CapteurCmos APS-C (23,5 x 15,6 mm) 24 Mpx (24,71 Mpx au total). Sans filtre passe-bas
MontureK (AF3, AF2, AF)
Optique livréeselon kit (18-55 mm ou 18-135 mm)
Stabilisationmécanique, intégré au boîtier
Antipoussièreoui. Par système de vibration DR II
Viseuroui. Pentaprisme. Couverture 100%. Grossissement 0,95x (soit 0,7x en équivalent 24x36). Dégagement oculaire 20,5 mm. Verre de visée Natural Bright Matte III interchangeable.
Écran- LCD. 7,6 cm (ratio 3:2). 1 036 800 points (720 x 480 pixels)
Mise au pointVisée optique : par corrélation de phase. SAFOX XI avec 27 collimateurs dont 25 en croix. Sensibilité -3 IL à + 18 IL.
Modes autofocusSimple (AF-S), continu (AF-C), auto (AF-A). Lampe d'assistance. Micro ajustement
Mesures d'expositionTTL. Capteur 86 000 points RVB. Multi-segment, pondérée centrale ou spot. Correction d'exposition
Modes d'expositionProgramme, priorité sensibilité, priorité ouverture, priorité vitesse, priorité ouverture et vitesse, manuel, Bulb, Synchro Flash, USER 1, 2 et 3
Vitesse d'obturation1/8000 s à 30 s. Bulb
Motorisation- jusqu'à 8,3 vps (60 JPeg et 23 raw). - intervallomètre
Sensibilité ISO100 - 51200 ISO
MémoireDeux emplacements SD, SDHC, SDXC (UHS-1). Eye-Fi, carte FLU. Possibilité de dupliquer les données, séparer les fichiers JPeg / Raw et relais.
Alimentation- Lithium-ion D-LI90
ConnexionUSB 3, HDMI, Synchro Flash, micro externe / casque (mini-jack 3,5 mm)
Dimensions132 mm x 100 mm x 78 mm
Poids800 g avec carte et batterie
LogicielsDigital Camera Utility 5
Dans la boîtecourroie de cou, batterie, chargeur

Caractéristiques

Pentax K-3 test review

Depuis le rachat par Ricoh, l'actualité photographique et surtout reflex de Pentax était assez calme... Ce mois d'octobre 2013 vient nous faire mentir avec un K-3 pour le moins séduisant à défaut d'être très innovant.

K-3. Voici donc le nouveau vaisseau amiral de la marque. Si celle-ci n'a pas joué la carte de l'innovation pour se démarquer de la concurrence, elle s'est au contraire concentrée sur son savoir-faire : la robustesse et l'efficacité.

Attention l'absence d'innovation ne signifie pas absence d'amélioration, car dans ce domaine, le K-3 fait un carton plein.

Au niveau de la robustesse, le nouveau K-3 est tropicalisé avec pas moins de 92 joints d'étanchéité. Point crucial, Pentax dispose également d'une gamme optique WR (Weather Resistant) tropicalisée, d'un grip d'alimentation résistant et de flashes qui le sont tout autant.

Il intègre déjà un tout nouveau capteur Cmos APS-C de 24 Mpx. Ce format n'est pas nouveau et il équipe déjà des reflex Sony ou Nikon. Mais si l'on regarde en détail, on s'aperçoit que le modèle du K-3 n'est pas totalement identique, ne serait-ce que par le nombre de pixels proposés (6000x4000 pixels chez Sony contre 6016x4000 chez Pentax). Le capteur rapide autorise la vidéo en HDTV 1080 à 25 ou 24p.

La marque a également choisi d'abandonner le filtre passe-bas sur ce capteur, la définition élevée et la puissance de traitement du processeur permettant de limiter les apparitions de moirage.

Un système mécanique assure toujours la stabilisation au niveau du capteur.

Au niveau de l'autofocus et de la mesure, c'est également tout neuf avec un module SAFOX 11 doté de 27 collimateurs, dont 25 en croix. Rien n'est précisé sur le module à détection de contraste pour la vidéo. Est-il beaucoup plus rapide ? Il faudra attendre nos premiers essais.

La mesure est assurée par un capteur 88 000 points.

Sur le reste, c'est classique, mais efficace : viseur optique 100 %, grossissement 0,95x, double slot SD, synchro flash...

Au niveau de l'innovation, on retiendra l'apparition de l'USB 3 (enfin...). Pour l'instant, seul le Nikon D800/D800E dispose d'une telle connectique. Le Wi-Fi ou le GPS sont malheureusement aux abonnés absents et il faudra user d'accessoires pour pallier les manques (notamment une carte FLU intégrant une puce Wi-Fi). On attendait également un écran orientable ou une nouvelle technologie pour l'autofocus en mode vidéo. Il n'en est rien. Pentax mise avant tout sur la photo, au sens presque traditionnel : il faut être costaud, efficace et pratique. Tient-il toutes ses promesses ? Réponse dans notre test.

Prise en main

Pentax K-3 prise en mains

Après un K-5 II un peu terne en nouveautés, Pentax décide de jouer un plus gros calibre avec le K-3. La gamme des reflex Pentax se compose donc désormais de 7 modèles mais certains sont vraiment vieillissants comme le K-r (capteur 12 Mpx APS-C) ou le K-30 (APS-C 16 Mpx) que l'on peut encore dénicher sur Internet à des prix peu intéressants. Ces boîtiers seront rapidement remplacés par les plus récents K-500 et K-50 (APS-C 16 Mpx). Les deux versions K-5 II et K-5 IIs sont toujours au catalogue et devraient le rester, le nouveau fer de lance des reflex, le K-3, venant chapeauter l'ensemble.

Prise en main

Les premiers contacts avec le K-3 sont à la fois rassurants et surprenants ! En effet, le reflex Pentax est, à l'image des K-10, K-5, K-5 II, bien construit : les matériaux sont qualitatifs et le revêtement au niveau de la poignée, agréable. L'ensemble inspire donc confiance et le K-3 se positionne bien en chef de rang des reflex pour baroudeurs de Pentax.

