MontureCanon EF-S
Format couvertAPS-C
Plage focale18-200 mm
Ouverture maximalef/3,5 (grand-angle) - f5,6 (télé)
Ouverture minimalef/22
Distance de mise au point0,45 m
Échelle des distancesnon
Motorisationmicro moteur
Stabilisationoui
Dimensions78,6 (D) x 102 mm
Poids595 g
Parasoleilnon livré
Étui souplelivré

Caractéristiques

Canon 18-200 mm IS testL'une des particularités des reflex est de pouvoir changer l'objectif en fonction des travaux à effectuer : macrophotographie, photos de soirée ou portrait. Pourtant, dans certains cas, il est utile d'avoir un objectif "à tout faire" qui dispose à la fois d'un grand-angle et d'une position télé intéressante. Ces transtardards polyvalents sont par exemple de merveilleux compagnons de vacances, périodes pendant lesquelles on préfère voyager léger sans pour autant limiter ses possibilités photographiques.

Avec un reflex APS-C Canon, vous deviez consulter le catalogue de Sigma pour dénicher votre bonheur (18-200mm F3,5-6,3 DC OS). Désormais, Canon compte un zoom de forte amplitude similaire dans sa gamme, l'EF-S 18-200 mm f/3,5-5,6 IS.

16 lentilles réparties en 12 groupes, 18 cm en position 200 mm, avec son dernier objectif EF-S 18-200mm f/3.5-5.6 IS, Canon propose du lourd. Du très lourd même, car avec ses 595 grammes, il affiche un embonpoint de 120 grammes par rapport à notre boitier de test, le 450D. Autant dire que la dragonne de cou devient très vite obligatoire.

Avec ce zoom à forte amplitude (x11), réservé aux boitiers à capteur APS-C, Canon vient combler un manque dans son parc d’objectif et propose une excellente alternative aux photographes voyageurs qui ne veulent pas s’encombrer du couple 17-55mm f/2.8 IS USM et 55-250mm f/4-5.6 IS et partir « léger ».

Cet objectif mérite-t-il l’appellation « d’objectif à tout faire » ? La qualité est-elle au rendez-vous ? Une si forte amplitude de zoom ne se fait-elle pas au détriment de la qualité optique générale ?

C’est ce que nous allons voir dans ce test du Canon EF-S 18-200 mm f/3,5-5,6 IS utilisé, en grande partie, avec un Canon EOS 450D.

Prise en main

Si le carton d'emballage est plutôt rassurant, les rangements internes sont un peu légers. L’objectif est simplement emballé dans un film plastique fin (qui a d’ailleurs craqué à la première ouverture) et protégé à ses deux extrémités par du plastique moulé, mais pas des plus résistants. De plus que Canon a pris la mauvaise habitude, au contraire d’autre marque comme Sigma, de ne pas systématiquement proposer de pochette en toile rigide pour la protection lors du transport ou du rangement. Ce 18-200 mm étant quand même polyvalent, on peut supposer qu’il ne quittera pas souvent le boîtier. Mais tout de même, une petite sacoche aurait été la bienvenue. Autre déception, l’absence de pare-soleil. Et avec une optique démarrant au 18 mm, cela peut très vite devenir handicapant. Vous pourrez tout de même vous le procurer en option, alors que la grande majorité des marques livre ses objectifs avec le pare-soleil.

Après ces quelques points négatifs et agaçants, passons aux choses sérieuses et aux vrais bons points positifs .

Nous l’avons déjà dit, cette optique est lourde. Mais c’est aussi un atout et un gage de solidité. En outre, le poids facilite également une meilleure stabilisation pour les poses un peu longues. Associé à l’excellent stabilisateur optique intégré, sur lequel nous reviendrons plus en détail, vous voilà paré pour réaliser des photos nettes et sans flash dans les caves enfumées des boîtes de jazz.

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| Canon 18-200 mm IS test | Canon 18-200 mm IS test |

La découverte du Canon EF-S 18-200 mm f/3,5-5,6 IS.

L’optique est agréable à prendre en main : la surface caoutchoutée entourant la bague de zoom est bien large et propose une bonne préhension. Les stries permettent une bonne accroche, même par temps chaud avec les mains moites ou avec des gants (légers quand même, oubliez les moufles…). Cette bague est fluide, on ne ressent pas d’à-coup quand on passe d’une focale à une autre, mais ça reste ferme. Pourtant, la tête vers le bas, l'objectif a tendance à coulisser toute seule. D'ailleurs, pour le transport, la position bloquée est recommandée. La bague de mise au point est un peu trop étroite pour être facilement utilisée. Il faudra faire confiance au module autofocus de l'appareil.

