Prise en main

Il faut bien avouer qu'à la prise en main, le D7200 ressemble à s'y méprendre au D7100 présenté il y a plus d'un an. Le boîtier reste massif, lourd avec une prise en main franche et sérieuse. Dans le segment des reflex APS-C expert, le modèle de Nikon rentre dans la moyenne avec des dimensions comparables à celles du Canon 70D ou du Sony A77 Mk II. Le boîtier reste donc largement plus imposant et lourd qu'un compact à objectifs interchangeables haut de gamme soit-il, comme l'Olympus OM-D E-M1.

Nikon D7200 test review taille boîtier

Nikon D7200 test review taille boîtier comparaison Sony A7

Prise en main

Le D7200 inspire confiance et vous serez rassuré par la présence d'un châssis en alliage de magnésium qui rend le reflex structurellement solide tout en conservant une certaine légèreté. Une légèreté toute relative, car le D7200 affiche 750 g carte et batterie en place. Le revêtement extérieur est de qualité et la prise en main est agréable. Une bonne impression renforcée par la poignée parfaitement dessinée avec un "creux" pour l'extrémité des doigts bien adapté puisqu'il laisse suffisant d'espace entre la poignée et l'objectif pour rendre accessible deux touches à l'avant. Comme la plupart des reflex de ce niveau de gamme, le D7200 dispose de joints d'étanchéité pour le protéger de la poussière et des éclaboussures.

Nikon d7200 test review joints d'étanchéitéLes joints d'étanchéités du Nikon D7200.

Ergonomie

Un petit tour du propriétaire s'impose donc. Sur l'avant et du côté de la poignée, vous trouverez deux commandes personnalisables Fn et Pv. Pour les deux boutons, vous pouvez associer de nombreuses fonctionnalités comme l'aperrçu, le passage en RAW, différente mesure de lumière ou l'accès au menu personnalisé.

Nikon D7200 test review vue de face capteurVue directe sur le miroir du D7200.

Vous pouvez également associer une fonctionnalité et la possibilité de modifier celle-ci à l'aide de la molette comme les dimensions de l'image, le HDR.

Les deux commandes peuvent être personnalisées pour une utilisation spécifique en visée directe sur écran.

Sur l'autre côté, vous trouverez le centre de pilotage du module autofocus. En effet, le levier associé à un bouton centrale permet à la fois de choisir le mode autofocus (AF ou Manuel), mais également le programme AF en maintenant la commande enfoncée : la molette arrière permettant de passer des mode AF-S à AF-C et AF-A, la molette avant servant alors à choisir le nombre de collimateurs actifs. Plus haut, une touche BKT active le mode bracketing et au-dessus, vous trouverez la commande pour le flash pop-up.

Dessus

Comme pour les autres boîtiers de la gamme D7xxx, le nouveau venu dispose, sur l'épaule gauche, d'un barillet pour le choix du mode d'exposition (PSAM, modes scènes, U1, U2, effets, auto...) doté d'un verrou (bouton central). En dessous, une bague permet de sélectionner la motorisation : Single, rafale rapide / lente, silencieux, retardateur et miroir relevé).

Au dessus du viseur vous trouverez la griffe porte accessoire et les deux entrées micro pour la captation sonore stéréo. Sur l'épaule droite, vous découvrirez un large écran LCD monochrome de rappel. Sur la poignée, viennent se loger une commande pour le mesure d'exposition, une touche pour l'enregistrement vidéo, le déclencheur (avec la couronne pour la mise sous tension), le correcteur d'exposition et enfin une molette de réglage.

Nikon D7200 vue de dessusLe D7200 dispose d'un bel écran LCD de rappel sur l'épaule droite.

Arrière

Le dos du D7200 est également bien fourni. Sur la partie gauche, vous trouverez une série de commandes : lecture, poubelle, l'accès aux menus, des raccourcis pour régler la balance des blancs, la qualité des images et la sensibilité ISO et une "i" qui permet d'accéder à un menu rapide qui malheureusement n'est pas personnalisable. Malheureusement car les options proposées sont pour le moins hétéroclites avec la zone d'image, le mode HDR, le mode de la télécommande ou le réglage de la réduction du bruit électronique.

Nikon D7200 test review menu i (visée optique)Le menu i en visée optique, malheureusement non paramétrable.

De l'autre côté de l'écran, vous trouverez une touche AE-L/AF-L, une seconde molette, un (trop) petit joypad avec un (trop) petit bouton de validation, un levier pour passer en mode visée directe en photo ou en vidéo et une touche info qui permet d'afficher les principaux paramètres de prise de vue.

Nikon D7200 test review menu infoLe panneau récapitulatif qui s'affiche avec la touche Info sur l'écran arrière.

L'écran n'est ni tactile ni orientable. Une lacune incompréhensible quand on sait qu'un D5500 dispose de telles fonctionnalités pour un prix bien moindre. Il faudra donc se "contenter" d'un écran de 8,1 cm affichant pas moins de 1 228 800 points. L'écran est au ratio 4/3 avec la présence d'une bande noire en bas de l'écran afin de ne pas masquer la photo. Malgré l'augmentation du nombre de points, la définition de l'écran reste en 640 x 480 pixels, mais l'écran dispose désormais de 4 sous-pixels Rouge, Vert, Bleu et Blanc, ce dernier servant à augmenter le contraste des images et donc la lisibilité en plein soleil.

Nikon D7200 vue de dosL'écran LCD fixe et non tactile du D7200.