Pentax K-3 test review face sans optique

Revers de la médaille, le K-3 est un boîtier qui pèse son poids... 760 g tout nu avec batterie et cartes mémoire. L'ensemble est toutefois bien équilibré et la poignée, bien dimensionnée, permet une bonne préhension. Une poignée d'alimentation est également disponible pour faciliter les cadrages en mode portrait et doubler l'autonomie de l'appareil.

Pentax K-3 test review chassis

Débutons notre prise en main par le dessus de l'appareil. Sur l'épaule gauche, vous trouverez un barillet pour le choix du mode d'exposition. Par défaut celui-ci est verrouillé par un bouton central. Vous pouvez choisir le mode en le maintenant enfoncé. Les ingénieurs japonais ont également eu l'excellente idée de proposer un lever Lock qui permet, au choix, de libérer ou non la molette. Voilà qui contentera tout le monde. Bravo. Le K-3 propose les traditionnels modes PASM, mais également deux modes propres à Pentax : le Sv ou priorité à la sensibilité ISO (le boîtier adaptant le couple ouverture / vitesse en conséquence) et le mode TAv. Ce dernier agit de manière inverse, adaptant la sensibilité ISO automatiquement en fonction du couple ouverture / diaphragme, comme un mode P avec l'ISO Auto en quelque sorte. Pentax K-3 test review vue de dessus

Vous trouverez un mode Bulb (B), synchro flash (X), un mode tout automatique (vert) et 3 modes personnalisables U1, U2 et U3. Au centre, vous trouverez une griffe porte-flash ainsi qu'un flash pop-up NG 13 (100 ISO et en mètre). Sur l'épaule droite, vous trouverez un écran LCD de rappel des principaux réglages de l'appareil. Sur la poignée, le déclencheur est serti d'une couronne pour mettre le reflex sous tension. À l'arrière du déclencheur, deux commandes pour régler le correcteur d'exposition (-/+ 5 IL. Notez toutefois que l'écran LCD n'affiche que -/+ 3 niveaux...) et la sensibilité ISO sont présentes. À l'avant de la poignée, une molette de réglage est naturellement présente.

Au dos de l'appareil, la refonte par rapport au K-5 II/IIs est importante. À gauche, le bouton lecture reste, mais la commande «poubelle» en mode lecture est complétée par les modes d'exposition. À droite du viseur, la touche rouge permet à la fois de basculer en visée directe sur écran et d'enregistrer les vidéos. Pour rester dans la vidéo, un levier permet de basculer du mode photo au mode vidéo. Un excellent choix qui permet de cadrer correctement en mode photo (3/2) et en vidéo (16/9) avant de lancer l'enregistrement. La touche verte dite «anti-panique» permet de basculer d'une simple pression de n'importe quel mode en mode P.
Pentax K-3 test review vue de dos

Plus à droite, vous trouverez une commande AF et AE-L pour effectuer la mise au point et mémoriser l'exposition. Un trèfle de sélection est toujours présent pour accéder rapidement à la motorisation, ajuster les styles d'image, gérer le flash ou la balance des blancs. En bas, une commande Info permet d'accéder à un écran récapitulatif des paramètres de l'appareil et l'autre aux menus. Enfin, une touche permet de permuter rapidement entre les deux logements de cartes en mode lecture. Cette touche permet également de déplacer le collimateur AF en mode visée sur écran.

Le flanc gauche de l'appareil est également bien fourni avec la commande pour déployer le flash pop-up, la prise synchro flash, une commande Raw / Fx personnalisable (raw, bracketing d'exposition, testeur profondeur de champ optique, testeur de profondeur de champ numérique, stabilisation mécanique et éclairage de l'écran LCD sur le dessus de l'appareil). Une touche permet de régler rapidement le mode AF (AF-Auto, AF-Simple, AF-Continu) avec la molette avant et le fonctionnement des collimateurs AF avec la molette arrière. Un levier permet enfin de choisir entre mode autofocus et mise au point manuelle. Sachez que dans ce dernier cas et en mode visée sur écran, il est possible d'activer un peaking (surlignage des zones nettes avec des pixels colorés).
Pentax K-3 test review vue de côté

Vous aurez sans doute noté la présence d'une entrée micro stéréo au format mini-jack 3,5 mm ainsi qu'une sortie casque ! Alléluia ! Vous pouvez ENFIN contrôler de manière précise l'enregistrement audio pendant les vidéos. Apparemment, il n'est toutefois pas possible de régler le niveau des micros pendant l'enregistrement. Allez, encore un petit effort !

Connexions

Toujours dans la connectique, le Pentax K-3 intègre une sortie USB 3 ! Applaudissements ! C'est, avec le Nikon D800, le second reflex à proposer ce type de connectique désormais assez courante et rétrocompatible avec l'USB 2. Bravo Pentax. La prise mini HDMI est de type D et ne nous a pas laissé l'opportunité d'enregistrer le signal en sortie avec notre carte d'acquisition. Dommage, mais nous poussons nos investigations. En bas, un connecteur pour brancher une alimentation secteur est présent. L'ensemble des connecteurs est protégé derrière une trappe en caoutchouc de bonne facture. Pentax K-3 test review connectique 1

De l'autre côté, vous trouverez derrière une protection en caoutchouc, une prise pour une télécommande filaire.

Malheureusement, le K-3 est dépourvu de connectiques modernes comme le Wi-Fi ou le GPS. Pour une connexion sans fil, Pentax recommande l'utilisation de cartes FLU (il y aura peut-être des offres groupées, la marque reste pour l'instant muette sur ce point) qui intègrent une puce Wi-Fi. Une FluCard Pro 8 Go Class 6 se négocie actuellement 40 euros sur Amazon.

La documentation indique qu'il est possible alors de transférer les données en mode P2P entre la carte et un ordinateur, une tablette ou un smartphone. Il est également possible d'envoyer ses images sur les réseaux sociaux via un portail propriétaire en mode infrastructure. Sur notre exemplaire de prise en main, nous n'avons pas trouvé de menu pour gérer la connexion Wi-Fi. Pourtant, Pentax indique bien qu'il sera possible de piloter le Pentax à distance et sans fil via une carte Flucard Pentax. À vérifier donc.

