Il y a quelques mois, Fujifilm présentait la très remarquée gamme d’optiques Fujinon MK. Composée de deux zooms 18-55 mm T2,9 et 50-135 mm T2,9 à coût ultra-réduit, elle entend créer un véritable pont entre objectifs photo et optiques cinéma. Performances, encombrement minimal... : le pari est-il réussi ? C’est ce que nous avons tenté de voir en testant le Fujinon MK 18-55mm T2.9.

MontureSony E (Fuji-X à venir)
Format couvertSuper 35mm
Plage focale18-55 mm
Équivalent 24x36 sur capteur APS-C24-80 mm environ
Ouverture maximaleT2.9
Ouverture minimaleT.22 (puis fermeture complète)
Nombre de lamelles du diaphragme9 lamelles
MotorisationNon
StabilisationNon
Dimensions206,3 mm (longueur)
Diamètre filtre82 mm
Poids980 g
Pare-soleilFourni
Distance de mise au point85 cm ; 38 cm en mode macro

Introduction

Après des années de frénésie autour des boîtiers vidéo, c’est désormais le marché de l’optique qui connaît un véritable essor. Les séries estampillées "Ciné" se succèdent chez les constructeurs et de nombreux acteurs veulent investir le marché de la vidéo indépendante. Ces séries se composent généralement de focales fixes, dont l’intérêt, entre aspect, ouverture et encombrement, varie d’un fabricant à l’autre. Mais l’offre peine à satisfaire de nombreux documentaristes qui ne peuvent passer leur temps à jongler entre les focales, et demeurent orphelins de zooms compacts et performants.

Grands capteurs et petits boîtiers

La prise de vue documentaire n'est pas une exception : la démocratisation des grands capteurs 24x36 et Super 35mm s'est accompagnée d'une diminution significative de la taille des boîtiers. Si la Canon C100 et la Sony FS7 sont deux best-sellers parmi les caméras, il n'est pas rare maintenant de se trouver nez à nez avec un Panasonic Lumix GH4 ou un Sony Alpha 7S II. De fait, leurs performances, leur taille et leur poids en font des alliés de choix dans ce type de production.

En matière d'optiques pourtant, on est loin d'avoir suivi le même chemin. Les zooms vidéo à couverture Super 35mm sont généralement imposants, lourds, et nécessitent d'hypothéquer un bras (ce qui dans ce corps de métier, avouons-le, est plutôt handicapant). Les vidéastes leur ont donc préféré leurs pendants photographiques, beaucoup plus faciles à transporter et plus abordables.

Mais la prise de vues documentaire a des impératifs que les objectifs photo ne peuvent couvrir. Et c'est sur ce créneau que se place ce Fujinon MK 18-55mm T2.9. Présenté comme le premier zoom vidéo abordable en monture E, il offre un point constant lors des opérations de zoom (ce que l'on appelle "parfocalité"), des courses relativement plus longues, peu de pompage, un réglage de tirage optique, et le tout pour un prix très modéré.

Devant de telles promesses, nous ne pouvions qu'aller y voir de plus près...

Le Fujinon MK18-55mm T2.9 dans sa pelicase. Son pare-soleil est amovible.

Caractéristiques
Taillé pour le documentaire

Un des rares zooms en monture E

Très attentif aux évolutions du marché, Fujifilm a saisi l'engouement des documentaristes pour les produits Sony. Les succès de la FS7 et de l'Apha 7S II l'ont poussé à concevoir ses deux zooms Fujinon en monture Sony E (une version Fuji-X est attendue). L'intérêt est double : non seulement Fujifilm est ainsi le premier constructeur tiers à concevoir un zoom vidéo spécialement pour monture E, mais il peut de plus proposer une optique plus compacte et plus légère que s'il avait opté pour une monture Canon EF.

De fait, il y avait quelque chose d'un peu étrange à acquérir des optiques vidéo à monture reflex, et il est vraiment satisfaisant de pouvoir profiter, pour une fois, d'une optique native sur son boîtier Sony. D'autant plus que les bagues ramassent souvent de la poussière et génèrent un vignetage supplémentaire assez désagréable, quand elles ne sont pas simplement oubliées dans la préparation de matériel ou dotées d'un firmware capricieux.

