Caractéristiques

Pentax K10DDernier grand nom de la photo à présenter son reflex à 10 millions de pixels, Pentax propose pour la première fois un boîtier numérique pour semi-professionnel. Jusqu'alors, la marque s'était contentée de fabriquer des reflex numériques pour photographes amateurs avec notamment le très séduisant *ist D sorti en 2003. Malgré la qualité des produits, les appareils Pentax sont toujours restés relativement confidentiels. La marque japonaise mise donc beaucoup sur la nouvelle génération de boîtiers pour s'imposer en véritable alternative aux ténors actuels que sont Canon et Nikon sur le segment des photographes experts. Preuve de cette nouvelle offensive, le lancement du K10D est accompagné (et c'est une première pour un reflex numérique Pentax) d'une campagne publicitaire télévisuelle, 3 petits spots qui mettent le K10D dans des situations des plus cocasses.

Alors ce nouveau reflex est-il à la hauteur des ambitions de Pentax ? À la lecture de la fiche technique, on ne peut être qu'impressionné. Pour environ 1000 euros, Pentax propose un appareil techniquement très proche d'un Nikon D200 pour environ 700 euros de moins : boîtier antiruissellement, capteur à 10 millions de pixels, stabilisation mécanique, système antipoussière intégré, autofocus sur 11 points, viseur large, nouveau convertisseur analogique numérique…Les atouts ne manquent pas. Une fiche technique ne restant qu'une fiche technique, découvrons ensemble ce que vaut réellement le K10D sur le terrain.

Caractéristiques du Pentax K10D

Capteur CCD 10,2 mégapixels, taille : 23.5 x 15.7 mm,
rapport de focale 1,5x par rapport au 24x36
Définition max 3872 x 2592 pixels
Objectif Monture KAF Pentax, kit 18-55 mm f/3,5-5,6
Stabilisation Oui, mécanique par déplacement du capteur
Antipoussière Oui, par vibration du capteur
Obturateur Bulb, 30 s à 1/4000 s
Viseur Pentaprisme, couverture à 95%, grossissement 0,95x,
verre de visée Natural Bright II
Autofocus Manuelle, TTL par corrélation de phase sur 11 points (SAFOX VIII)
Mesure de la lumière Multizone sur 16 segments
Correction d’exposition +/-3 IL par incrément de 0,5 ou +/-2 IL par incrément de 0,3 IL
Sensibilité 100, 125, 160, 200, 250, 320, 400, 500, 640, 800, 1000, 1250, 1600 ISO
En mode Sv ou 100, 200, 400, 800, 1600 ISO dans les autres modes
Flash Intégré NG 11 à 100 ISO 50 mm
Ecran LCD 6,35 cm, 210 000 pixels
Format d’enregistrement JPEG, RAW, RAW+JPEG
Support d’enregistrement SD
Connexion USB 2, vidéo, télécommande
Alimentation Batterie Pentax D-LI50
Poids (Avec carte et batterie et 18-55mm) : 1050 g
Dimensions Avec 18-55 mm : 14,1 x 10,1 x 14 cm
Synchro flash 1/180 s

Prise en main

Pentax K10DLe K10D tranche réellement avec l'ancienne gamme de reflex estampillée *ist. Beaucoup plus imposant (le *ist D revendiquait lors de sa sortie le titre du plus petit reflex numérique), le K10D reste toutefois d'un encombrement bien moindre qu'un Nikon D200 par exemple et se rapproche plutôt d'un Canon 30D. Finalement, avec les mensurations suivantes, 14,1 x 10,1 x 14 cm (et 14,1 x 10,1 x 17 cm avec le parasoleil), le K10D n'est pas vraiment encombrant et se manie assez facilement même avec de petites mains. Le plus « surprenant » vient du poids du reflex. En effet, avec le kit 18-55 complet (carte, batterie, objectif, parasoleil), le K10D affiche près de 1050 g sur la balance, ce qui est loin d'être négligeable lorsque l'on porte l'appareil pendant plusieurs heures autour du cou où à la main. Un poids qui renforce toutefois l'impression de robustesse.

Il faut dire que Pentax n'a pas fait dans la demi-mesure avec le K10D pour séduire le photographe expert : châssis en magnésium, revêtement antiruissellement (avec la présence de 72 joints toriques aux endroits les plus sensibles à l'eau et à la poussière) et viseur pentaprisme. Du lourd donc, mais appréciable. La prise en main est franche et le revêtement assez agréable. Malgré une poignée un peu courte en hauteur (le petit doigt passe largement sous le socle du boîtier), le renflement est particulièrement bien adapté à la main.

Si le K10D est relativement ramassé, c'est surtout au niveau du poids et de la finition que le K10D fait la différence par rapport aux autres boîtiers à 1000 euros.

Mise sous tension

Pentax K10DClassiquement chez Pentax, la mise en route du K10D s'effectue par la rotation de la couronne située autour du déclencheur, la couronne de mise en route sert également de testeur de profondeur de champ. Un positionnement assez astucieux, puisque qu'il permet d'être rapidement opérationnel pour déclencher (le doigt n'a pratiquement pas de chemin à parcourir). Une troisième position sur la couronne (en plus du On/Off) permet à la fois de tester la profondeur de champ ou de prendre une photo « témoin » sans pour autant l'enregistrer sur la carte. Une fonctionnalité qui peut paraître de prime abord curieuse, mais qui permet par exemple de contrôler la balance des blancs.

