CapteurCapteur Live MOS 12,1 Mpix effectifs (sur un total de 13,1 millions pixels) taille : 17,3 x 13,0 mm. Rapport 4:3.
MontureMonture à baïonnette 4/3.
Optique livréekit possible avec 14-42 mm f/3,5-5,6 double kit avec 40-150 mm f/4-5,6 Panecake 25 mm f/2,8
StabilisationOui, par déplacement du capteur
AntipoussièreOui, par onde supersonique
Viseuroptique pentamiroir (champ couvert 95%, grossissement de 0,96x). Dégagement oculaire de 19 mm.
Écran2,7 pouces (6,9 cm), 230 000 points
Mise au pointSystème de détection différentiel de phase 7 points en double croix entièrement bi axial (horizontale et verticale) plage de sensibilité : -2 - 19 IL (ISO 100) système de détection de contraste, détection des visages Possibilité de m
Modes autofocusAF simple, AF simple + retouche manuelle, AF continu, AF continu + retouche manuelle, mise au point manuelle
Mesures d'expositionMesure TTL 49 zones Système de détection multi-pattern correction exposition +/- 5 IL (bracketing sur 3 vues) Matricielle, pondérée centrale, spot
Modes d'expositionAuto, programme, priorité à la vitesse, priorité à l'ouverture, manuel, modes scènes
Vitesse d'obturation60 - 1/4000 s, pose B (30 minutes), synchro flash 1/180 s.
MotorisationEnviron 4 im./sec. maxi (cadence maintenue sur une rafale de 5 vues Raw)
Sensibilité ISO100 à 3200 ISO
MémoireCarte xD, carte CF type I et II
AlimentationBatterie Li-Ion BLS-1
ConnexionUSB 2, sortie vidéo intégrée à l'USB (propriétaire)
Dimensions130,0 x 94,0 x 60,0 mm
Poids810 g (vide)
LogicielsOlympus Master 2 et Olympus Studio 2 (version d'essai)
Dans la boîteBCS-1 (Chargeur de batterie BLS-1), courroie, câbles vidéo, USB, mode d'emploi papier

Caractéristiques

Olympus E-620 test

Fraîchement couronné par le TIPA (Technical Image Press Association) comme meilleur reflex d'entrée de gamme, l'**Olympus E-620** est un reflex répondant à la norme 4/3, à la fois léger et compact, équipé d'un capteur 12 Mpix et d'un agréable écran LCD monté sur rotule pour la visée direct.

Le E-620 est une évolution majeure des reflex d'entrée de gamme chez Olympus avec notamment un nouveau module AF comportant 7 collimateurs (dont 5 en croix) qui remplace avantageusement le précédent système AF qui ne proposait que 3 zones AF. Un autofocus plus performant qui permettra de tirer le meilleur parti des nouvelles optiques à motorisation sonique SWD.

Le nouveau reflex intègre toujours les technologies qui font le succès de la marque, à savoir le système antipoussière par onde supersonique (le plus fonctionnel du marché) et la stabilisation par déplacement du capteur. On notera toutefois que celui-ci est annoncé moins performant que ceux des modèles E-3 et E-30 capablent de gagner jusqu'à 5 IL (en théorie), contre 4 IL pour le modèle du E-620.

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Question qualité des images et réactivité, l'Olympus E-620 fonctionne avec une nouvelle puce de traitement de l'information : TruePic III+. On attend donc un meilleur traitement du bruit électronique sur la plage de sensibilité qui s'étend de 100 à 3200 ISO. Une plage en retrait de la plupart des concurrents qui n'hésitent pas à monter jusqu'à 6400 voire 12800 ISO. La cadence rafale est correcte avec 4 i/s sur 5 vues en mode RAW.

Enfin, le E-620 permet toujours de piloter des flashes (modèles FL-50R, FL-36R) distants sans-fil (3 groupes avec 4 canaux et jusqu'à 99 flashes par groupe).

On notera la présence des modes "artistiques" qui permettent de créer directement des fichiers JPeg avec des effets plus ou moins intéressants comme le mode sténopé ou soft focus.

Au tableau des regrets, on inscrira l'absence de mode vidéo, alors que la plupart des concurrents directs proposent cette fonction. Le mode de visée directe sur écran LCD n'évolue pas beaucoup. Il dispose toujours de la reconnaissance des visages, mais reste infiniment trop lent pour une utilisation quotidienne. On regrettera l'absence de sortie vidéo HDMI pour relier l'appareil à un téléviseur HD ou Full HD.

Alors, le nouvel Olympus E-620, reflex compact et léger, tiendra-t-il ses promesses concernant la qualité des images ? Réponse dans notre test complet.

Prise en main

Olympus E-620 test

Les reflex Olympus, même en entrée de gamme, ont toujours présenté une bonne qualité de fabrication. Le nouvel **E-620** ne déroge pas à la règle et le boîter est plutôt qualitatif. La finition est très correcte et la prise en mains du reflex est plutôt rassurante, même si celui-ci s'avère très léger.

