Capteur- 24 x 35,9 mm Cmos, 24,3 Mpx effectifs sur un total de 24,7 Mpx.
Monture- F (avec couplage AF et contact AF)
Optique livrée/ selon kit
StabilisationNon. Stabilisation selon les optiques.
AntipoussièreOui
Viseur- Pentaprisme. Couverture de champ 100%. Grossissement 0,7x. Dégagement occulaire de 21 mm.
ÉcranLCD de 8 cm de diagonal. Ratio d'image 4:3. 921 000 points (définition 640x480 pixel VGA).
Mise au point- visée optique : TTL par corrélation de phase. Multi-CAM 4800. 39 points AF (y compris 9 capteurs en croix, les 33 points centraux sont disponibles à des ouvertures inférieures à f/5.6 t supérieures à f/8, tandis que les 7 points AF sont disponibles à un
Modes autofocus- AF-S, AF-C, AF-A (automatique). suivi 3D.
Mesures d'expositionMesure matricielle 3D II (objectifs D et G). Mesure pondérée centrale ou spot. Correction d'exposition sur +/- 5 IL. Bracketing d'exposition jusqu'à 3 vues de 1/3 à 3 IL.
Modes d'expositionAuto, Scène (Portrait, Paysage, Enfants, Sport, Gros plan, Portrait de nuit, Paysage de nuit, Fête/intérieur, Plage/neige, Coucher de soleil, Aurore/crépuscule, Animaux domestiques, Bougie, Floraison, Couleurs d'automne, Aliments, Silhouette, High-key, Lo
Vitesse d'obturation1/4000 à 30 s. Synchro flash au 1/200 s.
Motorisation5,5 vps
Sensibilité ISO100 - 6400 ISO par incréments d'1/3 ou 1/2 IL. Réglable sur environ 0,3, 0,5, 0,7 ou 1 IL (équivalent à 50 ISO) en dessous de 100 ISO ou environ 0,3, 0,5, 0,7, 1 ou 2 IL (équivalent à 25 600 ISO)
MémoireDeux emplacements SD, SDHC, SDXC (UHS-I).
AlimentationAccumulateur Li-ion EN-EL15
ConnexionUSB 2, HDMI (mini de type C), télécommande, module GPS
DimensionsEnviron 141 x 113 x 82 mm
Poids850 g
LogicielsNikon ViewNX2
Dans la boîteAccumulateur Li-ion EN-EL15 (avec cache contacts), chargeur d'accumulateur MH-25, volet de griffe flash BS-1, œilleton en caoutchouc DK-21, protège-moniteur ACL BM-14, bouchon de boîtier BF-1B, protecteur d'oculaire DK-5, courroie AN-DC8, câble USB UC-E15

Caractéristiques

Nikon D600 test review avis

Nombreux sont ceux qui ont rêvé d'un reflex 24x36 abordable dont le prix se situerait entre 1500 et 2000 euros. Nikon exauce, presque, ce rêve avec le D600 proposé à sa sortie à 2100 euros. Si la fiche technique n'est pas très innovante (pas d'écran tactile, pas d'écran orientable, absence Wi-Fi et GPS, pas de nouveau système autofocus pour la vidéo...), le D600 se présente comme un excellent reflex photographique.

Vous retrouverez par exemple un viseur optique 100% qui fait cruellement défaut sur le D700, un capteur 24 Mpx capable de filmer en HDTV 1080 à 30,25 et 24 VPS (sortie HDMI non compressée), le module autofocus du D7000 (39 points) et un module de mesure 2016 points pour la reconnaissance de scène.

L'obturateur est limité au 1/4000 s, mais l'électronique du boîtier est capable d'avaler une rafale à environ 5,5 vps. Pour stocker les images, le D600 dispose de deux emplacements pour cartes SD (UHS-I).

Le reflex dispose d'un flash intégré qui permet à la fois de déboucher un contre-jour, mais également d'accéder au système CLS pour piloter les flashes distants sans fil.

En attendant l'arrivée du Canon 6D, le nouveau reflex 24x36 Nikon a-t-il de quoi séduire le photographe à la recherche du plein format ?

Réponse dans notre test.

Prise en main

Nikon D600 face sans objectifLa monture F du D600 dispose d'une motorisation qui permet de contrôler l'autofocus d'optiques non SWM.

Le Nikon D600 est un petit reflex se situant à mi-chemin entre le modèle APS-C, le D7000 et le plein format D800. La construction est de bon aloi et le boîtier dispose du même niveau de fabrication et de résistances aux intempéries que le D800, son frère aîné. Le revêtement est agréable et le D600 inspire confiance.

Dès les premières manipulations, nous avons toutefois noté quelques désagréments. Ainsi, la poignée est assez courte et la préhension peut s'avérer pénible au bout de quelques heures. Sur ce point, une poignée un peu plus volumineuse et plus arrondie (comme sur le Canon 6D) aurait été un peu plus. Le joypad est également un peu petit pour être facilement manipulable. Là aussi, le D800 dispose d'un modèle plus large et donc plus confortable.

Le D600 est sensiblement plus léger que le D800 (environ 100 g de moins) et au bout d'une journée, la différence est appréciable.