Le K10D est très rapide et requiert moins d'une demi-seconde pour être prêt. Le dernier Pentax semble ne dormir que d'un œil et s'échappe du mode veille presque instantanément. Le nettoyage du capteur par vibration nécessite une seconde et ne peut être interrompu. Il n'est pas obligatoire et peut être désactivé dans les menus. La stabilisation requiert également quelques secondes avant d'être opérationnelle. Un témoin dans le viseur vous permet d'être informé en permanence sur l'activité de la fonction de stabilisation.

Pentax K10D## Les objectifs
Contrairement aux autres opticiens, Pentax développe une gamme d'objectifs fixes pour le numérique. Point intéressant, ces objectifs ont un design ultraplat très pratique. Ces séries limitées sont toutefois assez chères.

Le kit du K10D (boîtier + optique) est disponible en deux versions. La première (999 euros) comprend le zoom smc DA 18-55 mm f/3,5-5,6 AL (équivalent à un 27 - 82,5 mm en 24 x 36). Ce dernier est d'une construction honnête sans plus et permettra tout juste d'exploiter les 10 millions de pixels du capteur. La deuxième version (1290 euros) est livrée avec le zoom smc DA 16-45 mm f/4,0 ED AL à ouverture constante (équivalent à un 24,5 mm - 69 mm en 24 x 36). D'une fabrication légèrement supérieure, la luminosité de l'objectif n'est pas exceptionnelle et justifie à peine la sensible augmentation du prix. Le plus intéressant reste la compatibilité totale du K10D avec tous les objectifs de la marque, du Takumar à vis (M42 via un adaptateur pour monture K) aux plus récents objectifs. Petit bonus, même les optiques pour moyen format sont utilisables via une bague sur le K10D. De quoi ressortir les vieux cailloux restés malheureusement au fond d'un placard.

Pentax est un opticien assez atypique. Alors que les autres principaux constructeurs s'évertuent à fabriquer des zooms polyvalents, Pentax peut s'enorgueillir d'une belle gamme d'optiques fixes qui peut faire des envieux. On notera par exemple les smc DA 14 mm f/2,8 ED (IF), smc D-FA 50mm f/2,8 Macro ou les remarquables smc DA 21mm f/3.2 AL Limited, smc DA 40 mm f/2,8 Limited et smc DA 70 mm f/2,4 Limited au format dit "panecake" extra plat. Mais ce n'est pas tout. En effet, pour l'instant, les objectifs de la marque sont pénalisés par une mise au point dans le boîtier. Résultat, l'autofocus est généralement plus lent et plus bruyant comparé aux objectifs SWM de Nikon à motorisation interne par exemple. Il suffit d'essayer le 16-45 mm pour se rendre compte de la "discrétion". Pentax devrait présenter pour la PMA 2007 (mars) deux nouveaux objectifs SDM pour Super Direct-drive Motor (objectif à motorisation de l'AF intégrée). Les premiers (mars 2007) serait un 16-50 mm f/2,8 et un 50-135 mm f/2,8. Devrait suivre courant de l'année un 200 mm f/2,8, un 300 mm f/4 et un 55-300 mm. De belles bêtes donc, reste à en connaître le prix. Une fois de plus, il ne faut pas négliger les produits de constructeurs tiers comme Tamron ou Sigma qui proposent de nombreux objectifs fixes et zooms en montures KAF très intéressants.

Interface

Pentax K10DCe qui surprendra les pentaxistes numériques de la première heure (Pentax *ist D, DL, DS) sera sans doute la profusion de boutons sur le K10D. Alors que les premiers reflex jouaient la simplicité d'usage, le K10D évolue dans les sphères supérieures. La base reste toutefois identique. Vous retrouverez donc sur la gauche de l'appareil 4 boutons pour accéder aux menus, supprimer une image, afficher les informations sur les photos prises et visualiser les photos. À droite de l'écran, vous retrouverez également la fameuse touche Fn (fonction) qui permet d'accéder aux quatre principaux réglages que sont la balance des blancs, la sensibilité ISO, les modes flash et le mode rafale. Un héritage complet de l'ancienne gamme donc pour ne pas perturber les anciens utilisateurs, mais qui oblige Pentax à une transition plus modérée qu'elle n'aurait dû être. Si la touche Fn présentait un certain avantage sur des boîtiers amateurs, l'obligation de passer par un menu écran pour modifier la balance des blancs ou la sensibilité ISO est, pour le photographe plus exigeant, est beaucoup plus contraignante.

La trappe de stockage ne s'ouvre qu'en activant ce petit loquet. Une bonne protection contre les ouvertures intempestives, mais qui finalement est assez contraignante.

Pas de révolution dans les possibilités de connexion du nouveau Pentax : sortie vidéo, USB 2 et télécommande sont bien présents.