La motorisation est quant à elle silencieuse et efficace. Elle n’est pas non plus extrêmement rapide, mais remplit très bien son rôle. Pas une fois, elle n’a tourné dans le vide, d’avant en arrière, pour trouver la bonne mise au point. Un bon point.

Canon 18-200 mm IS testLe transtandard en position grand-angle et télé.

Autre bon point, plus pratique celui-ci, la présence d’un bouton de verrouillage du zoom. L’optique peut donc être bloquée en position 18 mm, ce qui évite qu’elle ne se déploie et se retrouve toute seule en position 200 mm, par exemple quand le boitier est porté sur l’épaule et l’optique la tête en bas. L’aspect extérieur et esthétique de cette optique est donc très encourageant. Voyons maintenant le point qui nous intéresse le plus, la qualité d’image.

Tests mires

Un bon test d’objectifs qui se respecte ne se fait pas sans son lot de photographies de mires. Rassurez-vous, ici, rien de vraiment très technique, juste quelques constatations après une bonne heure passée en studio à photographier un joli quadrillage et quelques mires situées à des endroits stratégiques de l’image (si le cœur vous en dit et que vous souhaitez réaliser vos propres tests, les mires utilisées sont disponibles sur www.bobatkins.com/photography).

Le but ici est d’observer le comportement de l’optique dans une situation d’éclairage neutre, face à un sujet neutre qui permet de juger la gestion des problèmes de distorsion et de vignettage, en fonction des différentes focales.

Distorsions

Analysons tout d’abord comment se comporte cette optique face aux déformations géométriques. Nous savons très bien qu’il est quasi impossible d’enrayer complètement ce genre de déformation optique, surtout aux focales extrêmes, grand angle et téléobjectif. Mais les fabricants sont de plus en plus performants au niveau des formules optiques et arrivent avec plus ou moins de succès à les contenir.

En optique, tout est question de compromis. En proposant un objectif à la plage de focale aussi large que ce 18-200 mm, avec un prix raisonnable, Canon a donc dû consentir à quelques sacrifices et privilégier certaines focales à d’autres. Nos observations se basent sur les focales 18 mm, 28 mm, 50 mm, 135 mm et 200 mm.

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| Canon 18-200 mm IS distorsion 18 mm | Canon 18-200 mm IS distorsion 28 mm |

La distorsion de l'EF-S 18-200 mm f/3,5-5,6 IS à 18 mm (gauche) et 28 mm (droite)..

À 18 mm, aucune surprise, nous avons l’impression d’être devant une image en 3D tant le distorsion en barillet est importante. Les lignes extérieures sont complètement déformées, aussi bien horizontalement que verticalement, ce qui donne à l’image son aspect bombé au centre. Ensuite, cela s’arrange un peu. À 28 mm on s’éloigne de la distorsion en barillet pour aller vers la distorsion en coussinet et nous arrivons donc à un bon entre-deux, ce qui permet d’avoir une image très peu déformée, les lignes sont presque droites et il faut vraiment y regarder de très près pour apercevoir une quelconque déformation. C’est à cette focale que l’objectif donne le meilleur de lui-même en matière d’aberrations géométriques. Aux focales suivantes, nous repartons dans l’autre sens et l’on voit apparaître petit à petit la distorsion en coussinet. Légère à 50 mm, elle est acceptable au 135 mm, mais devient un peu trop importante au 200m. Elle est néanmoins plutôt bien gérée compte tenu de la très longue focale, équivalente à un 320 mm en 24x36. Du point de vue déformation géométrique, cette optique est donc nettement meilleure au 200 mm qu’à 18 mm. C’est donc un très bon 28-135 mm, auquel Canon a ajouté le 18 mm et le 200 mm « au cas où ».

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| Canon 18-200 mm IS distorsion 18 mm | Canon 18-200 mm IS distorsion 28 mm |

La distorsion de l'EF-S 18-200 mm f/3,5-5,6 IS à 50 mm (gauche) et 135 mm (droite)..

Canon 18-200 mm IS distorsion 28 mmLa distorsion de l'EF-S 18-200 mm f/3,5-5,6 IS à 200 mm..

