À la fois outsider sur le marché des reflex et objet de convoitise pour les adeptes de la marque, le Pentax K-1 revient dans une version Mark II. Effectuée quelques jours avant le CP+ 2018, l'annonce de Pentax ne dévoilait pas réellement un nouveau boîtier, plutôt une mise à jour matérielle d'un très bon matériel qui souffre cependant de quelques défauts. Au programme : une nouvelle unité d'accélération venant épauler le processeur de traitement des données Prime IV, ainsi qu'une amélioration de la technologie Pixel Shift Resolution.

CapteurCMOS 24x36 mm de 36,4 Mpx (sur 36,77 Mpx). Pas de filtre passe-bas (possibilité d'émulation)
MontureKAF2
StabilisationOui, par déplacement mécanique du capteur. SRII : Shake Reduction sur 5 axes
AntipoussièreOui, par vibrations ultrasoniques “DR II”
Optique livréeSelon kit
ViseurOptique. Prisme en toit, grossissement 0,7x et couverture de champ de 100%, dégagement oculaire de 20,6 mm
FlashNon
Écran8 cm, 1 037 000 points. Orientable, ratio 3:2
Mise au pointTLL par corrélation de phase. Safox 12. 33 points dont 25 croisés, sensibilité de -3 à 18 IL. Visée écran : système à détection de contraste sur capteur principal
Modes autofocusAF-S, AF-C et manuel
Mesures d'expositionCellule sur 86 000 points RGB. Matricielle, pondérée centrale et spot. Correction d'exposition +/-5 IL
Modes d'expositionPSAM, flash sync
Vitesse d'obturationObturateur mécanique. 30 à 1/8 000 s. Synchro flash 1/200 s
Motorisationjusqu'à 4,4 i/s en 24x36. Jusqu'à 6,5 i/s en APS-C
Sensibilité ISO100 à 819 200 ISO
Mémoire2x SD/SDHC/SDXC UHS-I
Format image photoJPEG/RAW 14 bits (.PEF ou .DNG) 7 360 x 4 912 px
Format image vidéo.MOV/H.264. HDTV 1 920 x 1 080 px à 60i/50i/30/25/24p. HDTV 720 px à 60/50p
AlimentationBatterie Li-ion D-LI90 (670 vues normes CIPA)
ConnexionUSB 2.0, Wi-Fi (802.11b/g/n), GPS, alimentation secteur, synchro X, HDMI Type-D, entrée micro stéréo, sortie casque
Dimensions136,5 x 110 x 85,5 mm
Poids1 010 g

Présentation

En mai 2016, Pentax mettait fin à une attente commencée en 2000 – avec la présentation du prototype MR-52 à la Photokina – en commercialisant le K-1, premier reflex 24x36 de la marque. L'appareil présentait alors une fiche technique ambitieuse : capteur de 36 Mpx stabilisé sur 5 axes, processeur de traitement des données Prime IV autorisant une large plage de sensibilités (de 100 à 204 800 ISO) et une rafale à 4,4 i/s, mais aussi un module autofocus Safox 12 (33 points dont 25 croisés, plage de travail de -3 à 18 IL), un viseur optique 100 % avec grossissement 0,7x, une finition à l'épreuve des intempéries et l'écran LCD monté sur un système d'articulation à quatre bras.

Test - 09/05/2016
Pentax K-1
Rakuten - priceminister 1655,35 €
Fnac.com marketplace 1681,88 € Voir l'offre
Amazon 2039,88 € Voir l'offre

N'étant pas réellement un nouveau boîtier, le K-1 Mark II reprend l'ergonomie exacte du premier reflex 24x36 du constructeur. On retrouve donc, entre autres, une imposante molette sur l'épaule droite de l'appareil. Elle permet un accès rapide à certaines fonctionnalités de l'appareil : Wi-Fi, sensibilité ISO, correction d'exposition, stabilisation, HDR, grille de composition, bracketing, etc. La deuxième molette (qui ne comporte aucune inscription) permet pour sa part de changer la valeur de la fonctionnalité sélectionnée préalablement. En mode manuel, il est donc possible de rapidement modifier l'ouverture (molette avant), la vitesse (molette arrière) et la sensibilité ISO (molette du dessus).

