Les cailloux craquent sous les pieds à la gare de Bayeux, encore en pleins travaux. Difficile de s'imaginer que les vaches (forcément normandes) broutant dans les pâturages qui avoisinent le centre-ville ont cohabité du 2 au 8 octobre 2017 avec des images et des textes couvrant les conflits syrien et libyen, la bataille de Mossoul et la lutte contre la drogue aux Philippines. Car, oui, pendant une semaine et pour la vingt-quatrième fois depuis 1994, cette petite ville du Calvados est devenue l'épicentre mondial des correspondants de guerre, qu'ils officient à la radio, à la télévision ou dans la presse écrite, papier et web.

Prix Bayeux 2017Dans les rues moyenâgeuses de Bayeux, sur les murs de la cathédrale, le reportage Exode de Mossoul, du photographe danois Jan Grarup, s'expose sur des bâches en 2 x 3 m.

Nous avons tous déjà entendu parler de Bayeux. Mais oui, souvenez-vous de vos cours d'histoire au collège ! Bayeux, ville de la tapisserie homonyme, broderie de presque 7 m de long retraçant l'épopée de Guillaume le Conquérant parti traverser la Manche pour reprendre à Édouard le Confesseur la couronne d'Angleterre lors de la bataille d'Hastings (1066). Bayeux qui, un peu moins de neuf siècles plus tard, sera la première ville à être libérée lors de l'opération Overlord puisque les plages du débarquement de 1944 ne se trouvent qu'à quelques kilomètres. Pas étonnant du coup que la gare ferroviaire se trouve au bout du boulevard Maréchal Montgomery. Et l'histoire, lors du prix de Bayeux, ne vous quitte jamais vraiment.

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