Stockage et alimentation

Batterie

Le Nikon D7200 utilise toujours la batterie EN-EL15 (7V, 1900 mAh pour une puissance de 14 W.h.). Lors de nos tests, nous avons réussi à dépasser plus de 1000 déclenchement avec un seul cycle de charge en utilisation classique photo (pas de Wi-Fi, très peu de vidéo). Voilà qui est bien confortable. Si cela ne suffisait pas, vous pouvez également utiliser une poignée d'alimentation verticale (MB-D15, déjà disponible pour le D7100, vendu environ 200 euros) qui permet d'embarquer 1 batterie supplémentaire pour pratiquement doubler l'autonomie du boîtier. Il également possible, via un accessoire, d'utiliser des piles AA. Le D7200 délivre des informations intéressantes sur l'état de la batterie : niveau de charge en pourcentage et son vieillissement. La recharge d'une batterie nécessite environ 2 heures.

Nikon D7200 test review batterieNikon reconduit la EN-EL15 déjà présente dans le D7100.

Le chargeur du D7200 est assez classique et ne permet pas de visualiser l'état de charge de la batterie. En outre, nous aurions aimé qu'il soit désormais possible de recharger le reflex via une connexion micro-USB (nous aurions aimé une connexion USB 3, mais nous y reviendrons).

Un panneau d'affichage sur l'accumulateur complet.

Carte mémoire

Le D7200 dispose de deux emplacements pour les cartes mémoire. Vous pouvez les utiliser pour augmenter la capacité de stockage, effectuer une copie de sauvegarde ou séparer les fichiers JPEG des RAW. En vidéo, vous pouvez également choisir sur quelle carte écrire les informations.

Nikon D7200 test review carte mémoireDeux slots mémoire, c'est mieux qu'un ! (pensée du jour)

Les deux slots répondent à la norme UHS-I en oubliant que désormais des cartes UHS-II sont disponibles. Dommage.

Visée

viseur

Point de changement de ce côté par rapport au D7100. Mais celui-ci offrait déjà un modèle d'un excellent niveau avec couverture de 100% du champ photographié et un grossissement de 0,94x (soit 0,63x en équivalent 24x36). Il s'agit d'un prisme en toit qui offre une bonne clarté et une excellente précision. Grâce à un panneau LCD, il est possible d'afficher en surimpression de nombreuses informations et notamment les collimateurs AF. Auparavant en rouge, les points AF sont désormais affichés en noir ce qui moins facilement lisible, notamment sur des sujets sombres.

Vous pouvez également afficher une grille d'aide à la composition, un niveau électronique (sur 1 seul axe...), l'information sur le format d'image, le mode noir & blanc...

Dans la barre noire en bas de la visée optique, le D7200 indique également de nombreux paramètres de prise de vue : télémètre électronique, correction d'exposition, vitesse, ouverture, sensibilité ISO...

Écran arrière

Le D7200 dispose naturellement d'un mode visée directe sur écran qui permet à la fois de réaliser des photographies et de filmer. En mode photo, l'affichage est (trop) classique avec la possibilité d'afficher une seule grille d'aide à la composition, un horizon virtuel (toujours un seul axe...), mais aucun assistant comme un histogramme d'exposition, des zébras ou un focus peaking pour aider à réaliser le point avec une optique manuelle.

La touche "i" permet d'accéder à un menu rapide pour modifier certaines options. Malheureusement, ce menu n'est pas personnalisable.

En vidéo, l'affichage bascule en 16/9e et permet de cadrer correctement la scène avant le filmage. De manière assez étonnante, il est possible d'afficher un histogramme d'exposition ainsi que des zébras (nous verrons par la suite que le niveau des zébras n'est pas connu...).

Mise au point et réactivité

Manuelle

En visée optique, la mise au point s'effectue donc... à l’œil. Vous disposez également d'un télémètre électronique (point de confirmation).

En visée vidéo, point de focus peaking, mais la possibilité de zoomer jusqu'à 19x dans l'image afin de bien vérifier la netteté avec une bonne restitution des détails.

Nikon D7200 test review zoom visée optique mise au point manuelleEn visée directe, le zoom 19x pour vérifier la mise au point manuelle.

Autofocus

Le D7200 hérite du module Multi-CAM 3500 II déjà présent dans le Nikon D750 24x36. Il bénéficie donc d'une sensibilité accrue par rapport au D7100 puisqu'il peut accrocher un sujet jusqu'à -3 IL. En pratique, le D7200 s'avère effectivement assez performant en basse lumière.

Le module couvre une bonne partie du cadre de visée, mais nous aurions aimé une répartition des collimateurs plus homogène avec notamment plus de points dans la hauteur. Parmi ses 51 collimateurs, 15 sont en croix jusqu'à f/5,6. Il se réduit à 11 points jusqu’à f/8.


Les 51 collimateurs du Multi-CAM 3500 II

Les différents collimateurs peuvent être utilisés de manière différentes :

Dommage que le D7200 ne dispose pas de la cellule d'exposition sur 91 000 points (comme le D750). En effet, ce capteur supplémentaire vient en renfort pour le suivi AF et sert notamment pour la détection des visages en visée optique.

Suivi autofocus

Le mode suivi 3D de Nikon nous a toujours impressionné et il se révèle impeccable sur le D7200. Nous avons réalisé une série d'image sur une personne se déplaçant rapidement en marchant et le taux de déchet est assez faible. Seules les dernières images, alors que la personnes est assez proche, sont floues.


Nikon D7200 test review suivi autofocus 3d

Le Nikon D7200 dispose d'une Led d'assistance pour la mise au point qui permet d'éclairer une scène afin de faciliter la mise au point.

