MontureCanon
Format couvertPlein Format
Plage focale24 - 70 mm
Nombre de lamelles du diaphragme9
Construction13 groupes - 18 lentilles
Éléments spécifiqueslentilles asphériques, à faibles dispersions (UD) et Super UD
Échelle des distancesOui
Rapport de reproduction1 : 4,7
MotorisationOui USM
StabilisationNon
Dimensions88,5 x 113 mm
Poids805 g
Étui soupleOui

Caractéristiques

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Présentation**

C'est lors du CP+ 2012 que Canon a annoncéson nouveau zoom trans standard professionnel. Voici donc l'incontournable 24-70 mm à ouverture constante f/2,8 pour capteur 24x36 : un classique indémodable.

L'optique entre dans la gamme EF. Elle est donc capable de couvrir le format 24x36 mm et est donc conçue pour les appareils tels que le nouveau EOS 6D, le 5D Mark III ou le 1Dx. Quoi qu'il en soit, elle peut aussi être montée sur un reflex avec un capteur au format APS-C (EOS 7D par exemple) et, dans ce cas, la focale devient un 38 - 112 mm (coefficient de conversion de X 1,6).

Cette plage de focale, ultra polyvalente, convient parfaitement dans une bonne majorité des situations de prise de vue (portraits, paysages, reportages). L'objectif fait partie du trio idéal 70 – 200 mm f/2,8 et 16 - 35 mm f/2,8 en série L

Question tarif, il a été annoncé autour des 2700 euros. Par comparaison le nouveau Tamron coûte aux alentours de 1000 euros, le Sigma, 850 euros .

La fiche technique est très aguicheuse, même s’il manque une fonction fondamentale : la stabilisation optique. C'est un choix totalement incompréhensible de Canon et très handicapant compte tenu de son prix très élevé.

À 2700 euros, tout le monde ne peut pas s'offrir ce nouveau caillou : que se soit des amateurs, des passionnés ou des professionnels.

Nos tests réalisés sur le terrain ont été faits avec un Canon EOS 1DX et son capteur de 18 millions de pixels.

Logo DxO Mark

Ce test optique est basé en partie sur les mesures réalisées en laboratoire par **DxOMark** dans le cadre d’un partenariat conclu entre Les Numériques/Focus Numérique et DxO Labs. Créée par DxO Labs, DxOMark est la source d’information indépendante la plus fiable et la plus objective sur la mesure de qualité d’image. DxOMark a bâti sa réputation grâce à des protocoles de tests rigoureux, des outils de mesure de qualité industrielle et une base de données constituée de milliers de mesures d’appareils photo, d’objectifs et de téléphones mobiles. Les résultats complets des tests réalisés sur cette optique sont disponibles sur [www.dxomark.com](http://www.dxomark.com).

Prise en main

Ergonomie – prise en mains

La prise en mains est excellente : l'objectif est massif et lourd (plus de 800 grammes). Attention cependant aux longues séances de prise de vue qui peuvent fatiguer très rapidement votre bras et votre poignet.

Le toucher est agréable. Le corps externe de l'objectif est en plastique (on aurait aimé une finition métallique). Les bagues de zoom et de mise au point sont larges, en caoutchouc et permettent une très bonne préhension. L'objectif est tropicalisé.

Canon 24-70 mm f/2,8 L USM

La bague de zoom est très souple, mais elle reste précise. On trouve, sur le côté de l'objectif, un loquet de sécurité qui permet de bloquer l'allongement du corps pendant un transport. La bague de mise au point est large (identique à celle du zoom) et on dispose d'un indicateur de distance. Malheureusement, cette bague ne dispose pas de butée réelle (mais seulement de taquet que l'on sent) et tourne à l'infini. Bien entendu, la retouche manuelle du point est possible.
Canon 24-70 mm f/2,8 L USM

Frontale du Canon 24-70 mm et son diamètre de 82 mm.

L'encombrement est tout à fait acceptable, même en position déployée à 70 mm (14 cm de long sans pare-soleil). Il est parfaitement proportionné au 5D Mark III, mais il est légèrement sous dimensionnés pour le 1DX. La répartition du poids et de l'équilibre est très importante en fonction de l'appareil de prise de vue.

