Coup de jeune sur le gamme reflex expert chez Nikon avec le D7500 qui intègre l'excellent capteur APS-C de 20 Mpx du D500, une rafale à 8 ips et un mode vidéo UHD. Cela suffit-il pour tenir la dragée haute face aux hybrides de plus en plus performants ?

CapteurDX, CMOS, 23,5 x 15,7 mm. 20,9 millions de pixels effectifs sur 21,51 au total
MontureF
StabilisationSelon les optiques
Antipoussièreoui
ViseurOptique. Prisme en toit. Couverture de champ 100%. Grossissement 0,63x (equivalent 24x36). Dégagement oculaire : 18,5 mm
FlashPop-up. NG 12 pour 100 ISO en m. Pilotage de flash à distance sans fil
Écran8 cm, tactile et inclinable, avec angle de vue de 170° ; environ 922 000 pixels, (VGA)
Vitesse d'obturation1/8000 à 30 s ; synchro X : 1/250 s
Mise au pointÀ détection de phase TTL ; module Multi-CAM 3500 II, 51 points AF (avec 15 capteurs en croix ; ouverture f/8 prise en charge par 1 capteur) et illuminateur d’assistance AF
Modes autofocusAF-S, AF-C et AF-F (full time : vidéo)
Mesures d'expositionSystème de mesure de l’exposition TTL avec capteur RVB d’environ 180 000 photosites. Mesure matricielle, pondérée centrale, spot et pondérée sur les hautes lumières
Modes d'expositionPSAM
MotorisationJusqu'à 8 ips
Sensibilité ISO100 à 51 200 ISO extensible à 50 - 1 640 000 ISO
MémoireSD, SDHC, SDXC (compatibilité UHS de classe 1)
Format image photoRAW (12 / 14 bits .NEF) / JPEG : 5568 x 3712 px
Format image vidéoUHD 30/25/24p. HDTV 1080 60/50/30/25/24p
AlimentationLi-ion EN-EL15a
ConnexionUSB micro-B / HDMI type C / microphone (3,5 mm) / sortie casque / télécommande / Wi-Fi / Bluetooth /
DimensionsEnviron 135,5 x 104 x 72,5 mm
Poids720 g
LogicielsSuite Nikon
Dans la boîteŒilleton en caoutchouc DK-28, bouchon de boîtier BF-1B, accumulateur Li-ion EN-EL15a avec cache-contacts, chargeur d'accumulateur MH-25a (fourni avec un adaptateur de prise secteur ou un câble d'alimentation dont le type et la forme varient selon le pays

Présentation
Prise en main & fonctionnalités

Nikon D7500 test review avec le16-80 mm

Nikon ne semble pas vouloir donner de descendant à la famille hybride Nikon 1. Les petits boîtiers très véloces à capteur 1 pouce n'ont pas réussi à séduire les photographes. Nikon doit donc, pour l'instant, bâtir sa stratégie autour des reflex, notamment le D7500 dévoilé mi-avril dernier. Une ambition ? Tenir tête aux hybrides chez Sony (A6500), Fujifilm (X-T2) ou Olympus (E-M1 Mark II).

Premiers contacts

Le nouveau reflex Nikon ressemble à s'y méprendre au D7200 : le boîtier est assez lourd et massif — une corpulence qui rassure par certains côtés, mais pourra surprendre le photographe ayant désormais la possibilité d'utiliser des hybrides bien plus légers grâce à l'absence de cage reflex, entre autres.

Nikon D7500 test review gabaritNikon D7500 vs Fujifilm X-T2. Source Camerasize.com.

Nikon D7500 test review gabaritNikon D7500 vs Panasonic GH5. Source Camerasize.com.

Nikon D7500 test review gabaritNikon D7500 vs Panasonic GH5. Source Camerasize.com.

Le D7500 présente une finition haut de gamme et inspire clairement confiance. Malgré la présence d'un châssis en fibre de carbone, le reflex affiche 685 g sur la balance avec une carte et une batterie. C'est un peu moins que le D7200, qui dispose lui d'un châssis en alliage de magnésium, mais bien plus qu'un X-T2 par exemple (510 g). La prise en main est très agréable, en particulier la poignée, plus creusée donc plus confortable. Celle-ci étant moins épaisse, l’écran LCD monochrome a subi une petite cure d'amaigrissement : rien de dramatique, mais quelques informations ont sauté au passage.