Répondant

En laboratoire et en visée optique, le D7200 se comporte pratiquement de manière identique au D7100 malgré l'apparition d'un nouveau processeur de traitement des données Expeed 4 et d'un nouveau module AF. Il n'en demeure pas moins rapide avec une mise au point à 0,3 s, une mise sous tension à 0,3 s également. Entre deux photos, le délai est à peine de 0,2 s. Globalement le D7200 est donc un appareil très agréable à utiliser, rapide, nerveux. En visée sur écran, l'autofocus est par contre beaucoup plus poussif et nous sommes loin des standards établis par les boîtiers Micro 4/3. Sur ce point la marge d'amélioration est importante (vous pouvez voir une vidéo de l'autofocus en visée écran dans la partie vidéo).

Le mode rafale atteint bien les 6 i/p, mais ce score est loin d'être exceptionnel puisque le 70D de Canon annoncé en 2013 proposait déjà une cadence rafale à 7 i/s en pleine définition. Pour atteindre cette cadence, il faudra passer en mode 1,3x avec une définition en 15,4 Mpx.

Le D7100 présentait quelques limitations au niveau de la mémoire tampon. Le D7200 enchaine 14 vues en RAW (14 bits) + JPEG, et n'est pas limité en JPEG seulement (au moins 100 clichés).

Connexions

Le D7200 est à la fois complet, mais encore un peu frileux. En effet, le reflex propose une belle panoplie de connecteurs : USB, entrée micro stéréo, sortie casque, HDMI, télécommande, NFC et Wi-Fi. Toutefois, nous aurions aimé une sortie USB 3 plus rapide et pourquoi pas la possibilité de recharger le boîtier via cette dernière.

Nikon D7200 test review connexions

Son au déclenchement

Le Nikon D7200 n'est pas le reflex le plus silencieux du moment et les mouvements du miroir ainsi que l'obturateur offrent un beau claquement "sec". Le boîtier dispose bien d'un mode Quiet (silencieux), mais il atténue que partiellement le son et permet surtout de maintenant le miroir relevé tant que le déclencheur est enfoncé.

Vous pouvez écouter les enregistrement audio des déclenchements du D7200 en cliquant sur la vignette ci-dessous.

Nikon D7200 test review son déclenchement
Déclenchement du Nikon D7200 : single, rafale et mode Quiet.

Modes photo, exposition

L'obturateur propose une plage d'exposition de 30 au1/8000 s avec un mode Bulb. Le D7200 propose une correction d'exposition sur ± 5 IL, ce qui est très confortable. Vous disposez bien sûr d'un bracketing d'exposition sur ± 4 IL qui enchaine 9 vues. Le reflex dispose bien d'un mode HDR, mais celui-ci ne combine que 2 images ce qui est vraiment le minimum pour une photographie HDR. Le D7200 propose également un intervalomètre pour réaliser des timelapses. Des styles d'images sont également disponible pour personnaliser le rendu des clichés en fonction de vos envies.

icono ?

Le D7200 propose à la fois des modes scènes, mais également une série de filtres artistiques comme l'effet miniature ou couleur sélective.

Nikon D7200 test review filtresLe menu effects du Nikon D7200.

Logiciels

La suite de logiciels Nikon — qui comprend Nikon Transfert (pour gérer le téléchargement des images sur un ordinateur avec certaines options : copie de sauvegarde, insertion de données IPTC, de mots clés ou des informations sur le copyright), Movie Creator, Short Movie Creator pour réaliser un montage vidéo, Picture Control Utility 2 et ViewNX-i.

Le changement de logiciel chez Nikon est assez notable pour les fichiers bruts : exit CaptureNX2. Il faudra désormais compter sur CaptureNX-D, déclinaison pour Nikon du logiciel Silkypix déjà utilisé par Pentax ou Panasonic. Avantage certain, il est gratuit.

Cette décision intervient après le rachat par Google de NikSoftware en septembre 2012. Adieu donc les U-Point de CaptureNX. Ce dernier était certes payant et cher, mais il présentait une singularité par rapport à la concurrence. Aujourd'hui, avec NX-D, Nikon propose enfin un logiciel pour exploiter correctement ses fichiers bruts, mais l'interface "à la Silkypix" n'est pas la plus moderne qui soit.

Nikon D750 test logiciel Capture NX-D

Cependant, avec un peu d'entraînement, il possible de traiter correctement ses images, le logiciel proposant la plupart des réglages courants.

Par défaut, Nikon ne livre pas de solution pour travailler en mode connecté. Il faudra donc dépenser 200 € supplémentaires pour "s'offrir" Nikon Camera Control Pro 2 ou utiliser un logiciel capable d'une telle fonctionnalité, comme Capture One Pro.

Il est vraiment dommage que Nikon ne livre pas une solution complète avec ses boîtiers pour traiter ses images ou utiliser toutes les fonctionnalités en mode connecté. On rêve d'un partenariat avec Phase One (Capture One), Adobe (Lightroom) ou pourquoi pas Corel avec AfterShot pour faciliter le travail des professionnels.

Bon point, Nikon propose Picture Control Utility (dans sa version 2) qui prend désormais en compte la clarté. Pour mémoire, ce logiciel permet de définir rapidement des styles d'images sur son ordinateur en jouant avec différents paramètres ou une courbe de valeurs, et d'enregistrer dans son boîtier des réglages personnalisés.

