Capteur- 16,2 millions de pixels effectifs ; capteur CMOS 36 x 23,9 (format FX de Nikon)
Monture- Nikon F
Optique livrée- 50 mm f/1,8G
Stabilisation- selon les opiques
Antipoussière- Nettoyage du capteur d'image, données de référence pour la fonction de correction de la poussière (logiciel Capture NX 2 en option requis)
Viseur- Optique, pentaprisme. FX (36 x 24) : environ 100 % horizontalement et 100 % verticalement. DX (24 x 16) : environ 97 % horizontalement et 97 % verticalement. Grossissement de 0,7x. Verre de visée BriteView de type B VIII avec délimiteurs de zone AF (pos
Écran- ACL TFT polysilicium basse température, 8 cm (3,2 pouces), environ 921 000 pixels (VGA), avec angle de visualisation d'environ 170 °, couverture de l’image d'environ 100 % et réglage de la luminosité
Flash- pas de flash intégré
Mise au point- À détection de phase TTL, par module autofocus Nikon Multi-CAM 4800 avec réglage précis et 39 points AF (y compris 9 capteurs en croix, 33 points centraux compatibles avec des ouvertures moins lumineuses que f/5.6 et plus lumineuses que f/8, et 7 points
Modes autofocus- AF point sélectif ; AF zone dynamique de 9, 21 ou 39 points, suivi 3D, AF zone automatique
Mesures d'exposition- Mesure de l'exposition TTL à l'aide du capteur RVB 2016 photosites. Matricielle : mesure matricielle couleur 3D II (objectifs de types G, E et D) ; mesure matricielle couleur II (autres objectifs à microprocesseur) - Mesure pondérée central
Modes d'exposition- Auto programmé avec décalage du programme (P) ; Auto à priorité vitesse (S) ; Auto à priorité ouverture (A) ; Manuel (M)
Vitesse d'obturation- 1/4000 à 4 secondes par incréments d'1 IL (1/4000 à 30 s par incréments d'1/3 IL avec la molette de commande principale), X200 (avec la molette de sélection de la vitesse d'obturation uniquement), pose B, pose T
Motorisation- 1 à 5 vps (continu basse vitesse) ou 5,5 vps (continu haute vitesse)
Sensibilité ISO- 100 à 12 800 ISO par incréments d'1/3 IL. Réglable sur environ 0,3, 0,7 ou 1 IL (équivalent à 50 ISO) en dessous de 100 ISO ou environ 0,3, 0,7, 1, 2, 3 ou 4 IL (équivalent à 204 800 ISO)
Mémoire- Cartes mémoire SD (Secure Digital), et SDHC et SDXC compatibles UHS-I
Alimentation- Li-ion EN-EL14a
Connexion- Connecteur HDMI mini (Type C), USB, télécommande
Dimensions- Environ 143,5 x 110 x 66,5 mm
Poids- Environ 765 g avec accumulateur et carte mémoire, mais sans bouchon de boîtier ; environ 710 g (boîtier seul)
Logiciels- ViewNX 2
Dans la boîte- Volet de la griffe flash BS-1, bouchon de boîtier BF-1B, accumulateur Li-ion EN-EL14a, chargeur d'accumulateur MH-24, protecteur d'oculaire DK-26, courroie d'appareil photo AN-DC9, câble USB UC-E6, cordon pour protecteur d'oculaire, CD-ROM ViewNX 2

Caractéristiques

Nikon Df test review

Il est désormais officiel. Le Nikon Df sera commercialisé en novembre (le 28 si la publication accidentelle d'Amazon est correcte). Il faudra débourser 2899 € pour se l'offrir. À ce prix, il sera livré avec une édition spéciale du 50 mm f/1.8G (le même que l'actuel avec un design plus rétro, collant mieux à l'image du boîtier).

Avec le Df Nikon promet un changement. Un retour à la photographie pure et la résurrection de l'emblématique série de boîtiers F aujourd'hui éteinte... comme sa série de clips vidéo l'a longuement suggéré. Df, et non "D + chiffre", comme le voudrait la nomenclature habituelle de Nikon. Df, pour Digital Fusion (nous pensons également à Digital F en souvenir de la série F). Un boîtier pour pur photographe, sans fonction vidéo, avec un capteur 24x36 haut de gamme et une flopée de contrôles manuels sur le dessus. Le tout doté d'un design un peu rétro... que l'on aimera ou non.

Nikon Df vue de faceUn capteur 24x36 dans un boîter résolument rétro.

Peu de surprise quant à la fiche technique qui avait déjà largement fuité sur le Net. Elle confirme le panachage D4 - D610 attendu.

Fabrication

Nous n'avons pas encore pu prendre le Df en mains (et il nous tarde), mais le châssis du boîtier est en alliage de magnésium pour assurer à la fois bonne résistance et légèreté. Le Df dispose d'une finition contre les intempéries avec des nombreux joints au niveau des commandes et des zones sensibles (trappe carte mémoire, accès batterie...).

Nikon Df châssisLe squelette métallique du Nikon Df.

Les différents joints d'étanchéité.

Le Nikon Df est équipé d'une courte poignée, mais pour l'heure, il est impossible de dire si celle-ci est agréable.

Sur l'avant, vous trouverez une molette (pour le réglage de l'ouverture avec des optiques G sans bague de diaphragme) ainsi que deux touches personnalisables. Notez que l’œilleton pour la courroie est mal placé et gêne l'accès à la molette avant. Des petits détails qui agacent.

Le dessus de Nikon Df est un pur régal pour les amoureux des réglages manuels. De gauche à droite, vous trouverez deux molettes crantées pour le réglage de la sensibilité ISO, la correction d'exposition, la vitesse d'obturation, motorisation et le choix du mode d'exposition. Un petit écran LCD de rappel vient donner le minimum d'information : ouverture, temps de pose, compteur, mémoire. Un choix étrange, puisque certaines de ces informations sont directement lisibles sur les molettes... Notez que le déclencheur propose un filetage pour relier un déclencheur souple. Vous l'aurez peut être remarqué, le Df ne dispose pas de flash intégré. Adieu donc portrait à contre-jour ou possibilité de déclencher un flash cobra distant sans fil à partir du boîtier. Alors que Nikon met en avant son flash pop-up sur la série D610, son absence sur le Df est assez incompréhensible.

Nikon Df vue de dessus

Au dos de l'appareil, vous retrouverez étonnamment un design beaucoup plus consensuel qui tranche avec le parti pris rétro du capot. Les commandes pour la lecture, les menus ou le passage en visée directe sont toujours là. En plus de la molette de réglage au niveau du pouce, vous aurez à disposition une touche pour l'autofocus, la mémorisation de l'exposition ainsi qu'un levier pour le mode de mesure (matricielle, pondérée centrale ou spot). La commande pour la mise sous tension est malheureusement lisse et n'est pas facile à manœuvrer. En hiver et avec des gants, ce ne sera pas simple.

Nikon Df commande PASM

Dans le même esprit, la molette des modes PASM est également bloquée. Il faut lever, avec deux doigts, la molette pour changer de position. Là encore avec des gants, même fins, ce sera sans doute un peu sportif.

