Photographier une manifestation est toujours un exercice formateur et plaisant, car il est facile d’y faire des photos fortes et symboliques. Mais depuis notre premier sujet publié fin 2015, le climat des rassemblements a quelque peu changé et des scènes de violence y sont de plus en plus fréquentes. Il semble donc nécessaire d’y revenir et de s’attarder un peu plus sur la couverture photographique des débordements.

Photographier les débordements en manifestation

Au cours des deux dernières années, plusieurs événements ont contribué à changer la configuration de certaines manifestations. En effet, que ça soit l’instauration de l’état d’urgence entre novembre 2015 et novembre 2017, le mouvement social de 2016 contre la loi El-Khomri, les affaires Théo et Adama ou encore l’élection présidentielle de 2017, tous ces événements ont vu – et contribué à – l’émergence d’une nouvelle radicalité d’action et de techniques de maintien de l’ordre. Le but n’est pas de discuter de l’intérêt ou du bien-fondé de la violence d’un côté comme de l’autre, mais de partir d’un simple constat : couvrir photographiquement une manifestation peut aujourd’hui vous amener à faire face à des scènes de violence. Il semble donc nécessaire de faire un point tant sur des questions techniques que sur votre propre sécurité si vous souhaitez les photographier.

Préparer la manifestation

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Samuel Boivin
Samuel Boivin

Grand reporter spécialiste du Val-de-Marne, se revendique d'Albert Londres, Günter Wallraff et autres Robert Namias. Ses publications