Pentax K-3 test review connectique 2

Pour le GPS, le menu existe et il faudra acquérir le module GPS O-GPS1 (plus de 200 euros tout de même...) en supplément pour marquer ses images.

Bruit au déclenchement

Les déclenchements du K-3 sont toujours aussi doux et feutrés que ceux des précédents modèles. Sans avoir recours à un quelconque mode silencieux, le reflex de Pentax est moins bruyant que la plupart des concurrents. Vous pouvez entendre les enregistrements audio en cliquant sur la vignette ci-dessous.

[Pentax K-3 son déclenchement

](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/articles/1770/pentax-k-3-son-declenchement.mp3)

Logiciels

Logiciels

Pentax livre avec son K-3 la dernière mouture de Pentax Digital Camera Utility, la version 5. Ce logiciel permet d'éditer et de développer les images JPEG, Raw DNG et PEF délivrées par le boitier.

L'interface évolue peu depuis la dernière version offerte avec les K-5, l'ergonomie reste la même et les reproches soulevés depuis restent inchangés. Il n'est toujours pas possible de comparer deux images, par exemple, ni même d'avoir une vision rapide avant / après.

Le navigateur de fichier permet un classement sommaire des images par code couleur (rouge, vert, bleu) ou notation d'étoiles (jusqu'à 5), mais il n'est toujours pas possible de rentrer des mots clés pour une recherche syntaxique. On note en revanche qu'il est possible d'afficher la balise GPS pour un geotagage. De la même façon, il n'est pas possible d'opérer de brèves corrections sur les images, il faudra obligatoirement passer par l'outil de développement. Globalement l'interface est claire et simple, mais manque de panache. L'ergonomie est facile à appréhender, mais on souhaiterait une navigation plus fluide, plus intuitive – même si nous reconnaissons que des progrès ont été faits... mais cette interface date désormais du K-7. Dommage enfin qu'un double clic sur l'image n'entraîne pas automatiquement un zoom dans celle-ci.

Autre reproche, déjà évoqué sur les précédentes versions, il n'est toujours pas possible de piloter l'appareil à distance via un logiciel du type Pentax Remote Assistant... On attend donc une mise à jour.

Le module de développement est assez complet, on retrouve les habituelles fonctionnalités de retouches comme l'exposition, la compensation des ombres, le réglage de la balance des blancs ou la distorsion. Il est possible également d'appeler les fonctions du boîtier ou des modes scènes.

Le module de correction du bruit fonctionne relativement bien, le lissage n'est pas violent et la gestion du bruit chromatique, efficace, mais il est dommage de ne pouvoir jouer sur la netteté au niveau du grain. Les bugs des anciennes versions ont été corrigés, vous pouvez désormais ajuster la distorsion de l'image sans vous demander si le curseur ne va pas revenir à zéro lorsque vous changez un autre paramètre.

Globalement donc, l'interface est agréable et il est même possible d'effectuer des traitements par lots. Cependant le tableau est loin d'être mirifique puisque Pentax Digital Camera Utility souffre d'un véritable problème de lenteur. On constate toujours un temps de latence important entre le moment où l'on déplace le curseur et celui où l'on voit effectivement la correction sur l'image. Nous sommes bien loin d'une correction en temps réel comme sur des logiciels tiers. Parfois, il faut attendre jusqu'à deux secondes pour voir la retouche effectivement prise en compte.

Le bilan est donc mitigé. Un utilisateur désireux d'exploiter ses fichiers propriétaires PEF pourrait se passer de Lightroom ou DXO, mais malheureusement la vitesse d'exécution et les modules de développement moins nombreux rendent l'usage de ceux-ci toujours plus avantageux.

Alimentation, stockage

Derrière la solide trappe à double ouverture (il faut relever un levier et le tourner), vous trouverez une nouvelle batterie Li-Ion de 7,2 V pour 1860 mAh soit 14 Wh. La marque annonce 560 images (50% au flash) et 720 images en mode normal ce qui semble peu élevé. Une poignée d'alimentation tropicalisée D-BG5 sera également disponible pour augmenter l'autonomie du boîtier et offrir un confort accru pour la photographie en mode portrait.

Pentax K-3 test review batterie

Pentax K-3 avec poignée d'alimentationpentax k-3 poignée alimentation d-bg5

Cartes mémoire

Le K-3 dispose de deux compartiments pour cartes SD. Le boîtier est compatible avec toutes les normes actuelles et notamment l'UHS-1 qui permet de bénéficier des débits les plus importants actuellement. Une des deux cartes peut être sélectionnée pour l'enregistrement vidéo. En mode photo, les deux slots fonctionnent par débordement (dès qu'une carte est pleine, l'autre prend la relève), par copie (les images sont immédiatement dupliquées sur les deux cartes, l'une servant alors de sauvegarde en cas de pépin) ou en mode sélection (1 carte reçoit les JPeg et l'autre les fichiers bruts).
Pentax K-3 test review cartes mémoire

Antipoussière, stabilisation

Poussières

Le Pentax K-3 est équipé du Dust Removal II, un système de nettoyage du capteur d’image par vibrations ultrasoniques. Ce système de vibrations du capteur permet de décoller les particules accrochées. À noter que le traitement antistatique à base de fluorine à l’œuvre sur les K-7 et K-5 n'existe plus puisque le filtre passe-bas n'est plus. Nous avons utilisé le K-3 pendant plusieurs semaines et le système reste particulièrement efficace puisque nous n'avons noté aucune poussière sur notre image de test malgré nos changements fréquents d'objectifs et ce, même dans des endroits particulièrement poussiéreux.

Stabilisation mécanique

Le système de stabilisation SR (Shake reduction) du K-3 offre la possibilité de stabiliser n'importe quelle optique montée sur le boîtier. Grâce à une plaque mobile permettant de déplacer le capteur et à la force magnétique, les vibrations de l’appareil sont censées être compensées pour éviter tout flou de bougé.

Pentax K-3 test review stabilisation mécanique

Nous avons effectué des séries de 10 images à main levée sur une mire de précision à différents temps de pose afin de déterminer à quelle vitesse la stabilisation décroche.