Le boîtier dispose de nombreux joints d'étanchéité au niveau des commandes et des trappes, ce qui devrait assurer une bonne résistance aux poussières et à l'eau. La plupart des commandes sont larges et facilement accessibles. Nous regrettons, comme trop souvent, que les informations sur les molettes et les touches soient seulement sérigraphiées et non gravées, ce qui leur confère une moindre résistance à l'usure. Seul le barillet pour le choix du mode d'exposition profite d'inscriptions (PSAM...) gravées.

Ergonomie

Malgré la refonte de la poignée, la face avant n'évolue pas. Vous retrouverez la touche Fn1 personnalisable dans le creux de la poignée et accessible du majeur. Sous la baïonnette est logée la seconde commande personnalisable (Fn2). Le flanc gauche accueille différentes commandes, comme l'accès au flash (et à sa correction), une commande bracketing et un levier/poussoir pour régler l'autofocus.

Nikon D7500 test review ergonomie

Le dessus du boîtier reprend la disposition classique des commandes de la gamme D7XXX, mais avec quelques arrangements. Sur l'épaule gauche, par exemple, on trouve le barillet pour le choix du mode d'exposition (PSAM, modes scènes, U1, U2, effets, auto...) doté d'un verrou (bouton central). En dessous, une bague permet de sélectionner la motorisation : Single, Rafale rapide / lente, Silencieux, Retardateur et Miroir relevé). Au-dessus du viseur est placée la griffe porte-accessoire et sur l'épaule droite, l'écran LCD monochrome de rappel.

Nikon D7500 test review ergonomie

C'est donc sur la poignée que les évolutions sont le plus visibles. La touche pour choisir la mesure d'exposition est remplacée par une touche ISO, et la commande pour l'enregistrement vidéo migre légèrement sur la gauche, se trouvant du coup un peu plus isolée. Vous retrouverez naturellement les deux molettes de réglages ainsi que le correcteur d'exposition.

Nikon D7500 test review vu de dessus

Le tableau de bord arrière du D7500 est bien fourni avec une série de commandes sur le côté gauche de l'écran : lecture, poubelle, accès aux menus, raccourcis pour régler la balance des blancs, la qualité des images et la mesure d'exposition, et une touche "Info" donnant accès à un affichage écran des principaux réglages et à un menu rapide qui, hélas, n'est pas personnalisable à l'aide de la touche "i". Les options proposées sont pour le moins hétéroclites : zone d'image, mode D-Lighing, mode de la télécommande ou réglage de la réduction du bruit électronique... Cela manque beaucoup de souplesse et nous aurions aimé bénéficier de l'écran tactile pour régler rapidement différents paramètres. Il n'en est malheureusement rien.

Nikon D7500 test review, vu de dos

De l'autre côté de l'écran, vous trouverez une touche AE-L/AF-L, une seconde molette, un (trop) petit joypad avec un (trop) petit bouton de validation, un levier pour passer en mode visée directe en photo ou en vidéo.

Visée et écran

Le viseur optique du D7500 offre une couverture de 100 % du champ photographié et un grossissement de 0,94x (soit 0,63x en équivalent 24x36). Il s'agit d'un prisme en toit assurant une bonne clarté et une excellente précision. Nikon annonce avoir modifié la construction optique du viseur, mais il est difficile de mettre en évidence une amélioration franche de la visée. Le dégagement oculaire est un peu court pour les porteurs de lunettes.

Nikon D7500 viseur test review

Grâce à un panneau LCD, il est possible d'afficher en surimpression de nombreuses informations, notamment les collimateurs AF. Auparavant en rouge, les points AF sont toutefois affichés désormais en noir, ce qui est moins lisible, en particulier sur des sujets sombres. Vous pouvez aussi afficher une grille d'aide à la composition, l'information sur le format d'image, le mode noir & blanc...

Nikon D7200 test review écran vers le bas

Dans la barre noire en bas de la visée optique s'affichent de nombreux paramètres de prise de vue : télémètre électronique, correction d'exposition, vitesse, ouverture, sensibilité ISO...