La finition des interrupteurs est classique pour Canon. Par contre, on trouve assez étrange que la taille de celui qui permet de verrouiller l'objectif soit si importante : ce dernier donne une protubérance sur le corps de l'objectif.

  • LOCK : pour bloquer le zoom

  • AF/ MF : pour l’autofocus
    Canon 24-70 mm f/2,8 L USM

Un interrupteur Lock et AF ... On aurait aimé voir un troisième IS.

Une très bonne chose, l’objectif dispose de la technologie IF qui lui permet de garder la lentille frontale fixe quel que soit la distance de mise au point et donc, de pouvoir utiliser un pare-soleil en forme de corolle ou encore de manipuler plus simplement un filtre polarisant.

Au niveau des informations présentes sur l’objectif, c’est la base : les focales et un indicateur de mise au point.
Canon 24-70 mm f/2,8 L USM

Avec le Canon EOS 1DX, le Canon 24-70 mm est correctement proportionné (taille et poids).

Tests mires

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| 1. **Facteur de transmission**2. **Vignettage**3. **Aberrations chromatiques**4. **Distorsions**5. Piqué (Visuel et Acutance) | ******Canon EOS 1Dx

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**[

](http://www.dxomark.com/)**

> Test Canon EOS 1Dx

Voici une étude objective, réalisée à partir de tests labo. Ce travail est réalisé en partenariat avec DxO Mark qui s'occupe de la réalisation des mesures. Ici encore, les résultats de ces analyses sont à mettre correspondance avec le ou les boîtiers de tests que nous avons utilisés. Nous avons opté ici pour un Canon EOS 1Dx.

Nos analyses sont basées sur des images réalisées en RAW et JPEG.

Facteur de transmission

Le facteur de transmission est une donnée intéressante. Il correspond à la quantité de lumière que laisse réellement passer l'objectif. Il est important de l'étudier à pleine ouverture, c'est à dire dans le cas ou l'objectif est supposé laisser passer un maximum de lumière.

Le Canon 24-70 mm n'est pas parfait : c'est difficile de l'être avec un zoom. On observe un décalage pouvant monter jusqu'à plus de 1/2 IL entre l'ouverture annoncée et l'ouverture réelle. Les résultats sont les plus préoccupants à 70 mm avec -0,51 IL. À 24 mm, on observe un décalage de -0,26 IL. Autrement dit, l'objectif est légèrement moins lumineux qu'il n'y paraît.

Vignetage

Tous les objectifs donnent des images dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.

Le vignetage se mesure en IL (Indice de lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Nous avons décidé d'observer le vignetage à pleine ouverture, à f/2,8, à f/4 et à une ouverture moyenne : f/5,6. Le vignetage est exprimé en IL. - 1 IL correspond à une sous-exposition équivalente de la fermeture de 1 diaphragme ou de la division par 2 du temps de pose ou de la sensibilité ISO.

échelle vignetage

Le vignetage est très présent à f/2,8, quelque soit les focales. Il peut même dépasser les 1,5 IL en grand angle 24 mm, sur les bords les plus extrêmes de l'image. Le phénomène s'estompe rapidement à mesure que l'on ferme le diaphragme, mais reste compris entre -0,5 IL et - 1IL en grand angle 24 mm à f/5,6.

Aberrations Chromatiques

Les aberrations chromatiques résultent d'un problème de focalisation de la lumière variant selon les différentes longueurs d'onde des rayons lumineux. La mise au point ne peut pas être effectuée simultanément au même endroit pour les différentes couleurs du spectre. Ces légers décalages entraînent l'apparition de bordures irisées colorées. Ces défauts se voient particulièrement lors des transitions précises du net au flou, sur les fins détails (très contrastés).

Nous avons observé les aberrations chromatiques à pleine ouverture, à f/4, à f/5,6 et à une ouverture moyenne : f/8.

echelle ABEC

Il n'y a pas de doute, les aberrations chromatiques sont bien présentes sur cet objectif. Elles seront visibles à toutes les focales, en particulier aux grandes ouvertures (f/2,8). Un traitement en postproduction est donc une étape indispensable pour corriger ce phénomène.