Ceci étant dit, je suppose que la photographie de mires soit la pratique la plus répandue auprès de nos lecteurs. Il vous arrivera peut-être de réaliser un portrait ou toute autre photo avec un mur de brique en arrière-plan à 18 mm, ce qui peut donner un effet optique intéressant, mais pas forcément recherché. Dans ce cas, il suffira de tourner un tout petit peu la bague de zoom et privilégier le 28 mm ou le 35 mm qui présenteront bien moins de distorsions. En revanche, pour une optique visiblement réservée aux « photographes voyageurs » (c’est même indiqué sur le site de Canon), cela peut devenir gênant pour la photographie de paysage. Imaginez vos plus beaux souvenirs avec des horizons courbes...Cela peut faire désordre dans votre photothèque.

Ces quelques cas précis mis à part, Canon a réalisé du bon travail et propose une optique polyvalente en opérant des choix judicieux dans les focales à privilégier.

Vignettage

Abordons maintenant l’autre problème inhérent aux optiques, la gestion du vignettage. Sauf si vous voulez donner un aspect « lomographique » ou « holgagraphique » à vos images, la présence de vignettage n’est que rarement désirée. Et là Canon a réussi à régler qu'en partie le problème. Sur nos photos de mires en studio avec un éclairage maîtrisé, le vignettage est plus ou moins contrôlé. Commençons par le pire. À 200 mm et à 18 mm à pleine ouverture (f/5,6 et f/4), pensez à l’achat d’un Holga. C’est une critique peut-être un peu exagérée, mais c’est là où l’optique est la moins bonne. Et si vous êtes un adepte des images contrastées, ne soyez pas trop insistant sur la courbe, car cela dégénère forcément. Nos images de tests ont volontairement été très contrastées afin d’accentuer le problème et le mettre en évidence. Imaginez ce que cela pourrait donner sur vos propres images. Ces deux focales sont donc, comme pour la distorsion, un peu « limites » en correction. Mais ce sont bien évidemment les deux focales les plus difficiles à maîtriser, encore une fois lorsque l’on veut proposer une gamme aussi étendue dans une même optique.

Au 200 mm, le vignettage s’estompe à f/8 et est nul à f/11. À 28 mm, cela devient exploitable dès f/4. Au 135 mm, cela s’améliore un peu, le vignettage est mieux contenu. C’est à 28 mm et à 50 mm, encore une fois, que l’on voit que les ingénieurs Canon savent faire de bonnes optiques. Le vignettage devient presque imperceptible, dès la pleine ouverture. N’hésitez tout de même pas, si les conditions de lumière le permettent, à fermer d’un diaphragme, par prudence, et pour laisser cette optique s’épanouir au maximum de ses capacités de résolution. Après avoir laissé s’exprimer les mires, retournons dans la vraie vie et voyons comment se comporte cet objectif au quotidien.

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| Canon 18-200 mm IS vignettage 18 mm | Canon 18-200 mm IS vignettage 200 mm |

Le vignettage (accentué) au grand-angle 18 mm f/4 (gauche) et à 200 mm f/5,6 (droite).

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| Canon 18-200 mm IS vignettage 200 mm | Canon 18-200 mm IS vignettage 200 mm |

Le vignettage (accentué) en position télé à différentes ouvertures. En diaphragmant, le vignettage s'estompe à f/8 (gauche) et devient invisible à f/11 (droite).

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| Canon 18-200 mm IS vignettage 28 mm | Canon 18-200 mm IS vignettage 50 mm |

Le vignettage (accentué) est mieux contenu à 28 mm f/4 (pleine ouverture, image de gauche) et à 50 mm f/5,6 (pleine ouverture, image de droite).

Piqué et aberrations chromatiques

Avec une telle amplitude de zoom, il est souvent difficile d'obtenir un bon niveau optique à toutes les focales. Nous avons vu précédemment que la position grand-angle de l'optique n'est pas la plus performante concernant la distorsion et le vignettage. Malheureusement, le piqué n'est également pas tout à fait à la hauteur et notamment en périphérie des images. À pleine ouverture f/3,5, les bords accusent une certaine molesse. Il faudra diaphragmer un peu (f/5,6) pour obtenir le meilleur du zoom.

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| Canon 18-200 mm IS 18 mm piqué | Canon 18-200 mm IS vignettage 18 mm piqué |

Différence de piqué en position grand-angle à f/3,5 (gauche) et f/5,6 (droite). Vous pouvez télécharger les fichiers en cliquant sur les vignettes.

