La technique photo du collodion humide a été popularisée, entre autres, par le photographe français Nadar. Essayons de retrouver l'esprit de ces clichés anciens, l'éther en moins.

De son vrai nom Félix Tournachon, Nadar s’est illustré au milieu du XIXe siècle avec ses caricatures, mais également avec ses photos de portrait réalisées en studio selon le procédé du collodion humide sur plaque de verre. Loin de permettre l'obtention d’un résultat identique, nous vous proposons une solution de retouche pour obtenir un effet qui s’en approche sur vos photos numériques.

Pas de décor, des cadrages peu serrés où le sujet est coupé à la taille ou à mi-cuisse et regarde généralement face à la caméra : ainsi pourrait-on définir l’esthétique des portraits de Nadar qui vit défiler dans son atelier de nombreuses célébrités, comme Claude Monet, Charles Baudelaire, Guy de Maupassant ou Sarah Bernhardt. Pionnier des techniques d’éclairage, il s’essaya à la poudre de magnésium avant de modeler plus subtilement la lumière avec des jeux de réflecteurs et de miroir. Une technique qu’il a décrite dans son livre Quand j’étais photographe.

Je tentai de tamiser ma lumière en plaçant une glace dépolie entre l'objectif et le modèle, ce qui ne pouvait m'amener à grand-chose ; puis plus pratiquement je disposai des réflecteurs en coutil blanc, et enfin un double jeu de grands miroirs répercutant par intermittences le foyer lumineux sur les parties ombrées. J'arrivai ainsi à ramener mon temps de pose à la moyenne diurne et finalement je pus obtenir des clichés à rapidité égale et de valeur tout à fait équivalente à celle des clichés exécutés quotidiennement dans mon atelier.

Nadar, Quand j'étais photographe

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Pascale Brites

Journaliste technique, elle renforce l'équipe de rédaction en publiant des actualités et des articles pratiques. Ses publications 

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