Quant à l'écran LCD, il est enfin inclinable (45° vers le bas et un peu plus de 90° vers le haut) et tactile ! Néanmoins, s'il est possible d'utiliser les fonctionnalités tactiles pour prendre une photo, faire le point, naviguer dans certains menus ou zoomer avec deux doigts dans les images, on est assez loin de la souplesse qu'offre l'interface graphique des Panasonic, par exemple, qui vous autorise à placer l'histogramme où bon vous semble ou à disposer d'onglets rétractables (entre autres). Nous aurions ainsi aimé pouvoir modifier les paramètres vidéos (ouverture, cadence...) sur l'écran pour éviter les bruits parasites.
L'écran affiche 921 000 points (seulement), alors que le D7200 affiche 1 228 000 points. Les deux ont pourtant une définition équivalente, 640 x 480 px (VGA), l'ancien modèle utilisant des sous-pixels blancs supplémentaires. L'affichage se fait au ratio 4/3 et en visée sur écran, les informations apparaissent dans un bandeau noir sans venir "grignoter" sur le cadrage. Bien que la visée soit fluide, elle est beaucoup moins précise que sur le D500.

Nikon D7500 test review écran vers le haut

Connexions, batterie et stockage

Tous les connecteurs sont regroupés sur le flanc gauche du boîtier. C'est assez complet, mais cela manque parfois un peu d'audace. Nous aurions apprécié, par exemple, la présence d'une prise USB Type-C, à la fois pour le transfert rapide des données et, pourquoi pas, la recharge de la batterie. Entrée micro stéréo, sortie casque, HDMI, télécommande et Wi-Fi sont présents, de même, évidemment, que la connexion SnapBridge (Bluetooth). Globalement plus efficace que les solutions de transferts des concurrents, elle assure aussi bien un transfert automatique simplifié des images, que la géolocalisation et le pilotage à distance à l'aide de la connexion Wi-Fi (voir ci-dessous, "Fonctionnalités).

Nikon D7500 test review connecteurs

Le D7500 utilise une batterie EN-EL15a (14 W.h) annoncée pour 950 vues. Lors de nos tests, nous avons effectivement pu déclencher plus de 1 000 fois avec un cycle de recharge. Le mode SnapBridge consomme logiquement plus d'énergie, mais cela reste raisonnable.
Le D7500 délivre d'ailleurs des informations intéressantes sur l'état de la batterie : son niveau de charge en pourcentage et son vieillissement. La recharge d'une batterie nécessite environ 2 heures.

Côté stockage, le D7500 ne propose malheureusement qu'un seul emplacement de carte mémoire au format SD. Il est compatible SD/SDHC/SDXC en mode UH-I. Un choix difficile à comprendre, d'autant que le D7200 dispose bien, lui, de deux emplacements.

Nikon D7500 test review stockage mémoire

Son au déclenchement

Avec son miroir au format APS-C, le D7500 est un boîtier assez discret, mais il reste très bruyant par rapport aux hybrides qui peuvent déclencher en obturation électronique sans le moindre bruit. Le reflex dispose bien d'un mode silencieux (Quiet), mais ce dernier ne diminue que très faiblement le bruit.

Nikon D7500 test review son déclenchementCliquez sur l'image pour écouter les déclenchements du Nikon D7500.

Fonctionnalités

Flash

Le D7500 profite d'un flash intégré qui non seulement peut déboucher un contre-jour ou éclairer une scène trop sombre, mais permet aussi de piloter des flashes distants sans-fil. Une option qui ouvre la perspective de créer rapidement un mini studio photo à l'aide de flashs cobras.

SnapBridge

Le système de transfert d'images SnapBridge s'appuie sur la technologie Bluetooth LE (Low Energy) afin de transférer les images (miniatures ou pleine définition) de manière transparente, du reflex à un smartphone ou une tablette. La mise en œuvre est simple et les transferts sont beaucoup moins gourmands en énergie qu'en Wi-Fi. Le Wi-Fi est par contre nécessaire pour utiliser le smartphone comme télécommande sans fil. L'application SnapBridge permet également de synchroniser l'heure et géomarquer les images.

Screenshot_20170615-170623
Screenshot_20170615-170610

Correction automatique du front/back focus

Nikon propose sur le D7500 la possibilité de régler automatiquement les problèmes de front ou back focus, c'est-à-dire, en français dans le texte, ces petits décalages de mise au point avec certaines optiques. Cette possibilité, assez géniale il faut bien le reconnaître, est pour le moment mal documentée. En visée écran, il suffit de viser une zone contrastée pour mémoriser automatiquement les réglages. Voici une fonctionnalité que nous aimerions bien voir se généraliser !