Le E-620 est un modèle très compact qui satisfera les photographes à la recherche d'un boîtier discret et léger. Équipé de l'optique "pancake" 25 mm f/2,8, le reflex se dissimulera facilement sous un manteau ou une petite veste. Le "petit" E-420 reste toutefois plus intéressant pour ceux qui recherchent le maximum de discrétion. Avec les optiques plus classiques et notamment le 14-42 mm du kit, l'encombrement est plus important. L'ensemble est toutefois d'un gabarit moins imposant qu'un Nikon D60 ou qu'un Canon EOS 1000D.

La compacité du E-620 n'a malheureusement pas que des bons côtés. La prise en mains n'est pas des plus agréables et les deux derniers doigts passent facilement sous la semelle du reflex. On ne tiendra donc pas très longtemps le reflex du bout des doigts avec une optique un peu lourde. Les commandes **** sont facilement accessibles, même si donc mon cas, j'aurais préféré que la molette de réglage soit positionnée un peu plus bas, plus proche du pouce.

Ce modèle d'entrée de gamme ne présente pas de protection contre l'humidité ou la poussière. Toutefois, pour l'avoir testé sous une certaines conditions pluviométriques intéressantes, le boîtier et l'objectif n'ont pas montré de signe de faiblesse. Il faudra toutefois s'assurer de bien protéger son appareil en cas de pluie.

Vous apprécierez l'écran LCD rotatif monté sur rotule qui permet, en visée directe, des prises de vue originales et surtout plus discrètes. Il faudra néanmoins se familiariser avec la "réactivité" relative de l'autofocus par détection de contraste.

Le déclenchement du E-620 n'est pas vraiment silencieux et il n'existe pas de mode de déclenchement silencieux en visée directe (comme le propose le Canon EOS 5D Mk II) qui limite le bruit aux mouvements de l'obturateur. Pire, en mode Live VIew, comme sur les précédents modèles, le miroir du E-620 s'abaisse 2 fois (la première fois pour réinitialiser le capteur) que l'on utilise le système AF par détection de contraste ou par différence de phase.

En déclenchement simple, le E-620 atteint 64 dBa ce qui comparativement à un Canon 400D (61 dBa) n'est pas très silencieux.

[Olympus E-620 son déclenchement

](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/articles/86/Olympus-E-620-declenchement-son.mp3)[Olympus E-620 son déclenchement](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/articles/86/Olympus-E-620-rafale-son.mp3)

Vous pouvez écouter (cliquez sur l'image ci-dessus) un enregistrement sonore de l'Olympus E-620 : déclenchement normal et rafale.

Interface

L'Olympus E-620 est une sorte de croisement malin entre les boîtiers E-30 et E-4xx de la marque. De la série E-4xx, le nouveau boîtier conserve les petites proportions et une grande partie de l'interface. Du E-30, le E-620 emprunte l'écran LCD rotatif.

On note donc peu de changements au niveau de l'interface.

E-620 test

Sur la courte poignée de l'Olympus E-620 on remarque la présence du témoin de retardateur qui sert également de cellule pour le contrôle à distance. Le petit rond gris est une cellule pour la mesure de la balance des blancs qui vient en complément de la mesure à travers l'objectif.

E-620 test

L'autre côté du reflex ne propose que le bouton pour désengager l'optique. Le **E-620** ne dispose pas de testeur de profondeur de champ.

E-620 test

Le dessus du reflex est très proche du E-420. Sur l'épaule gauche, vous retrouverez une commande pour le flash et une touche pour la motorisation. Cette dernière est personnalisable dans les nombreux menus de l'appareil. Sur l'épaule droite sont concentrés la commande de correction d'exposition, le barillet de sélection des modes d'exposition, le déclencheur et la molette de réglage. Vous noterez la présence du levier de mise sous tension sous le barillet.

E-620 test

L'une des principales caractéristiques intéressantes de l'**Olympus E-620** reste la présence d'un écran LCD de 2,7 pouces (230 000 points) monté sur rotule. Même si la définition de l'écran n'est pas extraordinaire, la possibilité d'incliner l'écran en mode visée directe est un réel avantage pour la macro ou des prises de vues à hauteur de ceinture.

E-620 test

L'interface du **E-620** est assez dense (on dénombre pas moins de 18 commandes sur le reflex) et le photographe débutant pourra être rebuté par cette profusion. Les plus aguerris seront ravis d'avoir à disposition de nombreux raccourcis dont certains personnalisables. En plus des commandes, il est possible de paramétrer l'appareil en cliquant sur OK. On entre alors dans un menu sur l'écran qui permet de régler les principales options de l'appareil directement sur l'écran. Certaines commandes (bleues) sont également utilisées en mode lecture.

Olympus E-620 touches lumineuses

Les touches lumineuses : une idée toute simple, mais diablement efficace pour régler son appareil dans le noir. Dommage que toutes les commandes ne soient pas équipées de la sorte.

Menus

Olympus E-620 test

L'Olympus **E-620** ne possède pas d'écran LCD sur le dessus de l'appareil. Pour connaître la configuration de votre appareil, il faut passer par l'écran LCD. Une pression sur la touche INFO vous dirige vers un écran récapitulatif.

