CapteurMoyen format CMOS 51,4 Mpx (43,8 x 32,8 mm)
MonturePentax 645AF2
Optique livrée-
Stabilisation-
AntipoussièreOui
Viseur98 %
Écran8,1 cm / 1 037 000 points
Mise au pointSAFOX 11: 27 collimateurs dont 25 croisés
Modes autofocusSpot, Select, Expanded Area AF (S, M, L), Zone Select, Auto (27 AF Points)
Mesures d'expositionRVB 86 000 pixels
Modes d'expositionmatriciel / pondéré central / spot
Vitesse d'obturation1/4000 s - 30 s
Motorisation-
Sensibilité ISO100-204 800 ISO
Mémoire-
AlimentationD-LI90 (700 photos)
ConnexionUSB 3.0
Dimensions156 x 117 x 123 mm
Poids1 550 g (avec cartes mémoire et batterie)
LogicielsDigital Camera Utility 5
Dans la boîte-

Caractéristiques

Pentax 645ZAvec le 645Z, Pentax passe également son moyen format au capteur CMOS.

Présentation

Avec Pentax et ce 645Z, ce sont les trois poids lourds du moyen format qui ont désormais tourné la page du capteur CCD. Comme Hasselblad et PhaseOne, Pentax a choisi un CMOS provenant de chez Sony. Il mesure 43,8 x 32,8 mm, affiche une définition légèrement supérieure à 50 Mpx, capture donc des images de 8265 x 6192 pixels, et il est dépourvu de filtre passe-bas.

Alléchant sur le papier... De plus, Pentax a joué une carte beaucoup plus "reflex" en dotant le 654Z d'une sensibilité ISO démentielle (204 800 ISO), et en lui offrant de bonnes capacités d'enregistrement vidéo. De là à penser que le 645Z est fait pour marcher sur les plates-bandes des reflex 24x36 haut de gamme, il n'y a qu'un pas. D'autant que le 645Z peut atteindre les 3 ips en rafale... en JPEG fine "seulement", mais c'est déjà une belle performance pour un moyen format !

Pentax 645Z de dos avec écran orientableLe Pentax 645Z est doté d'un écran LCD orientable idéal pour la vidéo ou la visée sur écran. Pourquoi n'est-il pas tactile !?!

Vidéo, oui... mais pas vraiment en 4K

Comme vu plus haut, le 645Z est capable d'enregistrer de la vidéo. Et la fiche technique fait référence à une définition 4K. Mais ne nous emballons pas, il ne s'agit pas de vidéo 4K au sens propre du terme, car si le 645Z dispose d'un mode "4K Interval", il s'agit en fait d'un intervallomètre générant des séquences 4K faites d'un maximum de 2 000 vues avec un minimum de deux secondes séparant chacune d'elles (et un maximum de 24 heures entre deux vues). Pas de vraie 4K donc, mais de quoi produire des "timelapses" pour le moins intéressants !

Pentax 645Z poignée avec la prise télécommande

En ce qui concerne l'enregistrement de vidéos, on se contentera de séquences en Full HD à 30p ou 60i, enregistrées en MPEG 4 AVC/H.264 ou en MJPEG, le tout avec une prise de son stéréo directement sur le boîtier (en plus d'une prise permettant de brancher un micro stéréo externe). La durée d'enregistrement est limitée à 25 minutes, une sécurité coupant l'enregistrement avant cette limite si la température interne du boîtier devenait trop élevée. Une fois de plus, nous déplorons l'absence de sortie casque, un outil indispensable pour vérifier la qualité d'une captation sonore. Ce n'est pourtant ni la place ni le prix qui ont pu freiner Pentax...

Pentax 645Z vue de dessusPeu de changements au niveau du boîtier 645. La refonte est essentiellement interne.

Le CMOS permet également l'utilisation du 645Z en mode visée directe sur écran, offrant un confort supplémentaire pour les cadrages complexes (ras du sol, en hauteur sur trépied...).

AF, mesure d'exposition... tout est nouveau

Revenons au boîtier. Le moins que l'on puisse dire est que Pentax a sérieusement pimenté le 645D. En effet, outre la montée en ISO, le passage du CCD au CMOS et le gain de 10 Mpx en définition (ce qui est en soi déjà énorme), tout a été considérablement amélioré.

La mise au point était faite sur 11 collimateurs, dont 9 croisés ; elle est désormais confiée au SAFOX 11 et à ses 27 collimateurs, dont 25 croisés. Ce dernier fonctionne de -3EV à 18 EV. Idem pour la mesure d'exposition, autrefois faite sur 77 segments et désormais confiée à un capteur RGB 86 000 pixels.

Pentax 645Z joints d'étanchéitéLes points d'étanchéité du 645Z de Pentax.

L'écran LCD a lui aussi été amélioré. Il mesure désormais 8 cm, affiche plus du million de points, et il est inclinable. Le boîtier délaisse l'USB 2.0 et lui préfère l'USB 3.0, plus rapide. Un petit regret ? Oui, l'absence de carte UHS-II ou USH-III, la dernière norme en rigueur capable d'avaler plus rapidement les énormes fichiers du 645Z.

