CapteurCapteur CMOS de 14,6 Mpix effectifs (sur un total de 15,07 millions pixels). Taille : 23,4 x 15,6 mm. Rapport 3:2.
MontureMonture à baïonnette KAF2 Compatibilitéavec les objectifs à baïonnette KAF3, KAF2, KAF
Optique livréekit possible avec DA18-55 mm WR, DA50-200 mm WR, DA16-45 mm, DA17-70 mm SDM, DA*16-50 mm SDM, DA*16-50mm SDM + DA*50-135 mm SDM
StabilisationOui, par déplacement du capteur.
Antipoussièreoui, par vibration du filtre passe-bas (Dust Removal II) et traitement Super Protect (SP) du capteur. Système de détection automatique des poussières Dust Alarm.
Viseuroptique pentaprisme (champ couvert 100%, grossissement de 0,92x). Dégagement oculaire de 21,7 mm. Dépoli Natural Brght III.
Écran3 pouces (7,68 cm), 920 000 points, couverture de champ 100%
Mise au pointÀ détection de phase TTL par module autofocus SAFOX VIII+. 11 points AF (9 en croix et 2 verticaux) sélectionnables
Modes autofocusSingle, continu, manuel
Mesures d'expositionMesure TTL 77 segments choix de mesures multi-zones, centrale pondérée ou spot.
Modes d'expositionVert, Programme (Hyper-Programme), Priorité Sensibilité (Sv), Priorité Vitesse (Tv), Priorité Ouverture (Av), Priorité couple Vitesse/Ouverture (TAv), Manuel, Vitesse synchro flash, Pose
Vitesse d'obturation30 - 1/8000 s, pose B, synchro flash 1/180 s.
Motorisation5,2 i/s sur 40 JPeg et 15 Raw
Sensibilité ISO100 à 6400 ISO
MémoireCarte SD, carte SDHC
Alimentationbatterie Li-ion rechargeable DL-I90
ConnexionUSB 2, HDMI type C 1.2, synchro flash, micro stéréo.
Dimensions130,5 x 96,5 x 72,5 mm
Poids750 g
LogicielsPENTAX Digital Camera Utility 4.0
Dans la boîte/

Caractéristiques

Pentax K-7 testMéfiez-vous des apparences ! Malgré une taille réduite (le boîtier du K-7 est plus compact que le Pentax K20D), le nouveau reflex de Pentax cache bien son jeu.

En effet, si le K-7 dispose d'un capteur CMOS équivalent en définition au précédent modèle (14,6 millions de pixels), celui-ci est totalement nouveau et dispose de 4 canaux de lecture. Une donnée qui peut sembler anodine, mais ces canaux, associés au nouveau processeur de traitement des images PRIME II, permettent une rafale à 5,2 i/s et l'enregistrement de vidéo en 1280x720 pixels à la cadence de 30 i/s. La vidéo bénéficie d'un traitement de faveur sur le K-7 : le reflex dispose d'une entrée son stéréo et d'une connexion HDMI pour profiter des images sur un téléviseur HD.

D'autres éléments de la fiche techniques témoignent également de la volonté de Pentax de jouer dans la cour des grands avec le K-7. Ainsi, vous trouverez un écran LCD de 3 pouces affichant 920 000 points (une définition VGA de 640x480 pixels), une visée 100% (pentaprisme avec un grossissement de 0,92x) et une vitesse d'obturation portée au 1/8000e.

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Les nouveautés ne s'arrêtent pas là ! Le système autofocus SAFOX est également nouveau. Baptisé SAFOX VIII+, le module AF est toujours un système à onze collimateurs dont neuf en croix, mais les algorithmes ont été optimisés pour une meilleure précision et réactivité, notamment en basse lumière.

Le système d'exposition est quant à lui totalement nouveau et dispose de 77 zones de mesures et la correction d'exposition est ajustable sur +/- 5 IL.

Le K-7 conserve bien sûr les atouts qui ont fait la réputation de la marque : un boîtier scellé de 126 joints pour une utilisation dans des conditions extrêmes et un système de stabilisation par déplacement du capteur, fonctionnant avec toutes les optiques. Il est intéressant de noter que le K-7 est par ailleurs livré avec une nouvelle optique 18-55 mm WR également tropicalisée. Le système anti-poussière devrait être également amélioré.

Prise en main

Nouveau vaisseau amiral de la marque, le K-7 se devait d'offrir une prise en mains irréprochable. Et ce, alors même que Pentax a décidé de miser sur une compacité inhabituelle dans ce segment -- placé à côté d'un K10D (test) ou d'un K20D (test), il perd plus d'un centimètre de largeur, la poignée étant nettement plus proche de la chambre reflex.

La prise en mains demeure cependant excellente. La nouvelle poignée, moins haute et plus fine, est en compensation plus creusée, notamment au passage du majeur. Seul bémol, les photographes aux mains les plus larges risquent de voir leur auriculaire glisser sous la semelle. La répartition des commandes évolue fortement, notamment pour laisser la place à l'écran (les touches à gauche de celui-ci sont redistribuées). Dans certains cas, le nouveau choix est plus logique : le verrouillage d'exposition devient parfaitement accessible, le choix des collimateurs passe autour du bouton d'autofocus et une touche de choix de la sensibilité apparaît. Parfois cependant on y perd : les accès directs à la stabilisation et au bracketing d'exposition disparaissent, renvoyés respectivement dans le menu général et dans les modes d'entraînement.

