Test terrain jour 1

Pour tester le nouveau boîtier 24x36 pro Sony, nous n'avons pas hésité à le confronter à un reportage sportif et pas n'importe lequel : un tournoi de badminton et plus exactement les Yonex internationaux de France qui se sont déroulés à Paris du 23 au 28 octobre. Pas facile...à la fois pour l'appareil et pour le photographe, car tout va vite : le volant, les joueurs, surtout en double. Pour l'occasion, je suis équipé d'un 24-70 mm f/2,8 Zeiss et un télézoom 70-400 mm f/4-5,6, sans doute un peu long pour un sport en salle.

Sony Alpha 99 exemple 1

Une fois l'accréditation obtenue et le chasuble de rigueur endossée, direction les deux terrains de jeu montés au stade Pierre de Coubertin, Paris 16e. Les zones réservées à la presse sont précises, il n'est pas possible de se placer où bon vous semble et le flash est naturellement interdit pendant les matchs. Avant de m'approcher des joueurs, je préfère prendre un peu de hauteur pour un premier contact avec la salle. Avec le 70-400 mm monté sur un monopod, je grimpe au dernier balcon de la salle. Finalement l'optique est à l'aise à cette distance, mais le 400 mm reste un peu long. Pour garder un peu d'espace autour du joueur et capturer les mouvements du volant, j'oscille en 150 et 250 mm. Il est intéressant de noter qu'il est possible de réaliser un recadrage direct sur le capteur pour passer d'un mode 24x36 à APS-C. Le recadrage est alors visible immédiatement dans le viseur. Le passage au format APS-C laisse la possibilité de photographier en 10 Mpx, ce qui est largement suffisant pour un A3. Vous pouvez «zoomer» encore plus avec un coefficient multiplicateur 2x qui transforme alors le 400 mm en un superbe 800 mm...pratiquement inutilisable dans mon cas, mais qui sera sans doute apprécié par les photographes animaliers.

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La paire mixte chinoise *Chen Xu* / *Jin Na* en pleine action. Les deux joueurs remporteront le titre à la fin du tournoi.
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Le Malaisien *Daren Liew* en 6000x4000 pixels. Le joueur se hissera sur la première marche du podium le lendemain..
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Positionné un peu plus loin, j'enclenche le zoom numérique x2, les fichiers ne font plus que 4,6 Mpx. Ici, la japonaise *Eriko Hirose*.

Sensibilité ISO

Pour ces premières images, je positionne le boîtier en mode S au 1/400 s avec la stabilisation mécanique enclenchée et la sensibilité ISO placée en mode automatique. En effet, j'espère que le capteur est capable de délivrer de belles images jusqu'à 3200 ISO et je ne souhaite pas m'occuper de ce paramètre à la prise de vue. Les menus sont clairs et l'interface graphique plutôt agréable. Le boîtier se prend rapidement en mains. J'apprécie particulièrement l'affichage en surimpression de certaines options sur l'écran à l'aide de la touche Fn (sensibilité ISO, mesure de la lumière, gestion du flash, détection des visages...).

L'éclairage de la salle semble important, pourtant, le boîtier monte rapidement dans les tours et pour arriver à déclencher au 1/400 s, l'Alpha 99 sélectionne automatiquement 2000 / 3200 voire 4000 ISO. Même à cette vitesse, certains mouvements ne sont pas correctement figés notamment au niveau des bras. J'ai un peu de mal au début à caler le déclenchement avec les gestes, rapides, des joueurs afin d'avoir le volant dans le champ. Au fur et à mesure de la journée, j'apprends à anticiper les phases de jeu et les déclenchements s'enchaînent beaucoup plus naturellement. Je supprime assez rapidement le visionnage automatique des images dans le viseur qui vient troubler le suivi du match. Du coup, les images ne s'affichent pas au dos de l'appareil non plus et pour vérifier un cliché juste après le déclenchement, il est impératif d'appuyer sur la touche lecture. Il serait intéressant de dissocier le visionnage automatique dans le viseur et sur l'écran pour plus de souplesse.