Pour un modèle grand public, le E-620 propose une interface assez complexe. Le débutant se trouve face à un foisonnement d'informations qui pourra vite le décourager. Vous retrouverez de nombreux paramètres : la saturation, la netteté, un réglage des courbes tonales, l'espace colorimétrique ou les réglages pour le flash. Cette profusion d'informations peut déconcerter le novice qui n'a que faire du réglage de la balance des blancs sur les axes ambre-bleu et magenta-vert par exemple.

Ici encore, Olympus affiche clairement sa position : le E-620 est certes un reflex grand public, mais il peut se muer rapidement en reflex pour photographes avertis. Pour modifier un paramètre ? Rien de plus facile, il suffit d'appuyer sur OK (au centre de la croix de sélection) et de choisir à l'écran l'option à modifier. Hormis la vitesse ou l'ouverture qui se règlent via la molette, tous les autres paramètres sont directement et facilement accessibles. Un mode de fonctionnement très intuitif que d'autres constructeurs (comme Canon ou Nikon) n'ont pas hésité à imiter.

Les menus du E-620 sont assez linéaires et il est parfois difficile de s'y retrouver. Les appellations sont confuses et rien ne vient sauver le débutant en photo qui se trouve noyé sous un flot impressionnant de possibilités. Un point sur lequel Olympus peut progresser.

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| olympus E-620 TESTt

| olympus E-620 test |

Paramétrer le E-620 sur l'écran LCDest un jeu d'enfant : il suffit de cliquer sur OK et de choisir l'option en se déplaçant sur l'écran au dos de l'appareil (gauche). Le nombre d'options est (parfois trop) impressionnant. Le mode bracketing autorise des vues décalées pour l'exposition, la balance des blancs, le flash ou la sensibilité.

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| olympus E-620 test

| olympus E-620 test |

Il est possible d'utiliser un seul collimateur AF (central) ou de paramétrer le système autofocus sur l'un des 7 points (gauche). Les menus sont à la fois très linéaires.

Vous trouverez ci-dessous une vidéo présentant les menus de l'Olympus E-620.

Olympus-e-620-menus
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Olympus-e-620-lecture
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Logiciels

L'Olympus E-620 est livré avec Olympus Master 2 qui permet de gérer correctement ses images. Avec un environnement Windows, le logiciel est assez réactif, beaucoup plus réactif que la version Mac OS X.

olympus E-620 test logiciel

Olympus Master 2 présente une interface relativement classique et moderne (dans une seule fenêtre).

olympus e-620 test

Olympus Master propose les options classiques de retouche : redimensionnement, recadrage, texte, contraste, courbe tonalité, gamme, monochrome, réduction des yeux rouges... Intéressant, le logiciel propose de visionner l'effet et de comparer par rapport à l'original. Seul problème, les modifications ne sont pas appliquées temps réel. Vous pouvez naturellement créer des emails, lancer des impressions ou partager vos images avec des slideshow. C'est également avec Olympus Master 2 qu'il est possible de réaliser des vues panoramiques en collant plusieurs images. Une opération qui nécessite une carte xD spécifique.

olympus e-620 test

Bien entendu, Olympus Master gère parfaitement les fichiers Raw (.orf) et permet une édition et une retouche des fichiers bruts via une interface assez austère. Travailler en Raw nécessite une configuration puissante et les modifications sur le fichier demandent plusieurs secondes avant de s'afficher.

olympus e-620 test

Dans une interface grise de rigueur, *Olympus Studio 2* offre naturellement beaucoup plus de possibilités (99 euros, il est livré avec le **E-620** en version d'essai) et permet une édition plus fine des fichiers Raw notamment. L'utilisateur pourra également corriger les poussières et les défauts classiques des optiques (déformation géométrique, aberrations chromatiques...), . Le logiciel n'est pas très rapide et corriger des fichiers Raw demande une configuration également puissante pour un travail fluide.

olympus e-620test

Olympus Studio 2 permet également de piloter le reflex via un câble USB à l'aide d'un PC. Malheureusement et malgré la présence d'un capteur Live MOS, il est impossible de visualiser directement sur l'écran du PC la visée de l'appareil. Dommage ! (le logiciel ne propose qu'un simple aperçu).

Alimentation, stockage

Autonomie

La petite taille du boîtier a obligé Olympus à utiliser une batterie Li-Ion propriétaire de dimensions également réduites. Deux conséquences directes : le E-620 est léger, mais son autonomie est réduite. Pour info, il s'agit de la même batterie qui équipe déjà le modèle E-420.

En effet, avec une batterie pleine, j'ai réalisé environ 500 déclenchements dans le cadre d'une utilisation classique : prise de vue avec viseur optique, avec visée sur écran LCD, visualisation des images sur écran LCD, réglage de l'appareil, utilisation du flash... Un score qui place le reflex Olympus au niveau des bridges et loin derrière les reflex de la même catégorie dont l'autonomie peut atteindre un peu moins d'un millier de clichés. La fonctionnalité LiveView et l'affichage permanent des réglages de l'appareil sur l'écran LCD ne sont sans doute pas étrangers à ces résultats.