En plus des informations sur le large LCD couleur arrière, le K10D dispose d'un écran supplémentaire sur le dessus de l'appareil. Un atout non négligeable pour une utilisation discrète dans le noir.

Les raccourcis accessibles directement sur le boîtier sont un véritable plus. Heureusement, les ingénieurs de Pentax nous réservent quelques bonnes surprises. Ainsi, vous découvrirez 2 nouveaux modes d'exposition sur le barillet de gauche. En effet, le numérique offre cette fabuleuse possibilité de modifier rapidement et à volonté la sensibilité à utiliser. Le K10D nous offre pour la première fois, des modes d'exposition semi-automatique prenant en compte la sensibilité. C'est simple, efficace, mais personne n'y avait songé auparavant. Le premier mode, Sv, est sans doute le plus remarquable. Vous connaissiez les modes à priorité ouverture ou vitesse. Il faudra désormais composer avec le mode à priorité ISO. Dans ce mode, la molette arrière permet de changer la sensibilité (pas 1/3 d'IL) tout en modifiant automatiquement le temps d'exposition. La molette de droite agit elle comme un décalage de programme et permet de modifier rapidement le couple ouverture/vitesse tout en conservant la sensibilité.

Comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, les ingénieurs de Pentax ont également pensé à indiquer la sensibilité ISO dans le viseur (ce qui n'est pas le cas dans les autres modes d'exposition). Ainsi, vous avez accès à toutes les possibilités de prise de vue sans avoir à décoller l'œil du viseur. Après y avoir goûté, il devient difficile de s'en passer ! Autre nouveauté, le mode Tav. Dans ce mode d'exposition, la sensibilité ISO est également affichée dans le viseur et les deux molettes de réglage permettent de modifier l'ouverture et la vitesse, l'appareil adaptant lui la sensibilité afin de garantir une bonne exposition. Le bouton vert, situé à côté du déclencheur est une autre originalité intéressante qui permet à la manière d'une touche « panique » de retrouver immédiatement le bon couple ouverture/vitesse pour une bonne exposition. Le flanc gauche de l'appareil révèle, outre le bouton pop-up du flash et le commutateur du mode AF, un ingénieux bouton Raw. Raw ? Oui, avec le K10D, si une situation lumineuse délicate se présente, une simple pression permet de shooter en mode Raw afin de pouvoir retravailler l'image ultérieurement avec un maximum d'information.

Encore une innovation dont vous aurez du mal à vous passer par la suite. Comble du raffinement, le K10D ne propose pas un, mais deux modes Raw. Vous disposez du format PEF propre aux appareils Pentax et le plus universel mode DNG (Adobe NeGative).Résultat, tous les derawtiseurs capables d'ouvrir un fichier DNG pourront traiter vos images. Vous ne serez donc plus en peine d'attendre les mises à jour des différents programmes pour ouvrir les nouveaux fichiers PEF. Une excellente initiative (qui pour une fois ne pénalise pas le consommateur) que devraient suivre les autres constructeurs !

Petite déception concernant le roue codeuse à l'arrière du boîtier qui n'est finalement qu'un simple sélecteur à 3 crans pour paramétrer la gestion des collimateurs AF (automatique, sélectionnable et central). Hormis Canon, aucun constructeur n'utilise ce système de roue codeuse, pourtant si pratique pour naviguer dans les menus et les images. Canon a du bien protéger cette innovation. On tiquera également sur l'emplacement du bouton de mémorisation de l'exposition AE-L placé beaucoup trop à l'extrémité de l'appareil et qui oblige à une petite contorsion du pouce pour l'activer. Sachant qu'il s'agit d'une option qui sera souvent utilisée, cette position est finalement assez pénalisante. Protection tout temps oblige, l'ouverture des différentes trappes (carte mémoire et alimentation) s'effectue via un système de verrou assez petit. Impossible donc d'effectuer cette manipulation avec des gants par exemple, ce qui pour un appareil tout temps peut vite devenir handicapant.

Menus

Pentax K10DL'écran LCD est d'une facture désormais assez classique et s'étend sur une diagonale de 6,35 cm pour une définition de 210 000 pixels. La qualité d'affichage est également sans réelle surprise et les angles de visions assez larges pour un bon confort de visualisation. On pourra toutefois reprocher à Pentax une vitre de protection assez brillante qui peut perturber la visibilité des images lorsque le soleil est trop présent. Pour cela, on préféra le système de protection en plastique adopté par Nikon sur son D80 qui non seulement protège l'écran, mais qui plus est diminue la réflexion de la vitre tout en pénalisant pas l'affichage.

Les menus du reflex Pentax sont toujours aussi linéaires. Dommage que l'interface graphique soit aussi minimaliste.

Le menu personnalisation est relativement complet (6 écrans) et permet de peaufiner au mieux les réglages de l'appareil.