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L'Allemande Juliane Schenk face à l'Indienne Saina Nehwal. À droite, le danois Jan O Jorgensen.

Les images à 3200 ISO sont correctes, mais le traitement interne est un peu fort. Sur certaines zones, le lissage est excessif pour limiter le moutonnement et l'accentuation est globalement un peu appuyée pour donner un peu de punch aux images, les résultats n'étant pas toujours heureux. Le traitement des fichiers raw avec Lightroom donne, à mon avis, des résultats plus séduisants, mais le temps en post traitement est alors beaucoup plus long. Il faut également attendre la mise à jour de DxO Optics Pro qui est particulièrement puissant dans ce domaine.

Sony Alpha 99 comparaison fichier JPeg / raw développé par Lightroom à 3200 ISODétails de deux images à 100% à 3200 ISO.

Sony Alpha 99 comparaison fichier JPeg / raw développé par Lightroom à 6400 ISO

Détails de deux images à 100% à 6400 ISO.

Une fois de plus la taille importante des images (6000x4000 pixels) facilite grandement l'exploitation des images, même bruitées, sur Internet dans des dimensions qui ne dépassent généralement pas 800 pixels de largeur.

La balance des blancs automatique m'a donné également quelques soucis avec l'éclairage artificiel du stade Pierre de Coubertin avec un rendu très chaud des images. Un étalonnage du système avec une feuille blanche s'avèrerait sans doute très utile dans ce contexte.

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La paire danoise *Christinna Pedersen* (gauche) / *Kamilla Rytter Juhl (droite)*. Les deux joueuses termineront deuxièmes derrière les Chinoises.

Sony alpha 99 test terrain balance des blancs

Mode rafale à 6 vps

Je passe du mode single en mode rafale Hi qui devrait me laisser l'occasion de déclencher en rafale à 6 vps. J'enregistre en Raw + JPeg. Les premières images se succèdent rapidement et la rafale est au rendez-vous, mais la carte peine à avaler la quantité importante d'images (Panasonic UHS-I). Après quelques essais, je décide de passer en JPeg simple pour à la fois simplifier la sélection des images sur l'ordinateur, et ménager l'espace de mes cartes mémoire (chaque Raw fait environ 25 Mo et le JPeg environ 7-8 Mo). Chaque déclenchement produit environ 30-35 Mo de donnée. En 1 seconde, je n'ai pas moins de 180 Mo à écrire sur les cartes...Il ne faut pas avoir l'index trop lourd ou se munir de cartes de grandes capacités. Dans l'Apha 99, j'ai logé deux cartes SD de 8 Go, ce qui permet de voir venir. J'apprécie que Sony n'ai pas encore opté pour le format XQD (comme sur le Nikon D4) et conserve deux emplacements avec le même format de carte. Les SD sont maintenant assez rapides pour soutenir la comparaison avec les cartes CF, même si je conserve un petit faible pour ces dernières plus résistantes.

Sony Alpha 99 test review mode rafale 24 mpx / 6 vpsMode rafale à 6 vps en 24 Mpx (JPeg). En pleine action la paire danoise Christinna Pedersen / Kamilla Rytter Juhl.

Le passage en JPeg ne change pas la cadence de la rafale. Je tente de baisser la définition des images pour voir si je note une variation. Mais non, l'appareil reste sur sa cadence initiale. Une cadence qui permet déjà de décomposer les mouvements des différents joueurs. Sans être parfaitement à l'aise, l'Alpha 99 ne se laisse pas décontenancer par le jeu rapide des danoises ou des Coréens. C'est plutôt un bon signe. Je décide alors de m'approcher du terrain de jeu.