Du côté des nouveautés, le Pentax K-1 Mark II mise, comme le K-70, sur une nouvelle unité d'accélération qui vient épauler le processeur de traitement des données Prime IV. Cette unité offre au reflex la possibilité de travailler sur une plage de sensibilités qui s'étend désormais de 100 à 819 200 ISO, soit 2 IL de plus que son prédécesseur. Aucune amélioration de la cadence de prise de vue en rafale n'est à l'ordre du jour.

Pentax K-1 Mark II Prime IV test review

La technologie Pixel Shift Resolution passe pour sa part en version II et devrait désormais pouvoir fonctionner à main levée. Inaugurée par Pentax et reprise depuis par Sony et Panasonic, cette technologie autorise l'assemblage de quatre photos consécutives dans le but d'améliorer la qualité d'image. S'il n'y a pas d'augmentation de la définition (contrairement au système utilisé par Olympus), l'image finale apparaît ainsi plus précise.

Prise en main

Ergonomie et design

Le premier contact avec le Pentax K-1 Mark II révèle un boîtier à l'esthétique professionnelle et paré pour affronter les conditions de prise de vue les plus difficiles. Si cet appareil est relativement compact (136,5 x 110 x 85,5 mm) pour un boîtier 24x36, son poids élevé (1 010 g) témoigne d'un solide châssis à l'épreuve des intempéries. Les trappes pour carte mémoire et batterie, ainsi que les connecteurs du reflex, se parent donc de joints d'étanchéité. Au niveau de la baïonnette, il faut cependant compter sur les joints d'étanchéité des optiques 24x36 de la marque. Proéminente et bien dessinée, la poignée autorise une bonne prise en main malgré le poids de l'appareil.

Comparaison tailles Pentax K-1 Mark II Canon EOS 6D Mark IISource : Camera Size.

La face avant du reflex est relativement classique : le bouton de déverrouillage de l'optique se trouve d'un côté de la baïonnette tandis que le côté opposé présente quatre commandes différentes. Affublée d'un dessin de cadenas, l'une d'elles permet de verrouiller les réglages de l'appareil – le collimateur AF n'en fait étrangement pas partie – tandis que la touche RAW/Fx1 est paramétrable et que les deux autres commandes autorisent le paramétrage rapide de l'autofocus.

Pentax K-1 Mark II prise en main

Au-dessus du K-1 Mark II, le flash pop-up est toujours aux abonnés absents. Sans flash cobra connecté à la griffe porte-accessoire, il est donc impossible de déclencher un flash distant par signaux optiques ou d'éclairer le visage d'un modèle placé à contre-jour. Dans la même catégorie d'appareils photo, seuls les boîtiers Nikon disposent de cette fonctionnalité.

L'épaule gauche de l'appareil arbore une large molette dédiée au choix du mode d'exposition et verrouillable à l'aide d'un levier situé à sa base. Cette molette comporte de plus cinq positions correspondant à autant de configurations personnalisables – alors que la plupart des appareils de même gamme n'en proposent que trois.

Extrêmement bien fournie, l'épaule droite dispose notamment de la molette qui a fait son apparition sur le K-1 que nous mentionnions déjà plus haut. Celle-ci permet un accès rapide à certaines fonctionnalités de l'appareil : Wi-Fi, sensibilité ISO, correction d'exposition, stabilisation, HDR, grille de composition, bracketing, etc. Une fois la fonction sélectionnée, les changements s'opèrent à l'aide d'une autre molette maniable avec le pouce. L'idée est séduisante sur le papier, mais certaines fonctionnalités mises en avant “doublonnent” avec d'autres commandes (tels le correcteur d'exposition et la sensibilité ISO). Nous estimons donc que la possibilité de personnaliser certaines commandes rendrait ce dispositif plus pertinent.