Nikon Df vue de dos Côté écran, c'est également très conventionnel avec une dalle de 8 cm affichant 921 000 points (VGA). L'écran n'est pas orientable et le tactile ne fait toujours pas son apparition sur les reflex Nikon ! Vous trouverez également au dos une seconde molette (il y en a beaucoup sur le Df...) qui permet de gérer le temps de pose quand l'appareil est positionné en mode 1/3 d'IL (step). Il est également possible d'affecter à cette molette l'ouverture, ce qui permet de contourner facilement le problème de la courroie.

Le flanc gauche du Nikon Df reçoit un lever pour commuter la mise au point en manuelle ou en autofocus, une touche pour le bracketing ainsi que les différentes connexions : HDMI de type C, USB et télécommande. Contrairement au D5300, le Df ne propose pas de connexion Wi-Fi intégrée. Le GPS pointe également aux abonnés absents. Pour ces moyens de communication « modernes », il faudra utiliser des accessoires optionnels (modules Nikon correspondants GP1, WR-1 et WR-10). En outre, un seul slot SD est présent. Nous regrettons également les caches en caoutchouc qui tranchent radicalement avec le côté « old school » des molettes.

Nikon Df vues de cotés

Pas de trappe pour la carte mémoire ? Oui, la carte SD se trouve désormais avec la batterie, avec un accès dans la semelle du boîtier. Bon point par contre, le bruit du déclenchement est assez doux et agréable.

Sous le capot

Dans les entrailles du Df on trouvera donc l'excellent capteur 16 Mpx du D4. Notez que contrairement à la mode actuelle, Nikon a conservé le filtre passe-bas sur ce capteur, la définition n'étant sans doute pas assez élevée pour limiter les effets de moirage.

Couplé à ce capteur, on retrouve une puce (désormais ancienne) EXPEED 3. Rappelons que le récent D5300 dispose de la toute dernière version EXPEED 4. Pourquoi avoir choisi cet ancien modèle ? Mystère.

Le tout nous donne une plage de sensibilité au top de ce qui se fait actuellement, oscillant entre 100 et 12 800 ISO en natif, et pouvant être poussée à 204 800 ISO. La rafale quant à elle pousse jusqu'à 5,5 vues par seconde. Dommage que Df n'hérite pas plus de D4 avec notamment une cadence rafale à 8 vps par exemple. Le format Raw (NEF) est figé en 12 ou 14 bits alors que le traitement des données est effectué en 16 bits pour limiter les pertes d'information.

Nikon Df capteurLe capteur 24x36 16 Mpx du Nikon Df.

La partie AF et mesure d'exposition sont quant à elles issues du D610. On retrouve, pour l'AF, le MultiCam 4800 avec ses 39 collimateurs dont 9 en croix et 7 compatibles f/8 (sensible jusqu'à -1 IL) et la mesure d'exposition par module RVB sur 2016 photosites. Dommage que Nikon n'est pas profité de ce nouveau reflex pour améliorer le module AF avec notamment une couverture un peu plus large comme celui du D800 avec ses 51 collimateurs.

Un peu plus surprenant alors que le Df de Nikon est orienté pour des optiques manuelles, le boîtier ne dispose d'aucune assistance pour la mise au point hormis un télémètre électronique. Pas de peaking, pas de stigmomètre intégré. Rien. Dommage.

Nikon D600 - D800 couverture AF comparaisonComparaison module AF D600 / D800.

Nikon Df module AFLe module AF Multicam4800 du Nikon Df.

Un petit regret, l'obturateur fonctionne au mieux à 1/4000s... et est donné pour 150 000 cycles au moins. On aurait pu espérer du 1/8000s et 200 000 cycles, comme sur le D800. Dommage. Quant au flash, si le Df est dépourvu de flash pop-up, il sait en accueillir un sur sa griffe et affiche une synchro X à 1/200s.

Module reflex Nikon Df

Enfin notons que le boîtier est le 24x36 le plus léger de la marque avec 765g (batterie incluse). C'est quasiment 200 grammes de moins qu'un D610. Le tout avec une autonomie annoncée à 1 400 vues.

La vidéo : le grand absent

Alors que le D4 avait relancé Nikon dans la course au niveau de la vidéo (sortie HDMI non compressée, mode HDTV sans rééchantillonnage, AF full-time...), le Df lui, fait un pas gigantesque en arrière puisqu'il n'en dispose tout simplement pas. Pourquoi ce choix aussi drastique ? Voilà qui est étonnant au moment même au Canon propose avec son 70D un autofocus en vidéo plus rapide et réellement utilisable ? Ce choix sera dans doute compliqué à expliquer. Si le Df est clairement orienté photo, décapiter la partie vidéo semble un choix un peu extrême.

Enfin, et c'est une excellente chose, avec ce boîtier Nikon ne cultive pas seulement le look rétro, il fait aussi revivre 50 ans d'optiques en monture F, puisque l'appareil est bien sûr compatible avec toutes ces optiques, mais qu'il dispose en plus d'un mécanisme monté sur la baïonnette capable d'assurer la mesure d'exposition avec les optiques anciennes, Ai et non Ai.

Le levier de couplage photométrique

Ce levier est l'une des bonnes idées de ce Df. Les vieilles optiques Nikkor vintage pourront bénéficier d'une mesure d'exposition correcte en mode A ou M, et même d'une mesure d'exposition à pleine ouverture. Cela concerne avant tout les optiques non Ai et non Ai S, des antiquités d'avant 1977. C'est l'occasion unique de ressortir des vieux cailloux ou de se faire plaisir avec d'excellentes occasions à peu de frais (pour les optiques...).

Un reflex... pour qui ?

Un teasing tel que celui orchestré par Nikon est souvent délicat à manier. Chacun y plaque ses attentes, ses désirs, ses besoins. Et voit dans l'appareil annoncé La Réponse à ses attentes. Comme le teasing débutait au moment des A7 de Sony, beaucoup ont pensé que le Df pourrait être la réponse de Nikon à Sony. Il n'en est rien. Primo car le Df n'est pas un hybride, deusio car il est beaucoup plus gros que les A7. Ceux qui attendaient le 24x36 de poche passeront leur chemin.

Nikon Df prise en mains

Alors à qui se destine-t-il ? Si on met le prix de côté pendant un moment, ce boîtier peut séduire les amateurs de contrôles manuels, les nostalgiques des molettes façon argentique. Et plus généralement tous les possesseurs de vieilles optiques Nikon. Les AiS ou les séries AF-D seront certainement très à l'aise sur ce boîtier. Et esthétiquement assez bien assorties. Ces optiques sont souvent mal à l'aise sur les capteurs plus définis que ce 16 Mpx, et supportent mal les 36 Mpx des D800. Bref, c'est une belle opportunité d'offrir une seconde vie au parc optique Nikon un peu ancien (cette année, Nikon célèbre les 80 bougies des optiques Nikkor). Les amateurs apprécieront, et on peut s'attendre à voir apparaître quelques images intéressantes mixant le rendu des vieux cailloux avec les possibilités d'un capteur haut de gamme très à l'aise par mauvaise luminosité. Bref, d'un point de vue photographique ces combinaisons pourront certainement séduire et produire des résultats très intéressants. Les passionnés, ainsi que quelques professionnels (on pense aux photographes de mariage, mais pas exclusivement) auront certainement quelque chose de très intéressant à en sortir.

Mais sortir près de 2 900€ pour se l'offrir restera hors de portée du plus grand nombre. Et on pourra trouver une alternative de choix avec un D700 d'occasion, bien moins cher pour un niveau de performances plus que satisfaisant.