Réduction du scintillement

Comme les D5/D500, le D7500 dispose d'une fonction pour réduire le scintillement de certaines sources lumineuses. Un scintillement qui provoque des différences d'exposition sur une rafale par exemple. Un problème que les photographes sportfis connaissent bien en salle notamment. La réduction du scintillement permet de caler le déclenchement du reflex sur les piques de luminosité. Les résultats sont vraiment concluants.

Performances
Tous les chronos

Chronos

Le D7500 est un appareil réactif et agréable à utiliser. La mise sous tension se fait en moins de 0,2 s et la latence au déclenchement est négligeable (0,02 s en moyenne). Assez efficace, la mise au point tourne autour de 0,3 s quelles que soient les conditions de lumière. On est presque sur les chronos du grand frère, le D500 ; le D7500 est seulement un peu moins véloce en rafale, où il "plafonne" à 8 i/s, que l'on soit en JPEG, RAW ou JPEG + RAW — une cadence amplement suffisante pour de la photographie sportive.


Suivi AF

Le D7500 n'hérite pas du module AF du D500 (il ne peut pas tout lui voler !) et use du Multi-CAM 3500 II déjà à l'œuvre dans le D7200 ou le D750. Il propose 51 collimateurs, dont 15 en croix et sensibles jusqu'à -3 IL. Ce module étant à l'origine dessiné pour un 24x36, il couvre une large portion de la scène cadrée en mode APS-C.

Le module AF fonctionne à merveille et le suivi d'un sujet avançant vers le photographe donne de bons résultats.

Nikon D7500 couverture AF test review

Qualité des images
photo & vidéo

Moirage

Le capteur APS-C de 21 Mpx ne disposant pas de filtre passe-bas, du moirage est observable sur les structures fines photographiées ou filmées. Il n'existe pas de solution interne pour réduire le phénomène.

Gestion du bruit électronique


Protocole de test

Pour notre test, la scène est éclairée sous environ 250 lux. Notre appareil étalon est le Canon 5Ds R qui, pour un gris neutre 18 %, requiert le couple f/5,6-1/4 s à une sensibilité de 100 ISO. Le Nikon D7500 est également calé pour exposer correctement un gris 18 % avec une sensibilité de 100 ISO. Le temps de pose est alors de 1/4 s.

Nous faisons ensuite varier la durée de la pose et la sensibilité ISO. Les images sont visibles à 100 % (JPEG) et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (.ARW). Le boîtier est configuré par défaut, notamment pour ce qui est de rédaction du bruit électronique.

Comme d'habitude, en plus des vignettes présentées ci-dessous, les images sont toujours observables à 100 % et téléchargeables.


Nous l'évoquions, le D7500 reconduit donc le capteur APS-C de 20,9 Mpx présent dans le Nikon D500. Avec cette définition, la taille des photodiodes est d'environ 4,2 µm. La plage ISO va nativement de 100 à 51 200 ISO et peut être étendue jusqu'à 1 638 400 ISO ! Oui, plus d'un million d'ISO — un chiffre qui donne le tournis ! Il s'agit de la même plage de sensibilités que sur le très professionnel et très onéreux D5, mais avec un capteur APS-C. Le boîtier embarque également la même électronique Expeed 5. Le D7500 devrait donc délivrer une qualité d'image très proche, voire identique à celle du D500.

Différentes proportions de capteursDifférentes proportions de capteurs

La montée ISO du D7500 est... harassante, avec sa plage de sensibilité de 50 à 1 638 400 ISO : pas moins de 16 mesures !

Entre 100 et 800 ISO, le grain est imperceptible et les images conservent une excellente tenue. Il faut pousser à1 600 ISO pour noter les premiers effets de lissage, mais ils sont encore peu marqués. Le rendu des couleurs est vif et les bords, nets. C'est à partir de 3 200 ISO que les "légères" dégradations de l'image sont visibles, mais vous pourrez encore travailler jusqu'à 6 400 ISO assez facilement.

Au-delà de 6 400 ISO, un palier est franchi. Le lissage des images va croissant jusqu'à 25 600 ISO. Le traitement du bruit électronique est réussi, conduisant à une granulation contenue et assez esthétique. Les couleurs sont encore bien présentes, mais la dynamique diminue. Le D7500 propose toutefois des images exploitables jusqu'à 25 600 ISO, ce qui est une belle performance pour un capteur APS-C.