Autre point de désagrément, le témoin de batterie n'a que deux niveaux, le dernier ne laissant réaliser que quelques clichés avant l'extinction totale de l'appareil. On est loin de la précision présentée sous forme de pourcentage du système de Sony sur ses appareils.

olympus e-620 test

La batterie du **E-620** est assez petite, mais sa capacité est limitée. En utilisant les réglages sur écran ou le mode visée directe, celle-ci s'épuise très rapidement. Autre point, la batterie n'est pas maintenue en place par un ergot de sécurité. Celle-ci peut donc facilement tomber à terre en cas de fausse manipulation. Le chargeur de batterie n'est également pas très sophistiqué et il ne dispose que d'un seul voyant pour indiquer si la charge est terminée. Il n'est donc pas possible de suivre l'évolution de la recharge.

Une poignée d'alimentation est également disponible pour le E-620 (HLD-5) qui permet de loger 2 batteries et donc de multiplier en toute logique l'autonomie de l'appareil par 2. La poignée dispose également d'une molette de réglage et d'un déclencheur.

Stockage

Comme tous les reflex de la marque, l'E-620 dispose d'un double slot pour les cartes mémoire. Vous trouverez un emplacement pour carte CF et un autre emplacement pour les cartes xD. Notez que pour utiliser la fonction panoramique, vous devez impérativement utiliser une carte xD spécifique.

Il est regrettable que les deux slots ne soient pas utilisables en même temps pour, par exemple, sauvegarder les Raw d'un côté et les JPeg de l'autre ou servir de mémoire de secours avec un double enregistrement pour pallier la défaillance d'une carte.

olympus e-620 test

L'imposante trappe révèle deux slots mémoire : CF et xD. Notez également la présence d'une fiche pour l'alimentation secteur.

Connexions

Le E-620 n'a que deux connexions : une prise USB pour le déchargement des images, le pilotage via un PC et la sortie vidéo (fiche propriétaire) et une fiche pour l'alimentation secteur.

olympus e-620 test

La fiche USB propriétaire sert à la fois pour le transfert des données, le pilotage distant et la vidéo.

Antipoussière, stabilisation

Antipoussière

La poussière est l'ennemi numéro un de nos chers reflex numériques. Chargées électriquement, les particules viennent littéralement se coller sur le capteur créant des tâches et des halos sur les photos. Conscient du problème, Olympus fut le premier constructeur à intégrer un système antipoussière. Depuis, d'autres constructeurs (Sony, Pentax, Canon, Nikon...) ont également adopté des solutions pour limiter les dégâts.

Le système d'Olympus, qui fonctionne par ondes supersoniques, semble le plus performant, voire le seul véritablement efficace. Le capteur est totalement protégé dans un système hermétique protégé par le filtre supersonique. Positionné juste derrière l'obturateur, il précède le filtre passe-bas et le capteur. Une partie adhésive positionnée en dessous récupère et capture également les poussières.

[olympus e-620 test

](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/articles/86/olympus-E620-poussieres.JPG)

En diaphragmant l'objectif à f/22, on ne note pas la moindre trace de poussière malgré les changements fréquents d'objectifs pendant 15 jours. Beau travail. Vous pouvez télécharger le fichier en cliquant sur l'image ci-dessus.

Stabilisation

L'Olympus E-620 est équipé d'un nouveau système de stabilisation qui permet désormais 4 états : éteint, IS1, IS2, IS3. Le premier mode stabilise le capteur sur les deux axes. Les deux autres modes ne stabilisent que sur un seul axe (vertical ou horizontal) pour permettre de réaliser des filés.

La stabilisation mécanique devient réellement perceptible à partir du 1/30 et encore sensible au 1/15 s. Si l'on considère la vitesse limite théorique au 1/80 s (focale 80mm), le système apporte un gain plus proche de 2 vitesses que de 4 vitesses ce qui est un peu décevant au final.

Olympus E-620 test

[Olympus E-620 test](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/articles/86/olympus-620-stabilisation-exemple.JPG)

Exemple de photo réalisée à main levée (focale 84 mm eq. 24x36) 1/15 s avec stabilisation. Vous pouvez télécharger le fichier original en cliquant sur l'image.

Flash

L'Olympus E-620 est équipé d'un flash intégré d'un nombre guide de 12 (100 ISO) et dispose d'un correcteur (+/- 3 IL) et des modes classiques : réduction des yeux rouges, synchro lente, synchro deuxième rideau...

La synchro s'opère au 1/180 s. En plein jour (pour des mariages par exemple), cette vitesse sera sans doute insuffisante et vos images seront sans doute surexposées. Pour éviter cela, il faudra recourir à des flashes externes qui permettent un mode stroboscopique (FL-50 ou FL-36) pour des obturations jusqu'à 1/4000 s. Il permet également de piloter 3 groupes de flashes distants sans-fil (modèles FL-50R et FL-36R). Il est possible alors de créer rapidement un petit studio transportable.

E-620 test

La potence du flash n'est pas très importante et il n'est pas rare d'avoir une ombre portée sur les clichés avec un gros zoom.

C'est également le flash qui sert d'assistant AF pour les scènes sombres. Malheureusement, le crépitement du flash n'est ni discret ni bien supporté par les sujets...

olympus E-520 flash

À environ 1,5 mètre, le flash intégré donne de bons résultats. Le visage est bien exposé et la balance des blancs réagit correctement.

