MontureCanon EF
Format couvert24 x 36 mm
Plage focale16-35 mm
Équivalent 24x36 sur capteur APS-C25-56 mm
Ouverture maximalef/4
Ouverture minimalef/22
Distance de mise au point0,28 m
Nombre de lamelles du diaphragme9
Construction16 lentilles en 12 groupes
Éléments spécifiques2 éléments UD - traitement Super Spectra - traitement fluorite
Échelle des distancesOui
Rapport de reproduction0,23
MotorisationOui, USM
StabilisationOui, IS (4 IL)
Dimensions82,6 x 112,8 mm
Poids615 g
Étui soupleOui

Caractéristiques

Canon EF 16-35 mm f/4 L IS USM

Dans sa gamme professionnelle, Canon dispose désormais d'une solution complète avec trois zooms allant du 16 au 200 mm f/4 constant. Cette série d'optiques offre une solution nettement plus abordable que la traditionnelle gamme à f/2,8 constant. On avait un 70-200 mm f/4, un 24-70 mm f/4 et voici donc le petit dernier, le 16-35 mm f/4 constant.

Très bon point, même si certains trouveront la technologie inutile sur ce type de focales, le zoom grand-angle est équipé d'un système de stabilisation optique annoncé pour une compensation de 4 IL. Il est bien entendu pourvu d'une mototorisation USM.

Caractéristiques

Logo DxOCe test optique est basé en partie sur les mesures réalisées en laboratoire par DxOMark dans le cadre d’un partenariat conclu entre Les Numériques/Focus Numérique et DxO Labs. Créée par DxO Labs, DxOMark est la source d’information indépendante la plus fiable et la plus objective sur la mesure de qualité d’image. DxOMark a bâti sa réputation grâce à des protocoles de tests rigoureux, des outils de mesure de qualité industrielle et une base de données constituée de milliers de mesures d’appareils photo, d’objectifs et de téléphones mobiles. Les résultats complets des tests réalisés sur cette optique sont disponibles sur www.dxomark.com.

Prise en main

Comme souvent avec les objectifs série L de Canon, on ne peut pas reprocher grand-chose à leur qualité de construction. Il en va de même pour ce nouveau zoom grand-angle EF 16-35 mm f/4 L IS USM. L'objectif est réalisé dans un beau et solide plastique légèrement granuleux. On retrouve, bien entendu, le cercle rouge proche de la frontale qui signale son appartenance à la gamme professionnelle série L.

Canon EF 16-35 mm f/4 L IS USM

On ne va pas se mentir, l'objectif est assez lourd : il faut compter tout de même près de 615 g. Lorsque l'on sait que la version f/2,8 pèse 25 g de plus, il y a de quoi se poser des questions ! L'ajout de la stabilisation optique doit y être pour quelque chose.

Question taille, très bon point : il dispose d'une conception à encombrement constant et mesure donc un peu plus de 10 cm de long. Comme souvent, sur ce type de zoom, le pare-soleil ne modifie pas beaucoup la longueur de l'objectif.

Canon EF 16-35 mm f/4 L IS USM

La bague de mise au point est proche de la perfection. Elle est large et confortable à utiliser. La course est limitée et la fluidité, parfaite. L'objectif dispose même de repères de butées pour la distance minimale et l'infini : rien à redire donc. On retrouve aussi sur le dessus de l'optique un indicateur de mise au point dynamique : bon point. La bague de zoom est plus étroite, mais reste très confortable à l'usage. La course est aussi assez limitée mais elle manque malheureusement un peu de fluidité.

Canon EF 16-35 mm f/4 L IS USM

Sur le côté, on retrouve les deux traditionnels interrupteurs : un pour l'autofocus et l'autre pour la stabilisation optique.

Enfin, on apprécie le fait que l'objectif soit livré avec un pare-soleil et une housse de protection.

Tests mires

logo dxo

Canon EOS 5D Mark III

Voici une étude objective sur des tests labo. Ce travail est réalisé en partenariat avec DxO Mark qui s'occupe de la réalisation des mesures. Ici encore, les résultats de ces analyses sont à mettre correspondance avec le ou les boîtiers de tests que nous avons utilisés.

Nous avons opté ici pour un Canon EOS 5D Mark III.

Le test du Canon EOS 5D Mark III

Nos analyses sont basées sur des images réalisées en RAW et JPEG.

Facteur de transmission

Le facteur de transmission est une donnée intéressante. Il correspond à la quantité de lumière que laisse réellement passer l'objectif. Il est important de l'étudier à pleine ouverture, c'est-à-dire dans le cas où l'objectif est supposé laisser passer un maximum de lumière.

