas ou l'objectif est supposé laisser passer un maximum de lumière.

Le Nikon 18-300 mm n'est pas parfait. On observe un décalage pouvant monter jusqu'à 1/2 IL entre l'ouverture annoncée et l'ouverture réelle. Les résultats sont les plus embêtants à 300 mm avec -0,49 IL. À 18 mm on observe un décalage de -0,18 IL. Autrement dit, l'objectif est nettement moins lumineux qu'il n'y paraît. **

Vignetage

Tous les objectifs donnent des images dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.

Le vignetage se mesure en IL (Indice de lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Nous avons décidé d'observer le vignetage à pleine ouverture, à f/4 et à une ouverture moyenne : f/8. Le vignetage est exprimé en IL. - 1 IL correspond à une sous-exposition équivalente de la fermeture de 1 diaphragme ou de la division par 2 du temps de pose ou de la sensibilité ISO.

échelle vignetage
Le vignettage est assez présent en position grand-angle à f/3,5. En effet, dans les bords les plus externes de l'image on peut perdre plus d'1 IL par rapport au centre. Quoi qu'il en soit il disparaît très rapidement à mesure que l'on ferme l'objectif. Chose appréciable, à 50 mm, le vignettage est presque totalement absent quelque soit l'ouverture. ### Aberrations Chromatiques

Les aberrations chromatiques résultent d'un problème de focalisation de la lumière variant selon les différentes longueurs d'onde des rayons lumineux. La mise au point ne peut pas être effectuée simultanément au même endroit pour les différentes couleurs du spectre. Ces légers décalages de mise au point entraînent l'apparition de bordures irisées colorées. Ces défauts se voient particulièrement lors des transitions précises du net au flou, sur les fins détails (très contrastés).

Nous avons observé les aberrations chromatiques à pleine ouverture, à f/4 et à une ouverture moyenne : f/8.

echelle ABEC

Il n'y a pas de doute, les aberrations chromatiques sont bien présentes sur cet objectif. Elles seront visibles à toutes les focales, en particulier à 50, 105 et 200 mm. Un traitement en postproduction est donc une étape indispensable pour corriger ce phénomène.

Distorsions

Les objectifs ont tendance à tordre la réalité. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinet et les distorsions en barillet.

L'analyse labo des distorsions confirment notre test terrain. Elles sont bien visibles, surtout pour le grand angle 18 mm. Elles sont plus discrètes sur les longues focales Comme pour le vignetage et les aberrations chromatiques, les distorsions se corrigent très facilement en postproduction.

Piqué (Visuel et Acutance)

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre et d'une ouverture à une autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre aux ouvertures moyennes : f/8 par exemple.

De plus le piqué va dépendre de la définition du capteur de votre appareil (nous avons testé l'objectif avec un Nikon D3200 de 24 millions de pixels) et la taille du capteur (15,4 x 23,2 pour le D3200). Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif.

Le D3200 dispose d'une définition de 6080 x 4012 pixels. Chaque pixel mesure donc 3,8 micromètres de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/11 ! La taille de notre salle de test étant limitée, nous nous sommes arrêtés à 200 mm pour les images de la scène test.
Nous sommes toujours assez déçus des résultats en piqué des zooms à très fortes amplitudes. Le 18-300 mm de Nikon ne déroge malheureusement pas à la règle. En même temps, soyons clairs, il est impossible d'espérer obtenir le même type de piqué avec un zoom de ce type qu'avec une focale fixe. De plus nous ne l'avons pas aidé en le testant avec le Nikon D3200 et son capteur ultra défini. Pour ce qui est de la diffraction, le verdict est sans appel. Cet objectif est inutilisable à f/22 avec un D3200 : f/16, c'est le grand max ! Sur ce point un appareil avec une densité de pixels plus faible risque d'améliorer les performances.

Pour le reste, les résultats sont corrects au centre uniquement, on perd rapidement et fortement en piqué à mesure que l'on s'approche des bords de l'image. Pas de surprise, les résultats sont optimaux aux ouvertures moyennes : f/8 par exemple.

L'acutance se réfère à la sensation de netteté. Plus elle est élevée, plus l'impression de netteté est forte. Cette notion prend en compte la manière dont nos yeux perçoivent le contraste (on parlera de courbe de l'oeil ou FTM de l'oeil), la distance d'observation et la taille de l'image à regarder. DxO effectue ses calculs d'acutance sur la base d'une observation d'un tirage de 1,5 mètre de large à 1 mètre.

échelle accutance


Tests terrain

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| 1. Focale et angle de champ2. Distorsions3. Vignetage4. Bokeh5. Stabilisation6. Macro |

Il faut bien distinguer deux approches dans le jugement de la qualité d'image que procure un objectif : la première se fait de manière subjective et observant des images; la seconde est objective, en se basant sur les résultats de tests réalisés en laboratoire. L'une ne va pas sans l'autre. De plus, il faut tenir compte des caractéristiques de l'appareil utilisé dans le test. Ici nous avons opté pour un Nikon D3200 équipé d'un capteur de 24 millions de pixels. Le Test Terrain sert à l'évaluation subjective de la qualité d'image que procure l'objectif.