Visée, autofocus

Visée

Le viseur optique est le véritable point noir du nouveau reflex d'Olympus. Malgré un grossissement en progrès (on passe de 0,92x sur le E-420 à 0,96x sur le E-620), la visée reste très petite et peu lumineuse (il faudrait un grossissement 1,85x pour obtenir une visée équivalente sur un capteur 24x36). La couverture de champ (95%) est honnête pour cette gamme d'appareils.

Les informations, qui sont nombreuses et complètes, retrouvent une place plus "académique" dans le viseur (en bas de la visée).

E-620 test

E-620 test

Pour viser, vous pouvez également utiliser l'écran LCD de 2,7 pouces. Celui-ci est de qualité et dispose de la technologie HyperCrystal III qui assure une bonne luminosité même en pleine lumière. Les angles de vision sont assez larges, mais on aurait préféré une définition un peu plus importante. La visée offre un champ de 100% et l'affichage reste propre même en basse lumière. On pourra toutefois lui reprocher un manque de fluidité dans certaines situations. En mode Liveview (visée directe), il est possible d'afficher de nombreuses informations sur l'écran (comme sur un compact). Ainsi, vous pourrez profiter d'un histogramme d'exposition, de plusieurs grilles d'aide à la composition (échelle, tiers...), d'une prévisualisation de la balance des blancs ou de la compensation d'exposition. Vous pourrez même zoomer sur une partie de la scène afin de vérifier la mise au point (7x ou 10x). Cette fonction s'avère très pratique pour les macros ou les prises de vue en studio, où il est possible de peaufiner sa mise au moins de façon très précise.

Olympus-e-620-visee-directe
envoyé par focusnumerique

Autofocus

L'autofocus du E-620 est un tout nouveau modèle, développé pour l'occasion. Le module AF dispose de 7 collimateurs doublés (2 lignes de détection). 5 points AF sont en croix pour une meilleure détectivité.

En pleine lumière, le nouveau module s'avère rapide et plutôt efficace, la zone couverte étant assez large. Même en basse lumière (la plupart des reflex échouent à ce test), le E-620 arrive à faire le point. Certes, il est beaucoup plus lent, mais le module s'avère plus performant que la moyenne.

Nous avons également mesuré le temps de mise au point de l'Olympus E-620 avec le 14-42 mm sur une mire placé à 80 cm de l'appareil. L'objectif est placé à 14 mm en enregistrant le son lors de la mise au point à la fois avec le module par différence de phase et la mise au point par détection de contraste.

Olympus E-620 test

Olympus E-620 testEn pleine lumière, l'autofocus du **E-620** est plutôt réactif. Sur notre mire, il faut un peu moins de 0,35 s pour que le reflex fasse le point avec un objectif sans motorisation ultrasonique. En mode liveview, le temps de mise au point est également plus court que sur les modèles précédents. Ainsi, il faut environ 1 seconde pour l'appareil réalise le point en visée directe ce qui est plutôt honorable. Pour mémoire, il fallait presque le double de temps avec le E-520.

En basse lumière, les choses se corsent. En mode différence de phase, la mise au point devient plus aléatoire, mais globalement beaucoup plus longue. En moyenne, il faut patienter un peu plus de 2 secondes avant de pouvoir déclencher. Attention, ce résultat est long, mais l'appareil arrive à faire le point, ce que la plupart des autres boîtiers n'arrivent pas.

Olympus E-620 test

Olympus E-620 testEn basse lumière, l'**E-620** rest assez performant en général. Avec le nouveau module 7 points par différence de phase, il faut compter en moyenne plus de 2 secondes sur notre mire pour faire le point. Sur le terrain, le module AF sur 7 point est assez aléatoire. En fin de journée, le E-620 patine parfois assez longtemps (un peu trop) pour réaliser la netteté.

Performances

L'Olympus E-620 n'est pas le reflex le plus rapide pour la mise sous tension avec une petite seconde de latence avant de pouvoir déclencher. C'est le prix à payer pour avoir un capteur "propre" à chaque session. En effet, la mise en route du E-620 est accompagnée d'une courte séquence de nettoyage (onde supersonique) qui retarde un peu l'opération.

Malgré la carte CF rapide (Lexar 300x), le reflex s'avère un peu moins rapide que prévu. On atteint bien 4 i/s sur 4 vues JPeg, mais la cadence baisse légèrement ensuite pour atteindre 3,7 i/s sur une plus longue rafale. Un score qui reste malgré tout honorable.

Les tests de performance ont été réalisés avec une carte CF Lexar 16 Go 300x.

[performances(8,1)][performances(8,2)][performances(8,3)]

E-620 test temps mise sous tension

E-620 test temps entre deux images

E-620 rafale 100 ISo

E-620 test rafale 1600 ISO sans réduction du bruit

E-620 test rafale 1600 iso sans réduction du bruit

E-620 test rafale raw

E-620 test rafale raw + JPeg

Précision, colorimétrie

Précision, balance des blancs

Les tests de précision ont été effectués avec le 14-42 mm f/3,5-5,6. L'objectif était placé à la focale 36 mm et ouvert à f/5,6. Le logiciel Imatest donne une résolution de 2144 LW/PH (line witch per high). Un résultat un peu en dessous de ce que l'on pouvait attendre d'un capteur 12 Mpix (la résolution est pratiquement identique à celle du E-420 avec un capteur 10 Mpix).