L'épaule droite du boîtier intègre également une molette de réglage, un déclencheur associé à un levier de mise sous tension, un correcteur d'exposition, une touche ISO, un levier permettant de basculer entre prise de vue photo et vidéo, un tout petit écran LCD rappelant les principaux réglages et un bouton qui active le rétroéclairage de ce même écran. Non loin, sur le dessus du prisme en toit, c'est un commutateur GPS que l'on trouve.

Pentax K-1 Mark II prise en main

Concernant l'éclairage des commandes du boîtier, Pentax propose un système plus original que la concurrence : au lieu d'un classique rétroéclairage de certaines touches, le K-1 est doté de petites diodes LED disséminées aux endroits stratégiques. Il est ainsi possible d'éclairer (avec une intensité variable) le dos de l'écran LCD orientable, la monture et les fentes pour les cartes SD.

Les différentes possibilités d'éclairage des commandes offertes par le menu du Pentax K-1 Mark II.

Le dos du Pentax K-1 Mark II se montre lui aussi bien fourni. À gauche du viseur, deux commandes permettent respectivement de basculer en visée optique ou sur l'écran et de modifier le mode de mesure de la lumière. De l'autre côté se trouvent le correcteur dioptrique, une seconde molette de réglage, deux commandes pour le verrouillage de l'autofocus et la mémorisation de l'exposition, une touche verte “anti-panique” (repositionne l'appareil en mode tout automatique d'une simple pression), une touche de lecture des images enregistrées, un bouton pour sélectionner le collimateur AF, un trèfle de commandes (motorisation, balance des blancs, styles d'image, touche personnalisable…), ainsi que les touches Info et Menu.

Pentax K-1 Mark II prise en main

Visée reflex, écran et menus

Avec un grossissement de 0,7x et une couverture de champ de 100 %, le viseur optique du K-1 Mark II se montre à la fois spacieux et confortable. Il rivalise d'ailleurs avec le viseur du Canon 5D Mark IV, appareil reflex pourtant bien plus onéreux. Ajoutons que la visée optique du K-1 Mark II autorise l'affichage en surimpression des points AF, d'une grille d'aide à la composition, d'un niveau électronique et du cadrage en mode APS-C.

Toujours au dos de l'appareil, on remarque l'original écran LCD. Il tire sa singularité du fait que son caractère orientable est assuré par un montage sur pivots et rails. S'il s'avère déconcertant lors de la première prise en main, ce système semble solide et permet une inclinaison dans toutes les directions. Nous regrettons néanmoins des angles d'inclinaison horizontaux plus limités qu'avec un simple système de rotule placé sur le côté. Pour briller par son originalité, le K-1 Mark II n'a donc pas choisi la simplicité.

Pentax K-1 Mark II prise en main

Affichant 1 037 000 points dans un ratio 3:2, l'écran du reflex est quoi qu'il en soit agréable et lumineux malgré sa relativement faible définition – certains écrans atteignent désormais plus de 2 millions de points. Hélas, les ingénieurs n'ont pas opté pour une dalle tactile afin de faciliter le déclenchement lorsque l'appareil est monté sur un trépied et qu'un long temps de pose est utilisé ainsi que la navigation dans les menus. Précisons d'ailleurs que ces derniers se révèlent extrêmement sobres et plutôt faciles à appréhender, mais n'autorisent aucune personnalisation.

Pentax K-1 Mark II prise en main

Alimentation, stockage et connectique

En matière de connectique, le K-1 Mark II ne marque aucune évolution par rapport à la première version du reflex Pentax, mais se montre relativement complet. Répartis des deux côtés du boîtier, on trouve une entrée micro stéréo 3,5 mm, une sortie casque 3,5 mm, une vieillotte prise USB 2.0 au format micro-B, une sortie HDMI, une alimentation secteur et une prise pour télécommande filaire. Une prise synchro flash trouve sa place sur le côté du viseur optique.