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Autofocus

Changement de décor et je me faufile dans les coulisses de l'organisation pour entrer dans l’arène de jeu. Le plus discrètement possible, je m'approche des limites du terrain et troque le 70-400 mm contre un 24-70 mm f/2,8 nettement plus approprié à cette distance du jeu. Je rejoins nombre de confrères déjà présents et me place d'un côté du filet. La place idéale se situe entre les deux caméras de télévision au niveau du filet pour pouvoir photographier les adversaires sans le filet. Je dois patienter un peu, mais j'en profite pour effectuer quelques tests. À cette distance, le jeu semble plus rapide et il faut constamment suivre les joueurs pour les garder dans le champ. J'essaie différents modes autofocus, mais les modes AF-C / AF-D semblent les plus efficaces dans les conditions de prise de vue. Je tente également le suivi de sujet (avec sélection avec le joystick). C'est assez efficace sur un sujet simple, mais en double, le système est vite piégé lorsque les joueurs se croisent. En outre, la surface AF n'est pas assez importante pour suivre les mouvements rapides du joueur et il faut souvent repositionner le collimateur. La désélection du sujet est indiquée en noir dans l'écran pendant une petite seconde, ce qui empêche de suivre le déroulement du match et, au final, c'est assez agaçant. Globalement, l'autofocus donne de bons résultats et j'ai peu de clichés complètement flous sur les séries réalisées durant l'après-midi. Pourtant en observant les clichés à 100%, on s'aperçoit que les images ne sont pas très piquées, voire très molles. S'il est possible de mettre en question l'autofocus, le lissage du bruit électronique y est sans doute pour beaucoup.

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L'Indienne *Saina Nehwal* sortira vainqueur du match l'opposant à l'allemande *Juliane Schenk*.

Viseur électronique

Autour de moi, les Nikon D4 et autres Canon 1D Mark IV crépitent avec des cadences qui doivent frôler les 10 vps. Avec mon boîtier Sony et mon optique Zeiss je dénote un peu sur un terrain où les deux marques phares ne semblent pas vouloir laisser de place. Mes collègues, plutôt curieux, viennent me poser des questions et certains connaissent déjà le boîtier, mais sont curieux d'essayer le viseur électronique. Au final, peu sont convaincus par celui-ci. La transition sera sans doute un peu longue et le pari pas forcément gagné d'avance. Pour ma part, je m'habitue bien à cette visée riche (trop ?) en informations : niveau électronique, histogramme d'exposition...La balance des blancs, immédiatement perceptible dans le viseur, est également un atout indéniable. Je craignais également d'être troublé par une latence à l'affichage, mais au final, la fluidité est vraiment au rendez-vous, même si en prêtant attention, on pourra toujours noter un peu de rémanence en basse lumière.

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La concentration de l'Anglaise *Imogen Bankier* au service et la déception de l'Allemande *Juliane Schenk*.

Les délicats changements de luminosité (l'affichage met un certain temps à compenser l'exposition) ne sont vraiment visibles dans les conditions de prise de vue. Je regrette peut-être que le grossissement ne soit pas plus important pour mieux s'immerger dans le cadre visé. Le dégagement oculaire est correct sans plus. Pour suivre plus facilement le jeu, je préfère garder les deux yeux ouverts, ce qui me permet d'anticiper plus facilement les trajectoires des volants, et donc les mouvements des joueurs.

Au final, le viseur électronique est sans doute le point le plus discutable du SLT Alpha 99. Je pense qu'une grande partie des photographes professionnels habitués à leur viseur optique ont encore du mal à imaginer un viseur électronique. Lorsqu'on achète un 24x36, le viseur optique large et lumineux fait partie du rêve qui va bien au-delà du simple aspect technique. J'avoue que je m'attendais à un bond technologique avec l'Alpha 99 avec une meilleure définition et un meilleur rendu du contraste. Le A99 reconduit une technologie qui date de l'Alpha 77. Certes, ce viseur électronique est sans doute ce qui se fait de mieux actuellement, mais le rendu n'est pas encore à la hauteur d'un viseur optique et les avantages (informations, balance de blancs, visée dans le noir) ne sont pas simples à faire accepter vis-à-vis des contraintes (dynamique, réactivité) en présence. Ce choix technologique (le viseur optique de l'Alpha 900 étant tout simplement exceptionnel) alimentera surement pendant longtemps les discussions.

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Le double mixte opposant la paire chinoise Chen Xu / Jin Ma aux anglais Imogen Bankier / Chris Adcock.