Comme on peut le constater sur l'écran, les indications d'ouverture ne sont pas communiquées au boîtier.

Pourtant, si le bénéfice d'avoir une optique en monture native sur son boîtier n'est plus à démontrer, on ne peut que déplorer que celle-ci ne communique pas avec la caméra. En effet, notre Sony Alpha 7R II est resté désespérément muet quand il s'est agi de donner la valeur d'ouverture... Dommage.

Le Fujinon MK18-55 T2.9 et le Sony A7R II tiennent sans problème dans le minuscule LowePro Photo Traveler 150... et il reste de la place pour d'autres optiques.

Poids et dimensions

Rien que la première prise en main étonne. Alors que l’on s’attend à une optique plutôt lourde, le Fujinon MK 18-55mm T2.9 est un poids plume : moins d’un kilogramme (980 g) pour 21 cm de longueur à peine et 85 mm de diamètre frontal ! Il se glisse donc sans problème dans un petit sac à dos ou un ICU, même équipé de son pare-soleil amovible. L'avantage est certain : plus de place libérée dans le sac permet d'embarquer une optique fixe supplémentaire, pour des interviews par exemple.

Sur les épaules, on sent aussi la différence. L'optique est plus légère que la plupart des zooms photographiques, à tel point que l'on a envie de s'affranchir des épaulières pour filmer à bout de bras.

Parfaitement équilibré, avec des bagues idéalement situées, la prise en main de ce 18-55 mm frôle la perfection. Le Fujinon MK18-55mm T2.9 en acquiert même une dimension plus intéressante encore lorsqu'on l'allie à un boîtier Alpha 7 : l'ensemble demeure vraiment compact et léger, mais terriblement puissant.

Bagues de réglage

On retrouve sur l’optique 3 bagues crantées avec butées. Toujours dans une perspective documentaire, elles présentent moins de résistance et sont plus rapides à manier que certaines de leurs homologues destinées à la fiction.

La bague du diaphragme à 9 lamelles permet d'aller d'un satisfaisant T2.9 à T22 avant de fermer complètement l'iris ; c'est un détail non négligeable, car on peut ainsi effectuer une balance des noirs basée sur l'optique.

La bague de zoom est dotée d'un petit ergot amovible bienvenu qui facilite sa manipulation. Assez douce, elle permet la réalisation de zooms progressifs sans avoir à jouer les contorsionnistes du poignet. On regrettera cependant que Fujinon ne propose pas, même en option, un moteur Servo pour le piloter, à la manière de Canon et de ses deux zooms compacts CN-E.

Enfin la bague de mise au point, légèrement plus large, est graduée en mètres et en pieds et pivote sur 200°. Si la course est nettement moins longue que celle d'autres optiques ciné, elle aide justement à effectuer des reports de points plus rapidement afin d'être parfaitement réactif en toutes circonstances.

Ici à gauche, la bague de tirage optique (petite vis) et la bague macro.

Bague de tirage optique

Entre les boîtiers, il n'est pas rare que le tirage optique varie de façon infime, de sorte qu'entre la focale la plus large et la focale la plus longue, on discerne au final une réelle différence de netteté. Afin de réajuster les éléments arrière de l'optique, Fujinon a repris ce qui équipait l'ensemble des zooms broadcast traditionnels : la fameuse bague de tirage optique. Il s'agit d'un réglage primordial si vous tenez à conserver la parfocalité parfaite de votre optique.

Aidés d'une mire, vous pourrez ainsi vous assurer d'avoir une netteté optimale sur l'ensemble du zoom. Pour cela, ouvrez votre optique à T2.9 afin d'avoir la profondeur de champ la plus faible possible. Faites le point à 55 mm. Puis dézoomez à 18 mm, desserrez la vis du tirage optique et ajustez-le afin d'avoir le point. Resserrez votre vis. Repassez au 55 mm. Refaites le point. Retour au 18 mm pour réajuster le tirage optique. Répétez l'opération jusqu'à avoir un point fixe sur toute la plage focale.

Bague macro

Comme d'habitude, notre Pikachu s'est pris au jeu. Collé à 30 cm au 30 mm T2.9, on obtient un véritable plan macro.