Pentax K-1 Mark II prise en main
Pentax K-1 Mark II prise en main

Très classiquement, c'est le côté droit de l'appareil (côté poignée) qui accueille les deux emplacements pour cartes SD (malheureusement non optimisés pour le format UHS-II), tandis que la batterie se loge sous le boîtier. Côté autonomie, la fiche technique du K-1 Mark II annonce 760 images, mais nos tests en conditions d'utilisation réelles se sont avérés quelque peu décevants : environ 600 images avec le GPS désactivé.

Pentax K-1 Mark II prise en main

Fonctionnalités

En sus d'une puce Wi-Fi, le Pentax K-1 Mark II dispose d'une puce GPS. Cette dernière permet de géomarquer les photos afin de les retrouver plus facilement lors d'une future recherche à l'intérieur d'une bibliothèque d'images bien fournie. Les données du parcours effectué par le photographe peuvent être enregistrées dans un fichier KML (compatible avec de nombreuses applications, dont Google Maps).

Le K-1 bénéficie également d'un système de stabilisation par déplacement du capteur avec un gain annoncé de 5 IL. Comme pour les hybrides 24x36 Sony, la stabilisation du K-1 opère sur 5 axes : roulis, tangage, lacet et déplacements horizontaux et verticaux. La stabilisation du roulis fonctionne principalement avec les optiques très grand-angle tandis que la correction des mouvements horizontaux et verticaux trouve son utilité lors de prises de vue macro.

Pentax K-1 Mark II stabilisation

Ce système de stabilisation mécanique autorise deux fonctionnalités supplémentaires : la réalisation de prises de vue multiples afin d'améliorer la qualité des images (technologie Pixel Shift Resolution II) et la simulation de filtre passe-bas. Le K-1 Mark II étant dépourvu d'un tel élément afin de gagner en précision, de micro déplacements du capteur peuvent être activés lors de la prise de vue afin de corriger le moirage.

À l'inverse, la capacité du capteur à se déplacer très précisément peut servir à la réalisation d'images de meilleure qualité : c'est la technologie Pixel Shift Resolution. Le K-1 réalise alors quatre vues consécutives avec un déplacement d'un pixel afin d'obtenir toutes les informations colorées pour chaque pixel de l'image. La photo finale conserve la définition du capteur, mais paraît ainsi plus précise. Cette technologie se rapproche du concept introduit avec les capteurs Foveon X3 de Sigma – principe qui a déjà fait ses preuves et dont nous connaissons les excellents résultats en matière de piqué.

Performances

Pentax K-1 Mark II Visée optique Visée Live View
Mise sous tension 1,3 s /
Rafale JPEG 4,6 i/s /
Rafale RAW 4,6 i/s /
Autofocus en lumière du jour 0,4 s 1 s
Autofocus en basse lumière 0,73 s 1,72 s
Suivi Autofocus 25 % d'images nettes /

Avec une moyenne de 1,3 s avant d'être opérationnel après mise sous tension, le K-1 Mark II s'avère moins performant que ses concurrents. La cadence de prises de vue en rafale dépasse en revanche quelque peu les prévisions de Pentax (4,4 i/s) : en JPEG comme en RAW, nous avons obtenu une cadence moyenne de 4,6 i/s sur 15 vues.

Baptisé Safox 12, le module autofocus du K-1 Mark II dispose de 33 points AF, dont 25 en croix. En 24x36, la zone de couverture par le module AF n'est pas très large, mais la plage de sensibilités est impressionnante : de -3 IL à 18 IL sur les 25 collimateurs croisés. Cette performance est cependant à relativiser, car nos tests d'autofocus en basses lumières se sont révélés décevants : il faut alors 0,73 s pour réaliser la mise au point avec la visée optique et 1,72 s en mode Live View. Lorsque la lumière est au beau fixe et que le sujet est en mouvement à une vitesse raisonnable, le suivi AF est pour sa part satisfaisant. Nous avons en effet obtenu 25 % d'images nettes.