Une deuxième limite est franchie à 51 200 ISO : le grain devient beaucoup plus grossier et un voile vient ternir le rendu des images. Au-delà, on assiste à des dérives importantes de la colorimétrie et il faudra absolument reprendre les images sur un logiciel de retouche ou travailler avec les fichiers bruts. Les ISO 102 400 et 204 800 seront donc compliqués à utiliser dans un contexte "classique". Les images aux valeurs supérieures sont naturellement davantage dégradées et ne pourront servir que pour des usages particuliers.

Oscilloscope

Nous avons passé les images délivrées par le nouveau reflex Nikon au crible plus impartial d'un oscilloscope sur la charte de gris de la mire ColorCheker. Les graphiques corroborent notre perception visuelle, montrant une bonne gestion de la granulation jusqu'à 6 400 ISO, voire 12 800 ISO, et une granulation plus prononcée au-delà.

Nikon D7500 test review oscillographe bruit électronique

Comparaison à tirage équivalent


Protocole de test

Nous avons "normalisé" les images pour un tirage 40 x 60 cm en 180 dpi, soit une définition de 12 Mpx environ. Les images sont réalisées à 3 800 ISO avec ci-dessous des détails à 100 %.


Nous avons décidé de comparer les images du D7500 à celles du Sony A6500 (APS-C) et du Panasonic GH5 (Micro 4/3).

À 3 800 ISO, le Sony A6500 fait pratiquement jeu égal avec le D7500, malgré une définition supérieure (plus de 12 %) : une belle performance pour l'hybride Sony, donc. À l'inverse, le capteur de 20 Mpx du GH5 est moins performant que le celui du D7500, mais il est aussi beaucoup plus petit.

sony-a6500-3200iso-comparaisonnikon-d7500-3200iso-comparaison
panasonic-gh5-3200iso-comparaisonnikon-d7500-3200iso-comparaison

Latitude de travail


Protocole de test

Pour vérifier la latitude d'exposition d'un point de vue "artistique", nous avons photographié notre scène test sur une plage de +/-5 IL et corrigé les fichiers bruts avec le logiciel Adobe Lightroom. Les NEF du D7500 n'étant pas pris en charge par Lightroom, nous avons utilisé le logiciel livré avec le boîtier pour régler les expositions.


Bien que doté de la même électronique que le D500, le D7500 affiche pourtant une latitude de travail moindre. En effet, dans les hautes lumières, nous n'avons pas réussi à recouvrer des détails au-delà de +2 IL. Dans les tons sombres, le D7500 est à l'aise jusqu'à -3, voire -4 IL. Au total, la latitude de travail est d'environ 6 IL, soit un peu moins que celle du D500, que nous avions évaluée à 6,6 IL.

Nikon D7500 test review sous exposition dynamique Nikon D7500 test review sur exposition dynamique

Vidéo

Formats

Depuis les D5/D500, Nikon s'est ouvert à l'enregistrement UHD (mais pas 4K Ciné) et offre donc une belle panoplie de formats d'enregistrement.

PAL/NTSC
• 3 840 x 2 160 px  : 30, 25, 24p (natif) à plus de 100 Mbps ;
• 1 920 x 1 080 px : 59,94, 50, 29,97, 25, 23,976p à environ 60 Mbps.

Différents recadrages sont disponibles selon les formats d'enregistrement.
En mode 1 920 x 1 080 px, vous avez le choix entre un cadrage DX (toute la surface du capteur APS-C est utilisée) ou 1,3x.
En mode UHD, le cadrage est de 1,5x (par rapport au format DX soit 2,2x par rapport au format 24x36), mais l'enregistrement des pixels est natif (aucun regroupement de pixels).

Nikon D7500 cadrage vidéo

Nous aurions apprécié que Nikon propose l'enregistrement natif au format 4K Ciné / 2K, pour plus de polyvalence, ou une cadence plus élevée pour réaliser des ralentis fluides.

Outre la très haute définition, le format UHD permet également d'extraire des images en 8 Mpx pour l'illustration à partir d'une séquence vidéo. Dommage que le boîtier ne propose pas un enregistrement en MJPEG pour en faciliter l'utilisation.

Le Nikon D7500 utilise en effet le codec AVC/H.264 pour la compression des vidéos (profil High@L4.1 en HDTV et High@L5.1 en UHD) avec deux images de référence et les options CABAC.

