CapteurCMOS 24x35,9. 36,4 Mpx
MontureK (AF). Compatibilité assuré avec K(AF3), K(AF) et K(A)
Optique livréena
Stabilisationpour par déplacement du capteur sur 5 axes
Antipoussièreoui par vibrations ultrasoniques (DR II)
ViseurPrisme en toit. Grossissement 0,7x et couverture de champ de 100%. Dégagement oculaire de 20,6 mm
Flashnon
Écran8 cm. 1 037 000 points. Orientable. Ration 3:2.
Mise au pointTLL par corrélation de phase. SAFOX 12. 33 points dont 25 croisés. Sensibilité de -3 à 18 IL.
Modes autofocusAF-S, AF-C et manuel
Mesures d'expositionCelulle sur 86 000 points RGB. Matricielle, pondérée centrale et spot
Modes d'expositionPSAM
Vitesse d'obturation30 à 1/8 000 s
Motorisation- jusqu'à 4,4 ips en 24x36 - jusqu'à 6,5 ips en APS-C
Sensibilité ISO100-204 800 ISO
Mémoire2 emplacements SD/SDHC/SDXC (UHS-I)
Format image photoJPEG, RAW (14 bits) : 7 360 x 4 912 px
Format image vidéoHDTV 1080 : 60i/50i/30/25 et 24p (MPEG 4 / H.264)
AlimentationLi-Ion (760 vues normes CIPA°
ConnexionUSB 2.0, Wi-Fi (802.11 b/g/n), GPS, alimentation secteur, synchro X, HDMI (type D), entrée micro stéréo, sortie casque
Dimensions137 x 110 x 86 mm
Poids1 010 g
LogicielsNC
Dans la boîteNC

Caractéristiques

Pentax K-1 test review

Il est là. Vraiment là. À moins d'une invasion extraterrestre, le Pentax K-1 devrait être disponible dans toutes les bonnes crèmeries au mois d'avril. Et oui, le K-1 met un terme à plus de 16 années d'attente, et oui, il fonctionne ! Nous avons eu le plaisir de le prendre en main et de faire quelques déclenchements.

Présentation

Un peu d'histoire

Dans l'un de ses fantastiques épisodes rétro-photo, Gérard Lionel Colbère nous narrait les débuts de Pentax dans le numérique. Précurseur avec Sony dans le domaine, la marque présentait en 1983 l'un des tout premiers appareils photo numériques : le Nexa.

17 années plus tard, Pentax dévoilait à la photokina 2000 le prototype (déjà) d'un reflex 24x36 numérique, le MZ-D répondant au doux nom de code de "MR-52". À l'époque, c'est Philips qui devait équiper le reflex d'un capteur CCD de 6 Mpx (FTF3020-C, le premier capteur 24x36 en couleur signé Dalsa). Toutefois, et pour des raisons de coûts pharaoniques, le projet fut abandonné en 2001. Un choix qui peut sembler sage a posteriori : en effet, à la même époque, Contax était également sur les rangs et dévoilait un N Digital équipé du même capteur. Kyocera, alors propriétaire de la marque, s'obstina et sortit son reflex en 2002 — sans doute trop tard, sans doute trop cher. Le Contax N Digital fut un échec cuisant et mit un terme à l'activité numérique de Contax. Ce capteur de 6 Mpx n'était sans doute pas étranger à la débâcle, avec notamment un bruit électronique particulièrement tenace au-delà de... 100 ISO. De son côté, Canon produisait la même année un EOS-1Ds équipé d'un capteur 24x36 CMOS de 11 Mpx bien plus performant. Les dés étaient jetés...

Pentax MZ-D (MR-52) prototype présenté à la photokina 2000 (crédit : http://www.digicammuseum.com/)Pentax MR-52 présenté à la photokina 2000. Crédit photo digicammuseum.com

Depuis ce premier prototype 24x36, Pentax a présenté de nombreux mock-up de reflex plein format. Même histoire avec le moyen format 645, que nous avons attendu plus de 5 ans pour le voir enfin apparaître "réellement" en 2011. Pour certains, l'arrivée du 645D signait la fin de la lignée 24x36 chez Pentax. Le K-1 leur donne aujourd'hui tort.

K-1 avec 36 Mpx dedans

16 années et quelques reflex plein format plus tard chez ses principaux concurrents (Canon, Nikon et Sony), Pentax doit frapper fort pour imposer un reflex patiemment attendu... ou pas. Et c'est bien sûr tout d'abord sur le capteur que nous nous penchons.

Le K-1 embarque donc un capteur CMOS de 36,4 Mpx délivrant des images en 7 360 x 4 912 px sans filtre passe-bas. Un modèle sans doute très proche de celui qui équipe déjà le Nikon D810. Voilà qui nous rassure, même si nous rêvions du dernier capteur Sony rétroéclairé (BSI) à 42,4 Mpx officiant dans l'A7R II. Toutefois, le capteur CMOS 36 Mpx de Sony a déjà fait ses preuves et s'est avéré performant chez Nikon. Reste à savoir comment Pentax saura exploiter les données. Au niveau des formats de fichier, la firme continue à proposer le DNG ou le format PEF pour un enregistrement brut sur 14 bits.

Pour cela, les ingénieurs ont développé un nouveau processeur Prime 4 qui permet au reflex de travailler sur une plage de sensibilités située entre 100 et 204 800 ISO. Nous retrouvons également le savoir-faire de la marque en matière de stabilisation mécanique : le K-1 intègre un système de stabilisation sur 5 axes qui vient compenser les mouvements du photographe.

Cette technologie permet aussi à Pentax de proposer différentes fonctionnalités, comme la simulation de filtre passe-bas, limitant l'apparition de moirage en floutant très (très très) légèrement l'image. Vous retrouverez de même le Pixel Shift Resolution, un procédé que nous avions évoqué lors du test du reflex APS-C K-3 II. Contrairement au système utilisé par Olympus pour augmenter la définition des images, la technique de Ricoh-Pentax améliore le rendu des images en offrant une meilleure impression de netteté et de détail. La marque assure aussi avoir travaillé sur de nouveaux algorithmes pour limiter l'apparition d'images fantômes.

Penta K-1 vue de dos avec écran ouvert

Le Prime 4 permet au K-1 de grimper à une cadence rafale de à 4,4 i/s en pleine définition, et jusqu'à 70 vues en JPEG et 17 fichiers RAW. En mode APS-C, la cadence passe à 6,5 i/s jusqu'à 50 vues en RAW. Des chronos tout juste suffisants pour de la photo sportive, à moins de passer en mode APS-C, mais là n'est pas l'intérêt.

Côté vidéo, c'est un peu la déception, car le nouveau reflex n'apporte rien de nouveau dans le domaine. S'il filme en HDTV 1080, c'est en entrelacé pour les cadences les plus élevées (60i et 50i) et l'autofocus est toujours inopérant en vidéo.Voilà qui cantonne le K-1 à la prise de vue photographique. Notez qu'un focus peaking peut s'afficher en photo et vidéo. Dommage, car côté son, c'est tout bon avec une entrée micro et une sortie casque.