Distorsions

Les objectifs ont tendance à tordre la réalité. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

L'analyse labo des distorsions confirment notre test terrain. Elles sont légèrement visibles aux focales extrêmes (24 et 70 mm). Elles sont plus discrètes aux focales intermédiaires. Comme pour le vignetage et les aberrations chromatiques, les distorsions se corrigent très facilement en postproduction.

Piqué (Visuel et Acutance)

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre et d'une ouverture à une autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre et aux ouvertures moyennes : f/8 par exemple.

Attention, nous jugeons ici le piqué à partir d'images réalisées sur des sujets plans. Sur le terrain, c'est rarement le cas sauf pour des reproductions. Il faut donc bien mettre en perspective les conclusions de cette étude.

Le piqué va aussi dépendre de la définition du capteur de l'appareil (nous avons testé l'objectif avec un Canon EOS 1Dx de 18 millions de pixels) et la taille du capteur (24 x 36 mm pour le 1Dx). Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif. L'EOS 1Dx dispose d'une définition de 5202 x 3533 pixels. Chaque pixel mesure donc 6,92 micromètres de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/22 !

L'acutance se réfère à la sensation de netteté. Plus elle est élevée, plus l'impression de netteté est forte. Cette notion prend en compte la manière dont nos yeux perçoivent le contraste (on parlera de courbe de l'oeil ou FTM de l'oeil), la distance d'observation et la taille de l'image à regarder. DxO effectue ses calculs d'acutance sur la base d'une observation d'un tirage de 1,5 mètres de large à 1 mètre.

Les résultats du nouveau Canon sont impressionnants. L'optique est extrêmement piquée et atteint presque le niveau d'une focale fixe. Même aux plus grandes ouvertures, la perte de piqué entre le centre et les bords est assez minime. Passé f/2,8, les résultats sont bluffants et surtout très homogènes. Comme prévu, la diffraction fait son apparition à f/22.

***Téléchargez le pack RAW


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échelle accutance ***

Voici une petite comparaison avec les résultats que nous avons obtenus sur le dernier Tamron 24-70 mm f/2,8 et le tout nouveau EF 24-70 mm L f/4 de Canon. Nous observons un 50 mm à f/8.
Canon 24-70 mm f/2,8 L II + EOS 1Dx : 50 mm f/8

Comparaison Tamron Vs Canon

Canon 24-70 mm f/4 L IS + EOS 5D Mark III : 50 mm f/8

Tamron SP 24-70mm F2.8 + EOS 5D Mark II : 50 mm f/8

Test complet du 24-70 mm f/2,8 L II USM sur DxOMark

Tests terrain

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| 1. Focale et angle de champ2. Distorsions3. Vignetage4. Bokeh5. Macro |

Il faut bien distinguer deux approches dans le jugement de la qualité d'image que procure un objectif : la première se fait de manière subjective et observant des images; la seconde est objective, en se basant sur les résultats de tests réalisés en laboratoire. L'une ne va pas sans l'autre. De plus, il faut tenir compte des caractéristiques de l'appareil utilisé dans le test. Ici, nous avons opté pour un Canon EOS 1DX équipé d'un capteur plein format de 18 millions de pixels. Le Test Terrain sert à l'évaluation subjective de la qualité d'image que procure l'objectif.

Le test du Canon EOS 1DX

Focale et angle de champ

Une focale correspond à un angle de champ ou angle de vision couvert par l'appareil photo équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand-angle.

Voici ce que l’on obtient avec le Canon monté sur le 1DX, équipé d’un capteur plein format 24 x 36 mm. La plage de focales est relativement polyvalente et conviendra à la plupart des sujets.

Téléchargez les RAW originaux

Distorsions

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Les distorsions sont très faibles. On les ressent principalement aux focales larges (24 mm et 28 mm). Elles sont moins visibles aux focales intermédiaires. Quoi qu'il en soit, ce type d'aberration se corrige assez bien de manière logicielle.

> Téléchargez les RAW originaux

Vignetage

Tous les objectifs donnent une image, dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres.

Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Le 24-70 mm de Canon (monté sur le 1DX) présente peu de vignetage. On peut donc supposer qu'il sera presque nul si l’objectif est monté sur un reflex équipé d'un capteur APS-C (type EOS 7D). Il est particulièrement visible en positions grand-angle et longue focale à f/2,8 et surtout dans les coins les plus externes des images.

Quoi qu'il en soit, ce "défaut" se corrige très bien et très facilement numériquement. La majorité des logiciels de retouche ou de développement permettent de le corriger. Dans certains cas, il y a même des profils de correction spécifiques aux objectifs à appliquer.

> Téléchargez les RAW originaux

Bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou sur des images à faible profondeur de champ. Cette notion est très subjective même si certains éléments permettent de prévoir les choses.

Il dépend de beaucoup de paramètres dont principalement la conception de l'objectif et la forme et taille du diaphragme. Sur certaines images, on peut même voir apparaître la forme du diaphragme.

Cet objectif à ouverture constante est une référence pour tous les photographes qui souhaitent disposer de jolis flous d'arrière-plan : doux et diffus. C'est donc un outil incontournable pour les effets de profondeur de champ.

Le bokeh est très doux, les transitions du flou au net sont progressives, harmonieuses et agréables à l'oeil. Bien entendu, cette notion dépend de beaucoup de paramètres : conception de l’objectif, forme et taille du diaphragme (9 lamelles sur le zoom Canon), la distance de mise au point, la focale utilisée, l'ouverture, les éventuels écarts entre les différents plans de l'image.

Canon EF 24-70 mm f/2,8 L

Bokeh au 70 mm à f/2,8

Canon EF 24-70 mm f/2,8 L

Bokeh au 24 mm à f/2,8

Téléchargez les RAW originaux

Macro

Photographier les sujets de près n’est pas facile et tous les objectifs ne sont pas capables de réaliser les mêmes images. L’explication est simple : l'objectif nécessite une distance minimum de mise au point entre vous et votre sujet (38 cm pour le Canon). Pour photographier de minuscules sujets, c’est beaucoup trop s’il l’on prend en compte un second facteur, le rapport de grandissement de l’objectif 1/4,7.

Au mieux, le Canon procurera des images 4,7x plus petites que le sujet. On ne peut donc absolument pas parler de macro, mais il sera possible de faire des gros plans assez proches des sujets que vous rencontrerez. Quoi qu'il en soit, pour de la proxy photo, l'objectif est redoutable !

Canon EF 24-70 mm f/2,8 L

**Canon EF 24-70 mm f/2,8 L

Canon EF 24-70 mm f/2,8 L**

> Téléchargez les RAW originaux

Licence Creative Commons Test Canon 24-70 mm f/2,8 L II de Arthur Azoulay est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposée.

Verdict

Canon 24-70 mm f/2,8 L USM II

Canon a attendu plus de 10 ans avant de revoir son célèbre 24-70 mm f/2,8, l'optique incontournable pour tous les photographes passionnés et professionnels. Au programme de cette mouture, une nouvelle formule optique basée sur 18 lentilles réparties en 13 groupes (contre 16 lentilles sur le modèle précédent) et une perte de poids de près de 150 grammes. À l'époque, en 2002 donc, c'est l'EOS 1Ds et son capteur plein format de 11 millions de pixels qui fait office de référence dans le monde des reflex professionnels Canon. Aujourd'hui, avec plus de 10 millions de pixels de plus (EOS 5D Mark III), Canon doit être en mesure de proposer des objectifs à la hauteur des hautes définitions de ses appareils. La firme japonaise a déjà renouvelé son 70-200 mm f/2,8 en 2010.

Le 24-70 mm f/2,8 est la pièce maîtresse du trio incontournable pour un photographe professionnel : 16-35 mm, 24-70 mm et 70-200 mm. Avec ces trois optiques, tout photographe est armé pour répondre à près de 90% des demandes de ses clients. L'ouverture constante de f/2,8 garantit la possibilité de disposer des mêmes possibilités de prise de vue du 16 au 200 mm, permet de jouer facilement avec la profondeur de champ et d'être paré aux faibles conditions lumineuses à main levée.