Ergonomie

Vue de dessus, le D600, ressemble beaucoup reflex APS-C D7000 et vous retrouverez donc sur l'épaule gauche le double barillet de commandes qui permet de choisir à la fois le mode d'exposition (P,S,A,M...) et la motorisation du boîtier. Sur les modèles «pros» (D700, D800, D4...) la molette pour le choix du mode d'exposition n'existe pas et seule la motorisation est conservée. Certains photographes apprécieront la possibilité d'accéder rapidement à des réglages pré-enregistrés (U1/U2) alors qu'il faut rentrer dans des menus pour sélectionner les jeux de réglages, certes plus nombreux, A,B,C et D sur les reflex plus haut de gamme.

Sur l'épaule droite, vous trouverez plus classiquement une commande pour la mesure d'exposition et une autre pour la correction d'exposition ainsi que le déclencheur serti d'une couronne pour la mise sous tension. Une touche pour lancer l'enregistrement vidéo est également présente sur la poignée. Celle-ci ne fonctionne qu'en mode vidéo (il faut placer le levier dans la bonne position) et il est malheureusement impossible d'associer cette commande à une autre fonctionnalité. Dommage également qu'il soit impossible de lancer l'enregistrement vidéo automatiquement depuis cette touche pour filmer dans l'urgence. Notez que cette commande est également assez petite et finalement peu accessible en «aveugle».
Un écran LCD de rappel est disponible l'épaule droite du reflex.

Toujours sur le dessus, vous remarquerez la griffe porte accessoires qui permet naturellement de fixer un flash, mais également différents matériels comme un micro pour l'enregistrement vidéo.

Le dos du D600 est une sérieuse refonte de celui du D7000 et se situe entre le reflex APS-C et le D800. Sur la gauche, vous retrouverez une colonne de touches à double entrée (lecture / prise de vue). Par rapport au D7000, une nouvelle commande s'intègre. Elle permet d'accéder rapidement au menu retouche (mode lecture) ou aux styles d'image (prise de vue). Les touches lecture et poubelle chapeautent toujours cette colonne. Les commandes rapides (maintient des touches rouges et vertes) pour formater une carte ou réinitialiser les options du boîtier sont toujours présentes. À droite de l'écran, les changements sont encore plus sensibles. La gâchette bien pratique du D7000 disparait au profit d'un levier qui permet de passer d'une visée directe sur écran en photo ou en vidéo. L'intérêt ? Pouvoir cadrer au format 16/9 avant de lancer l'enregistrement, ce qui n'était pas possible auparavant.

Nikon D600 test review dosLa vitre de protection de l'écran LCD est un plus toujours appréciable et unique chez les fabricants de reflex.

Le joypad (8 directions) avec commande de validation au centre est plus petit que les D800/D7000. Dommage, car il s'agit d'une commande essentielle à la fois pour naviguer dans les menus, mais également déplacer le point AF pour décaler par exemple la mise au point. Ce n'est pourtant pas la place qui manque.

Menus

La logique des menus Nikon est maintenue sur le D600. Les réglages sont très nombreux et les menus donc très longs et fastidieux. Les photographes habitués aux boîtiers Nikon seront comme chez eux, les autres seront sans doute assez déconcertés devant la profusion d'options. Heureusement, il est possible de personnaliser un menu avec les fonctionnalités que vous utilisez le plus souvent. Voilà qui vous évitera sans doute de nombreux allers-retours dans les menus.

Bruit au déclenchement

Le D600 semble plus discret que le D800 sur des déclenchements similaires. Vous pouvez écouter les enregistrements sonores en cliquant sur les vignettes ci-dessous. En labo, la mesure sans objectif donne pourtant le même résultat : 85,6 dB (76 dB avec le 50 mm f/1,8). Le son est différent, plus feutré sur le D600, alors que le D800 est plus métallique. Autre point intéressant, le mode Quiet, ne change que très peu le niveau sonore qui atteint 84 dB.

Toutefois, le reflex 24x36 Nikon reste plus bruyant que le Canon 5D Mark III en mode S (silencieux).

Nikon D600 test review son déclenchement
Enregistrement sonore du Nikon D600 : déclenchement simple, rafale et mode Quiet.

Nikon D800 test review déclenchement
Enregistrement sonore du Nikon D800 : déclenchement simple, rafale et mode Quiet.

Canon 5D Mark III son déclenchement normal et silencieux
Vous pouvez écouter le son du déclenchement du 5D Mark III en mode normal (simple et rafale) et silencieux (simple et rafale) en cliquant sur la vignette.

Logiciels

Pas d'évolution du côté des logiciels. Nikon livre le D600 avec la suite de logiciel Nikon qui comprend Nikon Transfert (qui permet de gérer le téléchargement des images sur un ordinateur avec certaines options : copie de sauvegarde, insertion de données IPTC, des mots clés ou des informations sur le copyright). Vous trouverez également Movie Creator et Short Movie Creator pour réaliser un montage vidéo et ViewNX 2.

Nikon D800 test review logiciel ViewNX2Nikon ViewNX2.

Le logiciel permet de visualiser ses images (Raw / JPeg), de les classer (notation, mots clés, géolocalisation...) et de les éditer. Les possibilités sont assez limitées et il vous faudra investir dans une autre solution pour tirer la quintessence des fichiers du D600 comme Capture NX2 (solution privative de Nikon), Adobe Lightroom 4, Capture One ou Corel AfterShot Pro.

Nikon D600 logiciel short Movie CreatorModule d'édition des fichiers vidéo : Short Movie Creator.

Par défaut, Nikon ne livre pas de solution pour travailler en mode connecté. Il faudra donc dépenser encore 200 euros pour «s'offrir» Nikon Camera Control Pro 2 ou utiliser un logiciel capable d'une telle fonctionnalité comme Capture One Pro.