D750 : logiciels, Picture Control Utility 2, capture d'écran

Wi-Fi

Le D7200 dispose d'une puce Wi-Fi. Exit donc les petits modules à ajouter (et acheter) sur la prise USB. Las, l'intégration est assez minimaliste. Le D7200 ne peut se connecter qu'à un appareil mobile et il n'est pas possible de rejoindre un réseau Wi-Fi existant pour un pilotage distant sans fil à partir d'un ordinateur. Vous ne pouvez pas non plus envoyer vos images directement sur un ordinateur relié à un réseau Wi-Fi. Impossible donc pendant un événement d'envoyer les images pour une projection en direct. Le partage des images se fait à partir de l'application mobile.

Nikon application wi-fiNikon application wi-fi
L'application Nikon Wireless Mobile Utility.

En mode télécommande, les réglages sont également très limités, voire inexistants. Dommage. Dans ce domaine Nikon doit vraiment progresser. Plus étrange, la connexion Wi-Fi du D7200 (comme celle du D750) est ouverte. Entendez par là que vous n'avez aucun un mot de passe à saisir sur votre mobile pour vous connecter au reflex. Saisir un mot de passe sans écran tactile est certes toujours une corvée, mais ici, la connexion n'est tout simplement pas sécurisée par défaut. D'autres marques utilisent un QR Code pour appairer les appareils et apporter un minimum de confidentialité. Le D7200 dispose bien d'une puce NFC, mais elle n'intervient que pour faciliter l'appairage. Ici, n'importe quelle personne disposant de l'application Nikon Wireless Mobile Utility (WMU) peut se connecter à votre boîtier et télécharger vos images... Il faudra donc veiller à configurer un mot de passe avec l'application WMU dès la première utilisation.

Gestion du bruit électronique

Comme de coutume, pour notre test, la scène est éclairée sous 200 lux. Le Nikon D7200 est réglé en mode M avec une ouverture fixée à f/5,6 pour une valeur ISO de 100 avec un temps d'obturation de 1/4 s. Dans cette configuration, le gris neutre 18% atteint 50% du signal en JPEG. Pour ce test, nous avons utilisé le Nikkor 18-105 mm positionné à 35 mm. Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100 % et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (NEF, 14 bit, compression sans perte).

Les JPEG

Avec 24,2 millions de pixels effectifs sur un capteur de 23,5 x 15,6 mm, les photosites font environ 3,92 µm de côté.

Tailles des différents capteurs
Comparaison des tailles (agrandies 4x) de différents capteurs.

Peut-on photographier à 100, 200, 400 ou 800 ISO sans la moindre appréhension ? Oui, le D7200 comme la plupart des reflex APS-C actuels est très à l'aise sur cette plage de sensibilités. Même avec une observation à 100% sur écran (HDTV 1080), il n'est pas simple de mettre en évidence des différences. Avec une observation attentive, on peut noter une montée légère de la granulation dans les zones denses (bruit de luminance) ou le lissage des plus fins détails (lignes fines de la carte au centre ou détails dans le billet). Rien de grave donc et vous pourrez "pousser" à 1 600 ISO sans le moindre remord.

Un premier palier est franchi à 3 200 ISO avec un lissage un peu plus appuyé et une granulation un peu plus présente. Sur la carte graphique, les inscriptions sur la sortie VGA (bleue) s'émoussent sérieusement. Mais, les clichés sont encore de la matière, les couleurs sont vives, la dynamique encore importante. Le moutonnement reste "propre" sans pixels colorés et les bordures ne bavent pas. C'est encore du beau boulot.

Les dégradations des fins détails sont bien visibles à 6 400 ISO. La dynamique baisse supprimant au passage les nuances dans les zones sombres. Le lissage, plus marqué, vient raboter les détails de l'image. On évitera donc de recadrer trop sévèrement dans les images. Les 24 Mpx donnent toutefois une bonne souplesse de ce côté. Vous remarquerez les premiers artéfacts sur les plus petits caractères imprimés en blanc sur fond noir. Naturellement, le bruit augmente en passant à 12 800 ISO, mais le grain sait rester fin, peu coloré et assez harmonieux avec une distribution aléatoire. Le dernier cran (25 600 ISO) est finalement peu exploitable : le moutonnement et le lissage rendent l'image peu agréable à regarder à 100% sur écran. Certes on pourra faire quelques tirages 10x15 cm, mais le Nikon D7200 ne vient pas bouleverser la donne dans ce domaine.

Que dire des modes n&b à 51 200 et 102 400 ISO (Hi1 et Hi2) ? Le passage en niveau gris est sans doute une bonne idée pour rendre la granulation plus acceptable.

Mais il est vraiment dommage que Nikon ait bridé son appareil pour ces sensibilités là. Impossible de réaliser un cliché en couleur et impossible de traiter, avec des logiciels spécialisés, les fichiers bruts. Dommage car qui sait si dans quelques années, les algorithmes dans le traitement du bruit électronique n'auront pas progressé de manière importante ? Pour ces hautes sensibilités Nikon ne laisse pas le choix : c'est du JPEG définitif ou rien. Ces deux valeurs sont sans doute des extrapolations logicielles des fichiers bruts à 25 600 ISO, la plage de sensibilités ISO du capteur restant identique à celle du D7100 : 100 - 25 600 ISO.

Comparaison à tirage équivalent

Nous avons choisi de confronter le Nikon D7200 à quelques boîtiers emblématiques actuels, tel le Nikon D7100 (APS-C à 24 Mpx), le Sony Alpha 77 II (APS-C à 24 Mpx) et le Samsung NX1 (APS-C à 28 Mpx).