Comme la plupart des boîtiers photo qui filment, le D7500 est limité à un enregistrement vidéo de 30 minutes.

Modes d'exposition

Les classiques PASM sont disponibles en mode vidéo, mais seul le mode M permet de jouer manuellement avec la sensibilité ISO. Comme évoqué dans la partie "Ergonomie", il n'est pas possible de modifier les valeurs d'ouverture ou de cadence pendant l'enregistrement de manière silencieuse à l'aide de l'écran tactile.

Assistants : autofocus, stabilisation

Le reflex propose une stabilisation électronique en vidéo qui vient compléter la stabilisation optique parfois intégrée aux objectifs. La stabilisation est disponible en mode HDTV 1080 en mode plein cadre avec un recadrage (x1,3) et en mode recadrage x1,3 (sans recadrage supplémentaire). Elle n'est pas disponible en UHD. La combinaison eVR (stabilisation électronique) et stabilisation optique se montre redoutable d'efficacité.

Le D7500 offre quelques assistants pour vous aider dans l'exposition de vos vidéos. Vous pouvez afficher un histogramme, ainsi que des zébras. Malheureusement, il n'est pas possible de définir le niveau, et la documentation ne précise pas la valeur par défaut (nous pouvons espérer 70 %). Un vumètre permet de visualiser le niveau d'enregistrement sonore. Il sera possible de modifier ce niveau pendant l'enregistrement. Le reflex propose bien un style d'image plat (Flat), mais, contrairement à de nombreux concurrents (Sony, Fujifilm, Panasonic...), il fait l'impasse sur l'enregistrement Log ou en Rec709, par exemple.

Avant l'enregistrement, vous pouvez activer une loupe afin de vérifier le point. Le système autofocus du reflex est toujours en dessous des standards actuels établis par les boîtiers hybrides. Il est toutefois bien plus réactif que sur les précédents modèles de la marque, mais reste trop hésitant pour suivre une personne en mouvement.

Il est possible d'activer la reconnaissance des visages pour faciliter la mise au point, mais celle-ci s'avère peu efficace, car elle accentue le phénomène de pompage, comme vous pouvez le voir sur la vidéo ci-dessous.

Le D7500 intègre une sortie HDMI non compressée afin de relier un enregistreur externe et travailler avec plus de souplesse.

Précision et rolling shutter

Classiquement, par rapport au mode HDTV, le mode UHD apporte un surcroît de précision appréciable, au détriment du volume de données, nettement plus important.

Nikon D7500 test review UHD détailNikon D7500 extrait 100% UHD 25p

Nikon D7500 test review 1080 detailNikon D7500 extrait 100% 1080 25p

nikon-d7500-UHD-1080-detailnikon-d7500-1080-detail

La qualité des images est assez bonne. La précision est intéressante, mais l'accentuation est assez marquée. Il est intéressant de noter que le mode x1,3 dégrade visiblement la qualité des images, marquées par une précision moindre.

nikon-d7500-1080-x1_3nikon-d7500-1080-dx

Les vidéos du D7500 présentent un effet de rolling shutter assez marqué, comme vous pouvez le constater sur la vidéo ci-dessous.

Conclusion vidéo

Comme le D500, le D7500 est un boîtier intéressant en vidéo, mais pas assez abouti pour séduire des vidéastes professionnels. Il souffre notamment d'un autofocus trop lent et d'un manque d'assistants : pas de focus peaking, pas de loupe pendant l'enregistrement, pas de N-log, pas de cadences élevées, MJPEG... Bref, il manque encore beaucoup d'éléments ; bien que la direction prise par Nikon soit bonne, la marque doit accélérer la transition. En outre, le recadrage x1,5 en UHD limite largement l'utilisation, les grands-angles étant alors rares.

Galerie
Exemples d'images

Série d'images réalisées avec le zoom 16-80 mm f/2,8-4.

_DSC0762
_DSC0769
_DSC0770
_DSC0789

Verdict
Nos conclusions

Comment renouveler un D7200 vieillissant sans empiéter sur le haut de gamme au format APS-C, l'excellent D500 ? Telle est l'équation que doit résoudre le D7500. Et la tâche n'est pas aisée.

Avec le même capteur APS-C à 21 Mpx et la même électronique Expeed 5, le D7500 fait clairement un peu d'ombre à son aîné, qui est positionné à plus de 700 € de plus.