Nouvel autofocus SAFOX 12

Le K-1 dispose logiquement d'un nouveau module autofocus par corrélation de phase. Le SAFOX 12 repose sur 33 points dont 25 croisés (principalement réunis au centre). La plage de sensibilité est annoncée de -3 à +18 IL. Le module s'est montré assez rapide lors de notre prise en main et la couverture est relativement importante. Reste à confirmer cette première impression lors de nos tests en studio et sur le terrain.

La cellule de mesure de la lumière n'évolue pas : vous retrouverez le système présent dans le K-3 II, à savoir un capteur de 86 000 points. L'obturateur fonctionne quant à lui jusqu'au 1/8 000 s. La synchro flash est limitée au 1/200 s.

Beau viseur, mais pas de flash

Le K-1 dispose d'un viseur optique avec un prisme en toit assez spacieux et plutôt confortable. Son grossissement est de 0,7x et sa couverture de champ, de 100 %. Le reflex joue donc clairement dans la même cour que le Nikon D810 ou le Canon 5D Mark III à ce niveau. Les points AF, une grille d'aide à la composition, un niveau électronique et une visualisation du mode APS-C sont directement affichés en surimpression dans la visée optique. Le dégagement oculaire nous a semblé agréable pour les porteurs de lunettes.

Si le viseur est une réussite, nous regrettons en revanche que Pentax ait fait l'impasse sur le flash intégré. Pentax invoque le manque de place et a privilégié la présence d'une antenne GPS — un choix plus que discutable. Dans les choix un peu étonnant, nous pointerons également l'absence de connexion USB 3 pourtant présente sur le K-3 II. Parfois, on se demande...

Un écran orientable, mais pas tactile

Bon point, le K-1 est équipé d'un écran orientable, mais de manière assez étonnante, les ingénieurs n'ont pas opté pour une rotule classique : ils ont préféré un système de 4 branches orientables sur lesquels une autre charnière permet d'incliner l'écran. C'est un peu complexe à prendre en main et l'orientation de l'écran est plus réduite qu'avec un système classique. Il s'agit donc d'un choix un peu étrange, mais qui a le mérite d'attirer l'attention. Il faudra juger de son efficacité du système sur le terrain lors de nos tests.

Pentax K-1 vue de dos

Nous regrettons par ailleurs que les ingénieurs n'aient pas opté pour une dalle tactile afin de faciliter la navigation dans les menus ou le déclenchement une fois l'appareil monté sur un trépied. La visée Live View est bien sûr disponible avec un mode déclenchement totalement silencieux (obturation électronique).

Quelques nouveautés ergonomiques

Le K-1 est agréable à prendre en main. Il inspire confiance et la marque persévère dans la fabrication à l'épreuve des intempéries. Ce reflex affrontera donc, du moment qu'il est équipé d'une optique également tropicalisée, la pluie, la neige et autres poussières.

Hormis l'écran sur "pattes", il introduit également quelques nouveautés intéressantes. Ainsi, le K-1 est équipé de petites leds éclairant certaines zones afin de faciliter le travail dans le noir : une sous le prisme éclaire lors du changement d'optique, une autre éclaire le logement carte et une troisième illumine la partie connexion. De plus, 4 leds au dos de l'écran LCD éclairent le dos du reflex.

Pentax K-1  molette de réglage

Vous avez sans doute remarqué la présence de l'imposante molette sur l'épaule droite du reflex. Elle donne accès rapidement à certaines fonctionnalités de l'appareil : Wi-Fi, ISO, correction d'exposition, shake reduction, HDR, Grid, Crop, bracketing, CH/CL. La deuxième molette (celle qui ne comporte pas d'inscriptions) permet de changer rapidement de valeur. Ainsi, en mode M, il sera possible de modifier rapidement l'ouverture (molette avant), la vitesse (molette arrière) et la sensibilité ISO (molette du dessus).

Sur le papier, cette troisième molette semble une bonne idée, reste à voir son efficacité sur le terrain.

Disponibilité et prix

Le Pentax K-1 sera disponible au mois d'avril au tarif conseillé de 1 990 €.

Notre premier avis

Le K-1 est enfin là. Arrivera-t-il à séduire les pentaxistes et d'autres photographes ? De prime abord, ce reflex est intéressant à plus d'un titre. Pentax a eu la bonne idée d'intégrer le capteur 36 Mpx et de proposer le K-1 à un tarif vraiment bien étudié.

Côté prix, le K-1 vient donc affronter directement le Nikon D750 et le vieillissant Canon 6D, un peu moins cher.

Test - 29/11/2012
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Mais les prestations du reflex Ricoh / Pentax sont d'un autre ordre avec une meilleure définition, une construction plus haut de gamme et à l'épreuve des intempéries, un obturateur grimpant jusqu'à 1/8 000 s, une sensibilité ISO jusqu'à 204 800 ISO...

Et les optiques ?

L'arrivée d'un capteur 24x36 bouleverse un peu la donne et la situation n'est pas évidente pour Pentax, les optiques DA et DA limited étant réservées au format APS-C. Il faut alors utiliser des optiques plus anciennes : D-FA, FA et FA limited.

La sortie du K-1 s'accompagne de 2 nouvelles optiques 24x36 :

  • 28-105 mm à 599 € ;

  • 15-30 mm f/2,8 à 1 699 €.

Elles viennent compléter les 3 optiques présentées l'an dernier :

La triplette f/2,8 est donc d'ores et déjà présente ; il reste à la marque de proposer quelques optiques complémentaires comme un ou deux télés, une optique macro et des focales classiques (24, 35, 50 et 85 mm lumineux).

Caractéristiques

Voir aussi :

Prise en main

Longtemps, nous avons vu le Pentax K-1 sous cloche. Impossible de mettre la main dessus sans faire sonner une alarme. Impossible de manipuler l'écran LCD monté sur d'étranges charnières. Impossible de faire tourner cette 3e molette sur le dessus du boîtier. Impossible, jusqu'à maintenant...

~~Pentax K-1, test review, vue de face sans objectif~~
Enfin un 24x36 dans la gamme Pentax : le K-1 !

Prise en main

Châssis

Comme la plupart des reflex haut de gamme Ricoh, le K-1 présente une excellente finition à l'épreuve des intempéries. Hervé, de la boutique Pentax à Paris, s'est même amusé à le maltraiter, apparemment sans le moindre dommage.

Test d'étanchéité du Pentax K- 1.