Le facteur de transmission de ce nouveau zoom est assez bon. On observe en moyenne un décalage de l'ordre de 1/3 d'IL avec des maximums à 0,4 IL aux plus grandes ouvertures.

Vignetage

Tous les objectifs donnent des images dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres. Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence en IL entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Nous avons décidé d'observer le vignetage aux grandes ouvertures. Le vignetage est exprimé en IL. -1 IL correspond à une sous-exposition équivalente à la fermeture de 1 diaphragme, ou la division par 2 du temps de pose ou de la sensibilité ISO.

échelle vignetage

Le vignetage est bien présent et visible, comme souvent, aux plus grandes ouvertures. À la focale la plus large et à f/4, comptez un décalage de près de 2 IL entre le centre et l'extrême bord des images. Aux autres focales, comptez un décalage de 1 IL qui s'atténue dès f/8.

Aberrations chromatiques

Les aberrations chromatiques résultent d'un problème de focalisation de la lumière variant selon les différentes longueurs d'onde des rayons lumineux. La mise au point ne peut pas être effectuée simultanément au même endroit pour les différentes couleurs du spectre. Ces légers décalages de mise au point entraînent l'apparition de bordures irisées colorées. Ces défauts se voient particulièrement lors des transitions précises du net au flou, sur les fins détails (très contrastés).

echelle ABEC

Pas d'aberrations chromatiques sur ce nouveau zoom !

Distorsions

Les objectifs ont tendance à tordre la réalité. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Bien entendu, sur un zoom grand-angle de ce type, il faut s'attendre à avoir des distorsions, surtout si vous aimez les photos avec des distances de mise au point courtes. C'est au 24 mm que vous obtiendrez les images les plus "droites" ; en dessous, on observe des distorsions en coussinets et au-dessus, en barillet.

Piqué (Acutance et visuel)

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre et d'une ouverture à une autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre et aux ouvertures moyennes : f/8 par exemple.

Le piqué va de plus dépendre de la définition du capteur de votre appareil — nous avons testé l'objectif avec un Canon EOS 5D Mark III de 22 millions de pixels —, et la taille de son capteur — 24 x 36 mm pour le Mark III. Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif. Le Canon 5D Mark III dispose d'une définition de 5920 x 3950 pixels. Chaque pixel mesurant 6 micromètres de côté, l'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/18.

Les résultats de ce nouveau zoom grand-angle sont excellents ! Même à la plus grande ouverture, f/4, les images sont nettes et détaillées du centre aux bords. Ce niveau de piqué est maintenu quelle que soit la focale utilisée, sauf au 35 mm. En effet, au maximum du zoom, on observe une baisse franche de l'homogénéité de l'optique, qui pèche sur les bords à partir de f/8.

acutance scale

***Toutes les mesures DxO Mark du Canon EF 16-35 mm f/4 L IS USM (en anglais)***

Tests terrain

  1. Focale et angle de champ
  2. Distorsions
  3. Vignetage
  4. Bokeh
  5. Stabilisation

Il faut bien distinguer deux approches dans le jugement de la qualité d'image que procure un objectif : la première se fait de manière subjective et observant des images ; la seconde est objective, en se basant sur les résultats de tests réalisés en laboratoire. L'une ne va pas sans l'autre. De plus, il faut tenir compte des caractéristiques de l'appareil utilisé dans le test.

Canon EOS 5D Mark III

Ici, nous avons opté pour le Canon EOS 5D Mark III équipé d'un capteur 24 x 36 mm de 22 millions de pixels. Le test terrain sert à l'évaluation subjective de la qualité d'image que procure l'objectif.

Test Canon EOS 5D Mark III

Focale et angle de champ

Une focale correspond à un angle de champ – ou angle de vision – couvert par l'appareil équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand-angle.

Voici ce que l’on obtient avec le 16-35 mm monté sur le Mark III, qui est équipé d’un capteur 24 x 36 mm. Monté sur un reflex équipé d'un capteur APS-C et avec le coefficient de conversion de 1,6x, on obtient un équivalent 25-56 mm. Cet objectif est idéal pour les paysages et la photo de reportage, par exemple.

Distorsions

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Les distorsions sont bien présentes et particulièrement visibles aux plus larges focales. Elles sont accentuées si le sujet est proche.

Vignetage

Tous les objectifs donnent une image dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres. Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence, en IL, entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

Comme toujours ou presque, avec le Canon, le vignetage est visible aux plus grandes ouvertures. Il reste modéré et pourra se corriger très facilement en post-production.

Bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou – notion très subjective, même si certains éléments permettent de prévoir les choses – sur des images à faible profondeur de champ. Il dépend de nombreux paramètres dont principalement la conception de l'objectif, la forme et la taille du diaphragme.

Ce type d'objectif est avant tout conçu pour des paysages ou du reportage. Les focales larges et l'ouverture maximale relativement faible limitent grandement les possibilités d'effet de bokeh.

Néanmoins, au 35 mm, à f/4 et en étant proche du sujet, il est possible d'obtenir un joli flou d'arrière-plan.

Stabilisation

Le principe d'un stabilisateur optique est simple : l'objectif est équipé d’une petite lentille montée sur un système de micromoteurs qui lui permet d’être mobile, c’est-à-dire de pouvoir bouger dans deux directions : verticale et horizontale. Ces micromoteurs sont actionnés grâce à un système gyroscopique qui détecte les moindres mouvements de l’objectif (et donc du bras du photographe), et les compense afin de les corriger.

Très schématiquement, si on monte très légèrement son appareil vers le haut, la lentille dans l’objectif se déplace vers le bas et les deux mouvements s’annulent d’un point de vue optique : c’est comme si on n’avait pas bougé.

Dans notre cas, nous avons testé la stabilisation à main levée au 35 mm sur un sujet fixe situé à environ 2 m de distance. Nous avons réussi à descendre au 1/8 de seconde et obtenir une image à peine satisfaisante en netteté. Cela nous donne un gain d'environ 2 IL, 1 IL pour être quasi sûr d'être net.

Ces résultats sont loin d'être exceptionnels, mais il faut souligner que sur ces temps de pose assez longs, même le meilleur stabilisateur optique ne peut rien pour vous. Leur réelle utilité est donc contestable sur ce type de focale. Enfin bon, 1 IL, c'est toujours 1 IL !

sta canon 16-35 F/4

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Exemples de photos

Canon EF 16-35 mm f/4 L IS USM exemple 5
Canon EF 16-35 mm f/4 L IS USM exemple 6
Canon EF 16-35 mm f/4 L IS USM exemple 7
Canon EF 16-35 mm f/4 L IS USM exemple 8
Canon EF 16-35 mm f/4 L IS USM exemple 9
Canon EF 16-35 mm f/4 L IS USM exemple 10
Canon EF 16-35 mm f/4 L IS USM exemple 11
Canon EF 16-35 mm f/4 L IS USM exemple 12
Canon EF 16-35 mm f/4 L IS USM exemple 13
Canon EF 16-35 mm f/4 L IS USM exemple 14

Verdict

Canon EF 16-35 mm f/4 L IS USM recommandé par Focus Numérique

Ce nouveau zoom grand-angle Canon EF 16-35 mm f/4 L IS USM fera le bonheur des amateurs de photos de paysage ou de reportage. Son ouverture de f/4 constante lui permet d'être utilisé de la même manière quelle que soit la focale et quelles que soient les conditions de prise de vue.

Bien armé pour les faibles conditions lumineuses, il dispose d'une stabilisation optique dont on peut discuter l'utilité tant les compensations de mouvements sont difficiles à gérer sur des temps de pose supérieurs à 1/30e de seconde. Nos tests nous ont permis de gagner 1 IL.

Bien entendu la version f/4 constant est beaucoup moins chère que la version en f/2,8, plus lumineuse — donc mieux préparée aux faibles lumières — et plus à même de produire de jolis flous d'arrière-plan.

La qualité optique est au rendez-vous avec un piqué fort et homogène du centre jusqu'aux bords des images, et ce, dès la plus grande ouverture (f/4). On apprécie l'absence d'aberrations chromatiques. Cet objectif procure un vignetage marqué aux plus grandes ouvertures et des images modérément distordues.

La qualité de fabrication n'a rien à envier à la version f/2,8, mise à part la fluidité de la bague de zoom. Très bon point, cet objectif est à encombrement constant, ce qui lui assure une bonne résistance aux conditions extrêmes de prises de vue.

Nous le recommandons sans grande hésitation.

+
  • Qualité de construction
  • Conception à encombrement constant
  • Bague de mise au point parfaite
  • Motorisation ultrasonique
  • Stabilisation optique
  • Pas d'aberrations chromatiques
  • Piqué élevé et homogène
  • Poids assez important
  • Manque de fluidité de la bague de zoom
  • Manque d'efficacité réelle de la stabilisation
  • Vignetage marqué aux grandes ouvertures
  • Distorsions modérées
Arthur Azoulay

Spécialiste des optiques et rédacteur en chef adjoint de Focus Numérique. La photo est pour lui une obsession. Ses publications 

Les prix
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