Comme le 645D, le nouveau boîtier ne semble pas livré avec un logiciel pour le travail en mode connecté. Une erreur que nous avions signalée lors de notre test du 645D, et qui a sans doute rebuté certains photographes pour le travail en studio, pour la reproduction notamment. Il aura fallu attendre plusieurs mois pour que Pentax daigne vendre (plus de 250 €...) un logiciel (Pentax Image Transmitter) pour le pilotage à distance à partir d'un ordinateur. Même combat avec le 645Z. Et si la marque annonce bien la compatibilité avec Image Transmitter 2, nous n'avons aucune indication sur sa disponibilité. (Mise à jour : le logiciel Image Transmitter 2 sera disponible fin septembre début octobre 2014 au prix de 179 euros).

Wi-Fi... avec une carte optionnelle

Cette absence est d'autant plus étonnante que le 645Z est compatible avec la carte FLUCARD 16GB O-FC1 (spécifiquement développée pour ce Pentax et compatible avec les K-3 et K-S1) qui permet à un terminal iOS ou Android de prendre la main à distance et sans fil. Pentax ne précise pas s'il sera possible de transférer les fichiers (au moins les JPEG) sur le terminal.

Pentax 645Z cartes mémoirePas de compatibilité avec les cartes USH-II ou UHS-III, mais la possibilité de télécommande Wi-Fi avec une Flucard.

Pour le reste, on retrouvera une obturation à 1/4000 s au maximum et une visée optique couvrant 98 % du champ. Bien entendu, le boîtier est doté d'une finition tout temps, l'une des bonnes habitudes chez Pentax-Ricoh qui en avait déjà doté le 645D. Et pour finir sur une similitude, s'il est bien une chose que Pentax n'a guère modifiée, c'est le boîtier. L'ergonomie est assez similaire depuis le 645D... quelques boutons ont dû être déplacés, puisque l'écran est désormais mobile, mais les habitués du 645D s'y retrouveront rapidement !

Prix et disponibilité

Le Pentax 645D avait déjà défrayé la chronique en son temps avec un tarif vraiment abordable pour un moyen format à 40 Mpx. **** Proposé à 7 990 €, le 645Z reste le boîtier CMOS le moins cher du marché... et de loin ! Il sera disponible à la fin du mois de juin.

Pentax 645Z poignée batterie

Premier avis

Le Pentax 645 était un beau boîtier. Une alternative intéressante aux Hasselblad et PhaseOne concurrents. Mais le 645Z prend un virage assez distinct de celui opéré par ses rivaux. Si tous sont passés au CMOS Sony, Pentax est le seul à avoir poussé aussi loin la sensibilité ISO... en confiant à son 645Z une sensibilité maximale digne d'un excellent reflex sportif. Reste à voir comment il gère la montée en ISO, la fiche technique ne faisant pas tout, mais sur le papier, c'est une évolution particulièrement stimulante. Elle rend le moyen format bien plus polyvalent, et beaucoup moins dépendant de son studio et de son éclairage attitré. Bref, le passage au CMOS envisagé par Pentax est aussi audacieux qu'intéressant, largement moins conventionnel et techniquement supérieur à ceux proposés par Hasselblad et PhaseOne. L'autre coup d'éclat est bien sûr le prix. Les autres moyens formats se positionnent tous au-delà de 25 000 €, pour une fiche technique moins alléchante.

Bien sûr, nous avons quelques regrets, comme l'absence immédiate d'une solution pour le travail en mode connecté filaire afin de faciliter le travail en studio (la solution est bien prévue pour le mois d'octobre) ou la présence d'un écran tactile. Nous déplorons aussi que Pentax n'ait pas poussé le mode vidéo en 4K, pour réellement surprendre tout le monde, et ait totalement oublié la prise casque...

Caractéristiques

Test terrain jour 1

Tester le Pentax 645Z en quelques jours tient véritablement de la gageure tant ce boîtier est riche et différents de ce qui ce fait actuellement dans le monde des reflex. Pourtant, il faut bien s'y contraindre, car le 645Z est un boîtier passionnant. Pour ce test, nous avons donc privilégié une approche "terrain" plutôt qu'une batterie de tests en labo (même si nous avons naturellement réalisé une montée ISO en studio). Ainsi, nous avons demandé à deux photographes différents de prendre en main le moyen format de Pentax dans leur activité professionnelle. Le premier est Patrick Lévèque pour une série de photos en extérieur. Le second, Hervé Lewandowski, est un habitué de nos colonnes, puisqu'il est notre spécialiste moyen format et utilisateur régulier de moyens formats numériques. Nous avons également "sorti" le 645Z de Pentax dans les rues de Paris pour nous forger notre propre avis.