De manière moins brutale, nous n'avons pas hésité à sortir le K-1 sous les quelques averses rencontrées pendant notre test. Même bien trempé, le reflex 24x36 n'a pas bronché (avec le 24-70 mm f/2,8 également tropicalisé). Vous trouverez des joints d'étanchéité sur la trappe des cartes mémoire, mais aussi au niveau de la batterie et des connecteurs. Au niveau de la baïonnette, il faudrait compter sur des optiques là aussi équipées de joints pour éviter les infiltrations de poussières ou d'eau. Les 3 optiques 24x36 actuellement disponibles (15-30 mm, 24-70 mm et 70-200 mm) en sont toutes équipées. Gageons que toute la gamme 24x36 à venir le sera.

Le K-1 est très compact pour un modèle 24x36. En comparant les volumes, on s'aperçoit même qu'il même moins encombrant que le Nikon D500 qui, lui, utilise un capteur APS-C !

Pentax K-1 test review comparaison dimensions Nikon D500Source : Camerasize.

Si le K-1 est compact, il est également assez lourd et finalement dense. À plus de 1 kg sans optique, il est largement plus pesant que ses compères les Canon 6D ou Nikon D750.

L'avant du reflex est assez classique, avec la commande de déverrouillage de l'optique. Le long de la baïonnette, vous trouverez désormais 1 levier et 3 touches. L'une d'elles permet de verrouiller les réglages de l'appareil, hormis — et c'est étonnant — le collimateur AF. La touche RAW/Fx1 est paramétrable et les deux autres commandes permettent de modifier rapidement les réglages des modes autofocus.

~~Reflex Pentax Ricoh K-1, test review, ~~
Une nouvelle commande apparaît sur le K-1 sur le côté de la baïonnette avec une icône de cadenas. Elle permet de verrouiller les réglages de l'appareil à l'aide de la molette arrière.

Dessus du boîtier

Comme le K-3 II, le nouveau vaisseau amiral de la marque ne dispose toujours pas de flash pop-up. Impossible, donc, de piloter un flash distant (Pentax est pourtant à l'origine de ce procédé) ou d'éclairer rapidement un contre-jour sans avoir à passer par un flash cobra annexe. Dommage, car dans la même catégorie d'appareils photo, les Nikon D800 et D810 en sont équipés.

Le dessus du reflex est un impressionnant tableau de bord, avec pas moins de 3 barillets.

Sur l'épaule gauche se situe une large molette pour le choix du mode d'exposition. Elle est verrouillable par un levier situé à sa base, ce qui nous semble moins pratique que le bouton central. Il est possible d'enregistrer jusqu'à 5 configurations utilisateur : voilà qui devrait contenter tout le monde !

Sur le haut du prisme en toit, vous trouverez un commutateur pour gérer le GPS.

L'épaule droite est bien fournie avec une molette de "fonctionnalités". Vous pouvez accéder rapidement à différents réglages : Wi-Fi, format image, stabilisation, grille d'aide à la composition, HDR, bracketing, motorisation, ISO, correction d'exposition. Une fois la fonction sélectionnée, les changements s'opèrent à l'aide d'une autre molette au pouce. Si l'idée semble séduisante sur le papier, nous n'avons pas trouvé cette molette d'une grande utilité sur le terrain. Pire, il m'est arrivé au début de confondre la molette arrière de réglage et celle présente sur le dessus. En outre, certaines fonctionnalités sont redondantes, comme le correcteur d'exposition ou la sensibilité ISO. Lors des tests, nous avons utilisé ce barillet pour la fonction rafale et Wi-Fi. En fait, il faudrait pouvoir personnaliser certaines commandes : l'idée est bonne, mais demande encore quelques adaptations.

En dessous se trouve un autre levier afin de basculer du mode photo au mode vidéo. Si l'idée semble intéressante, cette molette doit prendre tout son sens après plus jours d'utilisation intensive.

Reflex Pentax Ricoh K-1 test review, vue de dessusUn impressionnant tableau de bord.

Sur l'avant de la poignée sont logés une molette de réglage, le déclencheur ainsi que le levier de mise sous tension, le correcteur d'exposition et une touche ISO. Une commande permet d'éclairer l'écran LCD de rappel. Ce dernier, très petit, donne accès aux principales informations de prise de vue : ouverture, temps de pause, sensibilité ISO, batterie, correction d'exposition...

Pentax innove au niveau de l'éclairage du boîtier. Alors que les Nikon D5 et D500 proposent un rétroéclairage de certaines touches, le K-1 est doté de petites leds disséminées aux endroits stratégiques. Ainsi, vous pouvez éclairer (et avec une intensité variable) le dos de l'écran LCD, la monture et les fentes pour les cartes SD. Plutôt malin.

Test reflex ricoh pentax K-1 éclairage led

Dos

L'arrière du K-1 est également bien fourni ! À gauche du viseur, deux commandes permettent de basculer en visée sur écran et de modifier la mesure de la lumière. De l'autre côté se trouvnt une seconde molette de réglage, deux commandes pour l'autofocus et la mémorisation de l'exposition, une touche verte "anti-panique" (elle repositionne l'appareil en mode tout automatique d'une simple pression), une touche lecteur, un bouton pour passer en mode sélection de collimateur AF, un trèfle de commandes (motorisation, balance des blancs, styles d'images, touche personnalisable...), ainsi que les touches Info et Menu.

Reflex Pentax K-1 test review, vue de dosL'impressionnant dos du K-1.

L'un des éléments les plus singuliers du K-1 reste son écran LCD monté sur pivots sur rail. De ce point de vue, Pentax n'a semble-t-il pas choisi la simplicité. Les premières utilisations sont pour le moins déconcertantes et l'on a du mal à comprendre le réel intérêt de cette conception. Certes, cela semble solide et certes, c'est inclinable dans pratiquement toutes les directions, mais les angles gauche / droite sont finalement assez limités et inclinaison verticale nécessite encore quelques manipulations pour extraire la dalle de son carcan.

reflex Pentax Ricoh K-1 test review écran orientablereflex Pentax Ricoh K-1 test review écran orientable
reflex Pentax Ricoh K-1 test review écran orientable

Après quelques essais, nous restons dubitatifs devant ce système. Une simple rotule sur le côté est sans doute aussi résistante et permet des inclinaisons plus importantes. Seul véritable avantage, le dos de l'écran est ponctué de petites leds afin d'éclairer les commandes sur la partie droite du dos. Un avantage certain en soirée ou pour réaliser des réglages dans l'obscurité d'une salle de spectacle.

Visée

Viseur optique

Les reflex APS-C haut de gamme de Ricoh-Pentax disposent déjà d'un excellent viseur optique, précis à 100 %. Mettre un œil dans le viseur du K-1 est vraie découverte. Avec un grossissement de 0,7x, la visée est large et confortable. Le prisme en toit est précis, clair, mais a une légèrement dominante jaune.

Reflex Pentax K-1, test review, viseur optique

Une dalle LCD vient s'intercaler sous le prisme en toit afin de pouvoir afficher certaines informations à la demande dans le viseur optique : grille d'aide à la composition, collimateurs AF, niveau électronique sur 2 axes.