Le K-7 rompt par ailleurs avec la tradition en proposant le premier nouveau pentaprisme depuis... l'*ist D, premier reflex numérique de la marque ! Le grossissement y perd légèrement (0,92 contre 0,95), mais la couverture est désormais de 100% du champ et le dégagement oculaire est amélioré, apportant un surcroît de confort aux porteurs de lunettes.

Dernière grosse évolution du K-7 par rapport à ses prédécesseurs : le déclenchement est beaucoup plus feutré et discret, contrastant avec le claquement sec du K20D, et ce malgré un mouvement plus rapide. Voilà qui sera particulièrement apprécié lors de concerts par exemple.

Le K-7 est, comme tous les modèles experts de Pentax, protégé contre les intempéries. Des joints de caoutchouc protègent les trappes, les boutons et les molettes contre les entrées d'eau et de poussière, sans pour autant résister à l'immersion bien entendu. Si le verrou de la trappe de batterie, agrandi pour l'occasion, est désormais bien plus pratique, la disparition du levier d'ouverture de la trappe de carte SD est plus discutable : avec des doigts mouillés, il n'est pas facile de faire coulisser le couvercle pour l'ouvrir. Certes, nul n'est censé changer de carte avec des doigts mouillés, mais si l'on achète un appareil tout-temps, c'est généralement justement en vue de ce type d'utilisation.

L'autre première de ce K-7 est bien entendu ses objectifs de kit, les DA 18-55 mm 1:3.5-5.6 AL WR et DA 50-200 mm 1:4-5.6 ED WR. Ceux-ci sont, toutes marques confondues, les premiers objectifs proposés en kit standard à être eux-mêmes protégés des intempéries, grâce à cinq joints isolant les bagues et la monture. Notre exemplaire du K-7 était doté du premier de ces objectifs ; il ne semble pas avoir fondamentalement évolué par rapport au 18-55 mm AL II qui équipait les boîtiers précédents. En particulier, le zoom n'est toujours pas interne (l'objectif s'allonge aux extrêmes, ne conservant sa longueur minimale qu'aux environs de 35 mm), ce qui laisse craindre une tropicalisation moins poussée que sur les objectifs plus haut de gamme comme les 16-50 mm et 50-135 mm SDM.

Au final, un habitué des appareils de la marque trouvera rapidement ses repères, même si certains détails le perturberont (le taquet de mode de mise au point, modifié, inversion du bouton vert et de la correction d'exposition). Et pour qui ne connaît pas particulièrement ces modèles, la répartition logique, la large gamme d'accès directs et la parfaite accessibilité des molettes de réglage font du K-7 un appareil bien conçu et à l'ergonomie particulièrement soignée.

Interface

Le nouveau Pentax K-7 rompt avec les rondeurs des K20D et précédents pour prendre un style un peu plus rétro. Taillé à la serpe, le prisme se détache nettement la face supérieure. Les fixations de sangle chromées sont également un petit retour vers le passé, mieux placées ici que sur les Olympus série 400. Le K-7 fait donc sérieux, limite austère, comme un appareil «expert» est supposé l'être chez les gens du marketing.

Le K-7 inaugure une lampe d'assistance à la mise au point, de couleur verte, située entre la poignée et le prisme. La molette avant est fortement inclinée pour faciliter sa manipulation par l'index. La poignée est étroite et peu haute, mais profondément moulée, assurant une bonne préhension.

La main gauche n'est pas oubliée : elle commande le flash (dont le verrouillage est mécanique : il faut le débloquer manuellement même en mode automatique), le bouton pour basculer du Jpg au Raw et l'interrupteur du mode de mise au point (AF simple, AF continu et manuelle). On notera le retournement du taquet de celui-ci : on le pousse désormais vers l'avant pour passer en manuel, une modification dont la nécessité n'était pas évidente.

La face arrière évolue profondément avec l'arrivée d'un écran 3 pouces (7,6 cm) en définition VGA. Certaines commandes sont déplacées (collimateurs AF, bouton vert, touches lecture/poubelle/menu/info), on gagne un accès direct au Live View et on perd le commutateur de stabilisation.

La classique molette des modes est désormais bloquée par un verrou pour éviter les rotations accidentelles. La commande concentrique permet de choisir mesure multizone, pondérée centrale ou spot. On note l'arrivée d'une touche dédiée à la sensibilité, désormais affichée en permanence sur l'écran de contrôle ainsi que dans le viseur, et la remontée de la correction d'exposition.

On notera l'articulation très postérieure du flash, qui lui donne un dégagement exceptionnel. En revanche, ceux qui visent de l'œil droit pourront avoir la surprise de le sentir s'appuyer sur leur nez lors d'un cadrage vertical.

La connectique du K-7 est assez complète avec, en plus des classiques alimentation, USB-A/V, synchro flash et télécommande (inhabituellement disposée sur le flanc droit, sous la carte SD), une sortie HDMI et une entrée micro. La première permettra de passer ses images sur un téléviseur HD, la seconde d'avoir un son stéréo dans les vidéos filmées avec le K-7.