Nous comparons naturellement les boîtiers à "tirage équivalent". Nous avons "normalisé" les images pour un tirage 40 x 60 cm en 180 dpi, soit une définition de 12 Mpx environ. Les images sont réalisées à 6 400 ISO avec ci-dessous des détails à 100 %.

Attention, les boîtiers ne sont pas équipés d'optiques équivalentes, le piqué initial n'est donc pas le même. Il faut essayer de comparer uniquement le niveau de bruit électronique... Pas si simple.

Entre les deux boîtiers Nikon, le D7200 se montre clairement plus vaillant que son prédécesseur avec un grain plus fin à 6 400 ISO (attention, le D7200 est équipé d'un 18-105 mm, le D7100 d'un 50 mm f/1,4G). Le A77 Mk2 fait également une belle prestation, mais le traitement du bruit électronique apparaît vraiment plus artificiel qu'avec le D7200. Le NX1 est également très étonnant à cette sensibilité. Le bruit est peu visible, mais comme avec le A77 Mk II de Sony, la structure est un peu trop artificielle

Nikon D7200 / 6400 ISONikon D7100 / 6400 ISO
Sony A77 Mk II  / 6400 ISOSamsung NX1 / 6400 ISO

Nous avons également comparé le D7200 au Canon 7 Mark II. Les deux boîtiers sont équipés d'une optique Tamron 24-70 mm f/2,8 VC USD pour faciliter la comparaison.

Nikon D7200 / 6400 ISOCanon 7D Mark II / 6400 ISO

Oscilloscope

Passons certaines images du Nikon D7200 sous l'œil de l'oscilloscope pour un avis plus "mathématique".

Notre outil confirme notre perception visuelle : si les différents paliers sont encore bien visibles à 3 200 ISO, le grain vient "persiller" les zones les plus denses. Un phénomène qui s'amplifie logiquement à 6 400 ISO. Au-delà, les dégradations sont plus importantes avec des transitions moins nettes et une granulation très présente.

Nikon D7200 test review bruit électronique sur grisNikon D7200 – 100 ISO Nikon D7200 test review bruit gamme gris graphique 100 ISO
Nikon D7200 test review bruit gamme gris 3200 ISONikon D7200 – 3 200 ISO Nikon D7200 test review bruit gamme gris graphique 3200 ISO
Nikon D7200 test review bruit gamme gris 6400 ISONikon D7200 – 6 400 ISO Nikon D7200 test review bruit gamme gris graphique 6400 ISO
Nikon D7200 test review bruit gamme gris 12800 ISONikon D7200 – 12 800 ISO Nikon D7200 test review bruit gamme gris graphique 12800 ISO

Les fichiers bruts

Nous mesurons également le bruit de fond du capteur en reconduisant le protocole de test précédent, mais dans le noir complet avec un bouchon sur l'objectif.

Le graphique ci-dessous représente la déviation standard (donc le bruit) pour les différents pixels colorés : rouges, verts, bleus, et verts. Pour simplifier les résultats, nous n'affichons ici les résultats que pour l'une des séries des pixels verts.

Nikon D7200 bruit dans fichier brut

Exposition, RAW

LATITUDE D'EXPOSItion

Pour vérifier la latitude d'exposition d'un point de vue "artistique", nous avons photographié notre scène test sur une plage de +/-5 IL et corrigé les fichiers bruts avec CaptureNX-D (Adobe Lightroom ne gère pas, à l'heure de la rédaction de cet article, les fichiers NEF du D7200) afin d'obtenir une exposition similaire. Nous vérifions que les images sont semblables avec une latitude de correction de +/-4 IL (50% du signal sur le gris neutre 18%)`:

Pour les images surexposées, il est possible de récupérer facilement 1 IL, mais au-delà, les fichiers perdent des informations dans les hautes lumières.

Il est toujours plus facile de récupérer des informations dans les basses lumières. On peut donc ici classiquement remonter des détails jusqu'à -3 IL sans aucun problème. À -4 IL, le bruit commence à être clairement visible et on observe une dérive colorimétrique. Celle-ci s'accentue à -5 IL.

Mode vidéo

Alors que Nikon fût la première marque à "dégainer" un reflex vidéo avec le D90, la marque n'arrive pas à pousser le concept plus loin avec des modèles plus polyvalents. Le D7200 est à l'image de cette inertie

Formats vidéo

Le D7200 enregistre les vidéos au format MPEG-H (H.264 / AVC) et malgré la présence d'un nouveau processeur Expeed 4, il faudra choisir le mode recadrage 1,3x pour atteindre des cadences d'enregistrement en 60/50p.

Pour aller un peu plus loin, il aurait été intéressant de proposer un mode d'enregistrement 1 pour 1 (la zone de capture faisant réellement 1920 x 1080 px sans sous-échantillonnage) afin de limiter les effets de moirage et d'aliasing. Toujours aucun format en 4K (télé / ciné)

Formats d'enregistrement disponibles

  • HDTV 1080 à 60/50/30/25 et 24p (mode recadrage 1,3x)
  • HDTV 720 60/50p (mode recadrage 1,3x)
  • HDTV 1080 à 30/25 et 24p
  • HDTV 720 60/50p

Attention, les véritables cadences sont les suivantes : 60 (59,940), 50, 30 (29,97), 25 et 24 (23,976) ips en HDTV 1080

Encodage

  • Toutes les vidéos sont encodées en H.264 (AVC) 4:2:0 et en 8 bits avec différents débits selon le mode choisi High ou Norm.
  • Norm : 13 Mbits/s
  • High : 21 Mbits/s

Fonctionnalités et Assistants

réglages

S'il est possible de modifier la sensibilité ISO et la cadence d'enregistrement pendant le filmage, vous ne pourrez pas jouer sur l'ouverture des optiques depuis le boîtier. Il faudra donc présélectionner l'ouverture avant d'enclencher l'enregistrement. Les différents styles d'images sont disponibles à l'enregistrement et notamment le mode Flat (neutre) qui facilite le travail sur le contraste en postproduction. Vous pouvez également filmer avec les effets spéciaux avec des cadences d'enregistrement moindre. Cela fonctionne particulièrement bien avec le mode miniature.