Visée sur écran

Pas de changement au niveau de l'écran : on reste malheureusement sur une dalle affichant 1 037 000 points, soit une définition 720 x 480 pixels (ratio 4/3). Dommage que le modèle haut de gamme n’offre pas une définition plus élevée — certains écrans atteignent désormais plus de 2 millions de points. Quoi qu'il en soit, l'affichage s'avère agréable et lumineux. Il n'y a rien à redire non plus concernant la fluidité.

Malheureusement, l'écran n'est pas tactile. Voilà qui est bien dommage, tant pour paramétrer l'appareil que pour zoomer et naviguer dans les images.

Réactivité, Mise au point, rafale et suivi de sujet

Autofocus visée optique

Pour sa sortie, le K-1 s'accompagne d'un nouveau module AF baptisé SAFOX 12 disposant de 33 points AF, dont 25 en croix. En 24x36, la zone couverture par le module AF n'est malheureusement pas très large.

~~Module AF SAFOX 12 Pentax K-1~~

À gauche : différence de couverture AF entre la visée 24x36 (larges bords noirs) et APS-C (bordures grises à l'intérieur). À droite, les différents types de collimateurs AF, avec au centre et en bleu, les 3 points sensibles jusqu'à f/2,8 pour une mise au point précise avec des optiques lumineuses.

C'est surtout la plage de sensibilité qui est impressionnante. En effet, le module AF fonctionne de -3 IL à 18 IL sur les 25 collimateurs croisés. Une jolie performance donc, mais avec quelques réserves puisqu'en basse lumière en studio, la mise au point automatique s'est montrée assez lente et décevante.

Visée optique Visée écran
Mise sous tension (1ère image sans mise au point) 1,3 s /
Autofocus sous 250 lux 0,7 s 1,1 s
Autofocus sous 3 lux 1 s impossible
Latence au déclenchement 0,05 s /
Rafale à 36 Mpx (24x36) 4,6 ips /
Rafale à 15 Mpx (APSC) 6,1 ips /

Sur le terrain, nous avons eu le même sentiment. Dans des conditions normales de lumière, la mise au point se montre rapidement rapide et fluide, ne venant pas perturber la recherche photographique. En basse lumière (soirée, intérieur...), la mise au point est beaucoup plus laborieuse ; le K-1 met plus d'une seconde avant de pouvoir déclencher.

Suivi autofocus

Pour notre test de suivi de sujet (une personne avançant en marchant vers le photographe), nous avons positionné le reflex au 1/1000 s f/4.

Lorsque le sujet est loin, le suivi est relativement bon. Sur notre série de 13 images, 3 ne sont vraiment pas nettes.

~~Reflex PentaxRicoh, test review, rafale de suivi d'un sujet en mouvement~~

Autofocus en visée sur écran

La mise au point automatique en visée sur écran utilise un système à détection de contraste sur le capteur principal. Cette fonctionnalité reste assez lente et nécessite environ 1 seconde pour réaliser le point. Vous pouvez également utiliser la détection de visage pour faciliter la mise au point sur une personne.

Mise au point manuelle

En visée optique, le K-1 dispose d'un télémètre qui affiche un point lorsque le point est bon. En visée sur écran, vous pouvez agrandir la visée à l'aide d'une loupe afin de faciliter la mise au point. Toutefois, vous perdez totalement le contexte de la scène. Vous pouvez également afficher un focus peaking (surlignage des zones nettes à l'aide de pixels colorés).

Connectique

Le K-1 de Pentax dispose d'une connectique assez complète à défaut d'être moderne.

Sur le flanc gauche :

  • une entrée micro stéreo 3,5 mm ;

  • une sortie casque 3,5 mm ;

  • une prise USB 2 (pourquoi pas USB 3 ?) ;

  • une sortie HDMI ;

  • une alimentation secteur.

Sur le flanc droit :

  • une prise pour télécommande filaire.

À l'avant :

  • une prise synchro flash.

Pentax Ricoh reflex K-1 test review connecteurs

Le K-1 dispose également de puces Wi-Fi et GPS. Il ne manque qu'une puce NFC pour faciliter l'appairage des appareils en Wi-Fi, mais c'est un moindre mal.

Le GPS permet de géomarquer les images pour faciliter le repérage sur une carte, mais conserve aussi les données d'un parcours dans un fichier KML. Un bon point, car il est toujours plus facile de retrouver une photo par une donnée géographique que par une date. On se souvient toujours d'être allé à New York ou en Inde, plus rarement en quelle année.

Pentax K-1 GPS données d'un parcours avec Google MapsExemple d'un parcours réalisé avec le K-1 et visualisé dans Google Maps.

Pentax Ricoh reflex K-1 test review geotag lightroomLes images géotaguées par le K-1 sont immédiatement positionnées sur la carte de Lightroom.

Bruit au déclenchement

Le K-1 a un déclenchement assez doux pour un reflex 24x36. Il est moins bruyant qu'un Nikon D750 ou un 6D. Il ne dispose pas d'un mode silencieux.

Pentax Ricoh reflex K-1 test review vue des commandes

Alimentation, stockage

Batterie

Le K-1 est livré avec une batterie Li-Ion D-LI90 (40 € environ) de 14 Wh (1 860 mAh / 7,2 V). Une poignée d'alimentation D-BG6 (également disponible à 250 € environ) permet d'embarquer jusqu'à 2 batteries ou 6 piles LR6.

Pentax K-1 test review batterie

La fiche technique annonce 760 vues avec une batterie — une autonomie en retrait par rapport aux concurrents directs. Lors de nos tests, nous avons effectivement été un peu surpris par l'autonomie relativement basse du K-1 sans utiliser le GPS. En effet, avec quelques vidéos au compteur, nous n'avons pas dépassé 600 déclenchements.

Mémoire

Pas d’extravagance au niveau du stockage des images : Ricoh Pentax reste fidèle aux 2 emplacements pour cartes SD. Malheureusement, la fiche technique indique que la compatibilité des cartes ne s'étend pas au standard UHS-II. Dommage.

Pentax K-1 Review test cartes mémoire

Antipoussière, stabilisation

Si Sony fut le premier constructeur à proposer une stabilisation mécanique sur un boîtier 24x36, Pentax ne pouvait proposer un reflex sans cette fonctionnalité. Le K-1 dispose donc d'un système de stabilisation par déplacement du capteur. Comme pour les nouveaux Sony A7 II et A7R II, la stabilisation du K-1 opère sur 5 axes : le roulis, le tangage, le lacet et les déplacements horizontaux et verticaux. La stabilisation du roulis fonctionne principalement avec les optiques très grand-angle. Quant à la correction des mouvements horizontaux et verticaux, elle est surtout efficace pour les prises de vue macro. Naturellement, Pentax dit avoir travaillé sur les algorithmes et n'annonce pas moins de 5 IL de gain.

test reflex pentax k-1 système de stabilisation mécanique

Ce système de stabilisation mécanique permet aussi de réaliser des prises de vue multiples afin d'augmenter la précision et la netteté des images. Il permet de plus de simuler à la demande un filtre passe-bas. Contrairement aux filtres passe-bas physiques qui corrigent les mêmes erreurs, les microdéplacements du capteur peuvent s'adapter en fonction de la correction de moirage à effectuer (type 1 et 2). Vous pouvez naturellement ne pas reproduire d'effet passe-bas afin d'obtenir le plus de précision possible (avec un risque de moirage). Lors de nos tests en studio ou sur le terrain, nous n'avons pas spécialement rencontré de problème de moirage.

