MontureCanon EF
Format couvert24 x 36 mm
Plage focale100-400 mm
Équivalent 24x36 sur capteur APS-C150-600 mm
Ouverture maximalef/4,5-5,6
Ouverture minimalef/32
Distance de mise au point1,8 m
Nombre de lamelles du diaphragme9
Construction21 lentilles réparties en 16 groupes
Éléments spécifiquesélément traité à la fluorite et un verre super ED
Échelle des distancesOui
Rapport de reproduction0,31x
MotorisationOui, USM
StabilisationOui
Dimensions94 x 193 mm
Poids1,64 kg
Étui soupleOui

Flash test

La nouvelle version du 100-400 mm vient donc remplacer celle de 1998 et apporte son lot de nouveautés.

En premier lieu, c'est la formule optique qui a été revue à la hausse : 21 verres répartis en 16 groupes, incluant un élément traité à la fluorite et un verre super ED, le tout avec un diaphragme à 9 lamelles. L'objectif permet une mise au point à moins de 1 m et assure un grossissement maximal de 0,31x. De plus, la stabilisation a elle aussi grandement évolué avec le temps, passant de 1,5 stop pour le modèle d'il y a 16 ans à 4 stops pour l'actuel. La stabilisation est articulée autour de 3 modes : standard, panning et "durant l'exposition uniquement". Enfin, l'optique est accompagnée d'un pare-soleil doté d'accès latéraux permettant de changer les filtres sans avoir à le retirer du zoom. Les filtres ont un diamètre de 77 mm.

Ce zoom, qui mesure 94 mm de diamètre pour 193 mm de long, pèse 1,570 kg sans le collier de fixation pour trépied et 1,640 kg avec.

Le Canon 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS II USM sera disponible au tarif annoncé de 2 300 €.

Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM

Caractéristiques

Prise en main

La prise en main de ce nouveau 100-400 mm série L est excellente. On retrouve, comme sur tous les "blancs", une qualité de construction et de finition irréprochable. L'objectif est complet avec un collier de fixation pour trépied, avec lequel il pèse plus de 1,6 kg. Il est donc nécessaire de fixer le trépied à ce collier plutôt qu'au boîtier, pour ne pas trop tirer sur la monture de l'appareil. Le collier tourne et il est possible d'ôter la platine principale. Malheureusement, il n'est pas possible de l'enlever totalement.

Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM

L'encombrement de l'objectif est imposant : comptez moins de 20 cm en position 100 mm, et environ 29 cm en position 400 mm sans pare-soleil (il n'est donc pas à encombrement constant). Malgré cela, il dispose d'une conception "tout temps" avec une protection contre l'humidité et la poussière.

L'objectif est assez complet. Il dispose d'un indicateur de distance de mise au point dynamique, d'un limitateur de plage de mise au point, d'un interrupteur pour activer la stabilisation optique et d'un interrupteur pour passer d'une stabilisation à 2 axes à une stabilisation à 1 axe.

Notons qu'il est livré avec un pare-soleil et une housse de transport.

Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM

L'ancien modèle avait un fonctionnement à pompe : il fallait tirer ou rentrer la partir extérieure de l'optique pour modifier la focale. Cela avait un avantage indéniable : une extrême rapidité pour passer du 100 au 400 mm ; par contre, cela manquait cruellement de précision. Ce nouveau modèle propose une solution alternative. Il dispose d'une réelle bague de zoom large et confortable à utiliser. La fluidité est bonne et la course, modérée. Il est aussi possible de tirer manuellement la bague externe de l'optique et de passer sur un système à pompe. Attention de ne pas trop tirer sur le pare-soleil, au risque de le casser.

La bague de mise au point manuelle est très agréable à l'usage. Elle est large et confortable. Très bon point, il est possible de régler légèrement sa fluidité avec un collier de serrage afin d'ajuster le niveau de précision. La course entre la distance minimale de mise au point et l'infini est un peu longue.

Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM

Test labo

Nous avons testé le 100-400 mm avec un Canon EOS 5D Mark III et son capteur 24 x 36 mm de 22 Mpx (6 µm de côté).

La notion de piqué est assez délicate à traiter. C'est ce que l'on peut assimiler à la "sensation de netteté" et/ou à la "précision" que l'on observe sur une image. Elle peut être très différente d'un objectif à un autre, d'une focale à une autre et d'une ouverture à une autre. Elle peut aussi varier entre le centre et les bords de l'image. On a coutume de dire que le piqué est optimal au centre et aux ouvertures moyennes : f/8 ou f/11 par exemple.

De plus, le piqué va dépendre de la définition du capteur de votre appareil (nous avons testé l'objectif avec un 5D Mark III de 22 Mpx) et la taille de son capteur (24 x 36 mm pour le 5D Mark III). Plus les pixels sont petits, plus le système montrera ses limites à cause de la diffraction. Ce phénomène s'amplifie à mesure que l'on ferme le diaphragme de l'objectif.

Le 5D Mark III dispose d'une définition de 5920 x 3950 px. Chaque pixel mesure donc 6 µm de côté. L'ouverture minimale conseillée pour éviter les problèmes de diffraction est donc de f/16 !

Le comportement de l'optique est relativement bon. Elle est particulièrement homogène en fonction des différentes focales et ouvertures. On peut donc s'attendre au même type de performances, quelle que soit la configuration. Le piqué est bon, mais pas extraordinaire. Il est même presque un peu décevant pour un objectif de ce calibre. Par contre il a le mérite d'être très homogène sur l'ensemble de l'image, du centre jusqu'aux bords.