Le test du Nikon D3200

Focale et angle de champ

Une focale correspond à un angle de champ ou angle de vision couvert par l'appareil photo équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand-angle.

Voici ce que l’on obtient avec le Nikon monté sur le D3200, qui est équipé d’un capteur APS-C. La plage de focales est ultra polyvalente et conviendra parfaitement à la majorité des sujets (portraits, reportage, paysage, action). Sur le Nikon D3200, équipé d'un capteur au format APS-C, on obtient un équivalent 27-450 mm (avec un coefficient de conversion de x1,5).
Nikon AF_S 18-300 mm f/3,5-5,6 VR
Au grand-angle 18 mm.

Nikon AF_S 18-300 mm f/3,5-5,6 VR
Au 28 mm.

Nikon AF_S 18-300 mm f/3,5-5,6 VR
Au 50 mm. **** Nikon AF_S 18-300 mm f/3,5-5,6 VR Au 105 mm. Nikon AF_S 18-300 mm f/3,5-5,6 VR Au 200 mm. Nikon 18-300 mm : test terrain Au 300 mm. (Téléchargez les RAW originaux)

Distorsions

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinet et les distorsions en barillet.

Les distorsions sont très présentes dès 18 mm. Elles changent d'orientation à 30 mm pour passer en coussinets.C'est un des défauts majeurs des zooms, ils souffrent très souvent d'aberrations géométriques assez voyantes. Quoi qu'il en soit ce type d'aberration se corrige assez bien de manière logicielle.

Nikon AF_S 18-300 mm f/3,5-5,6 VR Distorsions au grand angle 18 mm ****

Nikon AF_S 18-300 mm f/3,5-5,6 VR

Distorsions à la longue focale 28 mm

Nikon AF_S 18-300 mm f/3,5-5,6 VR

Distorsions à la longue focale 200 mm (Téléchargez les RAW originaux)

Vignetage

Tous les objectifs donnent une image dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.

Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre. ****

À f/3,5 (grand-angle), le vignetage est assez visible Il disparaît presque complètement au ouvertures supérieures. Pour certains, le vignetage est plus une qualité, qu'un défaut. En effet dans certains cas il permet de "refermer" l'image et procure un aspect esthétique très appréciable. Quoi qu'il en soit, il se corrige très bien et très facilement numériquement. La majorité des logiciels de retouche ou de développement permettent de le corriger. Dans certains cas, il y a même des profils de correction spécifiques aux objectifs à appliquer.

Nikon AF_S 18-300 mm f/3,5-5,6 VR Vignetage au 18 mm à f/8

Nikon AF_S 18-300 mm f/3,5-5,6 VR
Vignetage au 18 mm à f/3,5 (Téléchargez les RAW originaux)

Bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou sur des images à faible profondeur de champ. Cette notion est très subjective même si certains éléments permettent de prévoir les choses.

Il dépend de beaucoup de paramètres dont principalement la conception de l'objectif et la forme et taille du diaphragme. Sur certaines images, on peut même voir apparaître la forme du diaphragme.

Le bokeh du Nikon est très doux, les transitions du flou au net sont progressives et harmonieuses. Bien entendu, cette notion dépend de beaucoup de paramètres : conception de l’objectif, forme et taille du diaphragme (9 lamelles sur le zoom Nikon), la distance de mise au point, l'ouverture, les éventuels écarts entre les différents plans de l'image.

Nikon AF_S 18-300 mm f/3,5-5,6 VR
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(Téléchargez les RAW originaux) **

Stabilisation

Le principe d'un stabilisateur optique est simple : ces objectifs sont équipés d’une petite lentille montée sur un système de micromoteurs qui lui permet d’être mobile, c’est à dire de pouvoir bouger dans deux directions : verticale et horizontale.

Ces micromoteurs sont actionnés grâce à un système gyroscopique qui détecte les moindres petits mouvements de l’objectif (et donc du bras du photographe) et les compensent afin de les corriger.

Très schématiquement, si on monte très légèrement son appareil vers le haut, la lentille dans l’objectif se déplace vers le bas. Les deux mouvements s’annulent d’un point de vue optique et c’est comme si l’on n’avait pas bougé.

Le système de stabilisation optique du Nikon est impressionnant et est indispensable sur une plage de focales comme le 18 - 300 mm. À 300 mm (équivalent 450 mm), à main levée, il est possible d'utiliser sans soucis un temps de pose de 1/160 de secondes, voir plus long.