Qualité d'image

Gestion du bruit électronique

Si le Pentax K-1 Mark II fait évoluer le processeur de traitement des données du K-1 en lui ajoutant une unité d'accélération, il conserve son capteur CMOS 24x36 de 36,4 Mpx développé par Sony. Avec cette définition, la taille des photodiodes est d'environ 4,9 µm. La plage de sensibilités s'étend toujours nativement de 100 à 25 600 ISO, mais peut désormais être étirée jusqu'à 819 200 ISO (au lieu de 204 800 ISO).

Tailles relatives des différents formats de capteurs.

De 100 à 400 ISO, le Pentax K-1 Mark II délivre de très bons résultats. Une très légère perte de détails se fait sentir à partir de 800 ISO et gagne en importance à 1 600 et 3 200 ISO, mais le bruit électronique est à ces divers stades encore très bien contenu. Il fait son apparition à 6 400 ISO et gagne logiquement en importance à 12 800 et 25 600 ISO. Les images nous semblent cependant exploitables à ce stade, ce qui constitue une bonne performance.

Les photographes les plus téméraires pousseront le K-1 Mark II jusqu'à 51 200 ISO, mais ils devront alors faire face à une perte de dynamique et à la présence de bruit chromatique devenant problématique. Au-delà de cette sensibilité, les défauts inhérents à la montée en sensibilité ISO nuisent à la lecture de l'image. À partir de 204 800 ISO, c'est donc une bouillie de pixels qui s'étale devant nos yeux.

Face à son prédécesseur : le Pentax K-1

Test - 09/05/2016
Pentax K-1
Rakuten - priceminister 1655,35 €
Fnac.com marketplace 1681,88 € Voir l'offre
Amazon 2039,88 € Voir l'offre

Lors de notre test du Pentax K-1, les images en laboratoire avaient été réalisées avec le firmware 1.0 de l'appareil. Si les résultats obtenus étaient – comme avec le K-1 Mark II – très bons de 100 à 400 ISO, le bruit électronique commençait à se faire sentir dès 800 ISO. Une étape était ensuite franchie à 3 200 ISO avec une granulation plus présente, puis à 12 800 ISO avec notamment une perte de dynamique perceptible.

C'est donc aux sensibilités intermédiaires et hautes (entre 800 et 12 800 ISO) que la différence entre le K-1 et le K-1 Mark II se fait jour. En JPEG, ce dernier fait alors un peu mieux que son prédécesseur grâce à une granulation plus contenue. En dehors de cette fourchette, lorsque de faibles ou de très hautes sensibilités sont choisies, le gain procuré par l'ajout d'une unité d'accélération au processeur de traitement des données nous semble moins évident.

Comparaison à tirage équivalent

Pour comparer le Pentax K-1 Mark II à ses concurrents, nous avons redimensionné les images capturées pour un tirage 40 x 60 cm en 180 dpi, soit une définition de 12 Mpx environ. Nous avons choisi d'opposer le boîtier Pentax au Canon EOS 6D Mark II et au Sony A7 III, des appareils qui se situent dans la même gamme de prix.

Dans les deux cas, on observe un niveau de bruit électronique très légèrement supérieur avec le K-1 Mark II. Le Sony A7 III délivre de plus des images plus riches en détails.

Pentax K-1 Mark II - 6 400 ISOCanon EOS 6D Mark II - 6 400 ISO
Pentax K-1 Mark II - 6 400 ISOSony A7 III - 6 400 ISO

RAW vs. JPEG

Nous avons comparé le traitement JPEG interne du boîtier avec les algorithmes de Lightroom CC 2017 pour les sensibilités 3 200 et 6 400 ISO. Les réglages sont paramétrés par défaut.