Le 18-55 mm est positionné à 35mm soit un équivalent 50 mm en 24x36. En théorie, la vitesse limite pour une photo nette est donc d'environ 1/50 s. Selon nos mesures, la stabilisation mécanique offre un gain d'environ 2 IL ce qui est un résultat décevant et inférieur au gain de 3 IL annoncé par le fabricant. Pour des photos avec un temps de pose inférieur à deux fois la longueur de la focale vous devrez utiliser un trépied.

Filtre Anti-Moiré,

Le Pentax K-3 est le premier reflex à filtre anti-moiré désactivable. En effet, son capteur 24Mpx est dépourvu de filtre passe-bas afin d'assurer une netteté maximale et comme le veut la tendance actuelle. En revanche il est possible d'activer une simulation de ce filtre sur 2 typologies différentes en fonction du sujet photographié. Cette simulation se réalise grâce à de microscopiques vibrations du capteur qui permettent de flouter extrêmement légèrement la scène photographiée. Exactement comme l'aurait fait un filtre anti-aliasing pour éviter les artefacts d'interférences entre des motifs répétitifs et la matrice du capteur, elle aussi basée sur une répétition de pixels RVB. Aussi séduisante que cette fonction puisse paraître, nous n'avons pas noté une seule fois la présence de moiré sur nos images.

Flash

Le Pentax K-3 est équipé d'un flash incorporé rétractable NG 13 (en m et à 100 ISO). Le flash permet de déboucher facilement un contre-jour ou d'éclairer une scène très sombre. La mesure d'exposition est P-TTL (série de pré-éclairs pour ajuster l'exposition) et vous pouvez également utiliser le flash en mode manuel de 1/1 à 1/128. Une lampe permet de minimiser les effets yeux rouges et la synchronisation est réalisable sur le premier ou le second rideau ainsi qu'en synchro lente.

En mode auto le flash permet d'éclairer le sujet dans une pièce sombre

Un correcteur d'exposition permet de faire varier l'intensité sur -2IL à +1IL. Le reflex dispose d'une griffe porte flash pour connecter un flash cobra comme le nouveau et tropicalisé P-TTL AF540FGZ II afin de gagner en puissance et en polyvalence.

En abaissant manuellement la puissance du flash il est possible de garder une teinte plus juste dans les couleurs chaudes

Le K-3 permet de piloter des flashes distants sans fil. Une fonctionnalité qui permet de créer rapidement un éclairage de type studio en utilisant plusieurs flashes. Vous pouvez gérer jusqu'à 2 groupes de flashes cobra et utiliser ou non le flash intégré en complément. En mode manuel, vous pouvez gérer la puissance des deux groupes indépendamment.

La synchro lente (ici 1/8s) a permis de figer l'animal tout en conservant le mouvement. Notez la dérive vers le jaune de la balance des blancs sur l'arrière plan.

Visée, autofocus

Viseur optique

Pentax le sait, les acheteurs de reflex apprécient surtout la visée optique. Le K-3 propose un viseur d'excellente facture avec une couverture de champ de 100% et un grossissement de 0,95x (soit 0,63x en équivalent 24x36, ce qui le place devant le Nikon D7100 ou le 70D de Canon). On est loin d'un viseur 24x36, mais il est suffisamment large pour être confortable et il est surtout lumineux. Au premier abord, l’œilleton en caoutchouc semble un peu léger, mais à l'usage, la visée est confortable même pour les porteurs de lunettes.

Pentax K-3 pentaprisme

Pentax K-3 viseurLe pentaprisme du K-3 et la visée à droite.

La visée n'est pas obstruée par les collimateurs AF et seul le cadre englobant la zone autofocus est visible. C'est un choix. Personnellement, je préfère voir concrètement la position des différents collimateurs en permanence. Il est possible d'activer un niveau électronique (gauche - droite uniquement) qui permet de bien positionner l'appareil. Dans ce cas, c'est le barregraphe du correcteur d'exposition qui est utilisé. Le verre de visée est interchangeable.

Écran LCD

Le K-3 dispose d'un écran LCD de 8,1 cm (ratio de 3:2) affichant 1 037 000 points. L'affichage est donc de 720 x 480 pixels, l'image, au format 3:2 occupant alors la totalité de l'écran. Les informations sont affichées en surimpression.

Un petit tour sous la sonde spectrophotomètre montre que l'écran du K-3 est assez bien calibré par défaut avec un Delta E94 Moyen de 2,2. La balance des blancs est un peu trop bleutée (8000 K) et le contraste moyen est bon avec un ratio de 1:1150.

Pentax K-3 test review écran sonde

Malheureusement, l'écran n'est ni tactile ni orientable. Sur ce point, le K-3 est pour le moins rétrograde (tout comme le Nikon D7100 ceci dit). Mais après avoir goûté à l'écran du Canon 70D, le risque d'addiction est fort probable.

Le K-3 peut afficher de nombreuses informations comme un histogramme d'exposition, un niveau électronique sur 2 axes, le peaking de mise au point, plusieurs grilles pour l'aide à la composition ou de fausses couleurs pour la surexposition. Si toutefois vous possédez le module GPS, vous pouvez également afficher une boussole sur l'écran arrière.

Mise au point

Autofocus en visée optique

Le module autofocus a notablement évolué par rapport au K-5 II et le SAFOX X+ est avantageusement remplacé par le SAFOX 11 à 27 collimateurs dont 25 sont croisés. Les collimateurs sont essentiellement regroupés au centre de la visée et les deux collimateurs extrêmes (droite et gauche) ne sont pas croisés et sont assez isolés par rapport aux autres points.

Pentax K-3 collimateurs AF position

C'est surtout la plage de sensibilité qui est impressionnante. En effet, le module AF fonctionne de -3 IL à 18 IL. Dans ce domaine, seul le Canon EOS 6D soutient la comparaison. D'un point de vue strictement technique, le SAFOX 11 se positionne assez bien par rapport à ses principaux rivaux que sont l'EOS 70D et le Nikon D7100 avec le plus grand nombre de collimateurs croisés et la sensibilité la plus basse.