Olympus E-620 test mire imatest

Mire de mesure SFRplus par Imatest. Le logiciel annonce un résultat simlpement correct pour l'ensemble objectif / capteur 12 Mpix.

Olympus E-620 test

Balance des blancs

Le E-620 dispose d'un système de mesure hybride avec le capteur Live Mos et capteur externe dédié. Malgré ce double système la mesure n'est pas sans faille et les images présentent une bonne dominante rouge avec un éclairage tungstène. Sous un tube fluo, la balance automatique donne toute satisfaction.

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| Olympus E-620 test

| Olympus E-620 test |

Test de la balance des blancs sous un éclairage fluo. À gauche, le E-620 est réglé sur une balance des blancs préréglée et à droite, l'appareil est en mode automatique. L'équilibre est assez bien réalisé dans les 2 cas.

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| Olympus E-620 test

| Olympus E-620 test |

Sous un éclairage tungstène, le E-620 est moins performant. Classiquement, en mode automatique (droite) le reflex délivre une image avec une forte dominante. Le passage en mode préréglé (3000K) est nettement plus convaincant.

Filtres artistiques

Le reflex Olympus E-620 propose plusieurs filtres appelés artistiques. Ces filtres créent des fichiers JPeg uniquement (impossible de l'utiliser conjointement avec un format RAW) et le processus s'avère parfois assez long.

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| Olympus E-620 pop art

| Olympus E-620 soft focus |

Gauche: soft focus. Droite: pop art.

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| Olympus E-620 sténopé

| Olympus E-620 tonalité lumineuse |

Gauche : sténopé. Droite : forte luminosité

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| Olympus E-620 couleur pale

| Olympus E-620 film granuleux |

Gauche : couleurs pâles et luminosité. Droite : film granuleux.

Gestion du bruit électronique

Les capteurs 4/3 qui équipent les reflex Olympus (produits par Kodak ou Panasonic, celui du E-620 est un modèle Panasonic) n'ont jamais été les plus doués concernant la gestion du bruit électronique. Avec une taille de capteur plus petit que le format APS-C, les photosites s'avèrent plus petits à définition équivalente. Avec la nouvelle puce de traitement des images TruePic III+, nous pouvions toutefois nous attendre à une belle amélioration de la réduction du bruit électronique.

Si des progrès sont notables, on constate toutefois que le E-620 reste largement en retrait par rapport à la concurrence comme le Nikon D60, D90 ou la série 450D et 1000D chez Canon.

Olympus E-620 évolution de la résolution avec la sensibilité ISO

Sans réduction du bruit, les clichés sont très bons à 100 et 200 ISO. Sur écran et à 100%, le moutonnement est pratiquement invisible à 100 ISO et sait rester assez discret à 200 ISO. Toutefois, le grain est déjà visible à 200 ISO ce qui n'est pas de très bonne augure pour la suite. Le moutonnement augmente régulièrement à 400 et 800 ISO, mais les images conservent beaucoup de détails. Les clichés sont donc encore facilement exploitables. Au-delà, les fins détails sont dilués, mais les pixels colorés sont peu présents et le grain reste assez agréable. On pourra donc facilement transformer les clichés en haute sensibilité sur du noir & blanc.

La réduction du bruit électronique du boîtier est modulable sur 3 niveaux : faible, standard et élevée. Globalement, le lissage est assez marqué et la perte de détail importante dès que l'on dépasse 400 ISO. Pour plus de latitude de traitement, on préférera le mode réduction faible ou standard pour limiter le lissage.

DxO Optics Pro ne gérant pas encore les fichiers Raw de l'Olympus E-620, nous avons utilisé le logiciel Noise Ninja (version 2.2.0) sur les JPeg sans réduction du bruit électronique.

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ISO 100 Noise Ninja](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/articles/86/olympus-e-620-100iso-nrdesa-big_filtered.jpg)
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ISO 200 Noise Ninja](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/articles/86/olympus-e-620-200iso-nrdesa-big_filtered.jpg)
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ISO 400 Noise Ninja](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/articles/86/olympus-e-620-400iso-nrdesa-big_filtered.jpg)
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ISO 800 Noise Ninja](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/articles/86/olympus-e-620-800iso-nrdesa-big_filtered.jpg)
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ISO 1600 Noise Ninja](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/articles/86/olympus-e-620-1600iso-nrdesa-big_filtered.jpg)

Olympus E-620 100- 1600 ISO sans réduction interne du bruit avec Noise Ninja 2.2.0

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ISO 3200 Noise Ninja 2.2.0](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/articles/86/olympus-e-620-3200iso-nrdesa-big_filtered.jpg)

Olympus E-620 3200 ISO sans réduction interne du bruit avec Noise Ninja 2.2.0

Il est intéressant de comparer ces résultats à ceux du Panasonic G1 qui dispose du même capteur à 12 Mpix. La gestion du bruit électronique est assez différente. Le G1 de Panasonic s'accomode mieux des hautes sensibilités, mais le traitement des images laisse apparaître des pixels colorés assez disgracieux (non présents sur le E-620).

