MontureNikon F
Format couvertFX / DX
Plage focale70-200 mm
Équivalent 24x36 sur capteur APS-C105-300 mm
Ouverture maximaleF4
Ouverture minimaleF32
Distance de mise au point1 m du plan focal
Nombre de lamelles du diaphragme9 (arrondies)
Construction20 éléments en 14 groupes
Éléments spécifiques3 verres ED
Échelle des distances-
Rapport de reproduction0.274x
MotorisationSWM
Stabilisationoui (5 stops)
Dimensions78 x 178.5 mm
Diamètre filtre67 mm
Poids850 g
Pare-soleiloui
Étui soupleoui

Caractéristiques

Les amateurs de boîtiers Nikon attendaient ce 70-200 avec impatience. Une impatience d'autant plus amère que de l'autre côté, chez Canon, on trouvait depuis longtemps déjà un 70-200mm F4 de série L, d'une très grande qualité...

L'AF-S 70-200mm f/4G ED VR reprend peu ou prou la même philosophie: il est plus petit et plus léger que le modèle ouvrant à f/2.8, on peut se l'offrir sans avoir à dévaliser une banque... et il est censé fournir des images de très grande qualité. Nikon 70-200 mm f/4 VR

Et fort logiquement, dans cette logique de réduction, Nikon a commencé par simplifier la formule optique. Le 70-200mm f/2.8 G ED VR II disposait de 21 éléments répartis en 16 groupes, incluant 7 lentilles ED. Le nouveau modèle en f/4 affiche quant à lui 20 éléments en 14 groupes avec 3 verres ED.

De même, l'optique est plus fine et utilise des filtres de 67mm au lieu des 77 mm des 70-200 en f/2.8. Par contre le diaphragme reste sur 9 lamelles arrondies, et le nouveau venu affiche un argument de poids: une distance de mise au point minimale à 1 mètre du plan focal quelle que soit la focale. C'est 40 cm de mieux que le 70-200 f/2.8 ! Alors oui, on perd un stop en ouverture... ce qui est beaucoup et risque de faire tergiverser certains photographes. Mais la distance minimale de mise au point sera un gros plus: on pourra cadrer plus serré, et le fait de se rapprocher en utilisant une focale longue aidera souvent à soigner le bokeh.

Enfin pour ce 70-200 Nikon utilise la dernière génération de stabilisation, censée corriger jusqu'à 5 stops... sur le papier. Nous verrons plus tard si la promesse est tenue.

| | | AF-S NIKKOR 70-200mm f/2.8G ED VR II | AF-S NIKKOR 70-200mm f/4G ED VR |

A priori tous les ingrédients semblent réunis pour que la recette soit réussie. Reste toutefois une petite pingrerie assez mal venue. En effet Nikon a cru bon de ne pas fournir le collier de fixation sur trépied (RT-1), pourtant vite indispensable, et que l'on trouvera dans le commerce à des prix souvent délirants: nous en avons croisé en ligne entre 150€ et 300€... voilà qui rappelle de façon un peu fâcheuse l'épisode du grip du D800. Et une même cause entraînant souvent les mêmes conséquences, on peut parier que face au prix prohibitif de l'accessoire Nikon, une offre alternative (et qualitativement convenable) se développe très rapidement.

Logo DxOCe test optique est basé en partie sur les mesures réalisées en laboratoire par DxOMark dans le cadre d’un partenariat conclu entre Les Numériques/Focus Numérique et DxO Labs. Créée par DxO Labs, DxOMark est la source d’information indépendante la plus fiable et la plus objective sur la mesure de qualité d’image. DxOMark a bâti sa réputation grâce à des protocoles de tests rigoureux, des outils de mesure de qualité industrielle et une base de données constituée de milliers de mesures d’appareils photo, d’objectifs et de téléphones mobiles. Les résultats complets des tests réalisés sur cette optique sont disponibles sur www.dxomark.com.

Prise en main

Le nouveau 70-200 Nikon est bien plus petit et plus léger que son grand frère ouvert à f/2,8, pour le plus grand bonheur du photographe nomade. Plus court de "seulement" 27 mm, le nouveau cru est surtout plus léger de 690 grammes, affichant un simple 850 grammes au lieu du 1,54 Kg de l'ancien modèle.