Il est vraiment dommage que Nikon ne livre pas une solution complète avec ses boîtiers pour traiter ses images ou utiliser toutes les fonctionnalités en mode connecté. Sur ce plan, Canon est beaucoup plus généreux.

Alimentation, stockage

Nikon D600 autonomie

Le Nikon D600 utilise la batterie EN-EL15 (Li-Ion) qui équipe déjà le D700 et le récent D800. Nikon annonce une autonomie CIPA de 900 vues. Dans le cadre d'une utilisation classique nous avons pu réaliser plus de 800 déclenchements et une dizaines de minutes de vidéo avec une charge complète. Étonnamment, certaines fonctionnalités sont assez gourmandes en énergie comme l'intervallomètre qui limite l'autonomie à 325 vues...

Le D600 dispose de deux lecteurs de cartes au format SD (compatibles UHS-I). La gestion des deux cartes est complète. Vous pouvez utiliser le second emplacement pour dupliquer les images (mode sécurité), copier uniquement les JPeg ou la vidéo ou être utilisé en simple extension de stockage. Un petit joint d'étanchéité est présent tout le long de la trappe.

Nikon D600 prise en mains cartes mémoireLe format SD s'impose de plus en plus dans les reflex.

De l'autre côté et sous les caches, vous trouverez tous les connecteurs du boîtier. Les vidéastes apprécieront l'entrée micro et la sortie casque afin d'avoir un contrôle complet de la prise sonore. En outre, le D600 dispose d'une sortie HDMI non compressée qui permet d'obtenir des vidéos avec des débits importants et d'effectuer des retransmissions en direct (cf. partie vidéo). Le D600 dispose également d'une connexion USB, mais celle-ci reste malheureusement «scotchée» à la norme 2, alors que le grand frère bénéficie de débits plus généreux avec un USB 3.

Nikon D600 prise en mains connexionsToujours pas de Wi-Fi ni de GPS intégré dans les boîtiers Nikon.

Toujours pas de GPS intégré (contrairement au Canon 6D). Il faudra encore utiliser un accessoire externe pour géolocaliser ses images. Nikon aimant à priori se compliquer la vie, la marque à choisi de ne pas rendre compatible le connecteur Wi-Fi déjà disponible pour le D3200 (le WU-1a). Il faudra donc investir dans le WU-1b qui permettra d'envoyer vos images sur un smartphone (taille personnalisable) pour ensuite les transférer en 3G. Un mode télécommande avec retour du Liveview est également disponible.

Antipoussière, stabilisation

Nous avons manipulé le D600 pendant 15 jours en changeant régulièrement d'optiques. Au terme de notre période d'essai, nous avons effectué une image à f/29 afin de mettre en évidence les éventuelles poussières. Vous pouvez cliquer sur la vignette ci-dessous pour visualiser l'image à 100%

Nikon D600 antipoussiere

Seules quelques tâches sont réellement dommageables pour les clichés, mais globalement le capteur est constellé de petits points noirs qui seront plus ou moins visibles selon vos images (paysages, macro, portrait...). Le système automatique n'étant pas le plus performant, il est conseillé de nettoyer régulièrement le capteur (cf. article comment bien nettoyer son appareil photo).

Flash

Nikon D600 avec flash intégré

Le D600 dispose d'un flash pop-up intégré de nombre guide 12 (en m et à 100 ISO). Celui-ci permet de déboucher un contrejour ou éclairer une scène complètement sombre.

Nikon D600 sans flash / flashUn portrait avec le soleil dans le dos du modèle sans flash (gauche) et avec un petit éclair pour déboucher à droite.

Globalement et en mode tout auto, le Nikon D600 expose correctement les photos réalisées avec le flash intégré sans cramer les visages.

Nikon D600 portrait flash

Le flash intégré permet également et surtout de bénéficier du CLS (Creative Lighting System) soit la possibilité de piloter des flashes distants sans fil pour monter rapidement un petit studio photo. Avec un simple simple flash externe (SB600) déporté permet d'obtenir une lumière plus valorisante pour le modèle.

Nikon D600 exemple 12
Nikon D600 exemple 14

Visée, autofocus

Le viseur optique

Le viseur précis à 95% du Nikon D700 a été beaucoup décrié par les photographes qui apprécient les cadrages précis. Il est vrai que les 12 Mpx du capteur limitent le potentiel de recadrage avec le D700. Le nouveau D600 n'a pas les mêmes contraintes avec les 24 Mpx et Nikon a écouté la leçon est propose un viseur 100%. Une véritable aubaine pour un boîtier situé dans l'entrée de gamme du plein format.

La visée est claire, précise et il est possible d'afficher certaines informations (quadrillage de visée, collimateurs AF...). Malheureusement, le D600 ne dispose pas de niveau électronique visibles dans le viseur pour cadrer «droit». Le dégagement oculaire est bon (21 mm) et les porteurs de lunettes seront plutôt à l'aise avec le boîtier pour viser à l’œil.

La visée écran

Dans différentes situations (packshot, vidéo) il est intéressant d'utiliser la visée sur écran du D600. Celui-ci affiche 921 000 points dans un format 4:3. Avec des images en 3:2 (ration du capteur), l'écran laisse apparaître une bande noire en bas de l'écran qui permet d'afficher les informations de prise de vue. Au final, la visualisation de la scène ne fait que 640x427 pixels (affichage total de 640x480 pixels). Il n'est pas possible d'afficher un histogramme d'exposition pendant la visée directe, par contre, vous pouvez afficher une grille de composition ou un horizon artificiel.