Vous pouvez également comparer les résultats avec les boîtiers Nikon D60 (test), Canon 1000D (test) et 450D (test).

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ISO 100 NR off](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/articles/48/nnikon-d60-100iso-pub.jpg)
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Nikon D60 100 - 1600 ISO

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Nikon D60 3200 ISO

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Canon EOS 1000D réduction du bruit désactivée 100 - 1600 ISO

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Canon EOS 1000D réduction du bruit activée 100 - 1600 ISO

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Canon EOS 450D réduction du bruit désactivée

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Canon EOS 450D réduction du bruit activée

Exposition, RAW

Exposition

En mode de mesure matricielle (ESP) sur 49 segments, le reflex Olympus donne de bons résultats avec une exposition assez fidèle. Le reflex dispose de plusieurs réglages de luminosité : auto, normal, forte luminosité et ton grave. Le mode auto réalise automatiquement un ajustement des ombres (sorte de D-lighting version Olympus). Il n'est malheureusement pas possible de doser le processus sur plusieurs niveaux comme le proposent les reflex Nikon ou Canon.

Globalement, le E-620 tolère un peu mieux les hautes lumières que les précédents modèles (E-420, E-520) avec des images un peu moins percées dans les situations délicates. Toutefois, la dynamique du capteur reste plus limitée par rapport aux capteurs équivalents au format APS-C.

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| Olympus E-620 ton grave

| Olympus E-620 test |

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| Olympus E-620 test

| Olympus E-620 test |

Même scène, mais rendus différents : à gauche le reflex est en mode ton Grave et à droite en mode forte luminosité.

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| Olympus E-620 normal

| Olympus E-620 test |

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| Olympus E-620 test

| Olympus E-620 test |

Le mode luminosité automatique permet de redonner un peu de vigueur aux zones sombres en jouant sur l'histogramme. Résultat, les ombres sont plus détaillées tout en ne touchant pas la droite de l'histogramme.

Raw

Le format Raw du E-620 reste sur 12 bits (même au niveau de l'échantillonnage) et les fichiers sont toujours dans un format propriétaire ORF. Pour exploiter les données, il faudra donc utiliser les logiciels livrés avec le reflex ou attendre que les éditeurs de logiciels tiers mettent à jours leurs produits.

Les fichiers .ORF oscillent entre 11 et 15 Mo alors que les fichiers JPeg "pèsent" entre 2 et 9 Mo selon la complexité de la scène.

Exemples de photos

Olympus E-620 exemple 1
Olympus E-620 exemple 2
Olympus E-620 exemple 3
Olympus E-620 exemple 4
Olympus E-620 exemple 5
Olympus E-620 exemple 6
Olympus E-620 exemple 7
Olympus E-620 exemple 8
Olympus E-620 exemple 9
Olympus E-620 exemple 11
Olympus E-620 exemple 10

Vidéo de présentation

Vous pouvez Vous pouvez également retrouver cette vidéo sur DailyMotion.

Verdict

Olympus E-620 recommandé

Avec le **E-620**, Olympus propose un reflex qui synthétise assez bien les modèles d'entrée et de milieu de gamme de la marque et au final le nouveau boîtier s'avère être une belle évolution de la lignée à 3 chiffres.

Avec un boîtier assez compact hérité de la série E-4xx, le E-620 reprend les raffinements technologiques de la marque comme la stabilisation par déplacement du capteur (il s'agit toutefois d'une nouvelle version plus compacte), d'un système anti-poussière performant (le plus efficace du marché actuellement), d'un écran LCD performant en extérieur et monté sur rotule (pour faciliter la prise de vue en mode visée directe) ou encore la possibilité de piloter des flashes distants sans-fil avec le flash intégré.

On apprécie surtout l'évolution des deux points critiqués sur les anciens modèles : l'autofocus et la visée optique. Un nouveau module AF sur 7 collimateurs en double croix remplace avantageusement le précédent système de mise au point (3 zones). Celui-ci s'avère très efficace en pleine lumière (surtout avec une optique supersonique SWD) et assez bon, quoiqu'assez lent, en basse lumière. Concernant la visée optique, certes le progrès est notable, mais pas suffisant pour rivaliser avec les ténors du moment.

Le capteur de 12 Mpix délivre une qualité d'image honnête, même si la gestion des hautes sensibilités reste en deçà du niveau atteint par les principaux concurrents que sont les Canon EOS 500D et Nikon D5000.

Avec l'arrivée du format Micro 4/3, Olympus semble écartelé entre sa gamme de reflex compacts et les prochains boîtiers très compacts à objectifs interchangeables. Car si la compacité du E-620 est un véritable argument, les autres constructeurs proposent également des boîtiers assez "réduits". Olympus reste toutefois plus attractif par les tailles des objectifs souvent beaucoup plus petits. Mais là encore, il faudrait qu'Olympus développe plus rapidement une gamme d'optiques "pancake" (aplaties) à l'image du 25 mm f/2,8 qui ouvre d'autres perspectives à l'appareil. On regrette également que la motorisation supersonique SWD ne se généralise pas plus rapidement.