Menus

Pas de révolution dans les menus Pentax. Vous disposez toujours du menu rapide accessible via la commande Fn pour modifier le mode rafale, la sensibilité ISO, le mode flash ainsi que la balance des blancs. Il n'existe toujours pas de réelle interface graphique, les menus sont présentés de manières très linéaires. C'est simple à comprendre, mais l'accès à certaines options nécessite parfois beaucoup de manipulation, notamment pour le formatage de la carte par exemple. Comparée aux Olympus E-400, Nikon D40 ou Canon 400D, l'interface K10D prend un sacré coup de vieux. En "vieux", le reflex de Pentax propose toujours un petit écran LCD sur le dessus de l'appareil pour rappeler constamment les principaux paramètres de prise de vue. Ce dernier est relativement complet, même s'il ne permet pas de connaître de manière précise la sensibilité utilisée ainsi que la balance des blancs. Notez toutefois que vous retrouvez un complément d'information et notamment la sensibilité et le mode de balance des blancs sur l'écran LCD arrière. Une pression sur la touche Info vous conduit à un écran beaucoup plus complet en mode prise de vue. Le mode lecture est également très riche et efficace. Vous pouvez afficher soit l'image en vignette avec les données de prise de vue, soit l'image en plein écran avec l'histogramme de luminosité en surimpression ou encore l'image en vignette avec la répartition des pixels colorés (rouge, vert et bleu) sur 3 histogrammes différents pour une information plus précise sur la qualité de l'exposition.

Enfin, les plus patients et les plus érudits se pencheront avec délectation sur le menu de personnalisation qui permet de peaufiner au mieux les réglages du K10D. Affichage du collimateur AF, réglage des paliers pour la température des couleurs, paramétrages des molettes dans les modes Sv, Tv et Av, rotation automatique des images, bracketing... les options sont nombreuses et permettent de se concocter un K10D aux petits oignons.

Infos et Bracketing

En appuyant simplement sur le bouton Info à l'arrière du boîtier, vous affichez sur l'écran LCD arrière les principaux réglages de la prise de vue.

Grâce au menu bracketing avancé vous pouvez choisir entre balance des blancs, saturation, netteté ou contraste.

Le K10D permet de régler rapidement la balance des blancs en fonction des conditions lumineuses avec les données présélectionnées.

La balance des blancs personnalisée s'étend de 2500 à 10 000 K. Il est en outre possible de jouer sur les axes colorimétriques pour modifier plus simplement les teintes.

Balance des blancs

Pour cette option, le K10D offre une large palette de réglages. En plus des traditionnelles balances préréglées (automatique, lumière du jour, ombre, nuageux, fluo, tungstène, flash),
vous retrouverez la balance manuelle ainsi que la possibilité de définir 3 réglages personnalisés.
Ce dernier mode est intéressant, puisqu'il permet de régler précisément la température des couleurs en degré Kelvin et de modifier le rendu colorimétrique selon les axes Bleu - Ambre et Vert - Magenta.

Des fonctions très appréciables si l'on connaît bien son appareil, car il faut faire confiance au rendu colorimétrique de l'écran LCD qui n'est pas forcément très fidèle.
Cette option peut s'avérer assez utile en studio lorsqu'il est possible de vérifier rapidement la colorimétrie des images sur un véritable écran d'ordinateur.
Une fois de plus le format Raw (PEF ou DNG) permet de s'affranchir de cette contrainte avec tellement de facilité qu'il est parfois dommage de s'en passer.

Toutefois, pour ceux qui voudraient se servir de ces fonctionnalités, sachez qu'il est possible de réaliser une prévisualisation (prise de vue non conservée en mémoire) de la photographie à réaliser.
Pour cela, il suffit de tourner la molette de mise sous tension sur la position testeur de profondeur de champs pour prendre un cliché et ainsi apporter les corrections colorimétriques avant la prise de vue.

Mode rafale

La notice du K10D annonce un mode rafale dont la cadence atteint 3 images par seconde jusqu'à saturation de la carte mémoire si les photos sont en JPeg. En mode Raw (PEF et DNG),
la capacité de l'appareil se limite à 10 vues et tombe à 6 images si vous avez activé le mode Raw + JPeg. Sur le terrain, nos tests ont corroboré ces affirmations sur tous les modes.

Une fois de plus nous regrettons que les constructeurs se "contentent" d'une cadence de 3 images/s. En effet,
il est préférable d'avoir une cadence supérieure (5 images/s par exemple) pour rendre l'appareil polyvalent, notamment pour la photo sportive,
et limiter le nombre d'images à 20 vues ce qui est largement suffisant dans la plupart des cas.

Alimentation, stockage

Pentax K10DDéjà présent sur les derniers reflex de la marque, le slot SD est bien présent sur le modèle semi-pro. Faites vos adieux donc aux cartes Compact Flash et investissez dans la SD ou SDHC. Notez que vous devez disposer également d'un lecteur de cartes compatible SDHC afin de pouvoir lire vos données (vous pouvez toujours utiliser le port USB de l'appareil, mais la manipulation monopolise l'appareil le temps des transferts). Le passage au SDHC n'est donc pas obligatoire dans un premier temps surtout que les performances des nouvelles cartes sont pour l'instant assez décevantes en écriture.

Pentax est déjà passé au format SD pour le stockage des images. Attention, si vous décidez d'investir dans une carte SDHC (High Capacity) veillez à vérifier que votre lecteur de cartes est compatible. Sinon, le passage par la sortie USB 2 du Pentax sera obligatoire.