Nikon D600 visée sur écran option d'affichage

L'affichage de l'écran LCD est fluide dans pratiquement toutes les situations. Même dans la pénombre, les images sont granuleuses, mais il n'y a pas de phénomène de rémanence. Le rendu de l'écran est honnête avec une température des couleurs calée à 6500 K et un Delta E94 moyen à 3,3 (ce qui est très bon). Le contraste moyen est assez élevé 1300:1 et le rendu des valeurs est assez clair (gamme à 2). Globalement, le visionnage des images sur l'écran LCD du D600 ne devrait pas occasionner de mauvaises surprises une fois déchargées sur un ordinateur dont l'écran est calibré.
Nikon D600 mesure écran LCD spectrocolorimetreDe gauche à droite : mesure du gamma moyen en fonction de la luminosité, température des couleurs en fonction de la luminosité et Delta E94 moyen.

Autofocus en visée optique

Nikon reconduit ici le module AF du Nikon D7000 : le Multi-CAM 4800. Celui-ci est composé de 39 collimateurs. Comme il s'agit d'un module AF pour petit capteur APS-C, la répartition des points très centrée lorsque celui-ci est utilisé sur un 24x36. En comparaison, la surface couverture par le module AF du D800 est beaucoup plus importante (le module dispose de 51 collimateurs).

Nikon D600 - D800 couverture AF comparaisonModule AF D600 à gauche et D800 à droite.

Sur des sujets situés au centre, le D600 sera donc performant, mais le suivi 3D autofocus ne sera opérationnel que sur une petite partie de la visée. Sur les 39 collimateurs, 9 sont croisés et les 33 points centraux sont sensibles jusqu'à f/5,6 et 7 jusqu'à f/8. La plage de détection s'étend de -1 à +19 IL.

Autofocus en visée écran

En visée directe, l'autofocus utilise un système de détection de contraste et l'appareil passe d'un mode AF-C en mode AF-F (Full Time) pour une mise au point en permanence. L'autofocus est beaucoup moins réactif qu'en mode visée optique et vous constaterez un phénomène de pompage. Vous pouvez visualiser la mise au point en visée sur écran dans la partie vidéo qui utilise le même système.

Performances

Globalement, le Nikon D600 est un boîtier réactif et plutôt agréable à utiliser.

La mise sous tension est rapide et nous pourrons juste pointer une latence au déclenchement trop longue (presque 0,1 s) en mode classique. La cadence rafale tient ses promesses avec un peu plus de 5,4 vps en JPeg simple ou en raw. Pour nos tests, nous avons utilisé une carte SDHC UHS-I Extreme Pro de SanDisk.

L'autofocus est convaincant, même si en basse lumière la mise au point est parfois hésitante.

action temps cadence commentaires
Mise sous tension (temps nécessaire pour obtenir la première image sans mise au point) 0,34s / bien
Latence au déclenchement 0,08 s / moyen
Autofocus lumière(50 mm f/1,8 passage de l'infini à 1 m de la cible) 0,65 s / bien
Autofocus pénombre (3 lux)(50 mm f/1,8 passage de l'infini à 1 m de la cible) 0,7 s bien
Autofocus lumière (liveview)(50 mm f/1,8 passage de l'infini à 1 m de la cible) 1,5 s moyen
Autofocus pénombre (3 lux)(50 mm f/1,8 passage de l'infini à 1 m de la cible) 1,7 s moyen
Rafale JPeg 5,4 i/s illimité avec notre carte
Rafale Raw 5,4 i/s sur 16 vues

Précision, colorimétrie

Pour notre test de précision, nous avons utilisé le Nikon D600 équipé d'un 50 mm f/1,8 AF-D (non SWM) afin de vérifier si ce «classique» du 24x36 est bien adapté au nouveau reflex.

50 mm f/1,8 AF-D Nikkor

Nos mesures de MTF sont réalisées avec DxO Analyzer sur les fichiers JPeg. La résolution optique du capteur est de 83,6 paires de lignes par millimètre. À pleine ouverture et au centre, le D600 est capable de distinguer plus de 81 lp/mm soit pratiquement le maximum possible. Maximum est qui atteint en fermant le diaphragme à f/2. Les centres sont classiquement moins bons et il faudra fermer à f/4 voire f/5,6 pour obtenir une image homogène.

L'analyse des fichiers JPeg par DxO Analyser montre un rendu très doux avec une accentuation modérée. Il faudra donc appliquer quelques retouches avant une impression par exemple.

Nikon D600 test review MTF avec 50 mm f/1,8 AF-D
Pour nous assurer de ces mesures, nous avons également comparé deux images de notre scène de test : un fichier JPeg direct et un fichier Nef développé avec Lightroom 4.2 avec les paramètres par défaut. L'image JPeg est bien contrastée avec des couleurs vives. Toutefois, l'image perd un peu en précision par rapport au fichier brut développé. Alors que l'on peut examiner la texture du livre sur le fichier brut, la compression JPeg a légèrement gommé les détails. Sur la carte également, les traits les plus fins sont également moins visibles. Il s'agit là de détail, mais cela donne un peu de matière aux images. Vous pouvez télécharger le fichier JPeg direct et le fichier JPeg développé.