Pentax 645Z test review vue de côté

Moyen format à la mode Pentax

La marque nippone n'est pas à son coup d'essai dans le monde du moyen format et le 645 Pentax a connu un beau succès lorsque l'argentique régnait en maître sur la photographie. Le parc d'optiques Pentax pour ce format est d'ailleurs assez fourni et le marché de l'occasion encore important. Vous pourrez sans doute trouver de bonnes optiques sur eBay ou Lebonoin. En numérique, le 645Z fait suite au 645D véritable "petite révolution" dans le sérail. En effet, il y a presque 4 ans, Pentax dévoilait un moyen format ambitieux armé d'un capteur CCD de 40 Mpx, d'un boîtier tropicalisé et à l'ergonomie largement en avance par rapport à la concurrence. Non content de cela, le 645D était également proposé à un tarif exceptionnel de 8000 euros alors que les dos numérique se négociaient à plus de 20 000 euros sans boîtier. Le chemin fut long (Pentax a annoncé le développement d'un 645 numérique en 2005...), mais le résultat est à la hauteur de notre patience.

Pentax 645Z test review vue de côté

Avec la déclinaison "Z" Pentax poursuit son offensive et propose un boîtier encore plus abouti doté d'un capteur de 51 Mpx. Avant de partir dans nos prises en main, il bon de rappeler que le capteur du 645Z (tout comme les dos numériques 51 Mpx CMOS du moment chez Hasselblad et PhaseOne) est au format 4:3 selon les dimensions suivantes : 33x44 mm. On est donc assez loin des formats "classiques" des moyens formats argentiques. La pellicule 120 permettait des images en 4,5x6 (45x60 mm), 6x6 (60x60 mm) et même 6x7 (60x70 mm). Il faut donc impérativement, comme avec les capteurs APS-C, utiliser un coefficient multiplicateur pour convertir la focale réelle des optiques 645 avec le "petit capteur" de 33x44 mm, les courtes focales "devenant" un peu moins courtes...

Il convient dans un premier temps d'oublier que nous sommes des "geeks photographes", d'oublier l'examen approfondi du bruit à 100% sur écran (oui, nous sommes tous d'affreux pixels peepers...) et revenir aux fondamentaux : prendre en main le 645Z est un moment rare et presque de bonheur. Le boîtier est superbe et finalement les évolutions avec le précédent modèle sont assez modestes. Parfois, il est bon de rester sur un design, de ne pas chambouler toute une interface rien que pour le plaisir. Avec le 645D Pentax avait déjà bien fait les choses, la marque améliore encore son boîtier avec quelques nouveautés bien pensées.

Pentax 645Z test review vue de dessus

Les premiers contacts avec "la bête" sont vraiment rassurants. Le 645Z est certes lourd, mais la construction est d'un très haut niveau avec un imposant châssis en métal et une finition à l'épreuve des intempéries. La poignée est large, profonde pour une préhension "quasi" parfaite notamment grâce au repose pouce à l'arrière. L'objet certes imposant, mais la magie du moyen format fonctionne pratiquement à chaque fois avec un effet "waouh" qu'il convient de ne pas sous-estimer et surtout dans le milieu professionnel. En effet, vous ne passerez pas inaperçu avec le 645Z et il ne faut pas chercher à être discret. Au contraire, le 645Z se montre, ostensiblement. Vous n'avez pas le même appareil photo que les autres et en plus il fait des clichés en 51 Mpx. Voilà qui abat vos cartes et permet d'impressionner rapidement un client et de gagner des contrats.

Pentax 645Z test review vue de dos

En plus d'être imposant, le 645Z affiche un tableau de bord impressionnant avec un foultitude de commandes, molettes et autres leviers. Pourtant, le moyen format se prend très rapidement en main. Si vous utilisez déjà un reflex, même d'une marque concurrente, vous serez en terrain presque connu avec le 645Z. Patrick insiste d'ailleurs vraiment sur ce point. Son dernier moyen format remonte à un 500c d'Hasseblad en mode pellicule. "En 5 minutes et sans mode d'emploi, j'étais déjà très à l'aise avec le 645Z, c'est vraiment impressionnant. J'ai retrouvé immédiatement mes repères et j'ai pu installer ma production sans perdre de temps". Pentax a en effet reporté sur le 645Z son savoir-faire depuis longtemps éprouvé, sur sa gamme de reflex. Vous retrouverez donc les barillets pour les modes d'exposition, la mesure d'exposition, le choix du collimateur, la balance des blancs, le bracketing, le mode rafale, la visée directe et même la vidéo (oui, le 645Z dispose d'un mode vidéo).

Pentax 645Z test review écran inclinable

Vous retrouvez également les spécificités des reflex APS-C de la marque avec le mode Sv (priorité à la sensibilité) et la fameuse touche verte sorte qui permet de rétablir par défaut le fonction modifiée. Le Pentax 645Z dispose également d'une interface graphique de qualité à défaut d'être très moderne. Vous noterez que celle-ci a le bon goût de s'orienter en fonction de la position du boîtier. L'écran arrière propose un affichage récapitulatif des principaux réglages de l'appareil : ISO, vitesse, ouverture, correction d'exposition, collimateur AF, mesure de la lumière. Une simple pression sur la touche Info permet d'accéder à un second niveau de réglage avec les styles d'images, la correction des défauts optiques (déformation, aberrations chromatiques, vignetage), le mode HDR, le mode AF... Si cela peut sembler être le minimal syndical sur un reflex en 2014, c'est loin d'être le cas dans le petit monde du moyen format. Sur ce point, Pentax à des décennies d'avances sur la concurrence.