Malgré l'apparition de nouveautés assez prometteuses comme le nouvel autofocus 7 points, le grossissement supérieur de la visée optique, l'amélioration de la visée directe avec un autofocus par détection de contraste plus rapide, filtres graphiques, rétro-éclairage des touches au dos de l'appareil, on reste encore un peu sur sa faim et on a l'impression que le boîtier est un modèle de transition.

Toutefois et malgré l'absence de mode vidéo (gadget à la mode et donc indispensable), de sortie HDMI ou d'autofocus par contraste rapide (décidément, le Panasonic G1 a plusieurs années d'avance sur la concurrence et encore plus en matière de mise au point pendant la vidéo), l'Olympus E-620 mérite bien un recommandé.

[notes(8)]

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| Olympus E-620

| [tab_prix2(Olympus,E-620,1,108,id_prunner,29,0,0)] |

Face au Nikon D5000

Le nouveau reflex Nikon présente également un écran LCD de 2,7 pouces monté sur rotule, mais à la grande différence du E**-620**, le reflex Nikon dispose d'un mode d'enregistrement vidéo en HD (1280x720 pixels) et d'une sortie HDMI. Le E**-620** affiche des arguments intéressants comme le meilleur système anti-poussière du moment et un système de stabilisation fonctionnelle avec toutes les optiques. Le E-620 est également plus compact (moins profond) et dispose d'un système autofocus par contrase (visée directe) un peu plus véloce. De son côté, le D5000 propose un système autofocus par différence de phase sophistiqué sur 11 points, épaulé par un capteur 420 zones pour un suivi 3D efficace. La gestion du bruit électronique est remarquable, même aux plus hautes sensibilités (3200 / 6400 ISO). Si le viseur du D5000 est loin d'être extraordinaire, il est toutefois un plus agréable que celui du E-620. Niveau rafale, les deux boîtiers proposent une cadence à 4 i/s.

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| Nikon D5000

| [tab_prix2(Nikon,D5000,1,138,id_prunner,0,0,0)] |

Face au Canon EOS 500D Très compact, le Canon EOS 500D est également très léger tout en affichant une belle fiche technique : mode d'enregistrement vidéo Full HD (1920x1080 pixels à 20 i/s) et HD (1280x720 pixels à 30 i/s), écran LCD de 3 pouces définition VGA (640x480 pixels), un capteur CMOS à 15 millions de pixels, une plage de sensibilité de 100 à 12800 ISO et une cadence rafake de 3,4 i/s. Les menus bénéficient d'une belle interface graphique et le viseur reste relativement agréable. De son côté, le E-620 propose un écran LCD plus petit et moins définit, mais monté sur rotule pour une utilisation plus discrète et facilité. Le reflex Olympus intègre un système anti-poussière redoutable et une stabilisation par déplacement du capteur intégrée au boîtier et fonctionnant avec toutes les optiques. Le E-620 est en outre légèrement plus rapide (4i/)

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| Canon EOS 500D

| [tab_prix2(Canon,EOS 500D,1,133,id_prunner,0,0,0)] |
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  • Système antipoussière performant
  • Bonne qualité des images jusqu'à 400 ISO
  • Stabilisation par déplacement du capteur intégrée au boîtier (fonctionne avec toutes les optiques)
  • Réglages des paramètres de prise de vue directement sur l'écran LCD
  • Commandes rétroéclairées à l'arrière du boîtier
  • Écran LCD de qualité et lisible même en plein soleil
  • Écran LCD monté sur rotule. Pratique pour la visée directe
  • Pilotage de flashes distants sans fil à partir du flash intégré
  • Filtres graphiques sympathiques
  • Autofocus par différence de phase précis et rapide en pleine lumière
  • Mode rafale à 4 i/s
  • Boîtier personnalisable
  • Boîtier et optiques compacts
  • Technologie Shawdow Adjustement fonctionnelle
  • Histogramme d'exposition et rendu des balances des blancs en mode visée directe
  • Bonne exposition au flash
  • Viseur optique encore trop étroit
  • Autofocus par détection de contraste en progrès, mais encore trop lent pour une utilisation sur des sujets en mouvement
  • Pas de mode vidéo
  • Ecran de 230 000 points seulement
  • Pas de sortie HDMI
  • Pas de niveau électronique comme sur le E-30
  • Connexion USB dans un format propriétaire
  • Menus complexes et interface graphique très basique
  • Gestion des hautes sensibilités (1600 - 3200 ISO) encore perfectible
  • Plage de sensibilités limitée
  • Format RAW (ORF) propriétaire
  • Pas de testeur de profondeur de champ
  • Latence au déclenchement en mode visée directe
  • Autonomie de la batterie réduite (500 déclenchements en moyenne)
  • Pas de possibilité d'utiliser les deux slots mémoire simultanément
  • Autofocus 7 points un peu lent en basse lumière
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

Les prix
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