Test - 16/05/2016
Nikon D500
LDLC 1959,95 €
Digixo 1988,90 € Voir l'offre
Amazon 1989,00 € Voir l'offre
Digit-photo.com 1989,00 € Voir l'offre
Miss Numérique 1999,00 € Voir l'offre
Priceminister 2005,00 € Voir l'offre
Darty.com 2129,00 € Voir l'offre
Boulanger.com 2129,00 € Voir l'offre
Mistergooddeal 2129,00 € Voir l'offre
Fnac.com 2129,99 € Voir l'offre
Fnac.com marketplace 2199,99 € Voir l'offre
Materiel.net 2999,00 € Voir l'offre
Voir plus d'offres
Test - 19/06
Nikon D7500
Priceminister 939,00 €
Fnac.com marketplace 992,00 € Voir l'offre
Digixo 1398,90 € Voir l'offre
LDLC 1399,95 € Voir l'offre
Materiel.net 1499,00 € Voir l'offre
Amazon 1549,00 € Voir l'offre
Darty.com 1549,00 € Voir l'offre
Boulanger.com 1549,00 € Voir l'offre
Mistergooddeal 1549,00 € Voir l'offre
Fnac.com 1549,99 € Voir l'offre
Voir plus d'offres

Le D7500 n'offre toutefois pas tous les atouts de son grand frère. La construction est moins solide (fibre de carbone contre alliage de magnésium), il n'y a qu'un seul emplacement de carte mémoire, la rafale est de 8 i/s (contre 10 sur le D500), le module autofocus est moins perfectionné, il n'est pas possible d'ajouter une poignée d'alimentation... Le D500 reste donc intéressant à bien des égards, notamment pour un professionnel.

Face au D7200, le D7500 se présente comme une belle évolution et son électronique haut de gamme lui permet d'atteindre des performances impressionnantes, tant au niveau de la qualité des images que de la réactivité. Il dispose en outre de nombreuses améliorations au niveau de l'exposition ou de la balance des blancs, par exemple. Et nos tests en studio ou sur le terrain ne démentent la fiche technique : le reflex expert délivre une très belle qualité d'image et peut compter sur un ancien, mais bon module autofocus. Le mode vidéo, lui, s'il intègre désormais l'enregistrement UHD, souffre encore de quelques lacunes (dont l'autofocus).

Dans la catégorie des reflex APS-C, le D7500 de Nikon reçoit aisément un recommandé, mais il doit désormais affronter une concurrence de plus en plus féroce de la part des hybrides.

Face à la concurrence

Face au D7500, il n'est plus raisonnable de placer uniquement des reflex : certains hybrides actuels peuvent parfaitement se mesurer au boîtier Nikon. Chez Canon, c'est le 7D Mark II qui devrait venir se frotter à lui, mais il est trop ancien et le comparer n'aurait finalement que peu de sens. Chez Pentax, c'est le KP qui officie désormais en haut de gamme. Côté hybride, nous avons choisi le Fujifilm X-T2 et le Panasonic GH5.

Fujifilm X-T2

Pour un tarif assez proche du D7500, le boîtier hybride de Fujifilm dispose de quelques atouts intéressants comme une définition supérieure, un autofocus en visée directe / vidéo beaucoup plus performant, deux emplacements SD, la possibilité d'utiliser un grip d'alimentation pour une cadence rafale à 11 i/s, une visée (électronique) plus large, une obturation jusqu'au 1/32 000 s, un déclenchement totalement silencieux. Il est également plus petit et plus léger.

De son côté, le D7500 offre une visée optique (parfois plus appréciée), un écran LCD de rappel sur l'épaule, un flash pop-up et une sortie casque. Le reflex de Nikon profite également d'un parc d'optiques plus conséquent et d'une autonomie supérieure avec une seule batterie. En outre, le partage des fichiers via SnapBridge est beaucoup plus efficace et simple à mettre en œuvre qu'une connexion Wi-Fi.

Les deux boîtiers proposent une qualité d'image exemplaire jusqu'à 3 200 ISO, ainsi qu'un écran LCD orientable et tactile.

X-T2
Digixo 1609,00 €
Miss Numérique 1615,00 € Voir l'offre
Fnac.com 1699,99 € Voir l'offre
Fnac.com 2450,13 € Voir l'offre
Panasonic Lumix DMC-GH5

Peut-on réellement comparer boîtier APS-C et un boîtier Micro 4/3 ? Eh bien oui, si la photographie au-delà de 6 400 ISO n'est pas votre lot quotidien, la question peut parfaitement se poser, surtout si vous cherchez une solution compacte et légère.