Nikon D600 comparaison JPeg direct et développement NEFLe fichier raw développé à gauche et le fichier JPeg direct à droite.

Rendu des couleurs et balance des blancs

Contrairement aux images du D800 qui sont assez neutres au niveau du rendu des couleurs, le D600 délivre des images denses avec des couleurs saturées.

Sous un éclairage de type lumière du jour (notre labo est calé à 5400 K), le Nikon D600 donne de bons résultats concernant la balance des blancs (Delta E aux environs de 3), mais le rendu des couleurs est très saturé notamment dans les teintes vertes, bleues et roses.

Nikon D600 test review mire gretag 5400 K
Nikon D600 gretaf 5400 K mesure DxO

Sous un éclairage halogène (3000 K), la balance des blancs dévie fortement vers des teintes plus chaudes. Le rendu des couleurs est logiquement affecté.

température de couleur lampe halogene salle photo

Le rendu global de l'image tire vers le jaune orangé et la balance des blancs automatique n'arrive pas à rétablir la neutralité. Cela permet également de conserver des ambiances lumineuses plus chaleureuses.

Nikon D600 test review mire gretag 3000K WBANikon D600 test review mire gretag 3000K WBA

En utilisant la balance des blancs programmée lumière tungstène atténue notablement la dominante chaude des images, mais le rendu des couleurs est perfectible.

Nikon D600 test review mire gretag 3000K WB tungsteneNikon D600 test review mire gretag 3000K WB tungstene

Gestion du bruit électronique

Nikon avait déjà marqué les esprits avec le D700 et son excellente (à l'époque) gestion du bruit électronique avec le capteur 12 Mpx. Aujourd'hui, le D600 arrive avec 2 fois plus de pixels (la taille passe de 8,4 µm à 5,9 µm), mais une plage ISO identique : 100-6400 ISO officiellement et jusqu'à 25 600 ISO (Hi+2). En 4 ans, les progrès dans le traitement du signal ont-ils permis de conserver une excellente qualité d'image ?

Pour notre test, nous reprenons le protocole habituel : la scène est éclairée sous 200 lux, le D600 positionné en mode M avec le couple 1/4 s et f/5,6 pour une valeur ISO de 100. Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100% et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (Nef).

Les JPeg

Assez classiquement, les images réalisées avec le D600 à 100, 200 et 400 ISO sont pratiquement exemptes de bruit électronique. Même à 100% sur écran, difficile de distinguer du grain à 800 ISO. Pas mal ! Les premiers grains, qui savent rester fins, apparaissent à 1600 ISO, mais il faut vraiment atteindre 3200 ISO pour que ce ceux-ci soient visibles (toujours sur écran). Il est possible de grimper à 6400 ISO sans problème et même sur un tirage 40x60 cm, le bruit de luminance sera encore très discret. La plage 100-6400 ISO est donc parfaitement exploitable avec un grain fin qui laisse beaucoup de détail dans les images et une colorimétrie respectée. La dynamique des images jusqu'à 3200 ISO, est également d'un excellent niveau.

Les deux crans supérieurs sont, logiquement, plus compliqués. Le bruit chromatique (pixels violets) apparaît et la granulation jusqu'alors fine devient un peu plus grossière. À 25 600 ISO (Hi+2), la dégradation est plus importante, mais les images supportent facilement un passage en noir & blanc et une impression dans un format raisonnable.

Pixum partenaire de Focus Numérique pour l'évaluation de la qualité des imagesPour l'observation de la qualité des images en format 30x45 cm, nous réalisons un tirage chez notre partenaire Pixum. Cela nous permet de comparer facilement les appareils à la plus basse sensibilité et à 6400 ISO.

En attendant les images du 6D de Canon, vous pouvez comparer le Nikon D600 avec le D800 de la même marque, le Canon 5D Mark III.

Exposition, RAW

Pour évaluer le potentiel des fichiers bruts du Nikon D600, nous analyserons les résultats obtenus par DxOMark. Les résultats observés sur les fichiers JPeg sont-il proches des données enregistrées dans les .NEF ? Nous en profiterons pour comparer les résultats du D600 avec les autres boîtiers de la marque (24x36 ou APSC).

Sensibilité ISO

Comme sur pratiquement tous les boîtiers Nikon et notamment le D800, la sensibilité ISO est légèrement sous-estimée et rattrapée au moment de la création JPeg. On note également que les sensibilités ISO mesurées pour 50 et 100 ISO annoncées sont identiques. Les ingénieurs réalisent donc une extrapolation logicielle du signal.

Nikon D600 test review

Rapport signal/bruit (SNR)

C'est bien sûr sur la gestion du bruit électronique qu'est attendu le D600. Il nous a semblé intéressant de comparer le nouveau 24x36 avec le D7000, le dernier APS-C haut de gamme et le D700, certes un peu vieux, mais qui reste le 24x36 le moins cher chez Nikon en neuf (il en reste très peu) ou en occasion avec une définition limitée à 12 Mpx.

Le D600 surclasse largement et logiquement le D7000 qui reste pourtant une référence dans le monde APS-C. Jusqu'à 3200 ISO, les D600/D700 jouent les coudes à coudes, le nouveau venu conservant une légère avance. C'est surtout dans les ISO élevés (6400, 12800 et 25 600 ISO) que l'écart se creuse, le D600 étant beaucoup plus performant.
Nikon D600 comparaison rapport signal bruit

Le plus impressionnant reste à venir. En effet, si l'on compare le D600 avec l'ancien modèle haut de gamme à 24 Mpx (D3x, 7500 euros au lancement), le dernier né de la marque s'avère nettement supérieur alors que le D3x n'a finalement que 4 années d'ancienneté...