Et dès lors qu'on refait rentrer le prix dans l'équation, ça coince. Tout le monde n'est pas un nostalgique du FM2, tout le monde n'a pas quelques brassées de vieilles optiques... et après tout, aussi bon soit-il le capteur du D4 a déjà 2 ans. Près de 3 000€ pour un capteur de deux ans, la mécanique et l'électronique du D610 (en partie), un boîtier assez volumineux (par rapport aux Alpha 7), et dépourvu de fonctions comme la vidéo ? Ca fait cher. Pour ce prix on trouve facilement un D800e bien plus défini, ou un D610 équipé d'un ou très bons objectifs. D'autant que, bien que pointu et performant, le 16 Mpx du D4 n'écrase pas à ce point le 24 Mpx du D610. Du moins si on se réfère aux données DxO:

Attention toutefois, si les scores DxO donnent le capteur du D610 devant, ils cachent en fait une inversion des tendances assez nette dès 800 ISO. Le Df sera donc plus à l'aise lorsque la lumière baissera, offrant avant tout une meilleure dynamique. C'est toujours appréciable.

Jusqu'où pousser la logique "rétro" ?

Reste que le prix du Df en fait à coup sûr un produit de niche. On pourra également se poser pas mal de questions sur sa "philosophie". L'une d'elles sera certainement la suivante :"jusqu'où un constructeur peut-il aller dans le "rétro" sans aller trop loin". D'autres (on pense à Fujifilm ou Olympus) ont réussi à marier look rétro et fonctions modernes. Wi-Fi, GPS, vidéo sont des outils que l'on peut parfaitement intégrer dans un boîtier au look vintage. Les choix opérés par Nikon ont le mérite de l'audace... mais à ce niveau de prix, ne sont-ils pas un peu trop radicaux ? Surtout que le Df ne présente pas de réelles nouveautés et se contente de reconduire des technologies existantes : capteur 16 Mpx du D4, Expeed 3, module AF 4800 du D600, mesure du D600, obturateur limité au 1/4000 s, pas de vidéo...la liste est malheureusement très longue. Et si nous comprenons parfaitement le besoin de se singulariser, l'addition semble un peu élevée.

Notre premier avis :

Le Df était attendu... très attendu. Et il ne laissera pas indifférent. Il repose sur un ensemble de choix très audacieux, poussant la logique rétro jusqu'à refuser bon nombre de raffinements modernes, comme la vidéo, un écran tactile, du Wi-Fi, un flash, obturateur limité au 1/4000 s... Il risque d'enthousiasmer les amateurs de vieilles optiques Nikon. Et en ce sens il nous semble que ce boîtier est une vraie bonne idée. Nikon se targue d'avoir une monture ancienne et un incroyable catalogue d'optiques l'utilisant. Le Df est un véritable hommage à cette histoire, offrant à des optiques "antiques" des composants nec-plus ultra... les passionnés apprécieront certainement. Avec un petit bémol... le "pure photography" du teasing Nikon se serait certainement mieux accommodé d'un déclenchement maximal au 1/8000...

Pour les autres, le Df sera une hérésie. Un produit bien trop cher pour aussi peu de fonctionnalités. Un boîtier que l'on comparera au D610 bien moins cher et plus séduisant par bien des aspects. Et on pourra toujours regretter que Nikon n'ait pas profité de l'occasion pour marier la chèvre et le chou... offrir le look rétro et le charme des vieilles optiques aux passionnés, ET un appareil photo haut de gamme, design et moderne aux autres. Car pour le look vintage et les fonctionnalités modernes, ce public risque fort de se tourner vers Sony dans un premier temps, et très certainement vers Fujifilm un peu plus tard, le constructeur ne cachant pas son ambition de sortir un modèle plein format dans un avenir assez proche. Bref, il nous semble qu'à vouloir jouer trop rétro et en vendant son boîtier très cher, Nikon risque de couper les ponts avec une part potentiellement importante de sa clientèle.

Autre point à ne pas négliger, le Df est uniquement vendu, en France, en kit avec un 50 mm f/1,8G. Dans le cas où vous disposeriez déjà cette optique (un classique pour un 24x36), vous serez propriétaire de 2 optiques identiques.

Nikon Df vs FANikon Df prise en mainsNikon Df prise en mainsNikon Df prise en mains

Test terrain jour 1

Le Nikon Df n'est pas un reflex ordinaire et il ne laisse pas indifférent, mais les avis sur ce nouveau boîtier 24x36 sont pour le moins partagés : soit on adore le look rétro, la profusion de molettes et la compacité, soit on déteste le côté un peu trop plastique du dos et l'absence de réelles nouveautés techniques. Bref, pas simple de trancher sur des aspects cosmétiques et finalement assez personnels.

Pour l'occasion, nous avons proposé au photographe Jean-Baptiste Pellerin de relever un défi : partir une semaine à New York avec, dans ses bagages, le Nikon Df et quelques optiques. Il ne s'agit pas d'une commande, mais d'un travail personnel sur la photo de rue. Récit.

Nikon Df exemple 1

Focus Numérique : Jean-Baptiste, peux-tu te présenter rapidement et nous indiquer avec quel matériel tu as l'habitude de travailler ?

Jean-Baptiste Pellerin : Je suis photographe professionnel depuis plus de 13 ans, je réalise essentiellement des reportages, des portraits et je travaille pour des magazines de déco. Pour mon travail perso, c'est la photo de rue qui m'intéresse. Cela fait 20 ans que j'en fais et je travaille le plus souvent avec des longues focales entre 50 et 105 mm ; mon objectif préféré est le 85 mm. J'ai une longue histoire avec les appareils photo Nikon puisque j'ai commencé à travailler avec un FM2 puis je suis passé au numérique avec un D200 puis un D300. J'ai franchi le cap du 24x36 en numérique avec le D3 puis, tout naturellement, j'ai été séduit par le D3s et sa gestion du bruit électronique qui était à l'époque sans rivale. Je bosse maintenant avec un D4.

Focus Numérique : Tu es parti huit jours à New York avec le Df : quelles sont tes premières impressions après ce petit bout de chemin parcouru ensemble ?

Jean-Baptiste Pellerin : J'ai vraiment craqué sur son look et sa compacité et comme il a le même capteur que le D4 que je connais bien, j'avoue que ce boîtier a vraiment des arguments pour me convaincre. Tu m'avais conseillé de partir avec un second boîtier de secours, j'ai hésité jusqu'au dernier moment, mais finalement j'ai tenté l'aventure. Si j'avais pris mon D4, j'aurais sans doute été tenté de l'utiliser. En ne partant qu'avec le Df, je n'avais pas le choix ; l'expérience fut finalement encore plus intéressante. Du coup j'ai voyagé léger et franchement, c'est agréable. J'ai juste mis dans mon sac un 50 mm f/1,4 et un 85 mm f/1,8. J'avais une batterie, mais je pouvais en acheter une là-bas.

Nikon Df exemple 2
Nikon Df exemple 3
Nikon Df exemple 4

Focus Numérique : Oui, car la batterie est toute petite...

Jean-Baptiste Pellerin : Effectivement et j'avoue que c'était ma principale angoisse. Mais finalement, l'autonomie de l'appareil est suffisante. Enfin dans mon cas où je pouvais recharger l'appareil tous les soirs. J'ai réalisé 400 à 500 déclenchements par jour et la batterie ne donnait pas de signes de faiblesse particuliers. J'utilise finalement peu le mode lecture, je vérifie mes images sur l'écran, mais je ne fais aucune sélection. Avec deux batteries, il est possible de partir l'esprit tranquille.