Assistants

Le D7200 ne dispose toujours pas d'un focus peaking pour faciliter la mise au point pendant l'enregistrement. Le zoom dans l'image fonctionne, mais uniquement avant le filmage. Le reflex propose comme le D750 ou le D810, de zébras d'exposition. Mais, car il y a un mais, vous n'aurez aucune information sur le niveau de ces zébras et vous ne pourrez pas choisir une valeur (70% pour un visage caucasien par exemple). Bref, autant dire qu'ils ne seront pas vraiment utiles. Vous disposerez d'un histogramme d'exposition.

Autofocus

Le mode AF-F (Full Time) fonctionne bien, mais reste lent avec de nombreux effets de pompage. En pratique, il sera difficile d'utiliser ce mode autofocus dans une production vidéo classique et on préféra un mode manuel. Vous pouvez voir ci-dessous la réactivité de l'autofocus en vidéo.

Sortie HDMI et connectique

D'après Nikon, la sortie HDMI est Clean, c’est-à-dire non compressée. Il est donc possible d'enregistrer le flux vidéo sur un appareillage externe avec des débits supérieurs et une compression des couleurs moindre 4:2:2 contre 4:2:0. Attention, le flux sortant du reflex reste sans doute en 4:2:0 (nous n'avons pas effectué de test pour confirmer cela), l'encapsulage dans un conteneur 4:2:2 ne devrait pas changer la qualité. Le D7200 propose une entrée micro stéréo (mini-jack 3,5 mm) et une sortie casque pour vérifier la qualité de la captation sonore.

Précision

En mode DX (limité à 30/25p), l'image délivrée par le D7200 est assez classique des reflex : assez précise, mais douce. Vous noterez de nombreux artéfacts de moirage également.

Test review Nikon D7200 mode vidéo

Si vous souhaitez filmer en 60/50p, il faut obligatoirement passer en mode 1,3x. Malheureusement, nous avons noté une baisse visible de la qualité d'image dans ce cas là, comme vous pouvez le constater ci-dessous.

Vous pouvez comparer les images du D7200 avec différents reflex et COI.

Samsung NX1 hdtv 1080 extrait100%

Canon 7D Mark II extrait vidéo HDTV 1080 25p

Nikon D810

Canon 5D Mark III 1080 25p

La différence entre le mode DX et 1,3x est-elle visible sur une scène plus classique ? C'est ce que nous avons cherché à voir : sur notre paysage, le mode 1,3x rend la vidéo beaucoup plus douce et la différence est bien visible sur un écran de télévision.

Nikon D7200 test review videoMode DX à gauche / 1,3x à droite.

Rolling shutter

Les effets de rolling shutter sont visibles aussi bien en HDTV 1080 25/50 p.

Nikon D7200 test review video rolling shutter 50pEffet de rolling shutter à 50p.

Conclusion vidéo

Au final, le Nikon D7200 est un reflex plutôt mitigé en vidéo. En effet, pour le mode d'enregistrement désormais standard (1080 50p), le mode 1,3x rend l'image vraiment douce et peu précise. Nous déplorons l'absence d'assistants vraiment utilisables (peaking, zébras avec niveau...) ainsi que la possibilité de jouer avec l'ouverture de l'optique depuis le boîtier pendant le filmage. Il est par contre intéressant de pouvoir appliquer des rendus (style d'images) et le son est correctement géré (prise micro, casque).

Toutefois, nous ne comprenons pas vraiment pourquoi Nikon n'investit pas plus sur ce créneau en proposant un boîtier "toutes options" en vidéo avec un vrai focus peaking, des codecs d'enregistrement plus qualitatif (compression intra, du RAW), une large palette de formats (2K, 4K...), des cadences plus élevées (120 ips...), des assistants pour la mise au point ou l'exposition dignes de ce nom.

Contrairement à Canon ou Panasonic qui doivent jouer avec les susceptibilités des divisions photo et vidéo, Nikon n'a aucun département vidéo à épargner et pourrait donc proposer un boîtier très performant dans ce domaine. Comme nous avons pu l'entendre lors de notre entrevue à la photokina, la marque se focalise avant tout sur la photo.

Exemples à télécharger

Samsung NX1 4K Tele 25p : carnaval (269 Mo)

Samsung NX1 4K Tele 25p : carnaval-2 (250 Mo)

Samsung NX1 HDTV 1080 50p : carnaval-3 (100 Mo)

Exemples de photos

Pour tester le Nikon D7200 en conditions réelles nous avons décidé de l'emmener à la Foire du Trône, située Pelouse de Reuilly à Paris, la nuit.

Nikon D7200 exemple 1

Le capteur s'affranchit très facilement des hautes sensibilités et délivre une image douce à la granulation fine même à 3200ISO.