Nikon D600 dxomark comparaison D3x

Le graphique ci-dessus montre que le D600 est capable de produire des images très propres dans les basses sensibilités avec des noirs très profonds (le bruit de lecture est faible entre 100 et 800 ISO).
Nikon D600 rapport signal bruit

Dynamique

Sur le plan de la dynamique, le capteur du D600 fait également des merveilles est devance facilement le capteur APS-C, mais également l'ancien capteur 24x36 à 12 Mpx qui dispose pourtant de photodiodes beaucoup plus larges.
Nikon D600 dynamique comparaison

Au final et d'après les mesures DxOMark, les raw du D600 ont un excellent potentiel avec un bon traitement du bruit électronique et une dynamique importante sur toute la gamme de sensibilités ISO. Le D600, reflex 24x36 positionné en «entrée de gamme» se permet même de dépasser l'ancien modèle phare de Nikon (D3x) et de tutoyer des modèles beaucoup plus onéreux comme le D4 ou le D800 sur le rapport signa/bruit ou la dynamique.

Mode vidéo

L'affaire est désormais classée : tous les nouveaux reflex savent filmer en HDTV 1080 et le Nikon D600 n'échappe pas à la règle.

Pour autant, les reflex sont-ils d'excellents caméscopes ? Les choses sont nettement moins claires. Si la qualité est souvent au rendez-vous, l'ergonomie des boîtiers et l'absence d'autofocus réactifs sont de puissants freins à l'utilisation des fonctions vidéo par le grand public.

Formats et compression

Comme son grand frère le D800, le D600 filme en HDTV 1080 en 30,25 et 24 vps et en HDTV 720p à 60,50 et 25p (attention, les cadences précises sont : 59,94 ; 50 ; 29,97 ; 25 et 23,976 vps). Le reflex encode les vidéos en H.264 (profil High@4.0, 2 images de référence, CABAC et un débit moyen de 21 Mo/s pour le 25p) dans un fichier .MOV. Un clip de 30 s en HDTV 1080 à 25 vps pèse environ 80 Mo. Côté son, l'enregistrement interne est mono (une piste est recopiée pour créer la stéréo) et vous pouvez connecter un micro stéréo sur la prise jack 3,5 mm. Point important le D600 dispose d'une sortie casque pour un contrôle de la prise de son (parasites, volume...). Un plus qu'apprécieront les vidéastes. En restant dans la connectique, le D600 dispose d'une sortie HDMI non compressée (toujours sur 8 bits) qui permet de relier un boîtier d'enregistrement externe pour des débits plus élevés ou effectuer un direct.

Point intéressant, vous pouvez filmer en HDTV 1080 en utilisant soit la surface du capteur 24x36, soit en recadrant au format DX (coefficient multiplicateur de 1,5x). Malheureusement, il n'est pas possible de passer d'un format à l'autre pendant le filmage et il est impératif de repasser en mode photo pour changer le format. Le temps d'enregistrement vidéo est limité à 20 minutes par fichier.

S'il est possible de filmer en mode M, celui-ci s'avère limité. En effet, vous pouvez jouer sur la cadence et la sensibilité pendant l'enregistrement, mais pas sur l'ouverture. Dommage.

Qualité du rendu

Les vidéos du D600 ont été tournés avec le 50 mm f/1,8 AF-D. Le rendu est assez doux et vous noterez pas mal de moirée sur les fins détails de notre mire de précision. De l'Aliasing est visible, mais reste assez discret. Vous pouvez comparer le rendu du D600 face au D800, mais également la caméra Canon C300 ou le caméscope familial Panasonic TM700. Ces deux derniers offrent un rendu beaucoup plus précis et affichent moins d'artéfacts.

Nikon D600 test du mode vidéo. Détail HDTV 1080 (FX)

Nikon D800 HDTV 1080 25 vps 100 isoNikon D800 détail scène HDTV 1080 25 vps.

Canon C300 détail scène USAFCanon C300 EOS Cinema HDTV 1080.

Canon 5D Mark III 1080 ALL-I 5 vpsCanon EOS 5D Mark III, détail scène HDTV 1080 25 vps.

Il est intéressant de noter qu'un passage en mode DX (coef 1,5x) dégrade sérieusement la qualité des images comme vous pouvez le constater sur le détail extrait de la vidéo ci-dessous. Du moiré est encore très visible l'aliasing (escaliers sur les lignes droites) est beaucoup plus présent.

Nikon D600 test vidéo. Mode HDTV 1080 DX

Sortie HDMI non compressée (clean)

Comme sur le D800, le nouveau reflex dispose d'une sortie HDMI non compressée qui permet de réaliser facilement des directs ou d'enregistrer la vidéo sur un ordinateur ou un encodeur externe. Il semble que Nikon est reconduit la même électronique pour la vidéo sur le D600 que sur les D800/D800E. Ainsi, il n'est toujours pas possible d'enregistrer simultanément une vidéo 1080 à la fois sur la carte et via la prise HDMI. Pour du reportage, cela peut être réellement problématique pour réaliser une sauvegarde interne, la connexion HDMI n'étant pas la plus résistante (pas de système de verrouillage). En outre, le signal vidéo reste en 8 bits, mais avec une colorimétrie en 4:2:2. Pour apprécier la différence, nous avons fait un essai de chromakey entre un fichier interne et un fichier externe enregistré via une BlackMagic Design Intensity. Si les débits sont franchement différents, la précision colorimétrique est légèrement meilleure sur le fichier externe. Le détail est un zoom à 200%.