Comme souvent, les fichiers JPEG issus de Lightroom plutôt que directement du boîtier présentent une meilleure retranscription des détails, mais aussi un niveau de bruit électronique bien plus élevé. Les photographes à la recherche d'un rendu relativement doux devront donc privilégier la capture de photographies au format JPEG ou jouer du curseur de réduction du bruit électronique lors de la phase de retouche.

Pentax K-1 Mark II - 6 400 ISO (JPEG)Pentax K-1 Mark II - 6 400 ISO (LR)
Pentax K-1 Mark II - 25 600 ISO (JPEG)Pentax K-1 Mark II - 25 600 ISO (LR)

Latitude d'exposition

Pour vérifier la latitude d'exposition d'un point de vue “artistique”, nous photographions notre scène test sur une plage de +/-5 IL et corrigeons les fichiers bruts avec Adobe Lightroom afin d'obtenir une exposition similaire.

Le capteur du K-1 Mark II se montre tout à fait à l'aise lorsqu'il s'agit de récupérer des détails d'images surexposées de +2 IL. Une surexposition de +2,6 IL représente le stade à partir duquel il est possible d'observer une perte d'informations. Concernant la sous-exposition, le bruit numérique nous semble bien contenu jusqu'à -4 IL. La dégradation de l'image se fait en effet davantage sentir à partir de -5 IL.

Nous estimons donc, de façon subjective, que la latitude d'exposition s'étend de -4 à +2,6 IL, soit une plage de 6,6 diaph tout à fait correcte pour ce type de capteur. Les plus exigeants limiteront cependant la surexposition à +2 IL.

Pentax K-1 Mark II latitude d'exposition surexposition Pentax K-1 Mark II latitude d'exposition sous-exposition

Pixel Shift Resolution

En labo

Appliqué à des prises de vue de notre scène, le gain en précision procuré par la technologie Pixel Shift Resolution est visible et appréciable.

Pentax K-1 Mark II - Pixel Shift Resolution désactivéPentax K-1 Mark II - Pixel Shift Resolution activé

Sur le terrain

Dans des conditions de prises de vues réelles, lorsque l'appareil est utilisé à main levée et que la stabilisation est activée, le gain en qualité d'image est cependant moins évident.

Pentax K-1 Mark II - Pixel Shift Resolution désactivéPentax K-1 Mark II - Pixel Shift Resolution activé

Galerie terrain

Verdict

Constituant davantage une mise à jour du premier boîtier 24x36 de Pentax plutôt qu'un tout nouvel appareil, le K-1 Mark II réserve peu de surprises et reprend nombre des avantages et défauts de son prédécesseur. On retrouve donc un boîtier solidement construit – et par conséquent relativement lourd –, bénéficiant de joints d'étanchéité qui le protègent des intempéries, d'une ergonomie propice à une pratique experte ou professionnelle (poignée bien dessinée, molettes et commandes nombreuses et bien placées, etc.), d'un viseur optique spacieux et confortable, ainsi que d'un écran orientable (mais non tactile et d'une définition un peu faible).

Au cœur de ce boîtier, le capteur de 36 Mpx est exactement le même, mais fait toujours de l'appareil Pentax une des options les moins onéreuses pour capturer des images d'une définition conséquente. Mise à jour pour fonctionner sans trépied, la technologie Pixel Shift Resolution constitue également une solution très intéressante pour gagner en précision lors de la capture d'objets immobiles (packshots, photographies de paysages, etc.). Désormais aidé par une nouvelle unité d'accélération, le processeur de traitement des données Prime IV autorise pour sa part l'accès à de plus hautes sensibilités ISO, ainsi qu'une gestion du bruit électronique légèrement meilleure que le K-1 premier du nom.

On retrouve cependant quelques défauts propres à ce dernier : doté d'une couverture AF restreinte, le K1 Mark II se montre ainsi trop peu réactif pour constituer un appareil de choix dans le cadre de la photographie d'action. Nous aurions de plus aimé que cette mise à jour du boîtier Pentax le rende plus attractif pour les vidéastes, par exemple en permettant la captation UHD et l'utilisation du module autofocus lors de l'enregistrement. Enfin, l'intégration d'un port USB 3.0 (voire 3.1 avec l'interface USB-C), ainsi que le support de la norme UHS-II, auraient constitué des changements positifs.