Stabilisation mécanique

Le système de stabilisation SR II (Shake Reduction) du K-1 offre la possibilité de stabiliser n'importe quelle optique montée sur le boîtier. Grâce à une plaque mobile permettant de déplacer le capteur et à la force magnétique, les vibrations de l’appareil sont censées être compensées pour éviter tout flou de bougé.

Boîtier reflex Ricoh Pentax K-3 2, test review, stabilisation mécanique mesure graphique

Nous avons effectué des séries de 10 images à main levée sur une mire de précision à différents temps de pose, afin de déterminer à quelle vitesse la stabilisation décroche.

Le 24-70 mm est positionné à 70 mm en 24x36. En théorie, la vitesse limite pour une photo nette est donc d'environ 1/80 s.

Selon nos mesures, la stabilisation mécanique offre un gain de plus de 3 IL, ce qui en deçà des 5 IL annoncés par la marque mais reste remarquable, les gains des stabilisateurs mécaniques ou optiques se rapprochant plutôt de 2 IL.

Précision, colorimétrie

Depuis le Pentax K-3, la précision du système de stabilisation du capteur permet d'obtenir un filtre anti-moirage grâce à des déplacements très fins du capteur pendant l'exposition de la prise de vue. On réduit ainsi la précision de l'image, tout comme avec un filtre passe-bas, et ce faisant, le risque d'apparition du moirage. Cette fonctionnalité est toujours présente sur le K-1 dont le capteur 24x36 ne dispose pas de filtre passe-bas. Sans filtre passe-bas, l'image apparaît plus nette, plus piquée, avec un risque de moirage qui peut être contrôlé à l'aide de cette fonction.

Le Pixel Shift

À l'inverse, la capacité du capteur à se déplacer très précisément peut également servir à réaliser des images plus nettes : c'est le Pixel Shift. Cette technologie rappelle le mode 40 Mpx de l'Olympus OM-D E-M5 II ou le capteur Foveon X3 de Sigma, mais s'en distingue sur plusieurs points.

Le K-1 réalise 4 vues consécutives avec un déplacement d'un pixel afin d'avoir toutes les informations colorées pour chaque pixel de l'image. Dans cet esprit, il se rapproche plus du concept introduit avec les capteurs Foveon X3 de Sigma, qui n'effectuent plus d’interpolations colorées pour la création des pixels. Un principe qui a déjà fait ses preuves et dont nous connaissons les excellents résultats en termes de piqué.

L'image finale est à la même définition que le capteur (36 Mpx, 7 360 x 4 912 px), mais apparaît plus précise. Il n'y a donc pas d'augmentation de la définition, là où le COI d'Olympus, lui, n'aligne pas moins de 8 vues pour réaliser une "super" image en 40 Mpx. Le temps de réalisation est de ce fait beaucoup plus rapide chez Ricoh : il faut compter à peine 5 secondes de traitement des informations.

Sur notre scène test, le gain en précision et netteté est appréciable et bien visible, mais pas aussi spectaculaire qu'avec le Pentax K-3 II.

Télécharger l'image en pleine définition / normale (JPEG / RAW)

Télécharger l'image en pleine définition / Pixel Shift (JPEG / RAW)

Ricoh K-1Ricoh K-1 Pixel Shift

Pour du packshot, ce système s'avère donc très appréciable. Toutefois, il rallonge sensiblement le flux de travail et, surtout, ne fonctionne qu'avec des sujets parfaitement immobiles. Il conviendra d'utiliser un trépied. Le moindre mouvement ou changement de lumière sera perceptible et viendra mettre à mal la technique du Pixel Shift.

Le K-1 dispose toutefois d'une nouveauté : la compensation de mouvement. Celle-ci est censée limiter les mouvements d'un sujet en déplacement pendant la prise de vue. Et cela fonctionne... dans une certaine mesure. En effet, les artéfacts créés par les mouvements de l'eau ou des feuilles sur notre scène sont bien atténués, mais certains sont encore bien visibles.

Reflex Pentax K-1 test review comparaison pixel shift

image sans pixel shift

image avec pixel shift et compensation de mouvement

image avec pixel shift sans compensation de mouvement

Gestion du bruit électronique

Pour notre test, la scène est éclairée sous environ 250 lux. Notre appareil étalon est le Canon 5D Mark III qui, pour un gris neutre 18 %, requiert le couple f/5,6 - 1/8 s a une sensibilité de 200 ISO. Le Pentax K-1 est également calé pour exposer correctement un gris 18 % avec une sensibilité de 200 ISO et une ouverture de f/5,6. Avec le K-1, le temps de pause est de 1/5 s pour le couple f/5,6 / 200 ISO. Le boîtier a donc une tendance à sous-exposer.

Nous faisons alors varier la vitesse et la sensibilité ISO. Les images sont visibles à 100 % (JPEG) et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (.DNG). Le boîtier est configuré par défaut, notamment pour ce qui est de rédaction du bruit électronique.

Les JPEG

Le K-1 de Pentax est équipé d'un capteur 24x36 de 36,4 Mpx développé par Sony. Il s'agit donc probablement du même imageur qui équipe déjà les Nikon D800/D810.

Avec cette définition (36,4 Mpx effectifs), la taille des photodiodes est d'environ 4,9 µm. La plage ISO s'étend nativement de 100 à 25 600 ISO et peut être étendue jusqu'à 204 800 ISO.

Tailles des différents capteurs
Comparaison des tailles (agrandies 4x) de différents capteurs.

Le capteur 24x36 donne de très bons résultats de 100 à 400 ISO avec une absence totale de bruit électronique. À 800 ISO, les premiers lissages deviennent visibles. Rien de dramatique, mais l'image perd un peu en tonus. Les images sont très "propres", sans aucune granulation. À 1 600 ISO, c'est encore très très bon. La granulation est un peu visible, mais l'image conserve un très bon niveau de précision.

Une première étape est franchie à 3 200 ISO. L'image se fait plus granuleuse, mais les couleurs sont encore denses et la dynamique, confortable. À 6 400 ISO, le grain est logiquement plus présent, mais là encore, les clichés conservent une belle tenue. Les aplats denses se voilent légèrement, mais les couleurs sont encore vives, les bordures franches et la dynamique intéressante.