Nikon AF_S 18-300 mm f/3,5-5,6 VR

Nikon AF_S 18-300 mm f/3,5-5,6 VR
Stabilisation ON, au 1/160 300 mm

Nikon AF_S 18-300 mm f/3,5-5,6 VR
Stabilisation OFF, au 1/160 300 mm (Téléchargez les RAW originaux)

Macro

Photographier les sujets de près n’est pas facile et tous les objectifs ne sont pas capables de réaliser les mêmes images. L’explication est simple : l'objectif nécessite une distance minimum de mise au point entre vous et votre sujet (45 cm pour le Nikon). Pour photographier de minuscules sujets, c’est trop s’il l’on prend en compte un second facteur, le rapport de grandissement de l’objectif 1 : 3,2.

Au mieux, le Nikon procurera des images 3,2x plus petites que le sujet. On ne peut donc absolument pas parler de macro mais il sera possible de faire des gros plans assez proches des sujets que vous rencontrerez.

Nikon AF_S 18-300 mm f/3,5-5,6 VR
(Téléchargez les RAW originaux) ****

Licence Creative Commons Test Nikon 18-300 mm f/3,5-5,6 de Arthur Azoulay est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposé.

Verdict

Un 18-300 mm; voilà un zoom qui fait rêver sur le papier. Dans la pratique, nous sommes assez loin du rêve, les pieds ancrés bien à terre... Cet objectif Nikon est très polyvalent et pourra donc convenir à toutes les situations de prises de vue (du paysage à la photo animalière). Il pourra remplacer haut la main le classique duo 18-55 mm et 55-200 mm. Il est bien conçu et d'une qualité de fabrication irréprochable. Jusqu’ici tout va bien.

Nikkor AF-S DX 18-300 mm f/3,5-5,6G ED VR

Par contre la qualité optique est plus discutable. Avant de faire le bilan, il est important de préciser qu'il est extrêmement complexe de construire un objectif de cette amplitude et le Nikon comporte pas moins de 19 lentilles réparties en 14 groupes ! Dans ces conditions il est obligatoire de faire des compromis.

La qualité optique du 18-300 est assez décevante. On peut lui reprocher un manque d'homogénéité dans le piqué sur l'ensemble de l'image. Le centre est relativement bon, mais on perd en qualité à mesure que l'on se rapproche des bords de l'image. Un point gênant, mais non rédhibitoire pour les amateurs qui positionnent souvent le sujet principal de leurs images au centre. Nous avons testé cet objectif sur un Nikon D3200 qui dispose l'une des densités de pixels les plus importantes du marché à l'heure actuelle. Les hautes définitions c'est bien, mais lorsque les optiques ne peuvent plus suivre, à quoi bon ?

Nous sommes aussi particulièrement déçus par les aberrations chromatiques qui sont très présentes sur cet objectif. Par contre le vignetage et les distorsions sont assez discrets. Nous pouvons aussi souligner la redoutable efficacité du stabilisateur optique qui permet de pouvoir exploiter à main levée les très longues focales de cet objectif.

Au final, cette optique s'avère un excellent compromis entre polyvalence et performances optiques. Certes, on est loin des résultats obtenus avec des focales fixes, mais là n'est pas forcément le débat. Lancé en dessous de la barre symbolique des 1000 euros, cet objectif est parfait pour les personnes qui ne veulent plus emmener deux objectifs en voyage tout en conservant une bonne qualité d'image. Sur ce plan, le Nikkor AF-S 18-300 mm f/3,5-5,6 ED VR remplit parfaitement son contrat.

Face à la concurrence

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La seule optique qui puisse réellement se frotter au 18-300 mm de Nikon est le 18-270 mm de Tamron. Ce dernier présente une plage focale légèrement plus courte (sur le terrain, la différence est minime) et une ouverture moins lumineuse au télé (f/6,3 contre f/5,6). Les deux modèles disposent d'une stabilisation optique indispensable pour les télézooms et une motorisation ultrasonique (SWM chez Nikon, PZD chez Tamron). Optiquement, le Nikon est supérieur au niveau du piqué sur pratiquement tout la plage focale, ce qui justifie l'écart de prix, important, entre les deux modèles. Au niveau du vignetage et de la distorsion, les deux optiques sont assez proches, mais le Nikon conserve une petite avance sur son concurrent. La grande force du 18-270 mm de Tamron reste son prix : à environ 450 euros, il est pratiquement deux fois moins cher que le mo

+
  • Très bonne prise en mains
  • Finition et qualité de construction proche de la perfection
  • Très large plage focale (la plus importante du moment)
  • Vignetage relativement discret
  • Distorsions bien contrôlées
  • Bon piqué au centre
  • Dimensions déployées à 300 mm
  • Ouvertures un peu optimistes
  • Aberrations chromatiques très présentes
  • Non uniformité du piqué
  • Diffraction très présente avec un Nikon D3200
Arthur Azoulay

Spécialiste des optiques et rédacteur en chef adjoint de Focus Numérique. La photo est pour lui une obsession. Ses publications 

Les prix
Nikon Nikkor AF-S DX 18-300 mm f/3,5-5,6 ED VR
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