Notez que Pentax précise que les 3 collimateurs centraux sont sensibles jusqu'à f/2,8. Comprenez par là que les barrettes sont plus précises avec les optiques lumineuses jusqu'à f/2,8. Au-delà (f/4 et plus...), les collimateurs perdent en sensibilité (ils ne sont donc plus croisés). Un point assez étonnant quand on sait que l'optique de base, un 18-55 mm, ouvre lui à f/3,5...

Pentax K-3 Nikon D7100 Canon 70D
nombre de collimateurs 27 points dont 25 croisés 51 points dont 15 croisés 19 points croisés
plage de sensibilité -3 à 18 IL -2 à 19 IL -0,5 à 18 IL

Le K-3 propose les 3 modes autofocus classiques : Simple, Continu et Auto (passage automatique du mode S au mode C.

Le SAFOX 11 est désormais épaulé par le capteur RVB (cellule d'exposition) de 86 000 points qui recueille des informations supplémentaires notamment pour le suivi AF. Le capteur est également sensible jusqu'à -3 IL. Malheureusement, le capteur ne permet pas la détection des visages comme le Nikon D4 (bon d'accord, c'est le D4) qui dispose d'un capteur 91 000 points. Nous sommes tout cas impatients de voir comme le K-3 se débrouille avec un sujet mobile.

Une lampe d'assistance verte est également disponible pour épauler le module AF en basse lumière.

Notez qu'un micro ajustement de l'autofocus est également disponible. Vous avez la possibilité d'enregistrer les paramètres pour 20 optiques différentes.

Autofocus en visée sur écran

Pentax ne donne pas beaucoup de précision sur le module à détection de contraste. Il est toutefois possible de déplacer le collimateur sur environ 80% du cadre de visée. Comme tous les modules autofocus par détection de contraste, celui du K-3 a tendance à beaucoup «pomper» pour trouver la zone de netteté. Si l'action est plus rapide qu'avec les précédents reflex de la marque, la mise au point reste assez lente, trop lente pour suivre un sujet en déplacement par exemple.

En mode visée sur écran, le module autofocus propose plusieurs modes : détection des visages, suivi, multizone, spot et sélection manuelle.

Mise au point manuelle

Pour la mise au point manuelle, le K-3 offre plusieurs assistants comme le télémètre (l'appareil se sert du module autofocus pour signifier le point de netteté). En mode visée sur écran, vous pouvez activer le peaking (surlignage de la zone de netteté par des pixels colorés, ici en blanc). Une loupe numérique permet également de grossir par 10x la zone de mise au point.

Gestion du bruit électronique

Pour notre test, nous reprenons le protocole habituel : la scène est éclairée sous 200 lux, le Pentax K-3 est équipé d'un 18-55 mm f/3,5-5,6 positionné en mode M avec le couple vitesse ouverture 1/4 s et f/5,6 pour une valeur ISO de 100. Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100% et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (DNG).

Les JPeg

Classiquement avec les capteurs APS-C Cmos actuels, la gestion du bruit électronique est excellente de 100 à 800 ISO. A cette dernière sensibilité et à 100% sur écran, il est possible de discerner une très légère baisse de piqué, mais vraiment rien de dramatique. Les images conservent une excellente tenue à 1600 et même à 3200 ISO les images sont remarquables. Vous noterez toutefois une baisse de dynamique à 3200 ISO dans les zones denses, mais la granulation reste assez fine et peu colorée. Le moutonnement devient plus gênant à 6400 ISO avec un grain assez grossier. Celui-ci devient logiquement de plus en plus présent avec la montée en sensibilité ISO et à 12800 ISO reste à notre avis la valeur limite pour le K-3. En effet à 25600 et 51200 ISO le grain envahit tout et devient réellement disgracieux.

[Pixum partenaire de Focus Numérique pour l'évaluation de la qualité des images

](http://www.pixum.fr/)Pour l'observation de la qualité des images en format 30x45 cm, nous réalisons [un tirage chez notre partenaire **Pixum**](http://www.pixum.fr/). Cela nous permet de comparer facilement les appareils à 6400 ISO et la plus haute sensibilité ISO proposée.

Vous pouvez également comparer les images issues du K-3 de Pentax avec les clichés du Nikon D7100 ou du Canon 70D, les deux principaux concurrents.

Exposition, RAW

Pour évaluer le potentiel des fichiers bruts du Pentax K-3, nous analyserons les résultats obtenus par DxOMark.

Sensibilité

Ce graphique permet de vérifier les valeurs ISO annoncées par le constructeur et les valeurs mesurées de sensibilité. Comme vous pouvez le constater, celles-ci sont bien conformes. Pentax K-3 mesure ISO DxoMark

Rapport signal / bruit : comparaison avec Nikon D5300

Le D5300 dispose également d'un capteur APS-C 24 Mpx, nous avons donc logiquement comparé les deux boîtiers au niveau du rapport signal/bruit. Sur toute la plage ISO, le reflex Nikon domine d'une courte tête son concurrent chez Pentax. La différence est toutefois ténue et globalement, les deux boîtiers ont un comportement similaire avec un niveau de bruit électronique acceptable jusqu'à 12800 ISO
Pentax K-3 vs Nikon D5300 SNR 18%

Dynamique : comparaison avec le D5300

Avec une dynamique de plus de 13 IL, les deux reflex sont d'excellents élèves. La courbe DxOMark montre que le modèle Nikon domine son concurrent jusqu'à 3200 ISO. Au-delà, le comportement est assez similaire.

Pentax K-3 vs Nikon D5300 : dynamique mesure DxOMark

Pour constater le bénéfice d'une telle dynamique, nous avons réalisé un bracketing d'exposition sur -5 IL à +3 IL pour des images à 100 ISO sur notre scène de test. Nous avons ensuite remonté ou rabaissé les courbes pour rétablir l'exposition à l'aide du logiciel Adobe Lightroom 5.3.