Pentax K10D bruit rafale

Pentax K10D bruit rafale

Alors que Pentax a longtemps fait figure de mauvais élève, le K-7 est un reflex plutôt discret, le claquement sec du K20D laissant la place à un bref chuintement.Un progrès très appréciable. Vous pouvez cliquer sur les images pour écouter les différences sonores entre les Pentax K10D (première image) et K-7 (seconde image) à l'aide d'un fichier MP3.

Menus

Les menus du K-7 reprennent l'organisation à onglets apparue sur le K-m. Ils rompent donc avec la logique de pages interminables connue sur les modèles précédents.

Heureusement, car les réglages et personnalisations sont toujours nombreux et poussés. Avec l'apparition de la vidéo, l'ajustement de la composition, de nouveaux détails comme le niveau électronique, on compte quatre onglets pour la prise de vue, autant pour les réglages de l'appareil et pas moins de six pour les réglages personnalisés.

À cela, il faut ajouter les traditionnels accès directs aux menus d'entraînement, de styles d'images, de balance des blancs ou de flash.

Sorti du mode tout automatique, les fonctions sont donc nombreuses, à même tout aussi bien de satisfaire l'expert exigeant que d'impressionner le néophyte.

Tout au plus regrettera-t-on l'absence d'effort esthétique : l'ensemble est lisible et complet, mais bien triste avec un fond vert-de-gris peu élégant. Une fonction manque également : le K-7 n'intègre pas de mode de stabilisation dédié aux filés, contrairement aux derniers Olympus par exemple.

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La principale nouveauté du K-7 est logiquement le mode vidéo. Celle-ci peut être enregistrée en HD 720p ou dans un original mode 3/2 (aux mêmes proportions, donc, que les photographies) à la définition plus élevée : 1536 x 1024 pixels. L'appareil peut, ou non, ajuster l'ouverture pendant l'enregistrement et on trouve une stabilisation mécanique en continu. Plus anecdotique, il est possible d'intégrer des informations sur l'auteur dans les photos.

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Autre nouveauté bien pratique pour la photo sur pied : le K-7 permet d'utiliser son système de stabilisation pour... décentrer l'image et réorienter le cadrage. Entre les deux aperçus ci-dessus, l'appareil n'a rigoureusement pas bougé ; le capteur, en revanche, a été déplacé et tourné (cf. logo en haut à droite).

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La gestion de la sensibilité automatique était en son temps un point fort du K10D. Sur le K**-7,** la plage utilisable est bien entendu réglable, mais également la courbe de montée en sensibilité : en mode auto, on peut choisir si l'appareil devra garder le plus longtemps possible la sensibilité la plus basse ou s'il grimpera au contraire rapidement pour conserver une vitesse élevée. Cependant, lorsque la compensation des hautes lumières est activée, la sensibilité minimale devient 200 iso. Il faut également activer une fonction personnalisée pour accéder à plus de 3200 iso.

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En plus du système antipoussières par vibrations, le K-7 intègre un outil de détection automatique des poussières. Notez l'effort didactique du menu de présentation de la fonction.

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Au démarrage et à chaque changement de mode, le K-7 peut afficher un récapitulatif des fonctions des différentes commandes. Celles-ci sont en effet largement personnalisables : il est possible de se mitonner un appareil aux petits oignons en fonction de sa logique et de son mode de fonctionnement.

Logiciels

Le Penjax K-7 est livré avec un nouveau logiciel pour le traitement des images et le développement des fichiers RAW : Pentax Digital Camera Utility 4.

Pentax K-7 test : logiciel

La nouvelle version de Pentax Digital Camera Utility 4 fait un net progrès en terme d'ergonomie avec une interface revisitée et beaucoup plus pratique.

De manière générale, cette nouvelle version s'avère beaucoup plus agréable à utiliser et intègre dans une même interface le navigateur de fichier un peu trop basique (il n'est pas possible de comparer plusieurs images sur un seul écran) et un module de correction des images aussi bien pour les JPeg que pour les fichiers DNG et PEF. Le logiciel est également assez réactif, même sur une configuration assez basique.

Les fonctionnalités pour améliorer ses images sont nombreuses et vous retrouverez dans le logiciel la plupart des options présentes sur le boîtier. La plupart, mais pas toutes ! En effet, si les options de DRE, les images personnalisées ou la correction des aberrations chromatiques, vous ne trouverez pas de fonction pour réaliser, a posteriori, une image HDR par exemple.

En outre, et cela semble assez incompréhensible, Pentax Digital Camera Utility 4 ne conserve pas les données de distorsion de l'objectif si l'on applique un changement sur un fichier Raw (PEF ou DNG). Ainsi, lors de la première ouverture d'un fichier RAW, les déformations sont bien détectées et corrigées, mais les curseurs restent positionnés à 0. Si vous avez le malheur de changer un paramètre de l'image (courbe de tonalité par exemple), la correction disparait...et il faudra tâtonner à la main pour retrouver le bon réglage. Voilà qui n'est pas vraiment pratique. Surtout qu'apparemment, il faut demander au K-7 d'enregistrer les informations dans les fichiers RAW à l'enregistrement, alors qu'il aurait si simple d'activer ou non la correction des aberrations de l'objectif sur tous les fichiers bruts avec le logiciel.