Nikon D7200 exemple 2

Là encore, pas de difficulté particulière à monter en sensibilités, mais on note une dynamique de capteur assez courte en JPEG, obligeant à cramer les hautes lumières.

Nikon D7200 exemple 3

Le Lissage intervient de façon visible à 6400ISO et brouille les plus fins détails. Par ailleurs on note là aussi une dynamique d'image assez réduite. Notez que l'optique de kit 18-105mm f/3.5-5.6 offre un piqué de bon aloi.

Nikon D7200 exemple 4

Pas de miracle: il faut un grand capteur pour créer des flous d'arrière-plan onctueux, et le format APS-C du D7200 sied parfaitement à l'exercice. Les couleurs restent relativement neutres et surtout la granulation se fait discrète.

Nikon D7200 exemple 5

Le module Multi-CAM 3500DX à 51 collimateurs a su gérer la mise au point correctement sur ce sujet pourtant plongé dans une faible lumière. Le suivi autofocus accroche bien sa cible et ne la lâche plus !

Nikon D7200 exemple 6

Il aura fallu monter à 25600 ISO pour figer l'expression de cette demoiselle au volant de son karting. Malheureusement à cette sensibilité les fins détails disparaissent.

Nikon D7200 exemple 8

À 800ISO l'image est particulièrement propre, les couleurs douces et justes. En revanche nous sommes à la limite de la surexposition impardonnable ce sur ce genre de scène.

Nikon D7200 exemple 9

À 400ISO l'image est très propre et les tonalités de couleurs conservées.Les fins détails gardent une très belle tenue, le bruit est quasi invisible.

Nikon D7200 exemple 10

En étendant la plage d'utilisation de la sensibilité à H+1 soit un équivalent 51200ISO, Nikon permet à son D7200 de naviguer dans les très hautes sphères de le la sensibilité. Malheureusement (tout comme le mode H2) il n'est pour le moment disponible qu'en noir et blanc et en JPEG. La qualité d'image sera à réserver aux cas de force majeure tant le lissage est important. Mais globalement le couple capteur - processeur Expeed 4 réalise plutôt un très bon travail

Nikon D7200 exemple 11

La aussi le module autofocus réalise le point sans la moindre hésitation. Le temps de pose est un peu trop faible pour figer le bateau totalement, mais la qualité d'image reste très élevée.

Nikon D7200 exemple 12

À la Foire du Trône, il n'y a pas que des gens qui s'amusent...L'attente doit être quelque peu ennuyeuse pour ce forain tapis dans l'ombre.

Nikon D7200 exemple 13

Au grand angle, la déformation n'est pas systématique. La correction de vignettage réalise un bon travail et le piqué est plutôt intéressant pour une optique de kit à partir du moment où on ferme son diaphragme.

Nikon D7200 exemple 14

Solitude, ennui, simple plaisir de se défouler ? La Foire du Trône accueille une foule de famille et de jeunes... On remarque là aussi que sous une lumière artificielle le Nikon D7200 tend vers les jaunes. Un problème facilement solvable en Raw, mais qui gâche le plaisir d'image si vous ne travaillez qu'en JPEG.

Nikon D7200 exemple 16

Même phénomène ici aussi, la balance des blancs tire clairement vers le jaune. Il a fallu aussi que nous corrigions la correction d'exposition pour ne pas avoir de lumières brûlées sur la blouse. En tout cas les 800ISO ne sont qu'une simple formalité pour le capteur du Nikon D7200.

Verdict

Nikon D7200 test review recommandé

Lors de la présentation du D7200 par Nikon France, nous étions un peu déçu par le manque de nouveautés dans le reflex APS-C haut de gamme de la marque. Certes le processeur de traitement des données Expeed 4 est nouveau (il équipe toutefois déjà une bonne partie de la gamme reflex Nikon...), le module autofocus est plus sensible, une puce NFC fait son apparition et une mémoire cache plus importante pour stocker plus d'images RAW / JPEG en mode rafale... Nombreux étaient ceux qui attendaient plus du D7200 surtout qu'un reflex APS-C plus "professionnel" se fait toujours désirer.

Après quelques jours passés en compagnie du D7200, notre impression n'évolue finalement pas beaucoup. Oui, le D7200 est un très bon reflex photo. La prise en main est agréable, le viseur est large, lumineux, précise et confortable, le module autofocus est l'un des meilleurs du moment dans cette catégorie d'appareil, le mode rafale à 6 ips est suffisant pour envisager de la photo d'action ou sportive... Mais attention, certains boîtiers moins onéreux comme le Sony Alpha 6000 savent aligner 10 images par seconde avec un suivi autofocus !

Coté qualité des images, le capteur délivre de belles images jusqu'à 6 400 ISO, ce qui rend le D7200 plutôt polyvalent et à l'aise dans différentes ambiances lumineuses. Sur tous ces points, le reflex APS-C haut de gamme de Nikon répond présent. Si le module Wi-Fi est conservé, il faut impérativement que Nikon fasse évoluer son application qui aujourd'hui est vraiment trop limitée.

Le D7200 est donc un reflex efficace, performant, sérieux. Un peu trop sérieux ? Non, mais il aurait été de bon ton que Nikon propose plus de nouveautés pour séduire le photographe déjà équipé en D7100 qui ne sera peut être pas très enclin à l'abandonner au profit du nouveau venu. Pourquoi ne pas avoir adopté un écran tactile et orientable comme sur le D5500 ? Deux petites innovations qui permettent de décupler sa créativité en photo avec des cadrages différents et des prises de vue parfois plus discrètes. Il faudrait également que les ingénieurs se penchent sérieusement sur la réactivité de l'autofocus en visée directe sur écran. En l'état actuel, la mise au point est encore trop poussive pour être utilisée en photo ou en vidéo. Là encore, Nikon se fait distancer par la concurrence. Samsung, avec le NX1, nous prouve qu'il est possible d'innover dans ce domaine et que les limites ne sont pas encore atteintes !