Est-il indispensable d'équiper le D600 d'un enregistreur externe qui nécessite une batterie supplémentaire et un câble ? C'est selon vos besoins, mais la qualité des images enregistrées en interne sera dans la plupart des cas suffisante à mois d'avoir beaucoup d'effets à réaliser en post-traitement. Notez également le crop au niveau de l'enregistrement vidéo en HDMI.

Nikon D600 AVCHD 1080Nikon D600 AVCHD 1080
Nikon D600 HDMI1080
Nikon D600 HDMI1080

Bruit électronique

Le D600 est relativement à l'aise dans les hautes sensibilités ISO. Ainsi, il est possible de grimper jusqu'à 1600 voire 3200 ISO avec un bruit électronique assez bien contenu. Au-delà, les fins détails disparaissent et le bruit coloré commence à envahir les zones denses. Les ISO Hi1 et Hi2 seront à proscrire.

Nikon D600 mode vidéo montée ISO

Vous pouvez télécharger la vidéo non recompressée en cliquant sur le lien (240 Mo).

Autofocus

Le Nikon D600 dispose d'un autofocus par détection de contraste qui fonctionne en permanence pendant le filmage. Si les progrès dans le domaine sont sensibles, la réactivité de mise au point reste en deçà d'un caméscope classique et même d'un COI. Vous noterez un phénomène de pompage (aller - retour pour trouver le meilleur contraste) qui s'avère assez bruyant avec une optique non motorisée. Avec une optique AF-S (motorisation SWM interne), la mise au point est légèrement plus rapide.

Rolling shutter

Les déformations des images dues au phénomène de rolling shutter du capteur Cmos sont toujours visibles sur les vidéos du D600 lors de mouvements rapides de caméra.

Au final, le D600 est une copie presque conforme du D800 au niveau de la vidéo. Si votre ambition est de réaliser des films, le D600 est amplement suffisant et vous économisez 1000 euros pour l'achat d'une optique ou d'accessoires souvent indispensables. Nous aurions aimé des avancées plus franches comme l'intégration d'un système de peaking, de zébras ou d'histogramme d'exposition. Enfin, pour le montage, une compression intra-frame comme sur le Canon 5D Mark III, aurait été un vrai plus.

Exemples de photos

Pour notre première sortie avec le reflex 24x36 D600 de Nikon, nous nous sommes rendus dans des carrières de plâtre situées en région parisienne. Une bonne occasion de réaliser des images à la fois de paysage en pleine lumière dans l'exploitation à ciel ouvert (Cormeilles-en-Parisis ), mais également en basse lumière en pénétrant dans les artères d'une carrière souterraine.

Vue globale de la carrière à ciel ouvert. L'image fourmille de détails avec les amas de pierres, les stries dans la roche et la végétation au loin. A f/8, le nouveau 24-85 mm stabilisé délivre une image homogène et assez précise.

Nikon D600 exemple 1

Changement d'objectif avec le 50 mm f/1,8. Une optique de base pour le nouveau reflex 24x36. La grande ouverture permet de jolis flous, mais l'obturateur du D600 limité au 1/4000 s est pris en défaut. Il nous faut fermer à f/3,2 pour obtenir une bonne exposition.

Nikon D600 exemple 2

Deux nouvelles vues de la carrière à ciel ouvert avec le 24-85 mm. Sur le second cliché, les nuages sont légèrement brûlés (manque de détail dans les zones très claires) et il faudra intervenir avec sur le raw pour récupérer un peu de matière.

Nikon D600 exemple 3
Nikon D600 exemple 4

Plongée dans les entrailles de la Terre maintenant et toujours équipé du transstandard 24-85 mm. L'ambiance lumineuse est délicate. Passage en mode manuel et ISO 3200. Le bruit chromatique est peu visible et le moutonnement fin et plutôt agréable à regarder.

Nikon D600 exemple 5

Autre cliché en basse lumière qui oblige à grimper dans les tours et à dépasser les 6400 ISO réglementaires (Hi +0,7). La encore, le bruit chromatique n'est pas visible et la granulation reste de bon aloi pour cette sensibilité extrême.

Nikon D600 exemple 6

Toujours avec une lumière très chaude, le D600 délivre une belle qualité d'image à 3200 ISO.

Nikon D600 exemple 7

Toujours avec le 24-85 mm stabilisé, nous traversons des couloirs faiblement éclairés. A 6400 ISO, le grain reste très fin, mais on note quelques pixels colorés dans les zones plus sombres.

Nikon D600 exemple 9

Nous restons à 6400 ISO pour une scène difficile avec des lumières et des zones très sombres. Les fins détails ne sont plus là, mais globalement l'image conserve une bonne tenue et supportera facilement un tirage A4.

Nikon D600 exemple 10

Retour à la surface !

Nikon D600 exemple 11
Nikon D600 exemple 8

Nous finissons nos exemples avec 3 portraits réalisés au flash SB600 en mode déporté. Un éclairage contrôlé qui permet d'apprécier le rendu des images en 24 Mpx. Contrairement à ce qui est indiqué, c'est un Nikkor 50 mm f/1,8 qui a été utilisé pour la séance photo.