Pentax K-7 test logiciel

Malgré un enregistrement avec les corrections de distorsion, le fichier PEF n'affiche pas les informations et la moindre modification de l'image (comme ici), élimine la correction de la déformation. Étrange...

Enfin, dernière déception, le K-7 n'est pas livré avec un logiciel pour le pilotage à distance du boîtier sur ordinateur (pas de Pentax Remote Assistant 4) alors qu'un logiciel est livré avec les K10D et K20D et qu'il est compatible avec pratiquement tous les reflex de la marque à l'exception notable du K-7...

On attend avec impatience une mise à jour ou un nouveau logiciel pour combler cette lacune.

Antipoussière, stabilisation

Le Pentax K-7 est équipé du Dust Removal II. Le système antipoussière de Pentax combine plusieurs technologies et actionsl. La première est un traitement antistatique à base de fluorine baptisé Super Protect (SP) du filtre passe-bas pour éviter que les particules se collent sur sa surface. La seconde est le système "classique" de vibration du capteur pour décoller les particules accrochées. Les poussières décollées sont collectées sur une bande adhésive à l'intérieur du boîtier. Enfin, il est toujours possible de nettoyer manuellement le capteur du reflex. Pour faciliter les manipulations, Pentax a intégré un système de détection des poussières qui permet de localiser les particules. Si le système est intéressant pour vérifier la présence de particules, la localisation réelle des particules est accessoire, le nettoyage d'un capteur se faisant sur l'ensemble de sa surface.

Nous avons utilisé le K-7 pendant plusieurs semaines et il faut bien avouer que le nouveau système se montre particulièrement efficace, même avec de fréquents changements d'objectifs.

Pentax K-7 antipoussière En diaphragmant l'objectif à f/22 et en poussant largement le contraste, quelques poussières sont visibles, mais cela n'a rien de dramatique. Vous pouvez télécharger l'image en pleine définition en cliquant sur la vignette ci-dessus. Au passage nous noterez la présence de pixels morts (hot pixel).

Stabilisation

Le Pentax K-7 est équipé du système de stabilisation Shake Reduction, qui compense les mouvements du photographe par le déplacement du capteur. Un système qui permet à tous les objectifs de profiter de la stabilisation.

Les prises de vue sont réalisées à 36 mm (environ 50 mm eq. 24x36). La limite théorique pour obtenir des photos nettes est donc de 1/50 s. Lors de nos tests, la stabilisation a permis de gagner facilement 2 vitesses et avec un peu d'entraînement et selon les personnes, il est possible de gagner 3 vitesses. Cela reste toutefois inférieur au gain de 4 vitesses annoncé par le constructeur.

Pentax K-7 stabilisation graphique

Gestion du bruit électronique

Si les reflex Pentax sont souvent reconnus pour leur bonne ergonomie, la personnalisation des commandes et une qualité de fabrication de haut niveau, force est de constater que les modèles experts (K10D, K20D) ont toujours accusé un traitement du bruit numérique moins performant face à la concurrence de Canon ou Nikon.

Avec le K20D, Pentax s'est essayé avec une nouvelle génération de capteurs CMOS de 14,6 millions de pixels développée spécifiquement par Samsung, partenaire alors zélé. Si la définition importante du capteur a maintenu Pentax dans la course aux pixels (actuellement encore seul Canon propose un capteur APS-C plus pixelisé de plus 15 millions de photodiodes sur les EOS 50D et 500D), la jeunesse de l'architecture et des algorithmes de traitement du bruit électronique n'ont pas permis aux ingénieurs de venir inquiéter les ténors du moment chez Nikon (D300) ou Canon (40D).

Avec un nouveau capteur CMOS (le modèle du K-7 dispose de 4 canaux de lecture contre 2 sur le précédent modèle) et la présence d'un nouveau processeur de traitement des images PRIME II (Pentax real Image Engine), nous étions impatients de découvrir la qualité des images dans les hautes sensibilités.

En découvrant les premiers résultats, difficile de retenir une petite déception : les clichés du nouveau K-7 sont assez proches de ceux du K10D et les progrès sont pour le moins ténus. À la plus basse valeur ISO (100), l'image est propre et il est bien difficile de noter le moindre moutonnement. Dès 200 ISO, sur une image à 100% (comme les détails présentés ci-dessous) on note un très léger grain. Toutefois, sur des tirages A3, celui-ci est vraiment difficile à mettre en évidence. Pour la valeur supérieure (400 ISO), le grain est déjà plus facilement visible, mais il reste très discret à la fois sur écran et sur papier. Avec un affichage HDTV 1080 (1920x1080 pixels sur moniteur ou téléviseur) le bruit électronique n'est absolument pas préjudiciable et vous pourrez facilement monter jusqu'à 800 ISO sans avoir à retoucher vos images. 1600 ISO est un vrai cap : le moutonnement est beaucoup plus présent, mais les pixels colorés sont bien contenus. Le grain reste agréable et les clichés sont encore bien détaillés et supportent facilement un tirage A3+.

Les deux valeurs supplémentaires (3200 et 6400 ISO) sont plus problématiques. Le bruit électronique envahit les images et vient brouiller les plus fins détails même sans réduction du bruit appliquée. Les algorithmes de traitement n'apportent qu'un lissage supplémentaire qui n'arrange pas vraiment les résultats. Contrairement au K20D, les images à 3200 ISO conservent une assez bonne dynamique et on distingue encore des subtilités dans les zones denses. À 6400 ISO, les clichés sont vraiment difficiles à exploiter : le grain ne laisse pas beaucoup de place aux détails et la dynamique est fortement réduite.