Ceux qui ont souffert avec le 70-200mm f/2.8G ED VR II apprécieront la légèreté du nouveau modèle. Mais il n'y a pas de mystère: le gain de poids se fait pour beaucoup grâce à un recours accru aux plastiques plutôt qu'au métal. Cela signifie-t-il que le 70-200mm F4 est moins solide que l'ancien ? Dur à dire à priori, mais on peut supposer que non. En tout cas on se rassurera en se disant que l'optique est pourvue d'un joint d'étanchéité rendant le 70-200 apte à être utilisé par tous temps.

Nikon 70-200 mm f/4 ED VR test review avis

Mais attention, si le nouveau 70-200 mm est plus petit et léger que l'ancien, il n'en reste pas moins assez imposant. Et surtout très long. Il sera délicat de loger l'optique vissée sur un boîtier dans bon nombre de sacs photo.

Nikkor 70-200 mm f/4 prise en mains

Sur le fût de l'optique on trouvera les quatre boutons habituels des gros zooms Nikon. Deux destinés au contrôle de l'autofocus: le sélecteur AF / MF (et comme toujours en mode AF on pourra prendre la main en manuel à tout instant), et le limiteur de focus qui passe la distance minimale de mise au point de 1 à 3 m, permettant d'accélérer un peu le processus lorsque l'on vise un sujet que l'on sait distant.

Le second ensemble d'interrupteurs contrôle la stabilisation. Un premier bouton permet de l'activer ou de la désactiver. Le second la passe de "normal" à "active". On utilisera le premier dans la plupart des cas, et le second pour aider à compenser des vibrations rapides, comme par exemple quand on photographie depuis un véhicule ne mouvement.

Ce qui nous amène à l'AF... qui se montre rapidement d'une fiabilité remarquable. Rapide, précis, silencieux, difficile de le prendre en défaut, à moins d'y mettre du sien.La photo ci-dessous est l'un de ces clichés purement opportunistes qu'il faut réussir en une fraction de seconde. Sans un AF rapide et précis, c'est fichu... et l'AF du 70-200 f/4 est remarquable.

Nikkor 70-200 mm f/4 prise en mains

La stabilisation enfin, est l'un des points volontiers mis en avant par Nikon. De troisième génération il est censé pouvoir compenser jusqu'à 5 stops, ce qui est énorme. Difficile de mesurer la chose in situ, mais après quelques dizaines de clichés on peut toutefois dire (de manière purement empirique) que le mécanisme fonctionne très bien.

Nikkor 70-200 mm f/4 prise en mains collier

Nous avons pu réaliser des clichés à peu près nets en poussant le temps d'expo à 1 seconde. LE tout sans trépied, mais bien calé. Mais quoi qu'il en soit, arriver à aussi bien compenser les mouvements sur une expo aussi longue est plus qu'appréciable. Surtout sur un D800 qui a plutôt tendance à nécessiter des temps de pose très courts ! Dans la pratique on arrive facilement à des clichés corrects à main levée et avec des vitesses de l'ordre des 1/15s.

(200 mm - ISO 100 - f/11 - 1s)

Un zoom à 100% sur la tour Cocon. Un léger flou trahit l'absence de trépied... mais le résultat n'est tout de même pas trop moche pour un temps d'exposition de 1s sans trépied :

Tests mires

| | | | 1. Facteur de transmission2. Vignettage3. Aberrations chromatiques4. Distorsions5. Piqué (Visuel et Acutance) | NIkon D600 | **** logo DXO

Test Nikon D600 ****** Voici une étude objective, réalisée à partir de tests labo. Ce travail est réalisé en partenariat avec DxO Mark qui s'occupe de la réalisation des mesures. Ici encore, les résultats de ces analyses sont à mettre correspondance avec le ou les boîtiers de tests que nous avons utilisés. Nous avons opté ici pour un Nikon D600.

Nos analyses sont basées sur des images réalisées en RAW et JPEG.

Facteur de transmission

Le facteur de transmission est une donnée intéressante. Il correspond à la quantité de lumière que laisse réellement passer l'objectif. Il est important de l'étudier à pleine ouverture, c'est à dire dans le cas ou l'objectif est supposé laisser passer un maximum de lumière.