Focus Numérique : Et la prise en main ?

Jean-Baptiste Pellerin : Les premiers temps furent un peu étrange, il faut bien l'avouer. La poignée est toute petite par rapport au D4. J'ai l'habitude de tenir mon D4 par la poignée, là c'est beaucoup plus délicat.

Focus Numérique : Et toutes les molettes ? C'est un voyage dans le temps ?

Jean-Baptiste Pellerin : Je travaille le plus souvent en manuel. C'est une manière particulière de travailler et finalement je me suis adapté très rapidement à cette ergonomie. Finalement, je ne me suis jamais servi du correcteur d'exposition par exemple. Par contre, je n'ai pas trouvé tout de suite le moyen de déporter le réglage de la vitesse sur la molette arrière, car j'ai utilisé la molette avant pour l'ouverture et j'aurais voulu basculer le réglage de la vitesse sur la molette arrière. C'est quand même plus pratique que d'avoir à changer la vitesse sur le dessus de l'appareil. Avec le temps, j'ai trouvé l'option pour réaliser ce changement et au final je suis parfaitement à l'aise avec le Df. Pour la sensibilité, la molette des ISO sur le dessus de l'appareil n'est pas un problème. Dans mes habitudes, je ne change pas la sensibilité en gardant un œil dans le viseur, je fais ces réglages plus posément.

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Focus Numérique : Tu ne travailles pas en ISO auto ?

Jean-Baptiste Pellerin : Non. Jamais. Je préfère tout régler moi-même, je ne laisse pas trop le boîtier décider pour moi. J'aime bien travailler à une ouverture proche de la pleine ouverture pour avoir un joli flou arrière et je sais qu'en photo de rue, il ne faut pas être à moins de 1/125 ou 1/250 s et j'adapte la sensibilité en fonction.

Focus Numérique : Comment les personnes que tu as croisées ont réagi devant le Df ?

Jean-Baptiste Pellerin : C'était incroyable. Seules 3 personnes ont reconnu le Nikon Df, mais la plupart des personnes pensaient que j'avais un vieux boîtier et c'est beaucoup plus sympathique. J'étais même plutôt rassuré, car je pense que les gens sont moins intéressés.

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Focus Numérique : Et en terme de construction par rapport à ton D4 ?

Jean-Baptiste Pellerin : Ce n'est pas du tout pareil, mais j'avoue que le D4 est lourd et encombrant. Avec le Df j'ai vraiment apprécié la compacité et la légèreté de l'ensemble. Avec le D4, même le chargeur est gros et lourd. Ce n'est pas le cas du Df, le chargeur a fini même par se faire oublier (!). Pour moi et mon travail dans la rue, le Df est vraiment un boîtier bien adapté. C'est moins agressif qu'un gros boîtier par exemple. Au retour de mon voyage, j'ai repris du service avec le D4 et là... pfouh... c'est vraiment lourd.

Le moteur est moins rapide, mais je ne fais pas de photo de sport. Sur le D4, ce qui m'intéresse, c'est la gestion de la sensibilité ISO. Le mode rafale n'est pas un argument de poids pour moi. Bien sûr je me sers du mode rafale du D4, mais globalement, ce n'est pas le plus important.

Plus gênant pour moi, le fonctionnement du choix du collimateur AF est plus lent qu'avec le D4. J'ai dû m'adapter. Il est clair que pour la photo sportive, le D4 est nettement supérieur, mais dans mon cas, le Df est vraiment bien.

Nikon Df exemple 8
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Focus Numérique : Sur les autres points comme l'écran ou le viseur optique, des remarques ?

Jean-Baptiste Pellerin : L'écran est précis et de grande taille et le viseur, confortable. L'écran tactile ou orientable n’est pas vraiment des arguments importants. Je n'ai pas de problème lorsque je prends des photos et je n'aime pas trop faire des images sans viser, à la sauvette. Du coup, j'apprécie même que la personne photographiée soit au courant. J'aime la franchise en photographie et j'aime la prise de risque, ça pimente un peu la prise de vue : on peut se faire prendre et se faire râler dessus, mais c'est le jeu.

Focus Numérique : Il y a deux manques sur le Df, le flash et la vidéo. Est-ce un problème pour toi ?

Jean-Baptiste Pellerin : Écoute, non. Je n'utilise jamais de flash et pour la vidéo, je préfère filmer avec une vraie caméra. Au final, ces lacunes n'en sont pas pour moi.

Nikon Df exemple 12

Focus Numérique : Que penses-tu du bruit ?

Jean-Baptiste Pellerin : J'aime bien quand ça claque. Avec le passage au numérique et avec le format APS-C, j'étais un peu déçu par le bruit trop feutré. Avec le D3, j'ai retrouvé un vrai déclenchement sonore ! Mais oui, le Df a une belle sonorité et il est plus discret que le D4. J'ai pu faire quelques photos dans le métro sans que personne ne s'en aperçoive.

Nikon Df exemple 9

Toutes les images de cet article sont la propriété de Jean-Baptiste Pellerin. Elles sont mises à disposition pour évaluer la qualité des images du Nikon Df et ne doivent être reproduites ou utilisées dans un autre but sans l'accord de l'auteur.

Lire également :

Le site de Jean-Baptiste Pellerin

Prise en main

Le Nikon Df est disponible en deux versions : entièrement noir ou en deux couleurs argent et noir. En France, les deux modèles se vendent à parts égales. La version argent/noir est clairement plus voyante et ostentatoire : vous voulez montrer votre Df. Toutefois, les molettes et l'ensemble du capot font malheureusement un peu plus plastique, un peu moins qualitatif que la version noire. Le choix entre les deux est donc avant tout une histoire de goût.

Nikon Df en version bicouleur ou noir

Nikon Df pour Fusion est un mixte entre un boîtier argentique de type FA ou FM2/3 et un reflex numérique de type D600. En France, le Df est livré uniquement en kit avec un AF-S 50 mm f/1,8G redessiné pour l'occasion (avec une fausse bague fixe). Si vous connaissez bien votre revendeur, il est possible, après négociations, de partir avec un Df nu : tout est une histoire de relationnel ! Nikon Df face sans optique capteur 24x36

À quoi reconnait-on un appareil d'inspiration «vintage» ? À ses molettes pardi ! Et le Df en possède...beaucoup. Il est donc très vintage. Commençons notre petit tour du propriétaire par le dessus du boîtier : le capot.

Sur la gauche, vous trouverez une belle molette pour le réglage de la sensibilité ISO et une seconde en surplomb pour la correction de l'exposition. Ces deux molettes sont verrouillées et il faut impérativement appuyer sur un bouton pour changer les valeurs. Pas simple de corriger une exposition tout en gardant un œil dans le viseur. A droite du viseur, vous trouverez une autre molette pour régler la vitesse d'obturation. Celle-ci est graduée en IL entier. Là encore, pas simple de réaliser une exposition précise en jouant avec les IL. Pour utiliser les 1/3 IL, vous devez positionner la molette sur 1/3 Step (la molette est alors verrouillée, comme pour les positions X et T) et jouer avec la molette arrière. La commande de mise sous tension est assez petite et la molette des modes d'exposition se déverrouille en la soulevant.