Test terrain

La focale

Une focale correspond à un angle de champ – ou angle de vision – couvert par l'appareil équipé de l'objectif. Plus la focale est importante, plus l'angle de champ est réduit : on parle de longue focale. À l'inverse, plus la focale est courte, plus l'angle de champ est large : on parle de grand-angle.

Voici ce que l’on obtient avec le 100-400 mm monté sur le Canon EOS 5D Mark III, qui est équipé d’un capteur 24 x 36 mm. Monté sur un reflex équipé d'un capteur APS-C et avec le coefficient de conversion de 1,6x, on obtient un équivalent 160-640 mm.

Cet objectif est idéal pour les photos d'action et animalières. Les très longues focales permettent de garder une grande distance avec les scènes ou les sujets que l'on souhaite photographier.

Le vignetage

Tous les objectifs donnent une image dont la périphérie, et particulièrement les coins, sont plus sombres. Le vignetage se mesure en IL (Indice de Lumination) : la valeur indiquée mesure la différence, en IL, entre la quantité de lumière reçue par les bords et celle reçue au centre.

On ressent un léger vignetage jusqu'à f/8 à toutes les focales. C'est bien entendu aux plus grandes ouvertures qu'il est le plus prononcé, mais il reste dans l'ensemble assez discret et pourra aisément être corrigé en post-production.

Distorsions

Les objectifs ont tendance à "tordre la réalité". Les aberrations géométriques apparaissent lorsque l'on s'éloigne des conditions de Gauss. On rencontre deux types de distorsions géométriques : les distorsions en coussinets et les distorsions en barillets.

Les distorsions sont assez discrètes, mais bien présentes. On les ressent principalement aux plus longues focales. Elles seront corrigées très facilement à l'aide d'un logiciel de post-production comme Lightroom ou DxO Lab par exemple.

Stabilisation

Le principe d'un stabilisateur optique est simple : l'objectif est équipé d’une petite lentille montée sur un système de micromoteurs qui lui permet d’être mobile, c’est-à-dire de pouvoir bouger dans deux directions : verticale et horizontale. Ces micromoteurs sont actionnés grâce à un système gyroscopique qui détecte les moindres mouvements de l’objectif (et donc du bras du photographe), et les compense afin de les corriger. Très schématiquement, si on monte très légèrement son appareil vers le haut, la lentille dans l’objectif se déplace vers le bas et les deux mouvements s’annulent d’un point de vue optique : c’est comme si on n’avait pas bougé.

Nous avons testé la stabilisation optique sur 2 axes, au 400 mm à main levée, avec un sujet à environ 2 m. Nous avons réussi à descendre au 1/100 s sans observer de flou de bougé photographe très gênant. Cela permet donc un gain de 2 IL.

Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM

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Bokeh

Le bokeh est à mettre en relation avec la profondeur de champ. On peut le comparer à la "qualité" du flou ou encore à la manière dont l'objectif passe du net au flou – notion très subjective, même si certains éléments permettent de prévoir les choses – sur des images à faible profondeur de champ. Il dépend de nombreux paramètres dont principalement la conception de l'objectif, la forme et la taille du diaphragme.

Les longues focales sont très appréciées pour les effets de bokeh. En effet, les perspectives sont écrasées et les différents plans se démarquent bien. En outre, plus la focale est longue, plus la profondeur de champ est courte. Même avec des ouvertures maximales limitées, l'arrière-plan est donc ici facilement noyé dans un beau flou.

Galerie terrain

Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM II exemple 1
Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM II exemple 2
Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM II exemple 3
Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM II exemple 4
Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM II exemple 5
Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM II exemple 6
Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM II exemple 7
Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM II exemple 8
Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM II exemple 9
Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM II exemple 10
Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM II exemple 11
Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM II exemple 12
Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM II exemple 13

Verdict

Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM

Au final, cet objectif est un très bon compagnon pour les amateurs de photo animalière. Sa plage de focale permet de garder une bonne distance vis-à-vis du sujet tout en réalisant des cadrages serrés. La stabilisation optique joue son rôle et rend l'objectif plus polyvalent à main levée.

Cependant la configuration f/5,6 à 400 mm à main levée, même avec la stabilisation, demande un temps de pose relativement court (1/200 s) et donc une lumière suffisante si l'on veut éviter de monter dans les ISO. Autrement dit, oubliez les photos en intérieur sans devoir passer la barre des 1 250 ISO !

La prise en main est très bonne, la qualité de construction, remarquable et la manipulation, assez confortable. Sur le terrain, on notera tout de même la dureté de la bague de zoom qui est un peu handicapante dès qu'il faut la manipuler rapidement. La qualité optique est quant à elle bonne, sans être extraordinaire.

+
  • Plage de focale et polyvalence
  • Qualité de construction et de finition
  • Stabilisation optique
  • Qualité optique homogène
  • Bague de mise au point réglable
  • Ouvertures maximales limitées
  • Niveau de piqué global un peu décevant
  • Léger vignetage
  • Légères distorsions
Arthur Azoulay

Spécialiste des optiques et rédacteur en chef adjoint de Focus Numérique. La photo est pour lui une obsession. Ses publications 

Les prix
Canon EF 100-400 mm f/4,5-5,6 L IS USM II
Fnac.com 2089,99 €
Darty.com 2219,00 € Voir l'offre
Boulanger.com 2219,00 € Voir l'offre
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