Rafale à 10 vps

Pour montrer aux autres photographes que mon boîtier «en a sous la pédale», je positionne le barillet des modes d'exposition sur le mode rafale à 10 vps. L'Alpha 99 bascule alors automatiquement dans une définition moindre qui «tombe» à 4,6 Mpx (taille S). On est loin des 24,4 Mpx du capteur, mais la cadence est vraiment impressionnante. Attention, la mise au point et l'exposition sont figées sur la première vue. Sur les différents essais réalisés pendant la compétition, cela n'a pas posé trop de problèmes, les joueurs se déplaçant latéralement. Ce mode serait inutilisable avec un sujet se déplaçant vers moi.

Sony Alpha 99 rafale à 10 vpsMode rafale 10 vps (4,6 Mpx).

Dans le mode 10 vps, le cadrage est moins large et la zone AF couvre une bonne partie de la visée (presque totalement). Toutefois, les collimateurs sont moins denses, mais globalement l'autofocus fonctionne parfaitement.

Une telle cadence permet de bien décomposer les mouvements des joueurs. J'apprécie la discrétion du boîtier même à 10 vps, même si l'ambiance sonore dans le stade est plutôt explosive. En mode normal, le déclenchement est également assez silencieux (pas de mouvement de miroir), mais le chuintement de l'obturateur est assez désagréable.

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Un superbe retour du Malaisien *Daren Liew*.

Vidéo

L'un des atouts de l'Alpha 99 est la possibilité de transformer l'appareil photo en véritable caméscope équipé d'un autofocus réactif. Pour un reportage sportif, cela représente deux atouts : vous pouvez filmer et rapporter un moment de l'évènement sportif, et également effectuer des interviews des joueurs après leur match, le tout avec le même équipement. Si pour capter l'ambiance sonore d'un évènement, les micros stéréo du boîtier font parfaitement l'affaire, il faudra s'équiper soit d'un micro canon externe ou d'un micro libre pour focaliser la captation sonore sur les paroles de l'interviewé. En plus de l'autofocus, l'Alpha 99 est l'un des rares boîtiers photo à proposer un enregistrement vidéo en HDTV 1080 à 50 images pleines. Pour l'extrait présenté ci-dessous, le boitier était positionné en 25 vps, ce qui est un peu juste pour suivre les déplacements rapides des joueurs. Vous pouvez également télécharger l'extrait au format .MTS non recompressé pour un visionnage sur Internet.


Autonomie

Débuté à 15h30, le reportage se termine à 18h45 après plus de 1840 déclenchements, quelques minutes de vidéo et une batterie à 0%. Je pensais que le viseur électronique et le bel écran auraient raison beaucoup plus rapidement de la batterie. D'ailleurs Sony annonce 410 vues (normes CIPA) avec la batterie livrée. Finalement, cette autonomie est une excellente surprise, même si les conditions de reportage ne sont pas représentatives d'une utilisation classique. En outre, il sera toujours possible d'associer au boîtier un grip d'alimentation qui permet d'utiliser jusqu'à 3 batteries simultanément. Un grip qui facilite également grandement l'utilisation verticale de l'appareil. Notez qu'il est possible de suivre l'évolution de l'état de la batterie de manière précise avec un affichage en pourcentage, assez précis sur l'écran ou dans le viseur, ce qui appréciable par rapport aux 3 ou 4 barres de niveau des autres reflex.

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Le danois Jan O Jorgensen n'a pas été assez rapide cette fois.

Au final et sur cette première journée de test

Sur un terrain pas facile, l'Alpha 99 s'est plutôt bien sorti de ce reportage. La cadence rafale à 6 vps est bien au rendez-vous et le viseur électronique n'a pas montré trop de faiblesses. La plus grande déception reste sans doute la gestion du bruit électronique au-delà de 3200 ISO en JPeg. Pour le sport en salle et pour atteindre des vitesses d'obturation suffisante, il faut monter dans les tours (vives les optiques f/2,8 !!) en sensibilité ISO et il faut bien avouer que l'Alpha 99 n'est pas vraiment à l'aise et certains clichés sont vraiment mous. Mais ce dernier a d'autres atouts comme un vrai mode vidéo avec autofocus, un écran orientable, un autofocus globalement réactif.