Nikon Df test review de dessus

Vous noterez également la présence d'un petit écran LCD monochrome de rappel qui permet d'afficher, l'ouverture, la vitesse, le nombre de vue ainsi que le niveau de charge de la batterie. Dommage que la sensibilité ISO ne soit pas rappelée ici.

Le Df est-il agréable à utiliser ? Avec l'optique 50 mm f/11,8G et les optiques G en général, il me fut difficile de ne pas reprendre mes habitudes de D700 : mode M avec ouverture sur la molette avant et vitesse sur la molette arrière et une configuration des ISO en mode automatique. Dans cette configuration les molettes deviennent de simples...décorations. Le S avec un molette vitesse réglable par IL entier ne semble pas une bonne solution et seul le mode A avec une optique disposant d'une bague d'ouverture est vraiment intéressant. Notez que l'attache droite de la sangle est mal positionnée et gêne l'accès à la molette avant. Nikon Df test review vue de face

La molette avant est part ailleurs peu agréable, mais c'est sans doute une histoire de goût. Sur la face avant vous trouverez une prise synchro flash et deux boutons personnalisables sur le côté de l'objectif. Voilà qui est bien confortable.

Le dos du Df est plus classique et ressemble beaucoup à un D800 avec une touche dédiée à la mise au point, une barre de commandes à gauche de l'écran et un petit joypad doté d'un bouton central OK. Ce joypad mériterait d'être un peu plus large pour en faciliter l'usage. Un sélecteur permet de choisir rapidement le mode d'exposition. Nikon Df test review vue de dos

Côté connectique, le Df propose une prise USB 2, une sortie HDMI de type C et une prise pour une télécommande. Pas de Wi-Fi , pas de GPS, il faudra acheter des accessoires en option pour tout cela.Nikon Df test review vue de côté

Bruit au déclenchement

Le son du Df est plutôt doux et moins claquant que les autres reflex 24x36 de Nikon. Plus feutré, le déclenchement est moins perturbant. Vous pouvez écouter le son du Df en cliquant sur la vignette ci-dessous.

Nikon Df bruit au déclenchement

Nikon Df test review vue 3/4

Menus

Les menus du reflex Nikon ne changent pas radicalement des précédents modèles et le Df offre pléthore d'options pour régler le moindre détail. Le nikoniste ne sera donc pas dérouté, mais un «primo accédant» sera sans doute impressionné, voire rebuté par la liste interminable de réglages. Bon point, vous pouvez toujours personnaliser un menu afin de regrouper les réglages fréquemment utilisés. En outre, vous disposez de 4 jeux de réglages (A,B,C,D) pour passer d'une configuration à une autre très rapidement (photo de nuit, portrait, sport...). Certaines options disposent d'une aide contextuelle.

Nikon Df test review menusÀ gauche l'écran général d'information. À droite un exemple de menu.

Nikon Df test review menus

À gauche les réglages personnalisés. À droite le couplage pour les optiques les plus anciennes.

Nikon Df test review menusLe menu de retouche sur le boîtier. À droite, l'écran de lecture d’images avec les informations.

Logiciels

Comme tous les reflex Nikon, le Df est livré avec un seul logiciel : ViewNX2. La marque est toujours aussi chiche vis à vis de clients en ne proposant qu'un logiciel somme toute assez basique. C'est d'autant plus agaçant que Canon, Sony ou Pentax livrent une suite de logiciels complète pour trier ses photos, développer correctement ses fichiers bruts et piloter l'appareil en mode connecté (à distance sur un ordinateur).

Bon d'accord, Nikon livre également Nikon Transfert qui permet de gérer le téléchargement des images sur un ordinateur avec certaines options : copie de sauvegarde, insertion de données IPTC, des mots clés ou des informations sur le copyright.

ViewNX2 permet de visualiser ses images (Raw / JPeg), de les classer (notation, mots clés, géolocalisation...) et de les éditer. Les possibilités sont assez limitées et il vous faudra investir dans une autre solution pour tirer la quintessence des fichiers du D600 comme Capture NX2 (solution privative de Nikon environ 150 €), Adobe Lightroom 4, Capture One ou Corel AfterShot Pro. Pour le mode connecté, il faudra également débourser 150 € afin d'acquérir Nikon Camera Control 2. Au final et pour une solution globale, il faut rajouter pas moins de 300 € à la facture de votre boîtier...

Nikon D800 test review logiciel ViewNX2Nikon ViewNX2.

Alimentation, stockage

Nikon Df test review vue de dessous batterie, carte mémoireBatterie

Le Df utilise une batterie Li-Ion EN-EL14e (7,4V et 1030mAh pour une puissance de 7,7 Wh), la même qui équipe déjà le D5300. La batterie est petite et légère, mais pratiquement deux fois moins puissante que la EN-EL15 qui équipe la série D7000, D7100, D610 et D800 (14 Wh). Nous pouvions craindre une autonomie assez ridicule, il n'en est rien et le Df est pour le moins économe puisque nous avons réussi à réaliser plus de 900 clichés (JPeg + Raw) avec une seule charge (attention, il n'y a ni flash ni mode vidéo, deux caractéristiques gourmandes en énergie). Une autonomie largement suffisante pour partir en weekend sans se soucier de la batterie. Tant mieux, car il n'existe pas de poignée d'alimentation pour le Df : impossible donc de doubler l'autonomie. Pour cela il ne reste qu'une solution : acheter une seconde batterie pour environ 70 €.

Le chargeur de batterie est assez commun, mais il a le bon goût d'être léger et petit. Nous regrettons toujours l'absence de témoin de charge (25% - 50% - 75% - 100%) pour estimer le niveau de la batterie. Étonnamment, le Df ne propose pas d'écran pour surveiller la charge en pourcentage de la batterie, le nombre de photos réalisées ainsi que la durée de vie de la batterie en elle-même. Dommage.

Carte mémoire

Autre point curieux, l'emplacement mémoire du Df se trouve dans la semelle de reflex, juste à côté de la batterie. Un emplacement que nous apprécions peu, car il impose une gymnastique si vous avez à changer de carte mémoire alors que l'appareil est sur trépied.

Le Df accepte tous les formats de cartes SD : Cartes mémoire SD (Secure Digital), et SDHC et SDXC compatibles UHS-I. Vous pouvez donc utiliser les cartes les plus rapides du moment sans contrainte.

Antipoussière, stabilisation

Le Nikon Df n'est pas équipé d'un système de stabilisation embarqué et seules les optiques disposent d'un tel dispositif. Nous nous contenterons de vérifier le comportement du Df face au poussière dans le cadre d'une utilisation classique avec plusieurs changements d'objectifs durant la période d'essai.

Nous avons manipulé le reflex pendant 15 jours en changeant régulièrement d'optiques. Au terme de notre période d'essai, nous avons effectué une image à f/16 afin de mettre en évidence les éventuelles poussières.

Au total, nous avons noté 3 poussières réellement pénalisantes. N'oubliez que nous sommes ici à f/16 et que ces tâches sont beaucoup moins visibles à des ouvertures plus courantes.

Nikon Df test review poussière Vous pouvez télécharger l'image en cliquant sur la vignette ci-dessus.