Les fleurs des Buttes-Chaumont, filmées à l'aide de la bague macro.
... et l'envers du décor.

Encore une bague héritée des optiques broadcast ! Le Fujinon MK18-55mm T2.9 intègre une bague macro qui décale les éléments de l'optique afin de réduire la distance minimale de mise au point, ce qui permet de filmer au plus près de son sujet. De base, la distance minimale de mise au point du 18-55 mm est située à 85 cm — autant dire que c'est loin d'être l'idéal. Grâce à la bague macro, cette mise au point minimale descend à un honorable 38 cm ; vous pourrez donc filmer fleurs, abeilles et autres éléments bucoliques à l'envi.

Après avoir goûté à cette bague macro, il devient impossible de s'en passer. Si le procédé existait déjà sur certaines optiques photographiques, pouvoir combiner en vidéo un zoom polyvalent et une optique macro est un must.

Plage focale

On le sait, le choix des plages focales sur les zooms d'une même gamme optique peut être déterminant. La focale de changement d'optique doit être idéalement située afin de ne pas passer son temps à naviguer entre deux zooms. Le 18-55 mm choisi par Fujinon est assez pertinent quand on en vient au documentaire. Sachant que nous sommes sur des capteurs Super 35mm, la plage équivalente en plein format équivaut à peu près à un 24-80 mm. Idéal pour avoir un bon grand-angle, donc, sans sacrifier un début de longue focale.

Que ceux qui ont peur d'être un peu courts se rassurent, le 18-55 mm permet d'aller pêcher quelques détails en grand-angle. Pour peu que vous filmiez en 4K pour une diffusion en Full HD, vous pourrez virtuellement aller piocher dans les détails de votre image et simuler un 150 mm !

Performances

Texture

Le Fujinon MK18-55mm T2.9 offre une texture très douce et naturelle. Beaucoup moins contrasté que la plupart des optiques photo, son rendu se marie parfaitement avec la texture d'image des boîtiers Sony, sans sacrifier la netteté, plutôt constante sur toute l'image. En harmonisant sa gamme MK avec les zooms Cabrio, Fujinon offre ici une optique exempte d'aberrations chromatiques. Pour peu que le tirage optique soit effectué, on discerne nettement les contours sans pour autant avoir cette sensation de piqué extrême. Même en situation de très haute lumière, l'optique limite les effets de frange.

Bokeh et flare

Un bokeh et un flare très naturels.

Le bokeh est très discret et diffus, ce qui conforte le rendu naturel et doux. Il permet de mettre assez en valeur les visages. On retrouve l'accompagnement elliptique caractéristique des Cabrio, véritable signature des optiques Fujinon. Le bokeh répond par ailleurs parfaitement au flare de l'objectif qui, loin d'être invasif et structuré, accompagne assez bien les rayons solaires. En concert ou en basse luminosité, il est toutefois beaucoup plus difficile à saisir. L'ensemble donne une image finalement assez douce et crémeuse, idéale pour travailler sur des capteurs Sony.

Couverture et vignetage

Pour mesurer l'ampleur du vignetage, voici un extrait d'une vidéo prise en 24x36 sur le Sony Alpha 7R II. En ramenant au crop Super 35mm (rectangle), on voit que la délimitation du vignetage empiète de manière conséquente sur les coins de l'image à gauche.

Le Fujinon MK18-55mm T2.9 est une optique Super 35mm : avec un cercle de couverture de 28,5mm, il ne peut simplement pas couvrir le plein format 24x36. Attention donc, si vous le combinez avec l'un des boîtiers Sony Alpha, à bien activer le mode "Super35mm", pour ne pas vous retrouver avec un gros cercle noir digne des génériques de James Bond (voir ci-dessus).

Une fois cette précaution prise, force est de constater que le Fujinon MK18-55mm T2.9 n'est pas exempt de vignetage. Ce dernier est même très nettement perceptible sur les grandes ouvertures. Si, à l'usage, sur les focales standards, il contribue à centrer naturellement l'attention, il peut devenir nettement handicapant sur du grand-angle et du paysage.