Pentax 645Z test review interface graphique

Pentax 645Z test review interface graphique

Travail en mode connecté ?

Au niveau de la connectique, le 645Z est également richement doté. Vous trouverez une entrée micro (mini-jack 3,5 mm), mais point de sortie casque pour vérifier la qualité de la captation sonore. Le boîtier dispose d'une connectique USB 3 bienvenue, d'une prise pour l'alimentation secteur et une sortie HDMI de type D. Pourquoi Pentax n'a-t-il pas opté pour la prise grand format plus robuste ? Mystère, mais c'est bien dommage. De l'autre côté, vous trouverez une connexion pour une télécommande filaire. Nous regrettons que Pentax n'ait pas opté pour l'intégration du Wi-Fi sur le 645Z. Cela aurait ouvert les portes à la prise en main à distance sans fil depuis un ordinateur ou un terminal. Pour l'instant, la marque se contente de proposer une solution sans fil à l'aide d'une carte FLU.

La question du travail en mode connecté (avec un fil) se pose malheureusement toujours. C'est sans doute la plus grosse lacune du 645D et Pentax semble vouloir répéter cette erreur. La marque promet bien un logiciel Image Transmitter 2, mais celui-ci devait arriver au mois de juillet et rien n'est pour l'instant disponible. Rappelons que le mode connecté est essentiel pour le photographe en studio, notamment pour le packshot. Sans cette possibilité, de nombreux photographes se détourneront de la solution de Pentax. Hervé enfonce le clou en précisant que "le 645Z est sans doute le meilleur moyen format du moment, mais sans mode connecté, il ne m'intéresse tout simplement pas". A bon entendeur.

Mise au point et Autofocus

Bien sûr, l'autre grande différence avec les autres moyens formats reste le module autofocus. Là où les autres constructeurs proposent quelques collimateurs AF, le 645Z en aligne pas moins de 27 dont 25 croisés. Le SAFOX 11 étant lui aussi hérité des reflex APS-C, le module AF est malheureusement beaucoup trop étroit et ne couvre qu'une petite partie (au centre) de la visée. Reste que l'autofocus se montre rapide et assez précis même en basse lumière.

En visée directe sur écran, vous pouvez déplacer le collimateur AF sur une plus large partie de l'écran ce qui rend l'utilisation du 645Z plus confortable. La mise au point par détection de contraste est étonnamment rapide. Le boîtier reste très loin derrière les appareils Micro 4/3, mais le moyen format de Pentax n'est vraiment pas ridicule quant on le compare au reflex 24x36 de Canon ou Nikon.

Naturellement, la vitesse de mise au point dépend beaucoup de la motorisation de l'optique. Les dernières optiques SDM (Silent Drive Motor) sont plus rapides et plus silencieuses que les optiques époque argentique.

En visée directe, la mise au point manuelle est épaulée par un système de focus peaking qui souligne à l'aide de pixels colorés, les zones de nettetés. Une fonctionnalité bien pratique qui peut toutefois manquer un peu de précision. La visée optique est spacieuse et claire, mais comme le souligne Hervé Lewandowski, "elle manque un peu de précision par rapport au viseur de mon Mamiya". "Sur certains packshots et notamment cette boîte à cigare, il faut que je puisse décaler la mise au point sur une partie de l'objet. J'ai eu quelques difficultés à réaliser le point à l'aide du viseur optique. La solution passe alors par la visée sur écran. Mais dans mon cas, sur une surface noire uniforme, ce n'est vraiment pas évident si l'on grossit trop l'image à l'écran et le focus peaking n'est d'aucune aide."

boîte à cigare photographié par Hervé Lewandowski
Boîte à cigares photographié par Hervé Lewandowski.

Réactivité

L'amélioration la plus sensible immédiatement est le gain de réactivité générale. Le boîtier est disponible presque instantanément, l'autofocus est réactif et si vous disposez d'une carte SD rapide, vous pouvez enchaîner 3 à vues sans interruption. Le mode rafale permet d'enchaîner une dizaine de vues (RAW + JPEG) à la cadence de 3 ips. Là encore, le 645Z est loin devant la concurrence. L'une des pierres d'achoppement du 645D est également corrigée : il fallait patienter, avec le précédent modèle, plusieurs secondes avant de pouvoir visualiser l'image. Désormais, une prévisualisation est disponible dans la seconde qui suit le déclenchement. Celle-ci est en basse définition, mais permet de voir l'exposition du cliché. L'enregistrement des fichiers s'effectue qu'après une temporisation d'environ 2 secondes. La lecture des images n'est pas des plus rapide, mais l'ensemble reste raisonnable et supportable.