Flash

Nikon Df et système flashTout comme son grand frère le D4, le Df ne dispose pas de flash intégré, voilà qui est bien dommage pour un boîtier destiné à un plus public plus large. Heureusement, celui-ci dispose tout de même d'une griffe accessoire pour utiliser des flashes cobra ou des déclencheurs. La synchro flash est au 1/200 s seulement. Là aussi, c'est loin des standards des modèles haut de gamme. Le D800 synchronise par exemple au 1/250 s. Le Df dispose d'une connexion synchro pour les flashes studio. Si vous souhaitez utiliser le Df comme flash mettre en mode CLS (Creative Lighting System) veiller à un bien utiliser un flash cobra Master. Le SB-600, par exemple, ne peut fonctionner dans ce mode.

Visée, autofocus

Le Nikon Df est un reflex qui offre à la fois une visée optique et une visée sur écran arrière. Chaque système présente à la fois des inconvénients et des avantages. Avec le viseur optique, le photographe s'isole du monde extérieur et se concentre sur son sujet. La visée est claire, détaillée et d'une fluidité parfaite. Sur le Df, la visée optique couvre un champ de 100% : ce qui est cadré sera exactement ce qui sera photographié. Pour certains sujets, la visée sur l'écran est parfois plus confortable : l'écran est plus vaste, précis à 100% et permet de contrôler les réglages avec une simulation d'exposition. Toutefois en plein soleil, l'écran reste encore trop brillant et l'affichage est coupé assez longtemps lors de la prise de vue.

Visée optique

Le Df dispose d'un prisme en toit qui offre une couverture de 100%. Le grossissement est de 0,7x et le dégagement oculaire de 15 mm. Celui-ci s'avère un peu juste pour les porteurs de lunettes qui auront du mal à embrasser d'un simple coup d’œil la scène visée. La visée est claire et vous disposez de quelques informations et notamment une grille d'aide à la composition (option). Dommage que Nikon n'ait pas reconduit l'affichage du niveau électronique sur 2 axes comme dans le D800/D800E. Le Df ne donne des indications que sur 1 seul axe...

Nikon Df test review visée optique

Visée électronique

Le Nikon Df dispose d'un écran LCD fixe et non tactile (...) affichant 921 000 points pour une diagonale de 8 cm. Le ratio d'affichage est 4/3 pour une définition en 640x480 pixels. L'image, au format 3/2, ne s'affiche donc pas sur tout l'écran, la partie basse de l'écran servant à afficher les informations de prise de vue. L'image visée a donc une définition de 640x427 pixels.

Un petit tour sous la sonde spectrophotomètre montre que l'écran du Nikon Df est très bien calibré par défaut avec un Delta E94 Moyen de 1,6. La balance des blancs est trop bleutée (7600 K) et le contraste moyen est bon avec un ratio de 1:1000.

Nikon Df mesure écran test reviewDe gauche à droite Gamme en fonction de la luminance, température des couleurs en fonction de la luminance. Delta E94.

Pour faciliter la mise au point manuelle, vous pouvez activer une loupe. La touche Info permet d'afficher différentes informations comme un niveau électronique sur 2 axes, des grilles d'aide à la composition et les infos de prise de vue. La touche i permet également d'affiche un petit menu pour régler la qualité et la taille de l'image, le picture control, le D-Lighting et la luminosité de l'écran.

Mise au point

Autofocus visée optique

Le Df utilise le module autofocus du D600/D610, le Multi-CAM 4800. La couverture de la zone AF est identique à celle du D7000 (APS-C) et donc assez petite pour un capteur 24x36. Vous disposez de 39 collimateurs dont neuf sont de type croisé (au centre) et 7 sont fonctionnels jusqu'à f/8. Pour ce modèle haut de gamme, nous regrettons que Nikon n'ait pas reconduit le module AF du D800 à la fois plus large et doté de 51 points dont 15 en croix. Il est important de noter que le Df ne possède de Led d'assistance pour la mise au point. Pourquoi cette absence ?

Nikon D600 - D800 couverture AF comparaisonNikon Df à gauche et Nikon D800 à droite.

Le module AF fonctionne en mode simple (AF-S) ou continu (AF-C), mais de manière assez étonnante, le mode AF-A (avec sélection automatique du mode) n'est pas présent sur le Df.

En mode continu, le Df propose différentes zones : 1 points, 9 points, 21 points, 39 points, suivi 3D et auto. Le mode suivi 3D est toujours aussi efficace pour suivre un sujet en déplacement, les autres modes dynamiques sont plus ou moins rapides selon le nombre de collimateurs mis en jeu. Le suivi 3D chez Nikon est sans doute l'un des plus performants du marché.

Vous pouvez par exemple suivre aisément une personne s'approchant de vous d'un pas normal avec un taux de réussite important.

Autofocus visée écran

Le Df utilise un système par détection de contraste en visée vidéo. Celui-ci reste assez lent et loin derrière un compact classique. La zone de mise au point peut se placer sur l'ensemble de la zone visée. Vous pouvez choisir la taille de la zone AF et opter pour le reconnaissance des visages ou le suivi d'un sujet. Nikon Df autofocus contraste détection visage

Mise au point manuel

Pour la mise au point manuelle, vous devrez vous contenter soit du télémètre électronique en visée optique soit de la loupe en visée sur écran. Le Df ne dispose pas de focus peaking (surlignage avec des pixels colorés des zones nettes).

Performances

Le Nikon Df est un appareil très agréable à utiliser avec une excellente réactivité. La mise sous tension est très rapide et la latence au déclenchement négligeable. L'autofocus en pleine lumière est vraiment bon en visée optique. La visée sur écran reste encore délicate à utiliser. Le mode rafale est conforme (en visée optique) aux annonces de Nikon.

Pour notre test de rafale, nous avons utilisé une carte Integral 32 Go UHS-I Class10 90 Mbit/s.

Bien. Supérieure à la documentation de Nikon.

ACTION TEMPS CADENCE COMMENTAIRES
Mise sous tension temps cadence commentaires
Temps nécessaire pour obtenir la première image sans mise au point à partir d'un boîtier éteint 0,25 s / Excellent
Latence au déclenchement
Temps nécessaire pour obtenir une image une fois la mise au point effectuée 0,02 s / Très bon
Autofocus
Autofocus lumière(50 mm f/1,8) 0,19 s / Très bien
Autofocus pénombre (3 lux) (50 mm f/1,8) 0,35 s Bien
Autofocus lumière (liveview) ((50 mm f/1,8) 1,5 s médiocre
Autofocus pénombre (Liveview 3 lux) ((50 mm f/1,8) 1,7 s médiocre
Rafales
JPeg visée optique - priorité vitesse 6,1 i/s Bien. Supérieure à la documentation de Nikon.
JPeg visée optique - priorité mise au point 6,1 i/s Bien. Supérieure à la documentation de Nikon.
JPeg visée écran - priorité vitesse 6 i/s Bien. Supérieure à la documentation de Nikon.
Raw visée optique - priorité vitesse 6 i/s Bien. Supérieure à la documentation de Nikon.

Pour l'autofocus, nous mesurons le temps nécessaire pour la mise au point avec un objectif positionné à l'infini et une mire située à environ 1,5 m

Pour la rafale en priorité vitesse, le boîtier est configuré en AF-S. La rafale fait 10 vues.

Pour la rafale en priorité mise au point, le boîtier est configuré en AF-C. La rafale fait 10 vues.