Avec le logiciel, il est possible de récupérer des images surexposées jusqu'à +2IL. Une valeur intéressante, puisqu'à titre de comparaison, le capteur 4/3 de l'Olympus E-M1 perd des informations à +1,7IL. Toutefois, dans ce domaine, le capteur 24x36 du Sony A7R fait mieux avec la possibilité de recouvrer des informations jusqu'à +3IL.

Pentax K-3 test review dynamique haute lumiere

Les imageurs ont plus de faciliter pour récupérer des informations dans les basses lumières. Jusqu'à -3IL, les informations sont peu bruitées et il faut pousser à -4IL pour que le bruit commence à envahir les images et dénaturer les détails.

Pentax K-3 test review dynamique

Modes d'exposition

Le reflex K-3 de Pentax utilise une nouvelle cellule qui dispose de 86 000 pixels pour effectuer la mesure. Vous disposez d'un correcteur d'exposition sur +/-5 IL qui offre une belle latitude. Naturellement, vous pouvez également utiliser la fonction de bracketing qui permet d'enchaîner 2,3 ou 5 images avec un intervalle maximal de 2 IL. Au final, vous pouvez donc avoir une plage IL de -4 à + 4IL en 5 vues.*

Le Pentax K-3 offre de nombreuses fonctionnalités pour augmenter la plage dynamique. Vous pouvez activer un traitement pour les hautes lumières, une compensation des ombres pour remonter les valeurs dans les zones sombres et utiliser différents modes HDR avec fusion de plusieurs images. Seul le type 1 conserve un rendu naturel, les deux autres niveaux de réglage donnant des résultats plus fantaisistes.

Comme souvent, la compensation des hautes lumières n'est guère efficace et il faut examiner à la loupe les clichés pour noter une réellement différences.

Pentax K-3 test review compensation haute lumiere

Compensation haute lumière activée gauche et désactivée à droite.

La compensation des ombres fonctionne classiquement un peu mieux.

Pentax K-3 test review compensation basse lumiere

Mode vidéo

La vidéo n'a jamais été le point fort des reflex Pentax avec jusqu'à maintenant peu de formats d'enregistrement, une prise audio monophonique et un autofocus à la fois anémique et hésitant. Le K-3 redore un peu le blason de la marque en offrant une panoplie de possibilités beaucoup plus intéressantes.

Formats vidéo

Pour le format HDTV 1080, le K-3 encode les fichiers en AVC/H.264 et les encapsules dans un fichier. MOV. Vous avez la possibilité d'enregistrer en 60i, 50i, 30p, 25p et 24p. Vous pouvez également enregistrer en HDTV 720p à 60, 50, 25 et 24 vps. Pour cette définition, l'encodage est également H.264

HDTV 1080 30p (29,97 vps) AVC/H.264, profil High@L4.0, 2 images de référence, CABAC, débit d'environ 24 Mbps, 8 bits. 15 secondes de vidéo font 45 Mo.

HDTV 1080 25p AVC/H.264, profil High@L4.0, 2 images de référence, CABAC, débit d'environ 20 Mbps, 8 bits. 15 secondes de vidéo font 38 Mo.

HDTV 1080 24p (23,976 vps) AVC/H.264, profil High@L4.0, 2 images de référence, CABAC, débit d'environ 19 Mbps, 8 bits. 15 secondes de vidéo font 36 Mo.

HDTV 720 50p AVC/H.264, profil High@L4.0, 2 images de référence, CABAC, débit d'environ 20 Mbps, 8 bits. 15 secondes de vidéo font 38 Mo.

Le temps d'enregistrement est limité à 25 minutes. Malgré la présence d'un déclencheur dédié à l'enregistrement vidéo, il n'est pas possible de prendre des photos pendant le filmage. Le champ cadré en photo et en vidéo n'est pas le même : il est plsu étroit en vidéo et encore plus étroit en vidéo stabilisée.

Modes d'exposition et filtres

Le K-3 dispose des classiques modes PSAM pour l'exposition des images. Seul le mode M donne accès au réglages de la sensibilité ISO manuellement pendant l'enregistrement.

Qualité des images

Comme souvent sur les reflex, les images délivrées par le K-3 sont assez douces et il y a peu d'accentuation. Vous noterez facilement la présence de moirage et de crénelage. On reste assez loin de la qualité d'image d'une caméra classique, mais le grand capteur permet de jouer facilement avec la profondeur de champ.

Pentax K-3 test review détail vidéo HDTV 1080 25p

Canon 70d HDTV 1080 25p / ALL-I

Canon C300

Autofocus

Pas de mise au point continu. Il faut appuyer sur la touche AF arrière. Mise au point plus souple qu'en mode photo, moins sèche, mais vraiment vraiment lente et bruyante (ici avec un 20-40 mm Limited) comme vous pouvez le constater sur la vidéo.

pentax k-3 vidéo autofocus from Focus Numerique on

pentax-k-3-stabiliastion-video from Focus Numerique on Vimeo.

Rolling shutter

Lors de mouvements rapides, les vidéos réalisées avec le K-3 montrent des effets de rolling shutter. Rien de dramatique, mais les déformations sont bien visibles.

Exemples de photos

Nous avons réalisé nos images test du Pentax K-3 dans un endroit un peu particulier: imaginez-vous déambuler seul dans un immense château pendant plusieurs heures. Rien, excepté le bruit de vos propres pas dans les grandes salles vides où seul le son feutré du déclenchement du K-3 vient perturber votre exploration. En dépit de la grandeur des fenêtres, la lumière avait du mal à inonder certaines pièces et les murs, trop longtemps laissés à l'abandon, commençaient à se désagréger. Un sujet tout trouvé pour tester en condition réelle ce nouveau K-3 !

Dés notre arrivée nous tombons sur une fontaine datant du siècle dernier. Nous réalisons nos premières prises de vues et constatons que le 18-55 mm f/3,5-5,6 manque d'acutance à pleine ouverture. Si la colorimétrie et l'exposition sont justes, le piqué manque cruellement de mordant. Ce n'est pas catastrophique, mais nous nous attendions à pouvoir apprécier davantage le micro-contraste et la texture du sujet.

Pentax K-3 exemple 1

La peinture s'écaille et lentement le temps opère son travail de décomposition. Le résultat global est mou au niveau du micro contraste. En revanche à 800 ISO, le bruit est bien contenu.