Flash

Le 645Z dispose d'une griffe porte accessoire pour visser un flash cobra par exemple. Vous disposez également d'une prise synchro flash pour faciliter le travail en studio. La synchro flash est au 1/125 s ce qui pourra être pénalisant pour l'extérieur. Hervé apprécie la bonne gestion du bruit électronique qui "permet d'utiliser des flashes moins puissants et donc moins lourds et moins gourmands en énergie". Pour une séance de shoot en extérieur, ce point est un véritable avantage. Ci-dessous un portrait réalisé avec un flash cobra Pentax.

Pentax 645Z exemple 10

Qualité des images

Alors que Hasselblad propose des fichiers bruts en 16 bits, les PEF et les DNG du Pentax 645Z sont "limités" en 14 bits. Nous avons réalisé un rapide test de latitude d'exposition en réalisant un bracketing d'exposition -5/+3 IL sur une même scène. Nous avons travaillé les PEF avec Lightroom qui prend en charge ces fichiers natifs. Comme toujours, il faut bien veiller à exposer pour les hautes lumières. En effet, si vous pourrez récupérer un écart d'1 IL voire 1,5 IL, vous ne pourrez pas aller au-delà. Comme vous pouvez le constater ci-dessous, il est difficile de récupérer une surexposition de +2IL. Une dominante colorée apparait et les hautes lumières sont définitivement brûlées.

Pentax 645Z test review surexposition

En sousexposition, il est possible de recouvrer des détails sans trop faire monter le bruit jusqu'à -3IL et il sera possible de pousser à -4IL, la taille des fichiers permettant de travailler plus facilement sans voir le bruit électronique monter à l'impression.

On dispose donc d'une bonne marge de manoeuvre avec les fichiers du 645Z. Sur l'image ci-dessous avec une mesure d'exposition assez compliquée, il sera facile de récupérer de la matière dans le sol à l'aide d'un logiciel de développement RAW.

Pentax 645Z exemple 2

Côté précision, il faudra veiller à utiliser des optiques de qualité, les 51 Mpx du capteur ne pardonnant pas les approximations. Le nouveau 55 mm f/2,8 SDM en est la parfaite illustration. Le rendu est globalement un peu "mou" et les bords manquent de netteté. "Il y a beaucoup de matière, mais l'image manque un peu de punch. Il faudra ajouter un peu d'accentuation en postraitement" conseil Patrick. "Pour un poster avec la distance de visualisation, le travail sera somme tout assez léger" concède le photographe.

Le Pentax 645Z face au Canon 1D Mark IV sur le terrain face à une équipe de foot féminine.

comparaison Canon 1D Mark IV vs Pentax 645ZVous pouvez télécharger l'image réalisée par le Pentax 645Z et le Canon 1D Mark IV pour une comparaison à 100%. Photographie par Patrick Lévèque.

Le rendu des couleurs est, par défaut, très plaisant, et globalement les images sont vraiment impressionnantes par l'accumulation de détails, mais également par des transitions net / flou vraiment douces et agréables. Pour la gestion du bruit électronique, vous pouvez d'ores et déjà voir nos fichiers réalisés en studio, mais nous avons doublé par une série d'images "de la vraie vie". Comme souvent, le boîtier est un peu moins à l'aise lorsque les conditions lumineuses sont délicates. Pour éprouver le 645Z, nous avons fui la lumière en nous réfugiant dans l'église Saint Paul à Paris. Avec le 28-45 mm stabilisé, le boîtier monte facile "dans les tours" pour atteindre 8000, 12 800 ISO voire plus. Des sensibilités véritablement hors-norme pour un moyen format. Il faut bien avouer que le 645Z s'en sort plutôt bien.

Pentax 645Z exemple 8
Pentax 645Z exemple 6
Pentax 645Z exemple 7

En pleine lumière, le rendu des couleurs du 645Z est par défaut vraiment agréable.

Pentax 645Z exemple 3

Prise en main

Rendez-vous était pris chez Pentax pour découvrir (trop rapidement) le dernier moyen format 645Z doté d'un nouveau capteur CMOS de 50 Mpx.

Le nouveau reflex MF est très proche du précédent modèle, mais la poignée a été redessinée et la préhension est plus agréable et plus rassurante. La finition "tout temps" est également sécurisante avec la présence de joints aux différentes zones sensibles de l'appareil : trappe pour les cartes mémoire, trappe batterie, commandes...

Pentax 645Z prise en main

L'une des nouveautés les plus intéressantes avec le capteur CMOS est bien sûr la possibilité de réaliser une visée sur écran. Ce dernier est à l'image du boîtier : taillé pour résister. Petit bémol toutefois, le câble de transmission est à notre avis trop visible et pas assez protégé. C'est sans doute un point de vulnérabilité.

L'affichage est fluide, même intérieur avec une lumière assez classique (200-300 lux). Vous avez naturellement la possibilité d'afficher différents assistants comme des quadrillages d'aide à la composition, un histogramme d'exposition (avec des alertes pour des zones surexposées) et un niveau électronique sur 2 axes. Un seul reproche : l'écran n'est pas tactile. Dommage car avec l'habitude, on cherche tout le temps à sélectionner la zone de mise au point sur l'écran.

Pentax 645Z visée sur écran

Le 645Z que nous avons pris en main était équipé d'une optique motorisée SDM, le 55 mm f/2,8.