Précision, colorimétrie

Le Nikon Df est livré en France uniquement en kit avec un 50 mm f/1,8G redessiné pour l'occasion.

Nikkor AF-S 50 mm f/1,8G

JPeg

Les fichiers JPeg du Nikon Df sont assez doux pour ne pas dire «mous». Cela permet de traiter à postériori les images comme bon vous semble, mais cela impose également un passage par un ordinateur. il est possible d'obtenir des images plus «toniques» en changeant les paramètres du Picture Control pour le rendu des images.

L'étude des images par DxO Analyzer confirme notre impression avec une courbe qui ne dépasse pas les 100%. Notez que le 50 mm permet au capteur de s'exprimer pleinement avec une résolution maximale de 68,39 paires de lignes par mm (lp/mm).

Nikon Df test review précision optique / capteur

JPeg vs Raw

Il est clair que pour tirer le maximum du capteur de Nikon, il est impératif de travailler en pour à la fois gagner en détail et latitude de retouche (cf. raw, exposition et dynamique). Selon le logiciel de développement utilisé, vous pouvez recouvrir de nombreux détails disparus dans le fichier JPeg. Ainsi sur notre scène, la texture textile du livre est totalement indiscernable sur le JPeg issu du boîtier. Une texture révélée dans DxO Optics Pro 9 avec le fichier Nef (réglages par défaut).

Nikon Df test review JPEG vs Raw

Attention, tout n'est pas rose et certains moteurs de dématriçage peuvent amplifier certains défauts comme cet aliasing de couleur sur le texte blanc sur noir lorsqu'il est très fin.

Nikon Df test review JPEG vs Raw

Distorsion

Le images JPeg peuvent être traitées à la volée par le Df pour corriger les déformations géométriques. Sur le 50 mm f/1,8G la déformation est bien présente, mais peu visible comme vous pouvez le voir sur les graphismes ci-dessous sans et avec correction :

Éblouissement

Sur de nombreux clichés de nuit avec des lumières, nous avons noté un phénomène d'éblouissement du capteur au niveau des zones de contraste. Le phénomène est récurrent sur de nombreux boîtiers, mais il est ici plus marqué qu'habituellement.

Nikon Df test review éblouissement

Balance des blancs

Sous un éclairage de type lumière du jour (notre labo est calé à 5400 K), le Nikon Df donne d'excellents résultats. La balance des blancs est assez juste avec un Delta E94 sur la gamme de gris à moins de 0,73. Le rendu des couleurs est également assez fidèle.

Nkon Df test review balance des blancs auto

Sous un éclairage tungstène (le plus courant en intérieur : ici, des lampes halogènes dont la température de couleur est d'environ 3000 K), la balance des blancs automatique est plutôt plaisante avec une dominante chaude visible, mais assez naturelle. Dans ce domaine, le Df fait bien mieux que la concurrence.

Nkon Df test review balance des blancs auto

Un passage en balance des blancs préréglée tungstène améliore grandement le rendu des images qui prennent des teintes plus naturelles, mais un peu froides et qui tirent un peu vers le vert justement. Vous ne pourrez pas conserver les ambiances "chaleureuses" d'un éclairage tungstène.

Nkon Df test review balance des blancs auto

Gestion du bruit électronique

Lors de la présentation du Df, Nikon n'a pas caché qu'une grande partie de l'électronique du nouveau boîtier est héritée du D4. Ainsi, le capteur 24x36 de 16 Mpx et le processeur de traitement des données Expeed 3 sont en tous points identiques à ceux du reflex pro de la marque. Logiquement nous devrions donc avoir exactement les mêmes images entre les deux reflex.

Pour notre test, nous reprenons le protocole habituel : la scène est éclairée sous 200 lux, le Nikon Df est équipé du 50 mm f/1,8 livré en kit et positionné en mode M avec le couple vitesse ouverture 1/4 s et f/5,6 pour une valeur ISO de 100. Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100% et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (NEF propriétaire).

Les JPeg

En bon reflex 24x36, le Nikon Df délivre de superbes images entre 50 et 800 ISO. Même à 1600 ISO, les images sont pratiquement exemptes de bruit électronique. Vous retrouverez la « patte » D4 avec des images assez douces par défaut et un moutonnement inexistant tout comme le lissage.

Vous pouvez donc facilement grimper à 3200 ISO. À cette sensibilité, la granulation est un peu plus facilement visible (100% sur écran). Mais le grain reste fin et les détails sont toujours présents.

Un premier saut qualitatif est visible lors du passage à 6400 ISO. Le grain devient un plus gros et le lissage vient peu à peu grignoter les détails les plus fins, notamment sur la carte. Le moutonnement de luminance est également un peu plus visible sur les aplats colorés. Encore une fois, rien de dramatique et l'image à 6400 ISO est facilement exploitable.

À 12800 ISO, l'image granule logiquement un peu plus et la dynamique faiblit, mais globalement et pour cette sensibilité, les images sont remarquables.

La plage ISO du Nikon Df que l'on qualifiera d'officielle est donc entièrement exploitable. Au-delà, Nikon «n'assume» plus vraiment les ISO et parle de Hi. Le premier palier (H1) correspond en fait à 25600 ISO et nous franchissons avec un second palier. Le grain est plus épais, les détails fondent et l'image perd un peu en impact. Au-delà de 51200 ISO, les images sont peu exploitables et il faudra les post-traiter.

Une petite analyse des images montre la perte minime des détails entre 100 et 6400 ISO et le rabotage à 51200 ISO. À 204800 ISO, l'oscilloscope révèle bien la présence d'un bruit qui vient perturber la lecture de l'image.

100 ISO | | | crop Df 6400 ISO6400 ISO | oscillo nikon Df 6400iso | | nikon Df 51200 ISO51200 ISO | Oscillo Nikon Df 51200 ISO | | Nikon Df 204800 ISO204800 ISO | oscillo Nikon Df 204800 iso |

Si sur notre scène, les résultats sont plutôt convaincants, nos tests dans des scènes plus variées rendent notre jugement plus nuancé. En effet et selon la qualité de la lumière, le traitement du bruit électronique s'avère parfois compliqué pour le Df dès 6400 ISO. Nous avons noté un bruit chromatique prononcé sur les visages en intérieur avec une lumière de type tungstène et fluo. Le Df n'est donc pas tout à fait à l'aise dans TOUTES les situations de lumière.

Nikon Df test review bruit chromatique 8000 iso8000 ISO (JPeg / Raw)

Nikon Df test review bruit chromatique 4500iso4500 ISO (JPeg / Raw)

Exposition, RAW

POTENTIEL DES FICHIERS RAW

Pour évaluer le potentiel des fichiers bruts du Nikon Df, nous analyserons les résultats obtenus par DxOMark.

SENSIBILITÉ

Ce graphique permet de vérifier les valeurs ISO annoncées par le constructeur et les valeurs mesurées de sensibilité. Comme vous pouvez le constater, les valeurs 50 et 100 ISO annoncées par Nikon sont, d'après DxOMark, équivalentes (100 ISO).

Nikon Df test review mesure ISO DxOMark

RAPPORT SIGNAL / BRUIT : COMPARAISON AVEC NIKON D4 / D800

Pour la comparaison nous restons en famille et nous avons choisi de mesurer le Df au haut de gamme D4 et au pixélisé D800. Tous les boîtiers sont équipés d'un capteur 24x36, mais le D800 «entasse» pas moins de 36 Mpx, contre «seulement» 16 Mpx sur les D4 et Df. La taille des photodiodes joue donc en faveur du Df, mais qu'en est-il dans les mesures DxOMark ?