Au final, le K-1 Mark II ne renouvelle pas réellement l'offre de Pentax, mais constitue un boîtier attractif que nous recommandons. Si vous êtes un adepte de la marque, que sa gamme optique quelque peu limitée ne vous rebute pas et que vous êtes à la recherche d'un boîtier plein format, ce Mark vous satisfera pleinement. En ce qui concerne les possesseurs du premier K-1, la possible mise à jour de leur boîtier nous semble un peu chère pour les améliorations offertes, mais peut adoucir l'attente d'un potentiel futur boîtier 24x36.

Face à la concurrence

Si vous n'êtes pas encore affilié à une marque et que vous souhaitez acquérir un appareil 24x36 aux alentours de 2 000 €, d'autres choix intéressants s'offrent à vous. Parmi ceux-ci, le Canon EOS 6D Mark II et le Sony A7 III constituent des options plus modernes que le K-1 Mark II, notamment en ce qui concerne leur module autofocus et leur réactivité générale.

Test - 21/08/2017
Canon EOS 6D Mark II
Fnac.com marketplace 1185,18 €
Amazon Marketplace 1503,49 € Voir l'offre
Materiel.net 1799,00 € Voir l'offre
Darty.com 1799,00 € Voir l'offre
Boulanger.com 1799,00 € Voir l'offre
Miss Numérique 1799,00 € Voir l'offre
Digixo 1799,00 € Voir l'offre
Fnac.com 1799,99 € Voir l'offre
LDLC 1949,95 € Voir l'offre
Digixo 3839,00 € Voir l'offre
Voir plus d'offres
Test - 15/03
Sony A7 III
Fnac.com marketplace 2134,90 €
Rakuten - priceminister 2199,00 € Voir l'offre
Digixo 2289,00 € Voir l'offre
Fnac.com 2289,01 € Voir l'offre
Miss Numérique 2290,00 € Voir l'offre
+
  • Capteur haute définition (36 Mpx)
  • Très bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 6 400 ISO (images exploitables jusqu'à 25 600 ISO)
  • Précision accrue grâce à la technologie Pixel Shift Resolution
  • Excellente qualité de fabrication du boîtier
  • Construction à l'épreuve des intempéries
  • Stabilisation mécanique du capteur
  • Viseur optique spacieux et confortable
  • Écran LCD orientable
  • Molettes des modes d'exposition comportant cinq configurations personnalisables
  • GPS et Wi-Fi
  • En RAW, choix possible entre PEF et DNG
  • Entrée micro et sortie casque
  • Autofocus peu réactif en basses lumières ainsi qu'en visée Live View
  • Couverture AF restreinte
  • Rafale trop lente pour de la photo d'action (4,6 i/s)
  • Mise sous tension trop lente
  • Autonomie limitée (environ 600 photos)
  • Écran non tactile
  • Mode vidéo limité (pas de définition UHD, pas d'autofocus pendant l'enregistrement, etc.)
  • Absence de prise en compte de la norme UHS-II
  • Absence de port USB 3.0 ou 3.1
  • Menus non personnalisables
  • Boîtier un peu lourd
En résumé

Bien que constituant une mise à jour mineure du Pentax K-1, le K-1 Mark II est un appareil efficace, notamment pour des pratiques telles que le packshot et la photographie de paysage. Nous déplorons l'absence de quelques fonctionnalités modernes, mais le recommandons aux adeptes de la marque.

pentax-K-1-II_1
Paul Nicoué
Paul Nicoué

Rédacteur polymorphe. Chantre occasionnel de la photophonie, grand chambellan des accessoires photo et chevalier de l’ordre du degré Kelvin. Ses publications 

Les prix
Pentax K-1 Mark II
Il n'y a actuellement aucune offre.