Pentax K-3 exemple 2

Constat identique ici sauf que nous sommes à 3200 ISO. La dérive chromatique est quasiment invisible et le moutonnement reste agréable.

Pentax K-3 exemple 3

La stabilisation efficace du K-3 permet de garder net les parties immobiles de l'image tout en jouant sur le temps de pose pour souligner le mouvement du sujet.

Pentax K-3 exemple 5

À 400 ISO le moutonnement est discret et ne nuit pas à la définition de l'image....ce qui n'est pas le cas du 18-55 mm f/3,5-5,6 II qui fait réduit les bénéfices de l'absence de filtre passe-bas.

Pentax K-3 exemple 6

Cependant le capteur du K-3 reste un de ses plus sérieux atouts. À 6400 ISO et dans des conditions lumineuses peu faciles, la montée en sensibilité est bien gérée. Le bruit chromatique est peu présent et le bruit de luminance, s'apparente à un grain argentique homogène. Une belle performance. Notez au passage qu'il aura fallu fermer à f/8 le zoom de base pour espérer trouver un micro-constraste plus élevé au centre.

Pentax K-3 exemple 7

Pour essayer de garder l'ambiance de ce château, nous avons testé quelques filtres intégrés au boitier, dont le mode HDR. Le seul acceptable est le mode 1 qui ne délivre pas une image trop caricaturale. Le braketing s'étend ici sur 3 IL.

Pentax K-3 exemple 9

À 6400 ISO l'image s'est dégradé sensiblement la saturation et la dynamique de l'image baisse, une dérive chromatique violacée envahit légèrement les ombres et surtout le lissage grignote les plus fins détails. Attention à la taille d'impression de votre image à cette sensibilité.

Pentax K-3 exemple 10

Un rayon de soleil nous a permis de découvrir ce plafond décoré. SI le piqué est satisfaisant au centre, l'image devient trop molle sur les bords pour apprécier tous les détails

Pentax K-3 exemple 11

12800 ISO sera la valeur de sensibilité à ne pas dépasser. Si là aussi le moutonnement est finalement contenu, la dérive chromatique est trop importante et les fins détails sont dilués par le bruit.

Pentax K-3 exemple 13

On note un bon rendu des couleurs de l'image dans des sensibilités moindres. Nous avons été attirés par les tons chauds de la pièce et le capteur rend fidèlement la lumière du lieu.

Pentax K-3 exemple 14

Le Pentax K-3 profite de la dynamique de son nouveau capteur. Les ombres sont bien détaillées et le contre-jour agréablement géré. La stabilisation se révèle efficace aussi et les couleurs sont chaudes sans excès.

Pentax K-3 exemple 17

Quelques invités-surprises ont fait irruption durant notre excursion. L'occasion de tester le potentiel du K-3 avec son zoom téléobjectif 50-135 mm f/2,8. La différence avec le zoom de base est flagrante. La motorisation silencieuse est efficace et véloce. Enfin nous profitons du nouveau module SAFOX 11. Le micro-contraste est plus élevé aussi. En revanche nous nous attendions a quelque chose de plus tranchant dût à l'absence de filtre passe-bas.

Pentax K-3 exemple 19

Le K-3 est pourvu de filtres artistiques applicables à postériori à la prise de vue. Il n'est pas possible de prévisualiser l'effet avant le déclenchement même en Live View. En revanche la palette des filtres est assez complète et certains sont réglables comme ici où il a été possible d'ajuster la zone de netteté et la force du flou.

Pentax K-3 exemple 20

On retrouve bien sur un plus classique effet "lomographique" où le vignettage et la dérive colorimétrique sont bien présents

Pentax K-3 exemple 21

Enfin, il est possible de jouer avec des rendus très contrastés en noir et blanc. La lumière doit s'y prêter sinon le rendu devient vite caricatural.

Pentax K-3 exemple 22

Verdict

Pentax K3 test review

Conclusion de Renaud Labracherie

Pentax n’est clairement pas une marque pour les geeks de la photo. Sur ses reflex, elle refuse les avancées technologiques comme les connexions Wi-Fi, les écrans tactiles et orientables...pour se concentrer sur l'essentiel : la photographie.

De ce point de vue, le K-3 est une vraie réussite notamment avec l'utilisation d'un capteur APS-C 24 Mpx sans filtre passe-bas associé à un processeur de traitement des données performant. Le reflex tient facilement la dragée haute aux principaux concurrents que sont les Nikon D7100 et Canon 70D. En outre le capteur est stabilisé mécaniquement, ce qui permet d'être opérationnel avec toutes les optiques. La gestion du bruit électronique est globalement satisfaisante et il est possible de grimper à 3200 voire 6400 ISO sans problème. Avec une optique lumineuse, le K-3 se révèle donc polyvalent. Le K-3 dispose d'un système anti-moirage par déplacement du capteur, mais il faut bien avouer que nous n'avons que très rarement noté des problèmes à ce niveau.

Le système autofocus a été revu. Pour autant, il reste nu cran en dessous de la concurrence en terme de réactivité. Il manque surtout à Pentax un objectif de kit doté d'une motorisation SDM pour une mise au point souple et silencieuse. Une lacune a combler d'urgence. C'est d'autant plus frustrant que Pentax est l'une des rares compagnies à proposer une gamme d'objectifs Limited de qualité.

En visée sur écran ou en vidéo, l'autofocus par détection de contraste est encore très lent. Le K-3 est facilement distancé par la concurrence. Là aussi, Ricoh doit rapidement combler cette lacune.

Le K-3 a de nombreux atouts comme une finition tout-temps, un double slot pour le stockage des images, un obturateur mécanique assez silencieux, une rafale à 8 ips, une prise synchro flash, une connexion USB 3 et un mode vidéo assez complet. Pour tout cela, il mérite amplement un recommandé, mais avec une optique de qualité.