Le graphique est éloquent : les 3 boîtiers sont pratiquement identiques de 100 à 12800 ISO (valeur maximale pour le D800). Au-delà, les Df et D4 jouent les coudes à coudes. Pas mieux, pas moins bien. Avec pratiquement 2 ans de plus que le D4 nous pouvions espérer un peu mieux. Mais non.

Nikon Df test review comparaison SNR DxOMark

Dynamique comparaison avec D4 et D800

Le D800 offre, selon DxoMark, une meilleure dynamique dans les bas ISO (100 - 200 ISO) pour se faire distancer par les deux boîtiers 16 Mpx à partir de 800 ISO. Les Df et D4 conservent une nette avance sur le reste de la plage ISO. Nikon Df test review dynamique comparaison d4 d800

Dynamique sur notre scène test

Pour vérifier les bénéfices d'une telle dynamique, nous avons réalisé un bracketing d'exposition sur -5 IL à +3 IL pour des images à 100 ISO sur notre scène de test. Nous avons ensuite remonté ou rabaissé les courbes pour rétablir l'exposition à l'aide du logiciel Adobe Lightroom 5. Les résultats sont remarquables.

Avec le logiciel, il est possible de récupérer jusqu'à +3IL. Au-delà, des informations sont définitivement perdues. Une valeur très importante, puisqu'à titre de comparaison, le capteur 4/3 de l'Olympus E-M1 perd des informations à +1,7IL. Vous aurez donc une bonne latitude pour récupérer des données dans les hautes lumières.

Nikon Df test review dynamique

Pour les sous-expositions, les fichiers Raw du Nikon Df sont, étonnamment, moins spectaculaires. En effet, s'il est possible de récupérer 2 IL sans le moindre problème, du bruit est déjà bien visible à +3 ILIL. Une structure en bande est déjà bien visible à +4 IL.

Nikon Df test review raw dynamique

Mode vidéo

C'est sans doute la lacune la plus inexplicable du Nikon Df : l'absence de mode vidéo. Armé du capteur et de l'électronique du D4 (Expeed 3) qui était réellement le premier reflex de la marque à proposer un mode vidéo digne de ce monde (HDTV 1080 à 30, 25 et 24p, HDTV 720 à 60/50p, sortie HDMI non compréssée, utilisation d'un mode 1920x1080 au centre du capteur sans rééchantillonnage...), l'absence de mode vidéo est incompréhensible.

Si nous comprenons l'orientation très photo du Df, cela ne devrait pas pénaliser les vidéastes. Si vous ne voulez pas faire de vidéo, il est tout à fait possible d'ignorer cette fonctionnalité, mais «brider» le Df est vraiment mesquin. Au pire, il aurait été intéressant de laisser une connexion HDMI non compressée pour une utilisation en studio ou à l'aide d'un enregistreur externe. Mais non rien de rien...

Exemples de photos

Nikon Df exemple 1
Nikon Df exemple 2
Nikon Df exemple 3
Nikon Df exemple 4
Nikon Df exemple 5
Nikon Df exemple 6
Nikon Df exemple 7
Nikon Df exemple 8
Nikon Df exemple 9
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Nikon Df exemple 11
Nikon Df exemple 12

Toutes les images de cette article sont la propriété de Jean-Baptiste Pellerin. Elles sont mises à disposition pour évaluer la qualité des images du Nikon Df et ne doivent être reproduites ou utilisées dans un autre but sans l'accord de l'auteur.

Verdict

Nikon Df test review

Le Nikon Df est un reflex véritablement à part, mais est-il faut pour tout le monde ? En omettant simplement la fonction vidéo, Nikon s'est volontairement coupé d'une partie des ses clients pour se focaliser sur les amoureux de la photo fixe et les nostalgiques de l'époque argentique. Nombreux sont encore les photographes qui ne souhaitent pas réaliser de films avec leur reflex et même si d'un côté purement technique, nous ne comprenons pas l'absence d'un mode vidéo, au niveau marketing, tout cela peut facilement s'envisager. Le Df ne séduira également pas les photographes «geeks» (nous ne les appellerons pas modernes...) qui déploreront l'absence de connexion Wi-Fi, de GPS ou d'écran orientable et tactile. On regrette également l'absence de flash intégré.

Pour les autres le Df est-il un bon boîtier ? Assurément et la possibilité d'utiliser d'anciennes optiques est un atout non négligeable (mais pourquoi diable faire un kit avec un 50 mm f/1,8 G sans bague de diaph justement...). La base électronique (capteur + processeur de traitement des images) héritée du D4 est également un argument de poids et même avec maintenant deux années d'ancienneté, le Df reste dans la course aux ISO.

Alors pourquoi hésiter ? Pour un prix de lancement similaire, le Df est sur certains points moins attractif qu'un D800 : la zone autofocus est plus petit, pas d'assistance, il ne dispose pas de flash, il n'y a pas d'indication précise de la charge de la batterie, pas de vidéo, l'emplacement de la carte mémoire se fait par la semelle de l'appareil (il n'y a qu'un seul emplacement), la poignée est également un peu courte et l'obturateur est limité au 1/4000 s. Avec ses nombreuses molettes, le Df est un reflex qui s'apprivoise et demande un peu de temps. Au final, nous l'avons plus utilisé en mode M avec les molettes avant / arrière classiques.

+
  • Bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 3200 ISO
  • Bonne autonomie de la batterie entre 900 et 1000 vues
  • Bon système autofocus par corrélation de phase (visée reflex) avec suivi de sujet
  • Large gamme d'optiques (depuis 1972...) utilisable
  • Rafale à 6 ips intéressante
  • Excellente réactivité globale
  • Balance des blancs automatique performante
  • Fichiers raw avec un excellent potentiel : dynamique, détails
  • Ecran LCD de qualité (affichage fluide, angles de vision larges)
  • Nombreuses possibilités de retouche des images sur le boîtier
  • Qualité de fabrication du boîtier avec des joints étanches
  • Présence d'une prise synchro flash
  • Design à l'ancienne assez réussi
  • Pas de mode vidéo
  • Couverture AF petite pour un 24x36
  • Pas de mode AF-A, modulle AF 39 points seulement
  • Pas d'assistance AF par Led
  • Autofocus par détection de contraste toujours trop lente
  • Niveau électronique sur un 1 axe en visée optique
  • Molettes verrouillées difficilement manipulable avec un oeil dans le viseur
  • Pas de flash intégré, pas de Wi-Fi, pas de GPS, pas d'écran inclinable ou tactile
  • Pas d'histogramme à la prise de vue en visée directe sur écran
  • Pas de pourcentage pour la batterie
  • Un seul emplacement mémoire
  • Obturateur au 1/4000 seulement. 1/200 s sync (1/250 au D700)
  • Molette Vitesse par sauts de 1IL (il faut passer par la molette arrière pour les 1/3)
  • Viseur étroit (les argentiques ont un 0,86x)
  • Verre de visée non interchangeable
  • Format raw NEF propriétaire. Suite de logiciels assez pauvre
Les prix
Nikon Df
Fnac.com 2619,99 €
Miss Numérique 2990,00 € Voir l'offre
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