Le Nikon 70-200 mm f/4est en moyenne moins lumineux de 0,25 IL à toutes focales et toutes les ouvertures. Le maximum est malheureusement à f/22 avec - 0,6 IL presque à toutes les focales. ** ### Vignetage

Tous les objectifs donnent des images dont la périphérie et particulièrement les coins, sont plus sombres.

Le vignetage se mesure en IL (Indice de lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre. Le vignetage est exprimé en IL. - 1 IL correspond à une sous-exposition équivalente de la fermeture de 1 diaphragme ou de la division par 2 du temps de pose ou de la sensibilité ISO.

échelle vignetage

Le vignetage est très présent à f/4, la plus grande ouverture. Comptez jusqu'à 1,3 Il d'écart entre le centre et les bords au 200 mm. Plus la focale est courte, plus le phénomène diminue. Dès f/5,6, le vignetage devient négligeable. ### Aberrations Chromatiques

Les aberrations chromatiques résultent d'un problème de focalisation de la lumière variant selon les différentes longueurs d'onde des rayons lumineux. La mise au point ne peut pas être effectuée simultanément au même endroit pour les différentes couleurs du spectre. Ces légers décalages entraînent l'apparition de bordures irisées colorées. Ces défauts se voient particulièrement lors des transitions précises du net au flou, sur les fins détails (très contrastés).

echelle ABEC

Très peu, voire pas d'aberrations chromatiques pour ce 70-200 mm. Elles sont totalement imperceptibles. ### Distorsions

Les objectifs ont tendance à tordre la réalité. On rencontre principalement deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Les distorsions sont bien présentes sur cet objectif, surtout aux focales extrêmes (70 et 200 mm). Pour les focales intermédiaires, elles sont beaucoup plus discrètes. ### Piqué (Visuel et Acutance)

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre et d'une ouverture à une autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre et aux ouvertures moyennes : f/8 par exemple.

Attention, nous jugeons ici le piqué à partir d'images réalisées sur des sujets plans. Sur le terrain, c'est rarement le cas sauf pour des reproductions. Il faut donc bien mettre en perspective les conclusions de cette étude.

Le piqué va aussi dépendre de la définition du capteur de l'appareil (nous avons testé l'objectif avec un Nikon D600 de 24 millions de pixels) et la taille du capteur (24 x 36 mm pour le D600). Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif.

Le D600 dispose d'une définition de 6080 x 4028 pixels. Chaque pixel mesure donc 5,9 micromètres de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/18 !

L'acutance se réfère à la sensation de netteté. Plus elle est élevée, plus l'impression de netteté est forte. Cette notion prend en compte la manière dont nos yeux perçoivent le contraste (on parlera de courbe de l'oeil ou FTM de l'oeil), la distance d'observation et la taille de l'image à regarder. DxO effectue ses calculs d'acutance sur la base d'une observation d'un tirage de 1,5 mètre de large à 1 mètre.

Le piqué est remarquable ! Dès f/4, les images sont nettes détaillées et le piqué est bien homogène. Plus on augmente la focale, plus ce dernier augmente. Rien à redire sur ce point : c'est parfait !

> **
** ***échelle accutance*** **** ****

Test complet du Tamron SP 70-200 mm f/2,8 Di VC USD sur DxOMark

Tests terrain

Jusque là, la prise en main de notre 70-200 mm F4 nous a donné entière satisfaction. Et sans grande surprise, la question à laquelle chacun aura pensé avant de passer par la case achat aura été celle de l'ouverture. Doit-on dépenser 1 000€ de plus pour un stop en plus ? Le fait de limiter l'ouverture de ce nouveau 70-200 à F4 est-il un handicap ? Dans la plupart des situations, absolument pas.

Et elle l'est d'autant moins que l'optique est absolument parfaite dès la pleine ouverture. Pour ceux qui rechignent un peu devant le f/4, ceci devrait être un soulagement. A pleine ouverture le piqué est excellent, le rendu très joli, et le champ est bien homogène. L'optique délivre des clichés excellents, piqués, contrastés, souffrant de très peu de défauts.