Le nouvel autofocus nous a semblé vraiment réactif, la mise au point étant avant tout limitée par les mouvements de l'optique. En visée directe sur écran, l'autofocus est étonnamment performant. Bon, le reflex moyen format reste très loin de la réactivité d'un Micro 4/3 comme le GX7 de Panasonic ou l'E-M1 d'Olympus, mais il ne faut pas patienter 2 secondes avant de pouvoir déclencher.

On attendra une version définitive pour réaliser les chronos, mais tout cela est prometteur. Bien sûr, vous pouvez réaliser la mise au point à la main, et le 645Z de Pentax propose un focus peaking efficace, même s'il est clignotant.

La visée directe associée à l'écran orientable offre des perspectives encore inconnues aux utilisateurs de moyens formats. Le capteur CMOS ouvre également un nouveau champ d’exploration : la vidéo

Naturellement, la visée optique est un régal avec un viseur large et assez lumineux, mais le cadrage se limite à 98 %. Pour la prise de vue sur le vif, il sera le parfait compagnon.

Pentax 645Z prise en main

Le reflex propose toujours un bel écran LCD de rappel. Celui-ci est large et bien lisible. La molette pour le choix du mode autofocus est désormais dédiée au passage photo / vidéo. Le boîtier propose de nombreux raccourcis et le tableau de bord est impressionnant, mais on retrouve très rapidement ses marques. Le boîtier dispose désormais de 3 configurations personnalisables : un excellent point.

Pentax 645Z

Au niveau de la connectique, le boîtier dispose toujours deux emplacements pour cartes SD (pas de prise en charge des normes UHS-II ou UHS-III), mais désormais, il sera possible de le brancher en USB 3.0. Nous attendons surtout la solution pour travailler en mode connecté en studio. Celle-ci est prévue pour le mois de juillet 2014.

Pentax 645Z

Ces premiers contacts avec le Pentax 645Z nous ont vraiment convaincus : l'appareil est réactif, la visée sur écran, bien implantée, et l'ensemble offre de nouveaux horizons. La construction est à la hauteur de la réputation de la marque.

Il ne reste qu'à voir les images et c'est bien le principal. Nous n'avons pas résisté à faire grimper le 645Z dans les tours en réalisant quelques clichés à 204 800 ISO. Même si le boîtier n'est pas définitif, les clichés sont vraiment bruités, mais il s'agit avant tout d'un argument marketing. Ce que le photographe attend, ce sont des images faciles à exploiter à 3 200 / 6 400 ISO (voir sur ce point les résultats de nos tests).

Pentax 645Z écran

Pentax 645Z

Gestion du bruit électronique

Pour notre test, nous reprenons le protocole habituel : la scène est éclairée sous 200 lux et le Pentax 645Z est positionné en mode A à f/8 pour une valeur ISO de 100. Le reflex est pour l'occasion équipé du 55 mm f/2,8. Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100 % et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (PEF).

Le Pentax 645Z est un reflex moyen format (44x33 mm) qui dispose de plus de 50 millions de photodiodes dont la taille est approximativement de 5,3 µm. Les photosites sont donc légèrement plus grands que ceux du Nikon D810 par exemple.

proportions des différentes tailles de capteurs

Les JPEG

Il bon de rappeler que les moyens formats numériques ne sont habituellement pas très à l'aise dans les hautes sensibilités ISO. Jusqu'à il y a quelques mois encore, les dos disposaient de capteur CCD qui montraient très rapidement leurs limites et vous ne pouviez guère espérer dépasser 400 ISO tout en conservant une qualité d'image honorable. Les moyens formats étant la plupart du temps utilisés en studio avec un éclairage contrôlé, ce problème n'était qu'un "demi" problème du moment que vous disposiez de suffisamment de puissance pour photographier à 100 ISO et à f/16. Il était alors hors de question de sortir un moyen format en extérieur avec un éclairage aléatoire ou peu puissant.

Désormais et avec le nouveau capteur CMOS de 51 Mpx (Sony ?), la donne est différente. Comme nous avons déjà pu le constater avec le dos PhaseOne IQ250, les moyens formats accèdent enfin aux hautes sensibilités. Avec le 645Z, Pentax propose d'aller encore plus loin en affolant les compteurs ISO. Le nouveau boîtier grimpe en effet jusqu'à 204 800 ISO ! Un chiffre qui donne le tournis, et qui était jusqu'à présent l'apanage des reflex 24x36 haut de gamme chez Nikon et Canon. L'argument marketing étant placé, qu'en est-il sur le terrain — et en studio ?

Autant l'avouer tout de suite, les plus hautes sensibilités sont à peine utilisables. Oubliez donc les 204 800, 102 400 ou 51 200 ISO. Toutefois, force est de constater que le 645Z est vraiment impressionnant pour un moyen format, car les images sont peu bruitées jusqu'à 3 200 ISO : une très belle performance. On pourra même pousser jusqu'à 6 400 ISO pour des tirages un peu moins grands. Les 50 millions de pixels permettent d'avoir un grain très fin. Sur un tirage A3, celui-ci est presque invisible. Un excellent travail de la part des ingénieurs !