Contrairement aux autres reflex numériques de la marque, le K10D n'accepte plus l'alimentation par 4 piles au format AA. Il faudra se contenter de la batterie propriétaire certes plus légère, mais beaucoup moins universelle.

La poignée d'alimentation du K10D est également tropicalisée à l'aide de 38 joints toriques. Dommage qu'il ne soit pas (pour l'instant) possible de remplacer la batterie propriétaire par de simples piles AA comme dans d'autres poignées. Une alternative souvent appréciable.

Alimentation

L'ouverture de la trappe d'alimentation (par le même système de loquet que pour la trappe de stockage) s'accompagne d'une petite déception. En effet, le K10D n'accepte plus que la batterie Li-Ion (1620 mAh) propriétaire et fait désormais l'impasse sur les 4 piles AA plus universelles. Dommage, car si le principe alourdit sensiblement l'appareil, la souplesse d'utilisation des piles est très appréciable, d'autant que les performances des piles rechargeables ou des batteries CR-V3 sont désormais à la hauteur des batteries Li-Ion. Pentax aurait pu compenser cette "lacune" en proposant une poignée d'alimentation qui accepte également les piles. Mais là encore, il n'en est rien.

Si cette dernière (D-BG2 à 199 euros) est également protégée contre les intempéries, elle ne recèle qu'un seul emplacement de batterie (heureusement, il n'est pas nécessaire de retirer la batterie à l'intérieur du boîtier pour connecter la poignée) qui permet toutefois de doubler l'autonomie de l'appareil. L'espace libre de la poignée permet de loger une seconde carte au format SD. La fabrication de la poignée peut laisser espérer l'apparition d'un logement pour piles, mais pour l'instant rien n'est confirmé par Pentax. La poignée est équipée d'un déclencheur pour les prises de vue en vertical, d’une molette de réglage et d'un bouton vert de réinitialisation. La batterie Li-Ion D-LI50D permet de prendre quelque 480 photos (dont 50% avec le flash selon les données CIPA). De notre côté, sur les différentes sessions de photos, nous avons réalisé une moyenne de 700-800 images sans flash ce qui est très confortable pour un petit reportage ou un week-end photographique. Inutile donc de s'encombrer des différents accessoires d'alimentation.

Antipoussière, stabilisation

Pentax K10D## Mesure de la lumière
En mode multizone, la scène visée est découpée en 16 zones de mesures selon le modèle 1. La mesure pondérée centrale favorise la zone centrale (2) et la mesure spot n'est active que sur le centre (3).

Pas de révolution sur la mesure d'exposition. Vous avez le choix entre trois méthodes de mesure. La première, multizone, divise la scène dans le viseur en 16 zones et mesure le niveau de luminosité dans chaque partie afin de pouvoir déterminer une valeur moyenne de la lumière. Point important, il est possible dans le mode, multizone de coupler la mesure avec un point AF. Concrètement, il s'agit de mesurer la globalité de la scène en privilégiant la zone de focus. Il serait possible de comparer ce mode à une mesure pondérée centrale, dont le point central pourrait être déplacé sur les 11 collimateurs AF. La mesure centrale pondérée mesure l'écran entier en insistant sur le centre, quant à la mesure spot, elle ne mesure que le centre de l'écran avant de définir l'exposition.

Stabilisation

Pentax K10DLe levier de mise en route de la stabilisation est situé à l'arrière du boîtier. Pensez à désactiver cette fonction lorsque vous installez le K10D sur un pied.

Le K10D partage avec le Sony Alpha 100 un système de stabilisation mécanique. Alors que le capteur du Sony se déplace à l'aide de minuscules moteurs micropiezo, le capteur du K10D se meut par l'intermédiaire d'un système électromagnétique. Pentax annonce un gain de 2 à 4 vitesses selon les cas. En effet, la réussite de la stabilisation dépend de nombreux paramètres comme le contrôle du photographe, de l'objectif utilisé…Toutefois, dans de nombreuses situations, il est réellement possible de gagner 2 voire 3 vitesses. Rappelons que la stabilisation mécanique n'est pas la panacée contre le flou de bougé, et ne corrige que les mouvements du photographe. Le système ne permet pas de figer un sujet en mouvement. Ce principe de stabilisation dans le boîtier dispose d'un argument non négligeable, puisqu'il permet de stabiliser tous les objectifs de la marque. Il est donc probable que Pentax ne produise jamais d'objectifs stabilisés (pourtant plus agréable à utiliser, puisque la stabilisation est perceptible pendant la visée).

Système antipoussière

Pentax K10DUne bonne nouvelle ne venant jamais seule, le système de stabilisation mécanique par déplacement du capteur constitue également un système antipoussière par agitation rapide du capteur. Cette opération a lieu à chaque mise sous tension (cette option est débrayable dans les menus) et peut également s'effectuer à la demande via une commande dans les menus. Cette fonction semble assez performante, puisque nous n'avons pas noté d'apparition de poussière malgré les changements fréquents d'objectifs. Attention, ce système est efficace contre les poussières sèches, mais ne permet pas de lutter contre les poussières grasses parfois présentes sur le capteur. Pour ces dernières, il faudra encore utiliser les bâtonnets imbibés de produits spécifiques pour nettoyer complètement le capteur. Une fonction d'escamotage du miroir est d'ailleurs prévue à cet effet. La vibration pour nettoyer le capteur est nettement perceptible et "secoue" presque le reflex. Une secousse relativement désagréable que j'ai volontairement débrayée au bout de quelques jours. Si les premiers clichés ne présentaient pas de traces visibles, vous remarquerez plus loin qu'il est plus sage de laisser l'option au démarrage pour assurer un fonctionnement optimum (cf. images test pour la stabilisation).