Mais avant d'en arriver là, une petite parenthèse à la première personne. L'exemplaire de test terrain est un modèle acheté. Et l'achat a été longtemps retardé à cause d'un trop grand nombre d'optiques Nikon nécessitant un micro ajustement de l'AF. Et pas seulement sur des entrées de gamme. Un 50mm f/1.4 ajusté à -14 et pire, un 24 mm f/1.4G ajusté à -17 (sur une échelle allant jusqu'à -20)... on ne peut pas dire que cela incite à la confiance aveugle. D'autant plus que le menu d'ajustement Nikon convient bien à une focale fixe... mais semble préhistorique face à un zoom mal calibré. En la matière Nikon ferait bien de s'inspirer de ce que propose Canon ! Et fort heureusement, l'optique achetée a un focus parfait... aucun ajustement n'a été nécessaire. Ouf ! Espérons que ce ne soit pas qu'un coup de chance, et que tous les 70-200 mm F4 soient réglés avec autant de soin.

Bokeh

Ce 70-200 est capable de produire un bokeh vraiment emballant. Certes, sur les moyennes focales la pleine ouverture est à des années lumière du rendu des meilleures focale fixes. Un 85 mm f/1.4 aurait eu un rendu bien plus intéressant sur ce genre de scène (photographiée à 82 mm f/4):

(82mm - F/4 - ISO 200 - 1/800s)

En ouvrant plus on aurait pu isoler un peu mieux le sujet tout en ajoutant un peu de vignettage (hé oui, certains aiment ça !)... certes.

Mais si on serre un peu les plans, on arrive à des arrière plan très doux. Les aberrations sont bien sphériques, et assez jolies...

(125mm - f/4 - ISO 200 - 1/50s)

(200mm - f/4 - ISO 200 - 1/1250s)

(135mm - f/4 - ISO 200 - 1/800s)

(200 mm - F/4 - ISO 100 - 1/60s)

On arrive facilement à isoler un sujet, le tout avec des rendus très vifs, des couleurs très agréables:

(190 mm - f/4 - ISO 100 - 1/60s)

Et on joue assez facilement sur les profondeurs de champ, créant des décalages entre les plans:

(185 mm - f/4 - ISO 200 - 1/800s)

Piqué

Là encore cette optique étonne. Le moins qu'on puisse dire est qu'elle en a sous le pied. Les capteurs 36 Mpix des D800 ne lui font absolument pas peur et le niveau de texture rendu est vraiment excellent. Cerise sur le gâteau, le piqué est là dès la pleine ouverture et n'est perturbé par la diffraction qu'au delà de f/11, sans surprise.

(98 mm - f/5.6 - ISO 100 - 1/125s)

Vignettage

L'optique vignette un peu, comme tous les objectifs. Plus on zoom à grande ouverture, plus la perte de luminosité dans les coins se marque. Mais n'oublions pas que le vignettage est très facile à corriger au développement... et que certains en rajoutent au développement, ne serait-ce que pour fermer un peu un cliché. Le vignettage, lorsqu'il est bien géré comme sur ce 70-200 mm est donc un "faux" défaut.

(200 mm - f/4 - ISO 200 - 1/320s)

Aberrations chromatiques

Le 70-200 mm f/4 produit très peu d'aberrations chromatiques. Il faut vraiment zoomer dans l'image pour les voir... et elles sont aussi discrètes que faciles à gommer au développement.

Sur l'image ci-dessous il faut aller les chercher autour des hublots et des marquages, en zoomant à 100%.

(200 mm - f/5.6 - ISO 100 - 1/1250s)

Homogénéité

Et pour couronner le tout, le nouveau 70-200 a une homogénéité vraiment excellente. On perd très peu en définition entre le centre et les bords, même à pleine ouverture. L'image ci-dessous a été faite à 200 mm et F/4.

(200 mm - f/4 - ISO 100 - 1/3200s)

Deux portes de l'avion sont dans le champ: une quasiment au centre de l'image, l'autre sur le bord. Ces deux portes portent les mêmes marquages. Zoomons:

| | | porte arrière (sur le bord de l'image) | porte avant (au centre de l'image) |

Difficile de voir une différence tangible entre le niveau de détail des deux portes... L'homogénéité semble donc au rendez-vous. Et ce, là encore, dès la pleine ouverture. Encore un bon point !