Comparaison à tirage équivalent

Nous avons confronté le Pentax 645Z à un reflex 24x36 Nikon D810, le Sigma DP2 Quattro à la définition équivalente (selon les calculs) et un moyen format disposant d'un dos CMOS à 51 Mpx, l'IQ250.

Nous comparons naturellement les boîtiers à "tirage équivalent". Nous avons "normalisé" les images pour un tirage 40 x 60 cm en 180 dpi, soit une définition de 12 Mpx environ. Les images sont réalisées à 6 400 ISO avec ci-dessous des détails à 100 %.

Attention, les boîtiers ne sont pas équipés d'optiques équivalentes, le piqué initial n'est donc pas le même. Il faut essayer de comparer uniquement le niveau de bruit électronique... Pas si simple.

À ce petit jeu, les dos 51 Mpx n'ont pas à rougir face aux ténors du moment comme le Nikon D810 : bien au contraire et ils dominent leurs plus proches concurrents.

Pentax 645Z comparaison à tirage équivalent pour bruit électronique à 6400 ISO

Oscilloscope

Passons les images du Pentax 645Z sous l'œil implacable de l'oscilloscope. Les résultats corroborent ce que nous avions identifié sur notre scène. Les graphiques montrent une bonne tenue des images jusqu'à 6 400 ISO, puis, au-delà, une dégradation dans les zones denses.

thead thead
Pentax 645Z test review, bruit électronique, 100 ISO grisPentax 645Z - 100 ISO. Pentax 645Z  test review bruit électronique, 100 ISO oscilloscope
Pentax 645Z test review, bruit électronique, 800 ISO grisPentax 645Z - 800 ISO. Pentax 645Z  test review bruit électronique, 800 ISO oscilloscope
Pentax 645Z test review, bruit électronique, 6400 ISO grisPentax 645Z - 6 400 ISO. Pentax 645Z  test review bruit électronique, 6400 ISO oscilloscope
Pentax 645Z test review, bruit électronique, 12800 ISO grisNikon D810 - 12 800 ISO. Pentax 645Z  test review bruit électronique, 12800 ISO oscilloscope

Les fichiers bruts

Nous mesurons également le bruit de fond du capteur en reconduisant le protocole de test précédent, mais dans le noir complet avec un bouchon sur l'objectif.

Le graphique ci-dessous représente la déviation standard (donc le bruit) pour l'un des canaux verts. Vous noterez le niveau très faible de bruit jusqu'à 1 600 ISO. Le 645Z se paie même le luxe d'avoir de meilleurs résultats que le Nikon D810, notamment à 800 et 1 600 ISO. La courbe s'infléchit à partir de 6 400 ISO, valeur à laquelle le bruit devient problématique sur les fichiers JPEG également.

Pentax 645Z bruit électronique fichiers bruts PEF

Mode vidéo

Le 645Z de Pentax est le premier moyen format capable de filmer en HDTV 1080.

Formats vidéo

Le boîtier enregistrer des fichiers .MOV :

  • HDTV 1080 à 60i/50i/30p/25p et 24p (H.264 profil High@4.0, CABAC; 20 Mbps) ;
  • HDTV 720 à 60/50/30/25 et 24p.

Bien sûr, nous aurions aimé que le 645Z de Pentax filme en 4K pour singulariser un peu plus le boîtier et intéresser les vidéastes. Nous regrettons également que les ingénieurs n'aient pas opté pour un débit plus important des données et n'aient pas proposé une connexion HDMI non compressée pour un enregistrement sur un module externe.

En l'état, le 645Z est un boîtier somme toute assez banal en vidéo.

Attention, il propose bien un mode vidéo 4K, mais il s'agit d'animation d'images enregistrées à l'aide de l'intervallomètre. Le résultat est enregistré sous la forme d'un film (.AVI) en 3840 x 2160 pixels.

Assistance

Techniquement, ce moyen format est intéressant, car la capture utilise pratiquement 90 % de la surface du capteur. Vous pouvez donc conserver la même profondeur de champ (très réduite donc) en vidéo qu'en photo.

Avec une faible profondeur de champ, la mise au point est cruciale. Pendant l'enregistrement, il n'est pas possible d'utiliser les modes autofocus et de toute façon, il est préférable de réaliser le point manuellement. Vous disposez pour cela d'une loupe ainsi qu'une fonction de focus peaking. Au niveau de l'exposition, vous pouvez également activer des zébras. Vous pouvez modifier manuellement l'ouverture et la vitesse durant l'enregistrement, la sensibilité ISO étant quant à elle fixée avant le filmage. Il n'est pas possible d'appliquer une courbe de rendu à l'enregistrement et aucun log n'est disponible.

Précision

Grand capteur et nombreux pixels ne font généralement pas bon ménage en vidéo, engendrant notamment des problèmes d'aliasing et de moirage. Avec notre scène test, le 645Z délivre des images peu avenantes avec de nombreux artéfacts — étant entendu que notre scène est un véritable piège : dans la "vraie vie", les défauts seront certes présents, mais beaucoup moins visibles.