Le cran au-dessus, 12 800 ISO, est déjà un peu plus délicat. Le grain vient voiler l'image qui devient fade. La granulation est plus importante et la dynamique baisse d'un bon cran. En JPEG, c'est sans doute l'une des premières limites. Logiquement, vous perdrez en qualité à 25 600 ISO avec une image un peu plus voilée et les fins détails dilués. Globalement et avec plus de 36 Mpx, les images à 25 600 ISO sont exploitables dans des formats raisonnables en fonction de la qualité de la lumière. C'est tout l'avantage d'avoir un capteur avec une très haute définition. Une fois de plus, pour les hautes sensibilités, un passage par un logiciel spécialisé sera sans doute nécessaire.

Les valeurs au-delà de 25 600 ISO ne sont pas séduisantes. Si à 51 200 ISO il est encore possible d'exploiter l'image, c'est beaucoup plus difficile à 102 400 ISO et a fortiori à 204 800 ISO. Pentax France nous a d'ailleurs précisé qu'une mise à jour était déjà prévue pour améliorer le rendu des images au-delà de 25 600 ISO. Pour l'instant, vous avez la possibilité de télécharger et de visionner les images réalisées avec le firmware 1.0 du K-1.

Comparaison à tirage équivalent

Nous comparons naturellement les boîtiers à "tirage équivalent". Nous avons "normalisé" les images pour un tirage 40 x 60 cm en 180 dpi, soit une définition de 12 Mpx environ. Les images sont réalisées à 6 400 ISO avec ci-dessous des détails à 100 %.

Attention, les boîtiers ne sont pas équipés d'optiques équivalentes, le piqué initial n'est donc pas le même. Il faut essayer de comparer uniquement le niveau de bruit électronique... Pas si simple.

Nous avons choisi de confronter le K-1 à quelques boîtiers emblématiques actuels :

Le moins que l'on puisse dire est que le K-1 de Pentax ne démérite pas face à la concurrence. Au contraire, il se permet de délivrer des images plus agréables à 6 400 ISO que le Nikon D810 (certes beaucoup plus âgé). Le reflex tient également bien la route face aux capteurs plus pixelisés des A7R II et 5DsR avec une granulation fine (très film argentique) et peu colorée.

Pentax K-1 - 6 400 ISONikon D810 - 6 400 ISO
Spony A7R II - 6 400 ISOCanon 5DsR - 6 400 ISO

Oscilloscope

Passons certaines images obtenues avec le Pentax K-1 sous l'œil de l'oscilloscope pour un avis plus "mathématique".

Notre outil confirme notre perception visuelle : les images sont vraiment excellentes jusqu'à 3 200 ISO et présentent une dégradation perceptible à 6 400 ISO dans les valeurs sombres. La dynamique baisse sensiblement et la granulation dans les zones denses est très visible à 12 800 ISO.

Pentax K-1 test review bruit électronique sur gris 100 ISOPentax K-1 – 100 ISO Pentax K-1 test review bruit gamme gris graphique 100 ISO
Pentax K-1 test review bruit électronique sur gris 1600 ISOPentax K-1 – 1 600 ISO Pentax K-1 test review bruit gamme gris graphique 1600 ISO
Pentax K-1 test review gamme gris à 3200 ISOPentax K-1- 3 200 ISO Pentax K-1 test review bruit gamme gris graphique 3200 ISO
Pentax K-1 test review bruit gamme gris 6400 ISOPentax K-1 – 6 400 ISO Pentax K-1 test review bruit gamme gris graphique 6400 ISO
Pentax K-1 test review bruit gamme gris 12800 ISOPentax K-1 – 12 800 ISO Pentax K-1 test review bruit gamme gris graphique 12800 ISO

Au final, le K-1 se hisse assez facilement au niveau des meilleurs boîtiers actuels au niveau de la gestion du bruit électronique. En outre, les 36 Mpx permettent de ne pas trop "tirer" sur les pixels pour les impressions en grande taille. C'est donc un excellent duo pour le travail dans des conditions lumineuses délicates.

Exposition, RAW

Latitude d'exposition

Pour vérifier la latitude d'exposition d'un point de vue "artistique", nous avons photographié notre scène test sur une plage de +/-5 IL et corrigé les fichiers bruts avec le logiciel Adobe Lightroom.

La correction s'effectue via le curseur exposition et nous ne "jouons" pas avec le recouvrement des hautes lumières ou des tons sombres.

Ce capteur de 36 Mpx est déjà connu de nos services, puisqu'il officie brillamment dans les Nikon D800 / D810. Nous ne sommes donc pas surpris d'obtenir une excellente latitude d'exposition avec le Pentax K-1. Il sera facile de récupérer jusqu'à 2 IL et vous pourrez même pousser à +2,3 IL. Une très belle performance, inférieure toutefois aux 3 IL du Sony A7R II.

reflex Pentax Ricoh K-1 test review latitude surexposition traw

Le K-1 est également très bon dans le recouvrement des informations dans les zones sous-exposées : on pourra remonter jusqu'à -3 voire -4 IL sans obtenir un bruit électronique trop marqué.

reflex Pentax Ricoh K-1 test review latitude sous exposition

Au final, le Pentax K-1 présente une latitude d'exposition de -4 IL à +2,3 IL, soit 7,3 IL, ce qui est très bon pour un capteur 24x36. En comparaison, les fichiers RAW de l'A7R II de Sony atteignent 8 IL de latitude d'exposition. Nous n'en sommes pas loin.

Mode vidéo

La vidéo n'est clairement pas le domaine où les reflex Ricoh Pentax sont le plus à l'aise. Si le K-1 propose de nombreuses options intéressantes, l'absence d'autofocus en continu le pénalise sévèrement pour un usage vidéo classique.

Formats vidéo

Pour le format HDTV 1080, le K-1 encode les fichiers en AVC/H.264 et les encapsule dans un fichier .MOV. Vous avez la possibilité d'enregistrer en 60i, 50i, 30p, 25p et 24p.

Vous pouvez aussi enregistrer en HDTV 720p à 60, 50, 25 et 24 ips. Pour cette définition, l'encodage est également H.264.

  • HDTV 1080 30p (29,97 i/s) AVC/H.264, profil High@L4.0, 2 images de référence, CABAC, débit d'environ 24 Mb/s, 8 bits.
  • HDTV 1080 25p AVC/H.264, profil High@L4.0, 2 images de référence, CABAC, débit d'environ 20 Mb/s, 8 bits.
  • HDTV 1080 24p (23,976 i/s) AVC/H.264, profil High@L4.0, 2 images de référence, CABAC, débit d'environ 19 Mb/s, 8 bits.
  • HDTV 720 50p AVC/H.264, profil High@L4.0, 2 images de référence, CABAC, débit d'environ 20 Mb/s, 8 bits.

On le voit, en 2015, le K-1 ne répond toujours pas à la norme actuelle de la vidéo HDTV 1080 en 50p.