Comme pour les autres caractéristiques, le 18-200 mm "s'exprime" mieux dès 28 mm et au-delà. Au centre, la précision devient plus que correcte, mais les bords des images sont toujours un peu moins piqués. En dehors du grand-angle, l'objectif offre toutefois une belle prestation pour son usage transtandard. Au grand-angle, on remarquera de l'aberration chromatique sur les bords des images (liserés vert et violet).

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| Canon 18-200 mm IS 18 mm piqué | Canon 18-200 mm IS 18 mm piqué | Canon 18-200 mm IS 18 mm piqué |

Le 18-200 mm en position grand-angle et à 3 ouvertures de gauche à droite f/4, f11 et f/22. Si la diffraction n'est pas encore trop sensible à f/11, elle devient évidente à f/22.

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| Canon 18-200 mm IS 28 mm piqué | Canon 18-200 mm IS 28 mm piquéCanon 18-200 mm IS 28 mm piqué | |

Le 18-200 mm en position 28 mm et à 3 ouvertures de gauche à droite f/4, f11 et f/22. En allongeant la focale, l'optique gagne en piqué dès f/4.

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| Canon 18-200 mm IS 50 mm piqué | Canon 18-200 mm IS 50 mm piqué |

Le 18-200 mm en position 50 mm et à 2 ouvertures de gauche à droite f/5,6 et f16.

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| Canon 18-200 mm IS 200 mm piqué | Canon 18-200 mm IS 200 mm piqué |

Le 18-200 mm en position 200 mm et à 2 ouvertures de gauche à droite f/5,6 et f16.

Tests terrain

En extérieur

Un week-end à la campagne, du soleil, rien de tel pour pousser cette optique dans ses retranchements et voir comment elle se comporte en situation de reportage, sa première vocation. Première étape, le marché. Avec ses couleurs vives et par grand soleil, c’est l’endroit idéal pour s’assurer de la bonne restitution des teintes et surtout voir comment est géré le problème de la diffraction. Et là, bingo. Regardez ces beaux radis, biens rosés, qui ne donnent pas l’impression de « baver » sur le légume voisin. Et ces nappes, resplendissantes, qui donnent toute la mesure de leur éclat. On prend plaisir à rentrer dans l’image, chercher les détails. Les images sont flatteuses, sans excès, juste vraies.

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| Canon 18-200 mm IS exemple 50 mm | Canon 18-200 mm IS exemple 18 mm |

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| Canon 18-200 mm IS exemple 135 mm | Canon 18-200 mm IS exemple 200 mm |

Forte amplitude du zoom : la même scène à 18, 50, 135 et 200 mm. Vous pouvez télécharger les images en cliquant sur les vignettes.

Une fois de retour à la maison, prenons un peu de temps pour analyser précisément la qualité de l’image. Le jardin sera notre lieu d’expérimentation. Après avoir obtenu l’autorisation du lapin, de la statue et de la chaise, nous pouvons commencer nos investigations.

Comme nous pouvons le voir sur les images, à pleine ouverture, ce 18-200mm offre un très bon piqué. Les détails de la statue sont très bien restitués, et au 200mm, les craquelures de Jacquot le lapin sont, à son plus grand regret, bien visibles. Même avec une matière très réfléchissante comme la pierre blanche de la statue, les contours restent bien définis et la présence de franges colorées est quasi imperceptible. Sans atteindre le piqué et le rendu très subtil d’une optique de gamme L, cet objectif présente à toutes les focales un rendu plus qu’agréable, bien défini, homogène et sans exagération. Avec des images à pleine ouverture, et donc très faible profondeur de champs, les flous en arrière-plan sont très doux. Le dégradé du net au flou se fait sans douleur, tout en subtilité. Aux longues focales, ici testées au 135mm, on va même découvrir un flou « circulaire », qui peut surprendre à première vue, mais qui devient très vite agréable et donne un aspect particulier aux images. Au 50mm, soit l’équivalent d’un 80mm, les dégradés de flous sont parfaitement maîtrisés, ce qui fait également de cette optique une bonne alternative pour quelques portraits.

Canon 18-200 mm IS exemple 200 mm
Le flou arrière n'est pas trop nerveux et présente une belle matière.

On peut rester éloigné de son sujet sans problème, les détails seront toujours présents aux longues focales, et nul besoin de réfréner ce léger tremblement qui secoue notre main à la vue de la sublime image qui se forme dans le viseur grâce au stabilisateur optique intégré.