Pentax 645Z extrait vidéo

Nikon D810

Captation sonore

Le 645Z dispose de deux micros pour l'enregistrement audio en stéréo. Il est aussi possible de brancher un micro externe au format mini-jack 3,5 mm. Toutefois, il n'y a pas de sortie casque pour vérifier la qualité de la capture. Un vumètre est disponible pour vérifier le niveau d'enregistrement.

Exemples de photos

Pentax 645Z exemple 1
Pentax 645Z exemple 9
Pentax 645Z exemple 2
Pentax 645Z exemple 3
Pentax 645Z exemple 4
Pentax 645Z exemple 5
Pentax 645Z exemple 6
Pentax 645Z exemple 7
Pentax 645Z exemple 8
Pentax 645Z exemple 10

Verdict

Test Pentax 645Z recommandé par Focus

Comme toute bonne chose, cette prise en main du Pentax 645Z touche à sa fin. Il faut bien avouer que si le boîtier est vraiment lourd et vraiment encombrant (j'ai passé une semaine avec un sac Crumpler collé sur le dos), l'appareil est vraiment agréable à utiliser, impressionnant, et il délivre une très belle qualité d'image.

Dans le monde du moyen format, le 645Z est sans doute ce qui se fait de mieux avec à la fois un boîtier d'une excellente fabrication et une finition à l'épreuve des intempéries, une ergonomie bien pensée issue des reflex (une véritable interface graphique, des menus dignes de ce nom, de nombreux accès directs aux principales options...), une motorisation de bon aloi, un viseur spacieux, un autofocus très (très très) loin devant la concurrence, une visée sur écran fonctionnelle, une dalle LCD montée sur charnière et une qualité d'image impeccable. Avec une bonne optique, l'image est bien détaillée, la dynamique intéressante (la mesure est assez précise) et le rendu des couleurs (JPEG) est également appréciable avec une saturation agréable des couleurs et un rendu chair plutôt neutre.

De plus, le 645Z dispose d'un mode vidéo assez complet. Il n'est certes pas d'une qualité suffisante pour une production cinématographique (malgré la faible profondeur de champ), mais il a le mérite d'être présent.

Enfin, le 645Z est plutôt bien positionné en termes de prix.

Bref, c'est presque un sans-faute pour Pentax... sur le segment des moyens formats. Pour résumer (vraiment rapidement...), nous pourrions dire que le 645Z est un énorme K-3 !

Vous l'aurez compris, nous sommes vraiment séduits par le 645Z ; pour certaines pratiques photographiques comme le paysage, ce boîtier est sans doute l'un des incontournables de cette rentrée 2014, du moment que vous trouvez l'optique (ou les optiques) qu'il vous faut.

Il n'en reste pas moins que nous n'avons rarement qu'une seule pratique photographique, et qu'un photographe professionnel doit souvent jongler entre de la prise de vue en studio, un mariage ou un reportage.

Malgré toute sa polyvalence et sa capacité à s'adapter à de nombreuses situations sur le terrain, le 645Z reste moins réactif qu'un reflex. Ainsi, un D800E de Nikon est pratiquement deux fois moins cher, dispose d'un parc optique largement plus développé, et se montre beaucoup plus rapide (autofocus, enregistrement des images, rafale...), plus léger et moins encombrant. Le tout pour moins de 15 Mpx de différence. Pour pousser la comparaison à l'extrême, un Sony A7R propose également une définition importante (plus de 36 Mpx) dans un boîtier d'à peine plus de 400 g.

Alors bien sûr, il y a l'effet "waouh" du 645Z. Peu de personnes vous arrêtent dans la rue pour vous parler de votre reflex Canon ou Nikon, alors que le reflex moyen format de Pentax interpelle, intrigue, pique la curiosité et suscite un vif intérêt... Lors d'un mariage, il y a aura fort à parier que vous serez le seul équipé en 645Z et parfois, cette simple singularité permet de gagner un contrat...

+
  • Connexion USB 3.0
  • Ergonomie globalement bien pensée, interface graphique
  • Module autofocus performant disposant de 27 collimateurs
  • Mode raw en .PEF et .DNG
  • Mode rafale à 3 ips
  • Mode vidéo complet : HDTV 1080, PASM
  • Différents modes d'exposition : HDR, timelapse...
  • Visée spacieuse et claire
  • Bonne prise en main, qualité de fabrication, résistance aux intempéries
  • Écran LCD orientable et de qualité
  • Parc optique déjà existant et abordable (anciennes optiques)
  • Bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 6400 ISO
  • Toujours pas (à l'heure actuelle) de solution pour le mode connecté (mais c'est bien prévu pour le mois d'octobre).
  • La visée optique pourrait être plus précise
  • Pas de mode vidéo 4K (ciné, télé)
  • Couverture AF trop petite malgré les 27 collimateurs
  • Synchro flash au 1/125 s seulement
  • Vitesse maximale au 1/4000 s
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW.

Les prix
Pentax 645Z
645Z
Il n'y a actuellement aucune offre.