Modes d'exposition

Le K-1 dispose des classiques modes PSAM pour l'exposition des images. Seul le mode M donne accès au réglage manuel de la sensibilité ISO pendant l'enregistrement.

Qualité des images

Comme souvent sur les reflex, les images délivrées par le K-1 sont assez douces et il y a peu d'accentuation. Vous noterez facilement la présence de moirage et de crénelage. On reste assez loin de la qualité d'image d'une caméra classique, mais le grand capteur permet de jouer facilement avec la profondeur de champ.

Reflex Pentax K-1 test review mode vidéo 1080 25p

Nous sommes par contre assez déçus par le rendu des images en 60i et avec le recadrage APS-C. Sur notre scène, les vidéos paraissent floues et peu convaincantes. À éviter, donc.

Reflex Pentax K-1 test review mode vidéo 1080 60i

Reflex Pentax K-1 test review mode vidéo 1080 25p mode APS-C

Ci-dessous, vous trouverez des extraits obtenus à partir d'autres boîtiers.

Canon 70d HDTV 1080 25p / ALL-I

Canon C300

Autofocus

La mise au point autofocus doit être enclenchée par la touche AF au dos du boîtier et il est impossible de configurer le boîtier en autofocus continu. Elle est hésitante et très bruyante ; il sera donc plus sage de réaliser le point manuellement, même si les assistants (dont le focus peaking) sont désactivés pendant l'enregistrement.

Captation sonore

Le niveau d'enregistrement est visible pendant la captation vidéo et vous pouvez choisir entre niveau automatique ou manuel, mais il n'est pas possible de le modifier pendant le filmage. La captation interne est stéréo, mais vous avez également la possibilité de brancher un micro stéréo externe (mini jack 3,5 mm) ainsi qu'un casque pour le retour.

Exemples de photos

Pentax K1 exemple 2
Pentax K1 exemple 3
Pentax K1 exemple 4
Pentax K1 exemple 5
Pentax K1 exemple 1
Pentax K1 exemple 6
Pentax K1 exemple 7
Pentax K1 exemple 8
Pentax K1 exemple 9
Pentax K1 exemple 10
Pentax K1 exemple 11
Pentax K1 exemple 13
Pentax K1 exemple 15
Pentax K1 exemple 16
Pentax K1 exemple 17
Pentax K1 exemple 18
Pentax K1 exemple 19
Pentax K1 exemple 20
Pentax K1 exemple 21
Pentax K1 exemple 14

Verdict

Pentax K-1 test review recommande

Alors, que penser du premier reflex 24x36 de la marque Ricoh-Pentax, le Pentax K-1 ? Après 15 jours passés en sa compagnie, il faut bien avouer que ce modèle est séduisant, même s'il n'est pas dépourvu de défauts. Mais commençons par les points positifs.

Le Pentax K-1 est un reflex 24x36 robuste, tropicalisé et compact. C'est une marque de fabrique et Ricoh le prouve une fois de plus. Ainsi, le K-1 se paie même le luxe d'être moins volumineux que le Nikon D500 pourtant équipé d'un capteur APS-C ! Attention toutefois, si le boîtier est compact, les optiques restent volumineuses et lourdes. Le couple boîtier / optique (notamment avec les 3 optiques nouvellement présentées) est donc imposant, et loin des critères des boîtiers APS-C ou Micro 4/3.

La prise en main est confortable avec une large poignée et un revêtement très agréable. L'interface du K-1 est... impressionnante et regorge de boutons, leviers et autres barillets. C'est dense, sans doute un peu trop. Ricoh a voulu, à juste titre et pour se démarquer, innover dans l'interface. Ainsi, vous trouverez une molette smart (intelligente donc...) qui permet d'accéder rapidement à certaines fonctionnalités (Wi-Fi, ISO, bracketing...). C'est bien vu, mais trop envahissant.

L'écran est quant à lui monté sur 4 pieds coulissants qui permettent différentes orientations. La dalle est elle-même montée sur une charnière pour une inclinaison d'environ 40°. Si l'ensemble impressionne et semble solide, il n'en reste pas moins assez déroutant dans le fonctionnement. Une simple charnière sur le côté semble plus pratique et plus simple à mettre en œuvre; d'autant que ce système autorise également la protection de l'écran par une rotation à 180°, impossible à réaliser avec celui du K-1. En outre, il n'est pas tactile.

Pentax a également choisi d'éclairer, à l'aide de leds, certaines parties du reflex (dos de l'écran LCD, monture, cartes mémoire). Plutôt malin.

Quant aux menus, ils sont relativement simples, mais dépourvus d'aide ; dommage qu'un menu personnalisable ne soit pas proposé.

Si le reste de l'interface est assez classique, vous retrouverez les petits plus des reflex Pentax, comme la touche verte "anti-panique" (qui bascule le reflex instantanément en mode auto), les modes d'exposition Sv (priorité sensibilité) et TAv (vous réglez le couple ouverture / temps de pose et le K-1 décide de la sensibilité ISO), ainsi que pas moins de 5 configurations personnalisables (U1 à U5).

Qualité des images

Le K-1 est équipé d'un capteur 24x36 d'une définition de plus de 36 Mpx. Cet imageur délivre une belle qualité d'image jusqu'à 6 400 ISO et il est possible de grimper à 12 800 ISO, voire 25 600 ISO selon la nature des travaux et la qualité des lumières. Le K-1 n'a donc pas à rougir face à la concurrence. D'autant que la qualité des images est vraiment appréciable avec un système de stabilisation optique par déplacement du capteur efficace (jusqu'à 3 IL à 70 mm avec le 24-70 mm f/2,8) et une absence de filtre passe-bas qui permet d'obtenir le meilleur du couple optique / capteur. Pendant nos tests, les effets de moirage ne nous ont pas posé trop de problèmes. Un système de filtre passe-bas "à la demande" existe (par déplacement du capteur) dans les cas les plus difficiles. En outre, le mode Pixel Shift s'est montré efficace avec un gain dans les rendus des plus fins détails. Malgré la présence d'un système de compensation des mouvements, ce système a réellement du potentiel dans des scènes à sujets mouvants.

La vidéo est un cas un peu à part chez Pentax. D'un côté, le reflex dispose d'une entrée micro et d'une sortie casque pour la captation audio qui pourrait donner à penser que la marque souhaite faire du reflex une petite caméra à faible profondeur de champ, surtout que les modes PSAM sont disponibles. Pourtant, les lacunes des autres fonctionnalités stoppent toute velléité dans ce sens. Ainsi, le K-1 ne propose pas de mode HDTV 1080 à 60/50 images pleines (uniquement 30/25p) et le focus peaking n'est pas opérationnel pendant l'enregistrement, pas plus que l'autofocus continu. Au final, le K-1 est avant tout taillé pour la photo, la vidéo n'étant semble-t-il pas la préoccupation première de la marque.