Le nettoyage du capteur ne s'interrompt pas si vous appuyez sur le déclencheur. Il est possible de débrayer le nettoyage automatique à la mise sous tension, pour gagner une précieuse seconde.

Stabilisation, objectifs en pratique

Point essentiel du K10D, la stabilisation est vraiment une innovation technique intéressante. Pentax annonce des gains de l'ordre de 2 à 4 vitesses. Sur le terrain, le K10D tient ses promesses.

Le gain est ici fragrant et l'image est nette au 1/6 s au 55 mm équivalent à un 80 mm en 24x36.
Il est intéressant de noter ici la présence de poussières sur les images qui confirme bien que pour être réellement efficace, le système antipoussière doit être activé à chaque démarrage et non à la demande comme ici.

Attention, la stabilisation ne fonctionne pas chaque fois, il faut également une certaine maîtrise de soi pour limiter ses mouvements. Dans l'exemple ci-dessous la stabilisation n'a pas permis d'obtenir une image nette.

Vous pouvez également admirer notre désormais célèbre Barbie qui est nette au 1/5 s ! Pas mal.

  • 1/5 s, f/5,6, ISO 100
  • 1/10 s, f/5,6, ISO 200
  • 1/20 s, f/5,6, ISO 400
  • 1/40 s, f/5,6, ISO 800
  • 1/80 s, f/5,6, ISO 1600

Objectif 18-55 mm f/3,5-5,6

Dans l'ensemble (hormis Nikon), les kits reflex + objectifs sont livrés avec des optiques d'une qualité assez moyenne,
le fabricant cherchant avant tout à réduire les coûts afin de proposer le lot au prix le plus intéressant possible.
Pentax n'échappe pas à cette règle et le 18-55 mm livré avec le K10D était déjà le modèle fourni avec les anciens *ist D.
La fabrication est acceptable, mais la qualité optique, qui était suffisante pour les capteurs à 6 millions de pixels, est désormais bien insuffisante pour souligner tout le potentiel du capteur décamégapixels.
Nous avons comparé le 18-55 mm à la focale fixe Limited Edition 21 mm extra plat. En termes de prix,
la différence est importante (le 21 mm coûte la bagatelle de 600 euros) mais la différence de piqué est également frappante.

Avec le 18-55 mm, l'image manque de tonus et de netteté. Comparativement l'image produite avec le 21 mm pique sensiblement plus. Pour cela, il suffit de regarder à 100% les écritures sur les tranches des livres.

Les résultats sont sans appel et le 21 mm l'emporte haut la main. Prévoyez donc, si vos finances vous le permettent, l'achat d'une optique de qualité pour exploiter au mieux votre K10D.
Le 16-45 mm f/4 est par exemple de meilleure qualité sans toutefois justifier le différentiel de prix. Le plus sage est encore d'attendre les nouveautés que ne manquera pas de proposer Pentax pour le PMA (mars 2007).

  • 1/30 s, f/4, ISO 100

En plus de la qualité optique assez moyenne, le 18-55 mm est frappé d'aberration chromatique visible surtout sur le côté gauche comme le montre le détail à 100%.

Flash

Pentax K10DLe flash intégré au K10D fonctionne selon 7 modes : automatique, automatique + yeux rouges, forcé, forcé + yeux rouges, synchro lente, synchro lente + yeux rouges et synchro lente deuxième rideau. Ce flash a un nombre guide de 11 à 100 ISO et nécessite une pression sur un bouton pour le déploiement pop-up. La correction du flash s'effectue de -2 à +1 par paliers de 1/3 IL. Le système P-TTL de Pentax est disponible sur le K10D et permet une meilleure exposition grâce à la mesure de la lumière ambiante et celle du flash par le posemètre multizone avant que le miroir se relève. En effet, une série de pré-éclairs permet au posemètre d'évaluer correctement l'intensité du flash pour exposer correctement la scène. L'obturateur mécanique du K10D permet une synchro flash au 1/180 s.

Pour des fill-in nécessitant une vitesse d'obturation plus élevée (par beau temps), il faudra se rabattre sur un flash externe de type AF540FGZ qui permet une synchro flash hautes vitesses. Sur le modèle que nous avons eu, il est impossible de piloter un flash externe sans fil. Une lacune que devrait combler une mise à jour du firmware prévue pour le début d'année 2007. Petite déception par contre concernant l'absence de prise synchro X pour relier des flashs studio. Sur un modèle semi-pro, c'est un point assez regrettable.

Le flash 540FGZ sera pilotable à distance et sans cordon lors de la mise à jour du firmware qui devrait être disponible au début de l'année 2007.