Conclusion de David Lefevre

À défaut de proposer une véritable révolution, le Pentax K-3 offre d'intéressantes améliorations à commencer par un nouveau module autofocus SAFOX 11 doté de 27 collimateurs, dont 25 en croix et d'une nouvelle mesure de lumière sur 88000 points. Le capteur passe à 24Mpx sans filtre passe-bas et est capable de filmer en HDTV 1080 jusqu'à 30 vues par seconde. Un saut technologique majeur qui devrait accroître sensiblement la qualité des images d'autant plus que le nouveau processeur PRIME III associé au nouveau capteur promet un gain significatif sur le traitement des images en hautes sensibilités.

Pour le reste, c'est plus classique, mais toujours efficace, le K-3 est protégé par 92 joints anti-ruissellement et sa robustesse rassure dès les premiers contacts de la prise en main. Le confort de visée est lui aussi toujours élevé grâce à un excellent verre de visée optique dont la couverture est de 100% pour un dégagement oculaire de 20,5mm agréable même au porteur de lunette.

Ce qui fait le plus défaut au K-3 est l'optique de base associée au boîtier. Le 18-55mm f/3,5-5,6 est indigent. Non seulement sa non-motorisation à l'ancienne ( c'est le K-3 qui le motorise) lui fait sortir un grattement plus que désagréable lors de la recherche du point, mais en plus elle annihile les bénéfices de l'absence de filtre passe-bas. Son manque de piqué global l'empêche de profiter pleinement des 24Millions de pixels du capteur et il est préférable de ne pas trop zoomer dans l'image. En testant le K-3 avec un plus luxueux 50-135mm f/2,8, le résultat est bien supérieur [ mais on est loin de ce que l'on arrive a tirer d'un Nikon D7100 avec son pourtant classique Nikkor 18-105mm f/3,5-5,6] . Avec cette optique la vélocité de la mise au point est accrue et quasiment inaudible. Le confort d'utilisation est donc beaucoup plus appréciable. Nous vous recommandons d'acheter le K-3 nu et de l'équiper d'optique haut de gamme à même de pouvoir tirer la quintessence du capteur. Car justement ce capteur de 24mpix, semble-t-il identique à ceux utiliser par Sony et Nikon pour leur respectivement D7100 et A77 respire la santé. Sa dynamique est suffisamment large et sur des scènes à contre-jour il a été possible de récupérer de l'information dans les basses lumières sans trop rapidement griller les hautes lumières en opérant une légère correction d'exposition.

La gestion des hautes sensibilités se passe sans encombre jusqu'à 1600ISO, bien qu'à cette valeur on sent qu'un premier palier est franchi au niveau de la granulation et de la saturation. L'image reste en revanche très facilement exploitable et globalement propre. Il est encore aisément possible de travailler jusqu'à 3200 ISO, même si évidemment la granulation se fait plus présente. En revanche le bruit coloré fait une apparition plus franche. Notez que nous avons préféré désactiver totalement le correcteur de bruit afin de bien apprécier les détails, ces derniers n'étant pas trop lissés à cette valeur. Ça se complique en revanche à 6400ISO, seuil où le moutonnement est plus épais, la baisse de saturation devient importante et du bruit chromatique apparaît par aplat. Ce n'est pas catastrophique, loin de là, mais pour un rendu en presse nous ne vous conseillons pas de franchir cette limite. Au-delà il reste les 12800ISO où il sera bien téméraire de s'aventurer pour un tirage supérieur au 13x18cm et vous réserverez les 25600ISO au secours uniquement. En revanche les 51200ISO nous ont paru inexploitables.

Finalement c'est un sentiment un peu mitigé qui ressort de ce test terrain. D'un côté, l'Autofocus promet beaucoup, mais malheureusement notre optique de kit s'est révélée peu efficace. Le 50-135mm f/2,8 a sauvé la partie, mais le coût d'acquisition n'est pas le même. De la même façon, la robustesse du boîtier et son confort de visée méritent toutes nos louanges, mais on regrette de devoir encore ajouter des modules complémentaires pour profiter du Wi-Fi et du GPS. De la même façon, le tactile et l'écran orientable ne sont pas pour cette génération-ci de K. Enfin, si les menus sont didactiques et facilement paramétrables, nous pensons qu'une légère refonte permettrait de rafraîchir l'identité visuelle et la navigation. Notre conseil final : équipez-vous des meilleures optiques du parc Pentax pour profiter au mieux de ce K-3. Les 24 millions de pixels de ce nouveau capteur sans filtre passe-bas et son nouveau module autofocus représentent un fort potentiel qu'il serait dommage de brider par une optique peu adaptée.

À lire également :

Nikon D7200, Canon 70D, Pentax K-3 : le comparatif sur papier

+
  • Bonne quallité d'image jusqu'à 3200 ISO
  • Finition tout-temps du boîtier et de l'optique (18-55 mm AWR)
  • Personnalisation de l'interface
  • Déclenchement silencieux et obturation jusqu'au 1/8000s
  • Mode vidéo complet avec peaking et niveau d'enregistrement audio réglable
  • Viseur optique large et très lumineux
  • Orientation automatique de l'écran arrière (rappel réglages)
  • Aide contextuelle pour faciliter la compréhension des menus
  • Raw au format DNG
  • Connexions mini-jack pour un micro stéréo et un casque
  • Molette de choix du mode d'exposition verrouillable
  • Prise synchro flash
  • Bonne autonomie de la batterie
  • Niveau électronique sur 2 axes
  • Rafale jusqu'à 8 ips
  • Suite de logiciels livrée en standard
  • Pas de séparation photo / vidéo sur les deux emplacements SD
  • Pas de micro stéréo intégré
  • Pas d'écran orientable ou tactile
  • Pas de Wi-Fi ou de GPS intégré (il faut passer par une carte spécifique)
  • Pas de photo pendant le filmage. Son interne monophonique.
  • Autofocus par contraste toujours trop lent en vidéo. L'autofocus ne fonctionne pas en continu.
  • Collimateurs AF non représentés dans la visée optique
  • Le mode peaking en vidéo ne fonctionne pas pendant l'enregistrement vidéo
  • Couverture autofocus un peu trop étroite
  • Pas de rétroéclairage des commandes
  • Autofocus en retrait par rapport à la concurrence notamment en suivi de sujet,
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

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