La conception de ce 24-70 mm n'est pas une révolution. On note assez peu de différence avec l'ancien modèle si ce n'est une finition noir mat granulé et l'apparition d'un interrupteur pour bloquer de déploiement de l'objectif pendant le transport. La conception est proche de la perfection et l'objectif est particulièrement agréable et confortable à utiliser (souplesse et précision des bagues de mise au point et de zoom, rapidité et discrétion de l'AF). Le rapport poids / encombrement est parfait pour une utilisation avec un boîtier du calibre de l'EOS 5D Mark III. La qualité de construction est au rendez-vous, les finitions sont presque irréprochables.

Sur le terrain le 24-70 mm s'adapte à de nombreuses situations de prise de vue : le portrait, la nature morte, le reportage et le paysage principalement. Grâce à son ouverture constante de f /2,8, il est possible d'obtenir de très beaux flous d'arrière-plan pour mettre en avant les sujets principaux des images. Il est même relativement utile pour des photos rapprochées en proxy photographie. Cependant, dans les faits, il est vrai que l'absence de stabilisation optique se fait remarquer, surtout à 70 mm et montée sur un reflex équipé d'un capteur APS-C (EOS 7D par exemple). Cet oubli de Canon est incompréhensible et handicape les photographes dans certaines situations.

Pour ce qui est de la qualité optique, ce 24-70 mm est surprenant. Il est possible d'obtenir des images d'une qualité comparable à celle obtenue avec des focales fixes ! Les images sont définies et restituent de manière impressionnante les plus fins détails. Bien entendu, aux grandes ouvertures, le piqué n'est pas parfaitement homogène, mais dès que l'on ferme un peu le diaphragme, les résultats sont bluffants pour un zoom !

Cependant, d'autres légers défauts sont bien présents, même s’ils peuvent être corrigés de manière numérique par le l'appareil et les profils de correction optique ou bien en post production. Le vignetage se fait ressentir aux grandes ouvertures, les distorsions également aux focales extrêmes ainsi que les aberrations chromatiques.

Au final, Canon signe bien une optique d'exception même si, annoncée à près de 2700 euros, on ne peut lui pardonner l'absence de stabilisation optique.

Face à la concurrence

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| Tamron 24-70 SP Di VC USD

| [tab_prix2(,,,620,id_ln,,,)] |

Tamron SP 24-70 mm f/2,8 Di VC USD.

La firme nipponne a fait très fort en mettant à jour son 24-70 mm f/2,8 et en lui intégrant en plus une stabilisation optique. Lancée aux alentours des 1000 euros, on a du mal a essayer d'expliquer un écart de prix aussi important entre les deux objectifs. Reste à voir si la qualité optique du Tamron rivalise avec celle du Canon et si la qualité de construction est équivalente.

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| SIgma 24-70 f/2,8 EX DG HSM

| [tab_prix2(sigma,24-70 mm,2,1407,id_shopping,0,87058773,0)] |

Sigma 24-70 mm f/2,8 EX DG HSM.

Avec un prix sous la barre des 900 euros, le Sigma est un sérieux concurrent aux récentes versions Tamron et Canon. Il ne dispose pas de stabilisation optique, mais reste une référence incontournable pour les photographes aux moyens limités qui souhaitent travailler à f/2,8.

+
  • Qualité de construction, finitions
  • Piqué comparable à des focales fixes
  • Ouverture constante à f/2,8
  • Polyvalence
  • Beauté du bokeh
  • Pas de stabilisation optique
  • Prix très élitiste
  • Défauts optiques mineurs (distiorsions, aberrations chromatiques, vignetage)
Arthur Azoulay

Spécialiste des optiques et rédacteur en chef adjoint de Focus Numérique. La photo est pour lui une obsession. Ses publications 

Les prix
Canon EF 24-70 mm f/2,8 L II USM
Fnac.com marketplace 945,00 €
Priceminister 1365,00 € Voir l'offre
Amazon 1918,99 € Voir l'offre
Darty.com 1929,00 € Voir l'offre
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