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Deux phases de jeu de la paire anglais *Imogen Bankier* / *Chris Adcock*.

Un grand merci à Bastien Hug-Fouché de l'agence BlackBoard pour m'avoir ouvert les portes du stade Pierre de Coubertin à l'occasion des Yonex Internationaux de France de Badminton.

Licence Creative Commons
Test Sony Alpha 99 aux internationaux de France de Badminton de Renaud Labracherie est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 France.

Gestion du bruit électronique

Pour son retour sur le marché des boîtiers 24x36, Sony s'est offert un capteur Cmos 24,3 Mpx sans doute proche du modèle qui équipe le Nikon D600. Celui-ci offre une large plage de sensibilités ISO qui s'étend de 50 à 25 600. Lors de la sortie de l'Alpha 900, le boîtier avait été critiqué pour sa gestion «moyenne» du bruit électronique en JPeg et DxO Optics Pro en avait profité pour faire parler de lui en traitant les fichiers bruts de manière remarquable. 4 ans plus tard, les ingénieurs ont-ils réalisé des progrès avec l'Alpha 99 ?

Pour notre test, nous reprenons le protocole habituel : la scène est éclairée sous 200 lux, l'Alpha 99 positionné en mode M avec le couple 1/4 s et f/5,6 pour une valeur ISO de 100. Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100% et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (ARW).

Les JPeg

Premier constat : l'Alpha 99 expose à gauche et les images sont assez denses surtout lorsque l'on compare les fichiers avec les JPeg du Nikon D600 qui a la tendance inverse. De 50 à 400 ISO, le boîtier Sony délivre de belles images avec un bruit électronique peu visible à 100% sur écran. Un léger lissage des plus fins détails est perceptible à 800 ISO, mais les images conservent une bonne tenue, et ce, jusqu'à 1600 ISO. En passant à 3200 ISO, la situation change et le lissage est nettement plus visible, notamment sur les aplats colorés. Le moutonnement est également visible dans les zones sombres. À cette sensibilité, le D600 présente un grain beaucoup plus fin et plus agréable. Notez toutefois que Sony semble appliquer un traitement localisé du bruit, car certains aplats (les noirs notamment) apparaissent étonnamment propres. Globalement et sur notre scène test, les images à 3200 sont encore parfaitement exploitables. Sur le reste de la plage ISO, l'Alpha 99 est relativement fiable : le grain monte, mais les pixels colorés sont rares et le niveau de détail reste satisfaisant. On pourra juste regretter la forme du grain qui ,associé au lissage, n'est pas très esthétique. Le traitement localisé du bruit présente toutefois un intérêt à 12 800 ISO, l'Alpha 99 délivre encore d'étonnants clichés.

Pixum partenaire de Focus Numérique pour l'évaluation de la qualité des imagesPour l'observation de la qualité des images en format 30x45 cm, nous réalisons un tirage chez notre partenaire Pixum. Cela nous permet de comparer facilement les appareils à la plus basse sensibilité et à 6400 ISO.

Naturellement, le Sony Alpha 99 sera souvent utilisé en Raw + JPeg ou Raw «tout simple». Nous reviendrons plus largement sur ce thème avec les mesures DxO, mais nous pouvons d'ores et déjà comparer les résultats JPeg / développement Lightroom 4 sur des images à 3200 ISO et 12800 ISO avec un traitement du bruit de luminance à 35%.

Sony Alpha 99 3200 ISO JPeg / Raw Lightroom comparaison3200 ISO : JPeg de boîtier à gauche, raw développé par Lightroom 4.2 à droite. Vous pouvez télécharger le fichier en cliquant sur le lien.

Sony Alpha 99 12800 ISO JPeg / Raw Lightroom comparaison12800 ISO : JPeg de boîtier à gauche, raw développé par Lightroom 4.2 à droite. Vous pouvez télécharger le fichier en cliquant sur le lien.

Vous pouvez également comparer les images du Sony Alpha 99 aux fichiers du Nikon D600.

Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

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