À noter : à de telles focales, l'utilisation du pare-soleil renforcera cet effet de vignetage.

Distorsion

À gauche : distorsion en barillet au 18mm à T2.9 ; à droite : distorsion en coussinet au 55 mm à T2.9.

C'est peut-être le défaut majeur du Fujinon MK18-55mm T2.9 : tout comme le vignetage, la distorsion est notable. Mais là où le vignetage pouvait être excusable et tolérable, la distorsion, elle, est assez présente. Passant d'un phénomène de barillet (enflement) au 18 mm, elle part en coussinet prononcé (renfoncement) au 55 mm. À moins de filmer les murs quadrillés de Belleville, il y a peu de chance de le noter en plan fixe. Mais lors d'importantes opérations de zooms, le passage de l'un à l'autre donne un effet de vertige pas forcément souhaité.

Parfocalité

55mm18mm

Comme vous l'avez constaté sur la vidéo accompagnant la plage de focale, le Fujinon MK18-55mm T2.9 remplit pleinement ses promesses en matière de parfocalité. Conservation du centre optique, pas de perte de point... De ce côté-là — et c'est le principal argument de vente de ce zoom —, tout est impeccable. Si nous avons pu adapter nos méthodes aux optiques photo, c'est un véritable plaisir de retrouver ce confort de travail, et surtout cette confiance ! Nous avons fait le test : pour les mêmes plans, utiliser un zoom photo a pris 4 fois plus de temps, pour un résultat pas toujours très précis.

Pompage

Autre argument de taille de cette optique : le pompage existe bel et bien sur le Fujinon MK 18-55mm T2.9, mais il est tellement minime qu'il ne se remarque pas en situation réelle. Les reports de points sont doux et exempts de cet effet de recadrage caractéristique des optiques photographiques. Même en mode macro, où l'on pouvait craindre une baisse de performance, l'optique est fidèle à ses promesses : le pompage est imperceptible.

Conclusions

Un zoom résolument documentaire

Comme annoncé — sans (trop de) fanfares —, le Fujinon MK 18_55mm T2.9 remplit l'ensemble de ses promesses. Nul doute que ce zoom — comme vraisemblablement son grand frère à venir, le Fujinon MK50-135mm T2.9 — est taillé pour le travail documentaire. Véritable optique à monture E, il est destiné aux habitués des boîtiers Sony (on n'ignore plus le succès de la marque dans le documentaire). La texture de l'optique répond parfaitement à la définition de leurs capteurs.

De plus, l'optique jouit d'une excellente facture. Discrète, résistante, légère, compacte, elle tombe parfaitement sous les mains, même pour des plans à la volée. Elle se glisse facilement dans un sac et devrait ravir les amoureux des trecks, lassés de sortir des jeans du sac pour y loger un zoom lourd et imposant. Il faut l'avoir en main pour le croire, mais le Fujinon MK18-55mm T2.9 offre un tel confort de travail que l'on excuse volontiers ses imperfections.

Précis mais doux, naturel mais non sans caractère, le Fujinon MK18-55mm T2.9 n'est en effet pas exempt de défauts optiques. Sa distorsion et son vignetage importants semblent être le prix à payer pour la parfocalité parfaite et l'absence de pompage. Si le vignetage est excusable sur les focales standards, la distorsion crée un effet de vertige important lors de zooms ou dézooms rapides. Mais l'excellent mode macro devrait achever de ravir les créatifs en quête d'un zoom léger et performant.

À 3 600 € HT, le Fujinon MK18-55mm T2.9 devrait vite s'imposer comme un incontournable de la scène indépendante. Avec le 50-135 mm T2.9 à venir cet été, ils devraient satisfaire de nombreux vidéastes exigeants et mérite sans discussion notre label recommandé.

Par rapport à la concurrence

Chez Sony

Bien que les caractéristiques du Fujinon MK18-55mm T2.9 le rendent assez unique en son genre, il n'est pas sans concurrent sérieux. Comptons d'abord le puissant Sony 28-135 mm f/4, certes plus imposant et moins lumineux, mais au zoom motorisé et à la stabilisation intégrée (en plus de son embase fournie). C'est probablement celui qui fera le plus d'ombre à la gamme Fujinon MK. Moins cher, offrant une plage focale plus grande et apprécié des documentaristes, il reste moins polyvalent et plus contrasté que le Fujinon, dont le mode macro est un véritable atout.