Distorsion

Attention toutefois, si l'optique se comporte généralement très bien, un peu de distorsion apparaît par moment:

(200 mm - f/4 - ISO 100 - 1/80s)

Les immeubles ne sont pas toujours droits... un peu de déformation en barillet à moins de 105 mm et en coussinet au delà, qui demandera une petite correction au développement.

Très belle optique... que l'on aurait parfois adoré voir un poil plus rapide

Alors au bout du compte, l'ouverture à f/4 passe bien. Mais tout de même... il y aura immanquablement des moments où on donnerait cher pour pouvoir ouvrir encore un peu, juste un petit stop en plus.

(200 mm - f/4 - ISO 800 - 1/200s - expo -0.3)

1/200s avec une compensation d'expo à -0,3... ce n'est pas suffisant pour figer un mouvement, ce n'est pas assez pour avoir une photo nette. Certes on aurait pu passer de 800 ISO à 1600, voire 3200. Mais si dans cet exemple précis la chose est vraie, elle ne le sera pas toujours. Et on n'aura pas toujours autant de marge. A 1600 ISO on a encore une belle image. Pas toujours à 3200.

Et outre le bruit, il ne faut pas perdre de vue que sur les boîtiers actuels, doubler la sensibilité ISO fait (en général) perdre 1 EV de dynamique. Ce qui est également autant de latitude en moins offerte à la retouche. L'image ci-dessus sort d'un D700. A 800 ISO d'après les données DXO, on a une dynamique de 11.49 EV. A 1600 elle passerait à 10.51EV, et à 9,44 EV à 3200 ISO. Ouvrir un peu plus est donc souvent préférable à la montée en ISO... même sur un boîtier récent.

Alors, non, dans 99% des cas de figure une ouverture de F4 n'est pas problématique. Mais il y aura toujours l'exception, la situation qui nécessiterait un peu de vitesse en plus pour nous faire mentir. Reste à savoir si ce stop de plus, facturé 1000€ tout de même chez Nikon, saura se justifier dans votre usage à vous. Si vous êtes un "amateur éclairé"... vraisemblablement pas. Si vous êtes un professionnel, vous ne pourrez peut-être pas vous permettre de risquer des ratés pour un stop en moins.

Exemples de photos

Nikon AF-S 70-200 mm f/4 ED VR exemple 1
Nikon AF-S 70-200 mm f/4 ED VR exemple 2
Nikon AF-S 70-200 mm f/4 ED VR exemple 3
Nikon AF-S 70-200 mm f/4 ED VR exemple 4
Nikon AF-S 70-200 mm f/4 ED VR exemple 5
Nikon AF-S 70-200 mm f/4 ED VR exemple 6
Nikon AF-S 70-200 mm f/4 ED VR exemple 8
Nikon AF-S 70-200 mm f/4 ED VR exemple 9
Nikon AF-S 70-200 mm f/4 ED VR exemple 10
Nikon AF-S 70-200 mm f/4 ED VR exemple 11
Nikon AF-S 70-200 mm f/4 ED VR exemple 12

Licence Creative Commons Test Nikkor AF-S 70-200 mm f/4G ED VR de Pierre Caillault est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 France.

Verdict

Nikon 70-200 mm f/4 recommandé

Canon proposait déjà depuis longtemps un excellent 70-200 mm f/4. Nikon aura mis le temps à sortir le sien, mais n'a, fort heureusement, pas bâclé sa copie. Ici tout est bon, les performances, les dimensions, et même le prix, ce qui ne gâche rien.

ISO 50 - 200mm - f/8 - 1/20s

Côté performances, rien à redire. L'optique est excellente dès la pleine ouverture, et c'est sans aucun doute son gros point fort. Pas besoin de fermer pour réduire les défauts ou aller chercher du piqué ou de l'homogénéité. Tout est là dès f/4. Voilà qui aidera ceux qui trouveraient l'ouverture un peu lente à sauter le pas. La stabilisation est diablement efficace et l'AF précis comme une montre suisse. Le seul point qui pourra faire tiquer est l'ouverture limitée à f/4 "seulement". Une caractéristique qui pourra pénaliser les vues par mauvaise luminosité si on ne souhaite pas pousser les ISO trop haut. Et qui handicape également les flous d'arrière-plan dans les focales les plus courtes.