En vidéo, nous avons les mêmes reproches : le D7200 sait filmer, mais il manque sérieusement d'audace. Toujours aucune trace de format 4K (télé / ciné), aucun assistant digne de ce nom. Les styles d'images sont un bon début, mais il serait intéressant de pouvoir enregistrer avec une courbe Gamma Log (et pourquoi pas en RAW) pour augmenter la dynamique.

Nous le répétons, le D7200 est un très bon boîtier (plus photo que vidéo), avec une excellente qualité d'image qui mérite amplement son recommandé, mais qui manque un peu de panache et d'innovation. La marque ne doit pas s'endormir sur ses lauriers et coller au plus près des avancées technologiques.

Face à la concurrence

Canon 70D face nu vue sur le capteur 20 Mpx

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Canon 70D. Présenté en juillet 2013 (il y a presque 2 ans donc, un successeur devrait logiquement arriver...) le 70D reste aujourd'hui une alternative crédible au D7200. Le reflex de Canon intègre un capteur moins pixelisé et moins performant dans les hauts ISO. C'est le prix à payer pour 2 années de retard. Toutefois, le reflex Canon avait déjà quelques longueurs d'avance qu'il conserve : un écran LCD orientable et tactile, une rafale à 7 ips.

Le D7200 prend l'avantage sur son concurrent avec un module autofocus plus musclé : 51 collimateurs contre 19 (mais attention 15 croisés chez Nikon contre 19 chez Canon) et une bien meilleure sensibilité - 3IL contre -0,5 IL. Pour le reste, les différences sont plus ténues, mais toujours à l'avantage de Nikon : visée 100% contre 98%, mode vidéo HDTV 1080 50p contre 1080 25p, écran LCD un peu plus grand chez Nikon, plage ISO plus étendue...

Test - Canon 70D

Nikon D7200, Canon 70D, Pentax K-3 : le comparatif sur papier

Sony Alpha 77 Mark II

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Sony Alpha 77 II. Plus récent (mai 2014), le boîtier APS-C haut de gamme de Sony est un concurrent encore plus agressif vis-à-vis du D7200. L'A77 Mk II dispose d'une stabilisation par déplacement du capteur qui fonctionne avec toutes les optiques, il intègre un écran LCD orientable (mais pas tactile) et sa visée, certes électronique, présente un meilleur grossissement (0,71x contre 0,61x) que celle de son concurrent. Enfin, le mode rafale grimpe à 12 ips avec suivi autofocus et un module qui comprend 79 collimateurs (dont 15 en croix). En vidéo, l'A77 2 conserve l'avantage d'un enregistrement HDTV 1080 à 60/50p avec un autofocus réactif.

Côté Nikon, on met en avant la visée optique claire et moins capricieuse la nuit venue. Le rendu des images, dans les hautes sensibilités, joue également en faveur du D7200 avec un grain plus fin et une plage ISO plus large. Vous apprécierez la (bien) meilleure autonomie du reflex Nikon (pratiquement le double) ainsi que la parc optique nettement plus développé.

Test - Sony Alpha 77 II

+
  • Excellente gestion du bruit électronique jusqu'à 6 400 ISO
  • Viseur optique 100% avec un bon grossissement. Visée claire et confortable.
  • Excellente qualité de fabrication (finition contre les intempéries)
  • Module autofocus sensible en basse lumière
  • Module autofocus efficace en suivi 3D et large couverture AF.
  • Boîtier globalement réactif
  • 2 emplacements pour carte mémoire
  • Flash pop-up. Pilotage de flashes distants sans fil
  • Connexion Wi-Fi / NFC pour un pilotage distant
  • Mode rafale à 6 ips avec suivi autofocus
  • Bonne autonomie de la batterie (plus de 1000 vues)
  • Aide contextuelle dans les menus
  • Entrée micro et sortie casque pour la vidéo. Sortie HDMI non compressée
  • Bracketing d'exposition sur 9 vues. Intervallomètre
  • Parc d'optiques en monture F important
  • Pas d'écran orientable ni tactile (mais pourquoi ?!)
  • Autofocus trop lent en visée directe sur écran, notamment par rapport aux COI
  • Pas d'histogramme d'exposition en visée directe photo
  • Pas de focus peaking en vidéo
  • Pas de vidéo 4K. Obligation d'effectuer un crop 1,3x pour le mode 60/50p. Mode vidéo 1,3x moins précis.
  • Impossibilité de changer l'ouverture pendant le filmage
  • Ancien module de mesure de lumière (pas de reconnaissance des visages en visée optique)
  • Pas de déclenchement réellement silencieux
  • Pas d'USB 3 (pas de recharge par USB). Connexion Wi-Fi non sécurisée par défaut
  • Pas de mode panoramique par balayage
  • Logiciel Nikon WMU vraiment minimaliste (aucun réglage de l'appareil possible à distance)
  • Peu d'optiques professionnelles au format DX.
  • Niveau électronique sur 1 seule axe (!!)
  • Commandes non rétroéclairées pour faciliter le travail dans la pénombre
  • Pas de puce GPS intégrée
  • Format RAW propriétaire (.NEF)
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

Les prix
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