Le GH5 de Panasonic propose un déclenchement totalement silencieux et une obturation jusqu'au 1/16 000 s, une cadence rafale à 11 i/s, deux emplacements de carte mémoire, un écran LCD sur rotule (protection) et tactile (fonctionnalités bien plus avancées) et bien sûr une stabilisation mécanique du capteur. La visée est électronique, mais plus large. Le GH5 est de plus beaucoup plus perfectionné au niveau de la vidéo avec pléthore de fonctionnalités. Enfin, le parc optique Micro 4/3 est désormais assez complet et surtout moins cher que les équivalents APS-C / 24x36 chez Nikon.

Pour sa part, le Nikon D7500 propose bien sûr une visée optique 100 % appréciée, une autonomie supérieure, un flash pop-up et un système de partage d'image SnapBridge plus abouti. Il prend également l'avantage au niveau du traitement du bruit électronique au-delà de 1 600 ISO.

panasonic-gh5-fiche-produit
Fnac.com marketplace 1236,00 €
Priceminister 1657,38 € Voir l'offre
Miss Numérique 1899,00 € Voir l'offre
LDLC 1998,95 € Voir l'offre
Amazon 1999,00 € Voir l'offre
Materiel.net 1999,00 € Voir l'offre
Darty.com 1999,00 € Voir l'offre
Boulanger.com 1999,00 € Voir l'offre
Fnac.com 1999,99 € Voir l'offre
Digixo 2249,00 € Voir l'offre
Voir plus d'offres
+
  • Bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 3200 voire 6400 ISO
  • Bonne autonomie de la batterie (plus de 1000 vues)
  • Partage facilité avec un Smartphone avec SnapBridge
  • Autofocus globalement réactif en visée optique
  • Viseur optique assez large et 100%
  • Sortie casque et entrée micro intégrées
  • Stabilisation électronique en vidéo HDTV 1080
  • Écran CLD inclinable et tactile (enfin)
  • Bracketing d'exposition sur 9 vues. Intervallomètre
  • Parc optique (monture F) important, mais peu d'optiques haut de gamme au format APS-C
  • Rafale à 8 i/s avec suivi autofocus
  • Système antiscintillement pour la rafale
  • Flash intégré pop-up. Possibilité de piloter des flashes distants sans fil
  • Ajustement automatique des problèmes de front / back focus
  • Moirage parfois visible
  • Un seul emplacement carte mémoire
  • Pas de stabilisation vidéo en UHD
  • Pas de déclenchement totalement silencieux
  • Autofocus toujours trop lent en visée écran et vidéo
  • Fonctionnalités tactiles sous-exploitées
  • Toujours pas de focus peaking pour la mise au point manuelle
  • Dégagement oculaire trop étroit pour être confortable
  • Pas de double enregistrement vidéo pour des doublures
  • Mode vidéo x1,3 médiocre. Recadrage x2,2 en vidéo UHD.
  • Pas de joystick comme sur le D500 pour les collimateurs AF
  • Pas de poignée d'alimentation disponible
  • Pas de support des optiques sans processeur
  • Plus de connexion NFC (mais qui s'en plaindra ?)
  • Présence de moirage selon la scène photographiée
  • Format RAW propriétaire
En résumé

Le Nikon D7500 est un excellent reflex expert doté des dernières technologies de la marque et qui s'impose comme l'un des meilleurs de sa catégorie. Toutefois, les avantages des reflex s'émoussent petit à petit, voire tendent à disparaître face aux hybrides de plus en plus perfectionnés et performants.

default image
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

Les prix
Nikon D7500
Priceminister 939,00 €
Fnac.com marketplace 992,00 € Voir l'offre
Digixo 1398,90 € Voir l'offre
LDLC 1399,95 € Voir l'offre
Materiel.net 1499,00 € Voir l'offre
Amazon 1549,00 € Voir l'offre
Darty.com 1549,00 € Voir l'offre
Boulanger.com 1549,00 € Voir l'offre
Mistergooddeal 1549,00 € Voir l'offre
Fnac.com 1549,99 € Voir l'offre
Voir plus d'offres
Contenus sponsorisés