La mise au point a été effectuée en mode visée directe (détection de contraste) et il est important de signifier que le système autofocus a failli lors de l'enregistrement du cliché à 200 ISO (réduction du bruit désactivée). Comme avec tous les autres tests, vous pouvez télécharger à la fois les fichiers Raw (DNG : environ 22 Mo) et les fichiers JPeg en pleine définition en cliquant sur les vignettes.

Vous pouvez comparer les images du Pentax K-7 avec celles de son prédécesseur, le K20D qui dispose d'un capteur identique en définition. Le traitement du bruit est finalement assez similaire entre les deux boîtiers. Toutefois, on note une amélioration de la qualité des images à 3200 ISO où les clichés conservent une bonne dynamique et sont globalement plus agréables. On gagne donc 1 IL par rapport à la précédente génération, la valeur 6400 ISO restant dans les deux cas difficilement utilisables.

Pentax K20D, 100 - 1600 ISO réduction du bruit faible

Pentax K20D, 3200 - 6400 ISO réduction du bruit faible

Vous pouvez également confronter les résultats du K-7 de Pentax avec ses concurrents directs comme les Nikon D90 (ou D300) ou le Canon 50D. Avec les modèles Nikon, la différence la plus flagrante vient de la taille du grain moins grossier sur les D90 ou D300. À 3200 ou 6400 ISO le bruit électronique des modèles Nikon présente un peu plus de grain coloré, mais globalement les images sont plus détaillées et au final plus agréables. Avec le 50D de Canon, le bruit est moins présent jusqu'à 3200 ISO et globalement dans les plus hautes sensibilités les images ont plus de tenue.

Canon EOS 50D réduction du bruit désactivée 100 - 1600 ISO

Canon EOS 50D réduction du bruit désactivée 3200 - 12800 ISO

Canon EOS 50D réduction du bruit standard 100 - 1600 ISO

Canon EOS 50D réduction du bruit standard 3200 - 12800 ISO

Exposition, RAW

Le Pentax K-7 est équipé d'un nouveau système d'exposition qui effectue des mesures sur 77 zones et capable de s'adapter sur +/- 5 IL. Le module s'avère globalement performant en tout cas plus précis que l'antique système à 16 zones. Même dans des conditions plutôt difficiles, le K-7 expose correctement et la possibilité de jouer sur -/+ 5 IL apporte une souplesse non négligeable notamment pour le bracketing d'exposition qui autorise jusqu'à 5 vues consécutives par palier de 1/2 ou 1/3 d'IL.

Le Pentax K-7 dispose en outre de quelques astuces pour améliorer le rendu de la dynamique des images comme le mode D-Range Enlargement qui permet un réglage de valeurs sombres et des valeurs claires. Le reflex dispose même d'un mode "pseudo" HDR qui fusionne 3 images différemment exposées pour équilibrer à la fois les basses et les hautes lumières.

Pentax K-7 sans compensation des hautes lumièresPentax K-7 avec compensation des hautes lumières Une image JPeg sans la compensation des hautes lumières (en haut) et avec l'option activée (en bas). La récupération des détails, sans être phénoménale, est bien visible sans pour autant atténuer le rendu des zones plus denses.

Plus surprenant, la récupération des détails dans les hautes lumières n'est guère plus efficace avec les fichiers raw (DNG). Avec Digital Camera Utility 4, l'option étrangement baptisée Maquill. permet de recouvrer quelques informations, mais le gain n'est vraiment pas exceptionnel et l'image perd en contraste avec la présence d'un voile terne.

Pentax K-7 DNG recuperation detail offPentax K-7 DNG récuperation détails haute lumière on Fichier DNG sans option Maquill. (en haut) et avec l'option activée (en bas).

Les zones sombres peuvent être également rehaussées avec la compensation des ombres. Le K-7 dispose de plusieurs niveaux de réglages : faible, moyen et fort.

Pentax K-7 compensation basses lumières offPentax K-7 compensation basses lumières faiblePentax K-7 compensation basses lumières moyennePentax K-7 compensation basses lumières off De haut en bas : compensation des basses lumières désactivée, faible, moyenne et forte.

Sur les JPeg, les résultats sont plus concluants et comme avec la compensation des hautes lumières, l'utilisation du format raw DNG ne change pas grand-chose.

Pour le HDR, le K-7 fusionne 3 images JPeg en une finale (les 3 clichés initiaux ne sont pas sauvegardés). Le résultat manque parfois de naturel et il est regrettable que le logiciel Digital Camera Utility ne donne pas la possibilité de réaliser et retravailler la fusion des images.

Pentax K-7 HDR Vous pouvez télécharger l'image HDR en pleine définition en cliquant sur la vignette ci-dessus.

Le Pentax K-7, utilise deux formats pour l'enregistrement des fichiers raw : le DNG et le PEF (propriétaire). Il est intéressant de comparer les images brutes du reflex Pentax avec les principaux concurrents que sont les Canon EOS 7D et Nikon D300s. Pour cela, nous utilisons les mesures réalisées par DxOMark.