Stabilisation optique

Canon promet, grâce au stabilisateur, un gain de quatre diaphragmes. À première vue, on se dit « quel bel argument marketing », surtout au vu de la publicité pour ce système, représentant un photographe à trois jambes. Ce stabilisateur est-il aussi efficace qu’une troisième jambe ? Est-ce seulement une belle promesse commerciale ?

Et bien pas seulement. Le dispositif est réellement efficace. Que ce soit en plein jour ou dans un environnement faiblement éclairé, on peut facilement réduire le temps de pose, pour ne pas trop faire grimper la sensibilité par exemple, sans risquer de voir apparaître un horrible flou de bougé.

Le stabilisateur est efficace, mais ne fait pas de miracles. Pour éviter tout flou de bougé, il est normalement conseillé de ne pas prendre un temps de pose inférieur à 1/focale, soit au 1/200ème sec au 200mm et 1/120ème sec au 120mm. Dans notre exemple en plein jour, la fleur a été photographiée à 200 mm. Nous avons réussi à descendre au 1/30ème sec, soit un gain de 2 diaphs 2/3, ce qui nous a permis de conserver une ouverture à f/16 et rester à 400 iso. Cela représente déjà un gain très bénéfique, mais c’est encore plus impressionnant avec notre exemple par faible luminosité. Pour photographier cette bougie, nous avons mis notre optique en position 120 mm. En temps normal, il nous aurait été impossible de descendre en dessous du 1/100ème sec. Grâce au système Canon, la photo a été réalisée au 1/8ème sec, et vous pouvez constater que par rapport à l’image faite sans stabilisateur optique, le flou est très bien contenu. Nous avons donc bien ici un gain de quatre diaphs. Bravo Canon, mission accomplie. De plus, l’optique possède son propre "petit cerveau intelligent" qui permet de détecter les mouvements horizontaux, quand vous suivez par exemple une voiture lancée à pleine vitesse, et désactive ainsi la stabilisation pour conserver le filet donnant l’impression de vitesse. Ce procédé de stabilisation, que de nombreuses marques tentent de démocratiser sur les optiques en plus de certains boîtiers, est ici parfaitement opérationnel.

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| Canon 18-200 mm IS 200 mm stabilisation | Canon 18-200 mm IS 200 mm stabilisation> |

Les effets, bénéfiques, de la stabilisation optique. À main levée, il est possible de prendre des photos au télé (120 mm) au 1/8 s soit un gain appréciable de 4 vitesses. (sans stabilisation à gauche et avec stabilisation à droite).

Exemples de photos


1/800 s, f/3,5, ISO 100, 18 mm)

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1/640 s, f/5,6, ISO 100, 200 mm |
1/4128 s, f/4, ISO 3200 (EF-S 18-200 mm IS) |


1/400 s, f/5,6, ISO 100, 200 mm

Verdict

Canon 18-200 mm IS testAttendu par les canonistes depuis de nombreux mois, le zoom transtandard 18-200 mm pratiquement universel signé Canon est enfin là. Optique d'entrée de gamme, le 18-200 mm IS de Canon reste plus cher que son homologue chez Sigma, le 18-200 mm F 3.5-6.3 DC OS. Il sera donc intéressant de confronter ses deux produits.

Le Canon EF-S 18-200 mm f/3,5-5,6 IS est un transtandard honnête sans plus. En position grand-angle, l'optique déçoit par ses performances : les déformations sont importantes et le piqué plutôt moyen à pleine ouverture. Dès 28 mm, l'optique reprend des couleurs et les performances sont bien meilleures. Il faudra toutefois fermer d'un cran pour obtenir le meilleur de l'optique.

Canon a judicieusement équipé l'EF-S 18-200 mm d'un système de stabilisation optique performant. Dans certains cas, le système permet réellement de gagner 4 vitesses comme l'annonce le constructeur. Pas mal !

+
  • Assez bonne finition de l'objectif
  • Piqué agréable à partir de 28 mm
  • Flous bien gérés, surtout dans les dégradés
  • Motoristion autofocus assez rapide et discrète
  • Stabilisation optique performante
  • Grand-angle un peu faible : vignettage important, distorsion marquée, piqué limité
  • Distorsion et vignettage très visibles aux focales extrêmes
  • Pas d'échelle des distances
  • Absence de sacoche de rangement et de pare-soleil
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW.

Les prix
Canon EF-S 12-200 mm f/3,5-5,6 IS SUM
Lumix G Vario 35-100 mm f/2,8 Power OIS
Priceminister 397,00 €
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