ISO 200 - 200mm - f/4 - 1/500s

Mais dès que l'on dépasse les 100 mm l'optique délivre de magnifiques bokeh. Les couleurs sont également très jolies, et le rendu global excellent. Quant au piqué, rien à dire, on est là encore dans l'excellence. C'est vraiment une optique que l'on adopte très rapidement, tant par sa fiabilité que par son rendu.

On regrettera quelques pingreries, par exemple le fait de vendre le collier de fixation sur trépied à part... et cher. Mais dans l'ensemble cette optique nous laisse une excellente impression. Doit-elle figurer dans votre collection ? Sans hésiter, oui. Ces zooms 70-200 mm font partie des grands classiques de la photo, et en avoir un en plus d'un zoom grand-angle vous permettra de couvrir 90% des situations que vous rencontrerez. Le seul domaine qui pourrait vous faire préférer une alternative ouvrant à f/2.8 serait d'avoir besoin de ce diaph supplémentaire pour gagner en vitesse, et photographier des actions rapides dans des environnements à l'éclairage médiocre... le tout sans monter en ISO. Bref, un choix qui serait surtout celui d'un professionnel.

Au finale le Nikkor AF-S 70-200 mm f/4 ED VR accroche un recommandé à son tableau de chasse.

Face à la concurrence

**| | | | Tamron 70-200 mm f/2,8 test review |

Priceminister 889,00 €
Fnac.com marketplace 999,00 € Voir l'offre
Digixo 1148,90 € Voir l'offre
Miss Numérique 1149,00 € Voir l'offre
Top Achat 1249,00 € Voir l'offre
Rue du Commerce 1249,99 € Voir l'offre
Conforama 1399,00 € Voir l'offre
Voir plus d'offres

| Tamron 70-200 mm Di VC USD f/2,8**. Annoncé autour des 1600 € et trouvé à moins de 1300 €, il a pour lui un diaph de vitesse en plus et d'excellentes performances. Vous retrouverez l'intégralité de son test sur ces pages. Lui aussi rend une excellente copie. Pourquoi alors préférer le modèle Nikon ouvrant à f/4 ? Le Nikon est excellent et un peu moins cher. Le modèle Nikon a l'avantage d'une meilleure homogénéité: le piqué y est meilleur sur les bords, et ce dès la pleine ouverture...f/4. Ici, le choix n'est pas simple et le télézoom Tamron est sans doute le concurrent le plus sérieux.

| | | | Test Sigma 70-200 mm f/2,8 APO DG OS HSM | [tab_prix2(,,,278,id_ln,,,)] | Sigma 70-200 mm f/2,8 APO DG OS HSM. Le modèle Sigma que l'on trouve dans les mêmes gammes de prix est quant à lui un cran en dessous en terme de piqué, d'homogénéité. Il offre toutefois une luminosité supérieure et une stabilisation optique toujours bienvenue. Toutefois, il faut mettre en balance un poids largement supérieur (1,4 Kg contre 850 g pour le Nikon f/4) et des dimensions plus généreuses (presque 200 mm contre 180 mm pour le Nikon).

| | | | Nikon 70-200 mm f/2,8 ED VR II | | Nikkor AF-S 70-200 f/2,8G ED VR II. Chez Nikon le modèle en f/2,8 est encore bien bien trop cher... à quasiment 800 € de plus il restera un choix à envisager par quelques professionnels pour qui l'ouverture f/2,8 est primordiale. Et encore, les modèles Sigma et surtout Tamron devront être étudiés avec soin avant tout achat.

+
  • Excellentes qualités optiques sur toute la plage focale
  • Qualité de fabrication (joint d'étanchéité)
  • Autofocus rapide et silencieux
  • Stabilisation optique efficace
  • Dimensions réduites et masse acceptable (moins de 1 Kg)
  • Collier pour trépied vendu en option !
  • Ouverture f/4 limite le flou arrière dans certaines conditions
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

Pierre Caillault

Ses publications 

Les prix
Nikon AF-S 70-200 mm f/4 ED VR
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