Les 3 boîtiers sont équipés de capteurs différents (origine et définition). Le Pentax K-7disposant d'un CMOS Samsung de 14,7 Mpix, le Canon 7D d'un CMOS maison de 18 Mpix et le Nikon D300s d'un CMOS Sony de 12 Mpix.

Dans un premier temps, il est intéressant de comparer les résultats sur la gestion du bruit électronique. Sur ce plan, le Pentax K-7 est en retrait par rapport aux deux concurrents qui jouent le coude à coude dans les hautes sensibilités. La différence est assez importante et avoisine parfois 1 IL à partir de 1600 ISO.

Pentax K-7 raw comparaison Canon 7D Nikon D300s bruit

Au niveau de la dynamique des fichiers raw, la disparité entre les boîtiers est encore plus frappante, les fichiers du K-7 présentant une dynamique globalement inférieure d'1 Il sur toute la plage de sensibilité par rapport aux concurrents. Pentax K-7 raw comparaison Canon 7D Nikon D300s dynamique

Mode vidéo

Pentax K-7 test videoSi l'arrivée du mode vidéo sur le Pentax K-7 n'était pas l'attraction la plus attendue du nouveau reflex expert, son intégration est un choix plus que judicieux pour afficher une fiche technique des plus complètes et contenter les clients les plus pointilleux.

Pour autant, cette fonction vidéo est pour le moins assez fruste : pas d'autofocus pendant l'enregistrement, réglages limités, micro intégré mono, une prise micro jack stéréo, mais pas de prise casque, mode HDTV limité au 720p, compression universelle, mais un peu vétuste en Motion JPeg...Toutefois, il convient de remarquer que la plupart des autres reflex-caméscope (Canon 500D, Nikon D90 ou D5000...) proposent peu ou prou les mêmes fonctionnalités et les mêmes limitations. Il faut se retourner vers le Panasonic GH1 pour trouver un réel concurrent aux caméscopes. Ici, comme sur les autres reflex, c'est bien un mode vidéo qui est proposé, et non pas des fonctionnalités d'une caméra. Le Pentax K-7 ne remplacera donc pas le caméscope de poing sur lequel vous lorgniez depuis des mois, mais il vous permettra d'immortaliser rapidement de petites tranches de vie sans avoir à sortir l'artillerie lourde.

Le K-7 propose toutefois quelques astuces bien pratiques. On pense immédiatement à la stabilisation par déplacement du capteur qui fonctionne aussi bien en mode photo qu'en mode vidéo (ce qui n'est pas le cas de l'Olympus E-P1 qui bascule alors sur une stabilisation numérique pour préserver la batterie). Je note deux avantages à ce procédé : la possibilité (bien sûr) de bénéficier de la stabilisation avec toutes les optiques utilisées et la quasi absence de bruit pendant l'enregistrement vidéo. En effet avec un 5D Mark II équipé d'un 24-105 mm IS, le ronronnement de la stabilisation devient rapidement très agaçant. Vous pouvez regarder la vidéo ci-dessous qui met en évidence le bénéfice de la stabilisation mécanique pendant le filmage.

Attention toutefois : la stabilisation n'est pas une panacée. L'absence de mise au point automatique pendant l'enregistrement des vidéos limite fortement l'intérêt du mode. En effet, si vous pouvez naturellement contrôler la mise au point via la bague manuelle, toute manipulation entraine forcément de petits mouvements que le système de stabilisation ne pourra compenser. Vous imaginez facilement alors qu'il est difficile de se passer d'un pied pour utiliser convenablement le mode vidéo, surtout si vous souhaitez utiliser une optique zoom.

Qualité des vidéos

Globalement les vidéos délivrées par le Pentax K-7 sont de bon aloi : en mode 720p, les détails sont bien présents si la mise au point est correctement réalisée, ce qui s'avère pas évident au fur et à mesure des essais. Sur un plan fixe, on profite pleinement de la définition en 1280x720 pixels. Sur des sujets en mouvement (s'ils s'approchent), le filmage devient beaucoup plus délicat puisqu'il faudra en permanence ajuster la mise au point à la main en vérifiant la netteté sur l'écran LCD. Malgré les 920 000 points d'affichage et la définition VGA, la mise au point reste très délicate à effectuer surtout en extérieur où l'écran reste toujours un peu trop brillant.

Les exemples ci-dessous montrent également une bonne dynamique des vidéos dans lesquelles les ciels restent détaillés. Dans la plupart des cas avec un caméscope classique, les ciels deviennent trop rapidement laiteux ce qui n'est pas le cas avec le Pentax K-7.

Avec des sujets en mouvement, la fluidité est de mise et l'on ne note que peu d'artéfacts de compression. Pourtant, le K-7 utilise un codec universel, mais assez ancien : le Motion JPeg (encapsulage .AVI). Les films sont donc facilement lisibles sur de nombreuses plateformes et le montage vidéo est simplifié (les images sont compressées indépendamment), mais les vidéos sont en revanches très volumineuses (6 Mo la seconde...).