Autofocus et réactivité

Le K-1 inaugure un nouveau module AF : le SAFOX 12. Il est doté de 33 points, dont 25 croisés. La zone AF couvre une assez large partie de la visée et s'avère très large en recadrage APS-C. La zone centrale est donnée pour une sensibilité de -3 à + 18 IL. Lors de nos essais sur le terrain, le système autofocus s'est montré très correct avec une bonne lumière, mais beaucoup plus hésitant en soirée ou dans la pénombre.

La mise sous tension du K-1 est un peu lente : plus d'une seconde avant de pouvoir déclencher. C'est sans doute dû au système de stabilisation mécanique qui requiert un peu plus de temps. La rafale plafonne à moins de 5 ips en mode 24x36 (4,6 ips pour être précis) avec un suivi du sujet hésitant. Pour la photo sportive, on pourra toujours basculer en mode APS-C avec une rafale à plus de 6,5 ips (6,1 ips selon nos mesures). Ricoh-Pentax semble avoir un peu sous dimensionné la puce de traitement des données.

Le parc optique

Reste la question du parc optique. Le K-1 débarque avec la triplette 15-30 mm / 24-70 mm / 70-200 mm qui couvrira la plupart des activités photographiques. Vous trouverez également un 28-105 mm f/3,5-5,6 plus abordable et un 150-450 mm f/4,5-5,6 pour la chasse photographique.

CP+ 2016 les optiques compatibles 24x36 chez Pentax KGamme d'optiques 24x36 existante.

Bien sûr, les optiques argentiques comme le 50 mm f/1,4, le 35 mm f/2 ou le 100 f/2,8 macro sont toujours disponibles, mais une mise à jour s'impose rapidement, notamment au niveau de la motorisation. Nous attendons par ailleurs des optiques SDM pour compléter l'offre actuelle. Les 36 Mpx du capteur risquent de donner pas mal de fil à retordre aux anciennes optiques. Une roadmap présentée au CP+ cette année prévoit 4 nouvelles optiques pour 2017.

CP+ 2016 : roadmap optique Pentax DFAOptiques 24x36 à venir.

Pour le reste, il faudra se tourner vers les constructeurs tiers comme Tamron ou Sigma, qui proposent encore de belles séries d'optiques en zooms ou focales fixes.

Bilan

Au final, hormis un autofocus en retrait par rapport à la concurrence, le K-1 est un boîtier séduisant, bien fait et qui délivre une belle qualité d'image. Il reçoit donc un recommandé.

Reste une question, plutôt d'ordre philosophique : Pentax devait-il sortir un 24x36 maintenant ? Pour les pentaxistes qui n'avaient pas encore franchi la porte d'une boutique Canon ou Nikon, la réponse est évidente. En prenant un peu de recul, la stratégie de Sony de laisser le terrain du reflex à Canon et Nikon semble plus judicieuse. Car si le Pentax K-1 est un bon reflex, il ne dispose pas des innovations technologiques qui feront basculer le choix d'un photographe. Comme je l'avais écrit il y a quelques années, le plein format Pentax existe déjà depuis des années et s'appelle actuellement 645Z. C'est effectivement beaucoup plus cher, mais c'est également nettement plus singulier qu'un 24x36.

Face à la concurrence

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Nikon D750

Si le D810 dispose du même capteur à 36 Mpx, il est à plus de 3 000 €, donc beaucoup plus onéreux que le nouveau K-1 de Pentax. C'est pourquoi chez Nikon, nous le confronterons dans la même gamme de prix au D750.

Le reflex Nikon se démarque sur plusieurs aspects. Il est plus léger et propose une autonomie largement supérieure. La motorisation est également à l'avantage du Nikon, avec une cadence à plus de 6 ips contre à peine 5 chez Pentax. L'autofocus photo est plus sensible en basse lumière. En vidéo, le D750 offre une plus grande polyvalence avec un suivi autofocus continu. En outre, le boîtier dispose d'un flash pop-up qui permet de déboucher un contrejour, mais aussi de piloter des flashs distants sans fil.

De son côté, le Pentax offre une définition largement supérieure et une stabilisation mécanique par déplacement du capteur qui fonctionne avec toutes les optiques. Si les deux reflex disposent d'une connexion Wi-Fi, seul le K-1 propose un capteur GPS intégré. Il intègre en outre un obturateur mécanique au 1/8000 s, contre 1/4000 s chez Nikon, et le capteur est capable de grimper jusqu'à 204 800 ISO, même si toute la plage n'est pas réellement exploitable.
Canon 6D recommandé

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Canon 6D

Chez Canon, nous avons décidé de confronter le K-1 au 6D. Le reflex de la marque rouge est certes beaucoup plus vieux (présenté en 2012), mais il reste, en termes de tarif, celui qui se rapproche le plus du modèle Ricoh Pentax.

Si le reflex Canon est plus léger et propose une meilleure autonomie, sa fiche technique est vraiment plus datée et le K-1 prend l'avantage sur pratiquement tous les autres aspects : meilleure définition du capteur, système de stabilisation mécanique, autofocus sur 33 points (contre 11 chez Canon), sensibilité ISO plus large, formats vidéo plus nombreux, sortie casque, mesure d'exposition plus précise... La liste est longue, mais le 6D arrive en fin de vie et il est probable qu'un Mark II soit annoncé à la rentrée lors de la photokina.

Lire également :

Comparaison Pentax K-1 vs Canon 6D vs Nikon D750

+
  • Très bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 6 400 ISO
  • Stabilisation mécanique du capteur (fonctionne avec toutes les optiques)
  • Excellente finition du boîtier. Encombrement réduit. Finition à l'épreuve des intempéries.
  • Viseur optique agréable
  • 5 configurations de boîtier programmables
  • Écran LCD orientable
  • Éclairage de certaines parties du reflex avec des leds
  • GPS / Wi-Fi intégré
  • Format RAW en DNG (PEF possible)
  • Entrée micro / sortie casque
  • Viseur optique large et précis
  • Autofocus silencieux (motorisation SDM)
  • Rafale à 6 ips en recadrage APS-C
  • Déclenchement assez doux
  • Mise au point automatique en basse lumière décevante
  • Autofocus en visée écran trop lent
  • Rafale à seulement 4,6 ips en 24x36 trop juste pour de la photo d'action
  • Couverture AF restreinte en 24x36
  • Pas d'autofocus permanent en vidéo
  • Mise sous tension un peu trop lente
  • Pas de flash intégré
  • Pas de sortie USB 3
  • Pas de prise en compte du format UHS II
  • Écran pas totalement articulable, impossible de le retourner complètement, non tactile.
  • Pas de menu personnalisable
  • Pas d'aide contextuelle dans les menus
  • Pas de vidéo 4K
  • Pas de mode mRAW ou sRAW pour des fichiers plus légers
  • Pas de mode anti-scintillement
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

Les prix
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