Visée, autofocus

Pentax K10D## Viseur
Le dégagement oculaire du viseur est très agréable et permet aux porteurs de lunettes de viser correctement. Il dispose de surcroit d'un correcteur de dioptrie.

Le viseur est un des points forts du nouveau reflex de Pentax. Celui-ci est un pentaprisme (rappelons que Pentax est l'inventeur de ce procédé dont on retrouve la racine dans le nom) avec un dépoli interchangeable "natural bright II". Le grossissement de 0,95x apporte un vrai confort de visée et seule la couverture de champ à 95% est peut-être un peu décevante. Sur cette gamme de produits, nous serions en mesure d'attendre au moins 98%. Avec un tel pourcentage, l'image "réellement" cadrée par le photographe ne fait plus 10 millions de pixels. Ne boudons pas notre plaisir et le viseur du K10D est très agréable à utiliser et finalement assez proche de celui des Nikon D80 et D200. On notera toutefois la présence d'un grain qui le rend légèrement moins lumineux que ses concurrents. Les limites des zones AF sont bien matérialisées dans la visée, mais les différents collimateurs AF eux ne sont pas gravés dans le verre. La visée est donc moins "encombrée", et il faudra utiliser la croix directionnelle pour faire apparaître en rouge les différents collimateurs sélectionnés pour la mise au point.

Pentax K10DS'il n'est toujours pas possible d'afficher des informations en surimpression de la visée comme sur les reflex Nikon, le K10D permet de visualiser un certain nombre de données comme l'indication de la mise au point, la charge du flash, la vite ???e?sse d'obturation, l'ouverture, la sensibilité (dans certains modes), la mémorisation de l'exposition, lenombre d'images restantes, le correcteur d'exposition, le correcteur d'exposition du flash, la mise au point manuelle, le signal d'avertissement ISO et la stabilisation.

Outre les informations de prise de vue, vous retrouverez dans le viseur la mire AF et la mire spot. Contrairement à ce que cette illustration peut laisser présager, les collimateurs ne sont pas symbolisés dans la visée.

Système Autofocus

Malgré la ressemblance, il ne s'agit pas d'une roue codeuse, mais d'une molette de sélection pour le choix de la zone AF.

Sur les précédents reflex de la marque (hormis l'étonnant et très séduisant K100D), l'autofocus était en quelque sorte le maillon faible de la chaîne photographique. Avec le K10D, Pentax renoue avec un autofocus sérieux et performant. Il s'agit d'un module SAFOX VIII à détection de phase. Principale évolution, ce module autofocus fonctionne sur 11 collimateurs disposés en forme de losange et couvrant une large surface de la visée. Le SAFOX VIII est dans l'ensemble assez réactif et performant même dans des conditions lumineuses délicates et se montre tout à fait digne des ambitions affichées par le K10D. Le plus gros problème vient de la motorisation des objectifs qui est à la fois lent et bruyante, nous y reviendrons. Vous pouvez opter entre 3 modes AF : AF-S (Single pour une mise au point unique sur un sujet immobile), AF-C (Continu, le module SAFOX vérifie constamment la mise au point sur un sujet en mouvement) et M.F pour une mise au point manuelle.

Contrairement au boîtier Canon ou Nikon, le K10D ne dispose donc pas de mode automatique capable de basculer du mode Single au mode Continu en fonction des mouvements du sujet. Domma ???e?ge. La sélection de la zone de mise au point s'effectue par la "pseudo" roue codeuse à 3 positions. En mode Auto, l'appareil sélectionne le point AF (parmi les 11 disponibles) optimal même lorsque le sujet n'est pas centré. le mode SEL (pour sélectionnable) affecte la zone de mise au point à l'un des 11 collimateurs. Enfin, le mode Centre définit la zone de mise au centre du viseur. Si la lumière vient à manquer, le K10D peut faire appel au flash (il faudra toutefois relever le flash via le bouton ad hoc) pour lancer quelques éclairs afin de réaliser la mise au point. Définitivement, je trouve qu'une lampe d'assistance est beaucoup plus discrète et permet plus facilement de prendre des photos sans flash.

Gestion du bruit électronique

Les premières spécificités techniques du K10D qui avaient circulé sur le net, annonçaient une sensibilité entre 50 et 3200 ISO. Le boîtier final présente malheureusement une plage de sensibilité qui s'étend de 100 à 1600 ISO. Comme sur tous les nouveaux reflex à 10 millions de pixels, la réduction du bruit électronique par rapport à la précédente génération est flagrante. Jusqu'à 200 ISO, le bruit est totalement absent des clichés. A 400 ISO, le bruit pointe le bout de son nez tout en restant très contenu. A 800 ISO, les images sont encore assez propres et à 1600 ISO, celles-ci restent tout à fait exploitables. Avec le K10D et en mode Sv, vous pouvez régler au 1/3 IL prêt la sensibilité de l'appareil ce qui est plutôt une bonne nouvelle.