Dommage que Pentax ait choisi un format des plus exotique (1536x1024 pixels) qui s'approche du HDTV 1080 sans jamais l'atteindre et qui ne respecte pas le ratio 16:9. On se contentera donc du mode HDTV 720p amplement suffisant dans la plupart des cas, surtout que la compression Motion JPeg n'est pas des plus efficace. Pensez à investir quelques actions chez les fabricants de cartes mémoire.

Pentax K-7 test vidéo exemple 1

Un exemple de vidéo en mode HDTV 720p avec un sujet en mouvement. Vous pouvez télécharger la vidéo en cliquant sur l'image ci-dessus. Attention le fichier fait plus de 120 Mo (20 secondes de vidéo).

Pentax K-7 test vidéo exemple 2 Un exemple de vidéo en mode HDTV 720p avec un sujet en mouvement. Vous pouvez télécharger la vidéo en cliquant sur l'image ci-dessus. Attention le fichier fait plus de 58 Mo (10 secondes de vidéo).

Pentax K-7 test vidéo exemple 3 Un exemple de vidéo en mode HDTV 720p en mode panoramique afin de constater l'efficacité de la mesure d'exposition selon les scènes filmées. Vous pouvez télécharger la vidéo en cliquant sur l'image ci-dessus. Attention le fichier fait plus de 240 Mo (40 secondes de vidéo).

Avec un capteur APS-C et des optiques lumineuses, il est facile de jouer sur la profondeur de champ pour bien détacher le sujet du fond. Des effets difficiles à obtenir avec un caméscope numérique actuel.

Pentax K-7 test vidéo 5

Un exemple de vidéo en mode HDTV 720p pour mettre en avant la gestion de la profondeur de champ.Vous pouvez télécharger la vidéo en cliquant sur l'image ci-dessus. Attention le fichier fait plus de 85 Mo (10 secondes de vidéo).

En basse lumière, le K-7 s'en sort honnêtement sans plus. Sur la vidéo ci-dessous tournée de nuit sous un éclairage urbain, on note clairement le bruit électronique coloré (surtout si vous regardez la vidéo sur un écran HDTV 1080). Toutefois, les images restent d'une qualité suffisante pour que l'on s'aventure avec un K-7 la nuit tombée avec encore beaucoup de détail dans les images et une colorimétrie respectée.

Pentax K-7 test vidéo exemple 4 Un exemple de vidéo en mode HDTV 720p tournée en pleine nuit à Montmartre. Vous pouvez télécharger la vidéo en cliquant sur l'image ci-dessus. Attention le fichier fait plus de 84 Mo (20 secondes de vidéo).

Côté enregistrement sonore, le K-7 propose un simple micro mono par défaut, mais les résultats sont plutôt convaincants. Pour obtenir une meilleure qualité et surtout un enregistrement directionnel, il est possible de connecter un micro stéréo au boîtier. Dommage que Pentax n'est pas pensé à intégrer une prise casque pour le retour son, car le K-7 est pénalisé par l'absence d'indication sur le niveau sonore.

Exemples de photos

Pentax K-7 exemple 1
Pentax K-7 exemple 2
Pentax K-7 exemple 3
Pentax K-7 exemple 6
Pentax K-7 exemple 5
Pentax K-7 exemple 7
Pentax K-7 exemple 8
Pentax K-7 exemple 9

Verdict

Avec le Pentax K-7, le constructeur propose une évolution majeure de son appareil-phare, analogue à celle que représenta en son temps le K10D (premier reflex tropicalisé sous les 1000 euros).

Tout est entièrement nouveau, du châssis au viseur en passant par les optiques de kit et le système anti-poussière ; les parties évoluant le moins sont sans nul doute le système autofocus et le capteur, qui sont cependant retouchés par rapport à ceux du K20D. Le nouveau Pentax attaque donc sans vergogne un appareil aussi apprécié que le Canon EOS 50D.

Le Pentax K-7 n'attaque cependant pas tout à fait le Nikon D300, qui conserve certains avantages spécifiques comme l'autofocus à 51 collimateurs, couplé avec la mesure d'exposition pour le suivi de sujet 3D, ou une rafale plus rapide. Le nouveau Canon EOS 7D, qui bat à plate couture le record de densité de pixels pour un capteur APS-C (18 Mpx), dispose lui aussi d'une rafale plus rapide et d'un système autofocus un peu plus complet ; on ne peut que souhaiter que Pentax abandonne rapidement le Saphox VIII (ici dans son évolution VIII+), qui marque désormais son âge.

Le K-7 dispose cependant d'un argument-choc pour ceux qui comptent la place : il est à peine plus encombrant qu'un reflex amateur traditionnel, et est également le plus léger de son segment. Cela peut paraître un détail, mais qu'il s'agisse de tenir dans un sac de randonnée à côté de vêtements chauds et de nourriture ou de s'adapter à des petites mains, c'est un avantage non négligeable.

Comme ses concurrents, le K-7 propose également un mode vidéo — inhabituel 1536x1024 pixels, ou plus classique HD 720p. Et comme chez les autres, celui-ci tient du dépannage plus que de la fonctionnalité utile : tout le monde (sauf Sony et Olympus) le met pour remplir les fiches techniques, mais personne n'arrive pour l'heure à convaincre totalement. Cela se passe donc en visée sur l'écran, sans autofocus pendant l'enregistrement (Canon et, plus récemment, Nikon le proposent, mais il demeure peu performant), et donc en mise au point manuelle une fois la vidéo lancée. Pour l'heure, on reste donc sur notre avis précédent : si vous voulez faire de la vidéo tout en profitant des avantages d'un grand capteur, c'est un Panasonic GH1 qu'il vous faut.