Chez Sigma

Si Fujifilm Fujinon n'a pas été le premier constructeur à proposer un zoom ciné en monture E, c'est parce que Sigma lui a grillé la politesse quelques semaines auparavant, avec ses zooms ciné disponible en monture E native ou par l'intermédiaire d'une bague. Mais ceux-ci, tout excellents qu'ils soient, ciblent plutôt des créatifs et des set-up plus posés. Plus lourds, plus imposants, ils se prêtent assez mal au jeu du documentaire, là où Fujinon remporte la palme haut la main.

Chez Canon

On retrouve aussi chez Canon deux zooms compacts : le CN-E18-80mm T4.4 L et le CN-E70-200mm T4.4 L. Partageant l'ensemble des caractéristiques du Fujinon MK 18-55mm T2.9 ou presque (la stabilisation en plus, la macro en moins), ils demeurent moins lumineux, et plus contraignants en termes de poids. La monture EF ravira évidemment les utilisateurs des boîtiers EOS, mais c'est bien le seul point que l'on trouvera à ces optiques beaucoup plus onéreuses que celles de la marque verte.

Et pourquoi pas du Micro 4/3?

C'est l'une des grandes questions. Alors que Fujinon, partenaire de choix de Sony depuis des années, se tourne vers le marché de l'hybride, pourquoi ne pas avoir proposé une version Micro 4/3 de ses zooms ? Car quitte à prévoir une version Fuji-X, autant penser aux utilisateurs de boîtiers Lumix. En effet, l'association des deux ne serait pas sans intérêt. Alors que le Fujinon MK18-55mm T2.9 pèche un peu sur les coins de l'image, le recadrage x2 du Micro 4/3 permettrait de résoudre l'un des gros défauts de l'optique, et la texture du zoom pourrait adoucir le capteur d'un GH5 peu trop dur. En clair : les défauts de l'un seraient compensés par les forces de l'autre. Un duo gagnant.

Si l'on écarte Tokina et son zoom Vista 16-28mm T3, il n'existe pas de zoom vidéo abordable pour les capteurs Micro 4/3. "L'entrée" dans la gamme se situe à... 10 000 €, avec le Zeiss 21-100mm T2.9-3.9 Lightweight Zoom LWZ.3. Fujifilm Fujinon aurait donc tout intérêt à considérer cette nouvelle monture, qui devrait trouver un second souffle avec la mystérieuse "Mini Varicam" que l'on attend pour la fin de l'année.

+
  • Excellent design : poids et encombrement minimum / bonne ergonomie
  • Bon choix de plage focale
  • Monture E native
  • Bague de tirage optique et bague macro
  • Parfocalité parfaite
  • Pompage imperceptible
  • Texture douce et naturelle
  • Couvre seulement les capteurs Super35mm
  • Vignetage et distorsion notoires malgré tout
  • Déformations optiques embarrassantes à T2.9
  • Pas de communication avec les boîtiers
  • Zoom non motorisé
  • Pas de version Micro 4/3
En résumé

Le Fujinon MK18-55mm T2.9 est un excellent zoom pensé pour la prise de vue documentaire. Idéal pour ceux qui ne veulent ni se charger ni s'encombrer sans sacrifier les avantages des optiques vidéo, il répond aux deux besoins majeurs des documentaristes : parfocalité parfaite et absence de pompage. Le vignetage et la distorsion sont notables en pleine ouverture, mais sont de moindres maux face aux superbes performances et au rendu d'image que propose l'optique. Image claire et naturelle, flare discret, macro bienvenue, le Fujinon MK18-55mm T2.9 sera un formidable outil terrain à un prix défiant toute concurrence.

MK 18-55mm T2.9
Sylvain Bérard

Photographe et étalonneur numérique pour le cinéma, amoureux du documentaire et des textures d’images. Grand utilisateur de sac à dos et de compagnie de voyages. Ses publications 

Les prix
Fujifilm Fujinon MK 18-55mm T2.9
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