Pentax K10D

Si les résultats sont plutôt convaincants, nous sommes un peu déçus par la prestation du K10D. En termes de gestion du bruit numérique, ce dernier est un peu moins efficace que les Nikon D80 et Canon 400D qui sont pour l'instant ce qui se fait de mieux dans cette catégorie d’appareils. Le K10D est toutefois plus performant que le Sony Alpha 100. À titre de comparaison, voici deux images de la même série réalisées avec un Nikon D200.

Nikon D200

Sur le D200, le bruit électronique de luminosité est plus présent (moutonnement). On note que le K10D est également moins performant concernant le bruit de chrominance (pixels colorés) que le D200. Continuons nos comparaisons avec deux images provenant du Nikon D40. Le capteur est différent (6 millions de pixels), mais le traitement du bruit est exemplaire.

Nikon D40

Sur ces deux clichés, la gestion du bruit est excellente et meilleure que sur le K10D concernant le bruit de chrominance. Bien sûr, il convient de relativiser cette comparaison, les capteurs entre les deux reflex étant singulièrement différents (6 contre 10 millions de pixels).

Vous pouvez également comparer la montée en bruit sur le K10D avec les images prises sur notre banc d'essai.

Pentax K10D

Nous pouvons alors les comparer aux concurrents directs que sont les Canon EOS 400D et les Nikon D80

Canon EOS 400D

Nikon D80

Le bruit électronique est un phénomène qu'il est possible de corriger à l'aide de logiciels spécialisés comme NoiseNinja ou NeatImage. Pour mesurer les performances du traitement numérique interne, comparons une image JPeg traitée et un Raw.

Les différences entre les deux images concernant le bruit ne sont pas flagrantes. La gestion du bruit de chrominance est quasiment identique et la légère accentuation du JPeg boîtier vient légèrement rehausser le bruit de luminance.

Sur les deux images, le bruit électronique est moins visible. Toutefois, l'image JPeg conserve plus de détails et présente légèrement moins de bruit. Concernant le bruit numérique, il est donc préférable d'utiliser le mode JPeg, le mode Raw apportant lui, plus de souplesse dans la gestion de la dynamique des images. Si le traitement du bruit n'est pas mauvais sur le K10D, on peut regretter qu'il soit un peu "grossier" avec parfois, dans de larges aplats noirs, l'apparition de bandes assez désagréables.

Exposition, RAW

La mesure multizone du Pentax K10D a une petite tendance à sous-exposer les images de 1/3 voir 2/3 d'IL. Rien de dramatique, mais à l'usage, en fonction des résultats, il conviendra de régler le correcteur d'exposition en conséquence.

Balance des blancs

En mode automatique, la balance des blancs se fait souvent piégée tantôt en lumière naturelle, mais plus particulièrement en lumière artificielle.

Sur la première image, la balance des blancs automatique donne un résultat beaucoup trop chaud et trop orangé. En mode préréglé, la balance des blancs tungstène délivre une image beaucoup plus juste.

Exemples de photos


1/160 s, f/8, ISO 100


1/50 s, f/4, ISO 160

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1/5 s, f/4, ISO 1600 |
1/6 s, f/3,5, ISO 1600 |


1/30 s, f/5, ISO 640


1/50 s, f/4, ISO 800


1/640 s, f/8, ISO 1600

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1/25 s, f/4,5, ISO 1600 |
1/125 s, f/8, ISO 250 |


1/50 s, f/8, ISO 125

Verdict

Le Pentax K10D est réellement LA bonne surprise de ce début d'année 2007. Avec ce boîtier reflex ambitieux (stabilisation mécanique du boîtier, système antipoussière, mode à priorité sensibilité,
viseur large et clair, format DNG...), Pentax vient véritablement jouer les troubles fêtes dans le trio Canon-Nikon-Sony. Avec un prix certes un peu plus élevé,
le K10D devance facilement ses deux principaux concurrents que sont le Canon EOS 400D et le Sony Alpha 100 et se hisse sans problème au niveau du Nikon D80.

Le parc optique reste toutefois la principale lacune qui fera hésiter devant la vitrine. Si le parc Pentax est conséquent,
il manque toutefois des zooms à motorisation interne (qui devraient être toutefois présentés à la PMA2007) et des zooms plus polyvalents et de meilleure qualité.
Reste que Pentax est pratiquement le seul fabricant à développer une gamme d'optiques fixes pour numériques. Une attention toute particulière que ne manqueront pas d'apprécier les photographes.

Pentax K10D

+
  • Belle construction du boîtier antiruissellement
  • Stabilisation mécanique
  • Système antipoussière
  • Viseur large et agréable (0,95x)
  • Bonne ergonomie générale
  • Assez bonne gestion du bruit électronique
  • Système autofocus 11 points réactifs
  • Fichiers Raw au format DNG
  • Nouveaux modes à priorité Sensibilité
  • Grip optionnel
  • Bonne autonomie de la batterie
  • Objectif 18-55 mm de qualité décevante sur le K10D
  • Pas d'objectifs à motorisation interne pour l'instant
  • Balances des blancs automatique
  • Pas de prise synchro X
  • Le grip ne permet pas l'utilisation de piles AA
  • Ergonomie des menus à améliorer
  • Mauvaise position du bouton de mémorisation de l'exposition
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

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