S'il est une vraie faiblesse du Pentax K-7 par rapport à la concurrence, c'est la gestion du bruit électronique. Le capteur Samsung né avec le K20D n'est pas le meilleur CMOS de l'histoire, c'est de notoriété publique ; mais le peu d'évolution par rapport au K20D lui-même interpelle. Non seulement Pentax ne partait pas en tête, mais il a de plus stagné et la comparaison en haute sensibilité (en particulier passé 1600 ISO) avec le D5000 ou l'EOS 7D est cruelle.

Avec l'apparition récente du K-x en entrée de gamme, Pentax fait même une expérience douloureuse : celui-ci profite d'un excellent 12 Mpx d'origine Sony, apparenté aux CMOS équipant D300s, D90, D5000 ou encore Alpha 700, et montre... l'expertise de Pentax en la matière. La faiblesse du capteur Samsung éclate donc d'autant plus qu'à capteur égal, Pentax peut sans rougir regarder les références de chez Nikon.

In fine, le Pentax K-7 est donc un excellent boîtier expert, résistant, à l'ergonomie irréprochable, doté d'un viseur remarquable à ce niveau de prix et d'une fiche technique ultra-complète ; en extérieur, il sera parfaitement à son aise et titillera sans vergogne des appareils pour l'heure 300 ou 400 euros plus chers. En intérieur ou en soirée, en revanche, les limites de son capteur se feront sentir et on évitera de dépasser les 1600 ISO.

Nos souhaits pour le K-8, donc : revenir sur le capteur du K-x, quitte à perdre en définition ; un système autofocus plus complet et un suivi de sujet amélioré ; une vidéo revue, avec un micro intégré en stéréo, le format AVCHD et un autofocus continu fonctionnel.

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Face à la concurrence

Le K-7 s'attaque presque frontalement au Canon EOS 50D. Celui-ci a l'avantage d'une rafale légèrement plus rapide et d'une meilleure sensibilité (ils font pourtant jeu égal en définition), mais le K-7 propose un meilleur viseur et une véritable protection tout-temps. L'EOS 50D est également dépourvu de fonction vidéo et la stabilisation sera dans les optiques. Sur le reste, c'est quasiment l'égalité ; pourtant, les deux modèles sont très différents et ont chacun une personnalité bien définie. Nul doute que les prendre en mains quelques minutes vous permettra de savoir lequel vous préférez : leurs différences principales sont souvent affaire de goût.

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La comparaison avec le Nikon D300s est également à peu près inévitable, même s'ils ne jouent pas tout à fait dans la même cour. Le Nikon propose le même niveau de protection tout-temps et un viseur comparable, mais un système autofocus beaucoup plus évolué (avec suivi 3D du sujet) et une bien meilleure sensibilité ; en compensation, le Pentax est (légèrement) moins complexe, beaucoup moins imposant et largement moins cher (le précédent D300, semblable au D300s mais sans vidéo et un peu moins sensible, reste à l'heure où nous écrivons plus cher que le K-7).

| | | | Nikon D300s | [tab_prix2(,,,15,id_ln,,,)] |

L'Olympus E-30 est le dernier adversaire annoncé du Pentax K-7. Dépourvu de vidéo, celui-ci propose une réactivité comparable, pour ne pas dire identique. Son viseur est un peu plus étroit et sa protection contre les intempéries bien moins poussée, même si sa construction demeure de haute volée. Il est également le seul appareil cité sur cette page à se contenter d'un écran de 230 000 points ; certes, celui-ci est orientable, mais c'est une différence majeure tant pour revoir ses photos que lorsqu'on l'utilise pour viser. C'est également le seul expert actuel dont la gestion du bruit numérique ne soit pas meilleure que celle du K-7. En compensation, il est également bien moins cher.

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On ne trouvera guère de concurrence chez Sony : l'Alpha 700, qui appartenait au même créneau, a laissé la place d'une part à un appareil professionnel allégé, l'Alpha 850 doté d'un capteur plein format d'une définition de 25 Mpx, d'un viseur incomparable et coûtant actuellement près de 2000 euros ; d'autre part, à un modèle amateur boosté, l'Alpha 550, avec un viseur bien plus étroit, une construction plus légère, une seule molette de réglages, mais qui a l'avantage d'un écran orientable et d'un tarif nettement inférieur.

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+
  • Appareil globalement plus silencieux que les précédents modèles
  • Construction soignée et protection tout-temps
  • Stabilisation mécanique intégrée au boîtier
  • Compacité du châssis
  • Ergonomie soignée
  • Personnalisation des touches et molettes
  • Modes Sv et TAv
  • Objectifs de kit tropicalisés
  • Poignée un peu basse
  • Mode vidéo embryonnaire
  • Pas de mise au point pendant le filmage
  • Extraction de la carte SD/SDHC pénible pour les gros doigts
  • Correction de l'objectif délicate avec le logiciel sur les fichiers bruts
  • Le logiciel Pentax Remote assistant n'est plus livré avec le reflex
  • Sensibilité et dynamique du capteur Samsung
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

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