Nikon D600 exemple 12
Nikon D600 exemple 13
Nikon D600 exemple 14

Licence Creative Commons
Test Nikon D600 de Mathis Cordier / Renaud Labracherie est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposé.

Fondé(e) sur une œuvre à /test-1541/reflex-nikon-d600-exemples-photos-15.html.

Verdict

Nikon D600 review test recommandé

Vous l'avez sans doute noté en lisant l'article de présentation du D600 début septembre, nous étions un peu déçus par la fiche technique et surtout par le prix du reflex 24x36 de Nikon. Nous regrettions le manque d'ambition du boîtier (pas d'écran orientable, tactile, absence du Wi-Fi, GPS...) et quelques bridages peu compréhensibles (obturation limitée au 1/4000 s, bracketing sur 3 vues...).

Une fois en mains, le D600 rassure, et, passer quelques jours avec ce 24x36 allégé (au niveau de la masse) fait presque oublier les quelques défauts. La qualité d'image est au rendez-vous avec un bon rapport précision / poids des fichiers, la construction est sans faille (finition tout temps), le viseur 100%, la rafale à plus de 5 vps...Sur le plan photographique, le D600 est donc une vraie réussite. Nous regrettons que la zone autofocus soit aussi étroite, mais il faut bien que le D800 garde quelques atouts...

Côté vidéo, le D600 reprend les qualités (bon rendu des clips, entrée/sortie pour le son...) et les défauts du D800 (autofocus trop lent, sortie HDMI capricieuse...). Au final, le D600 s'avère donc un boîtier agréable à utiliser qui fera certainement le bonheur d'un photographe souhaitant évoluer d'un format APS-C vers le 24x36, ou d'un utilisateur de D700 peu intéressé par les 45 Mo des raw délivrés par le D800. Le boîtier reçoit donc facilement un recommandé.

Face à la concurrence

| | | | Nikon D80 test review | [tab_prix2(,,,507,id_ln,,,)] | Nikon D800. Le D700 avait à son époque cannibalisé les ventes du D3 avec un excellent rapport qualité / prix. Nikon ne répète pas le scénario et propose un D600 «moins costaud» sur de nombreux points, à commencer par la définition des images. Le D600 plafonne à 24 Mpx alors que le D800 culmine à 36 Mpx. Ce dernier dispose également d'un autofocus plus large et plus performant en basse lumière et d'un système de mesure également plus évolué qui autorise la détection des visages, même en visée optique.

Le D800 est plus un plus lourd que le D600 (100 g) et produit des fichiers...volumineux (45 Mo le raw 12 bits). Les temps d'enregistrement, de transfert, de développement en sont d'autant plus longs. Le mode rafale est limité à 4 vps, alors qu'il atteint 5,5 vps sur le D600. Côté vidéo, les deux boîtiers partagent la même électronique et donc le même rendu.

| | | | Canon 6D test review | [tab_prix2(,,,684,id_ln,,,)] | Canon 6D. Naturellement, le concurrent direct du D600 est le Canon 6D. Malheureusement celui-ci n'est pas encore disponible (début décembre normalement). En attendant, nous pouvons nous baser sur la fiche technique pour comparer les deux boîtiers. Du point de vue définition, le D600 l'emporte d'une courte tête avec 24,3 Mpx contre 20 Mpx chez Canon. Les deux reflex proposent un viseur optique large, mais le Nikon couvre un champ de 100% alors que le 6D est limité à 97%. Le 6D ne dispose pas de flash intégré ni de transmetteur, ni de prise synchro flash pour piloter des flashes distants sans fil ou avec fil.

Le Canon est également en retrait par rapport à son concurrent concernant la rafale 4,5 contre 5,5 vps. Le 24x36 Canon dispose de certains atouts comme un autofocus plus sensible dans les basses lumières (-3 IL), un mode vidéo complètement débrayable (ouverture, sensibilité), un module GPS et un module Wi-Fi. (cf. Nikon D600 versus Canon 6D).

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| Canon 6D test review | [tab_prix2(,,,685,id_ln,,,)] |

Sony Alpha 99. Un autre concurrent est bien sûr le Sony Alpha 99, qui dispose lui aussi d'un capteur 24x36 de 24,3 Mpx, mais pour un prix beaucoup plus élevé. Le «reflex» (le miroir est fixe et n'a plus de mouvement reflex : technologie SLT) de Sony a de nombreux arguments à faire valoir. Le module autofocus par corrélation de phase fonctionne de manière identique en photo et vidéo assurant ainsi une mise au point rapide et souple dans toutes les situations. La vidéo est d'ailleurs mise à l'honneur sur le boîtier Sony avec un mode HDTV 1080 à 50/25/24p en PSAM. L'entrée micro et la sortie casque sont au programme et il possible, via la griffe porte accessoire, de brancher un module XLR. Côté photo, l'Alpha 99 pilonne à 6 vps. Si le boîtier dispose bien d'un écran monté sur rotule, il n'embarque pas de module Wi-Fi. Le viseur électronique pourra rebuter certains utilisateurs.

+
  • Bonne gestion du bruit électronique
  • Flash intégré et possibilité de piloter des flashes distants sans fil
  • Compatibilité des optiques FX et DX avec motorisation AF dans le boîtier
  • Viseur optique clair et couvrant 100% du champ
  • Ecran LCD de qualité (affichage fluide, bon rendu des couleurs)
  • 2 logement pour les cartes mémoire
  • Déclenchement plus silencieux que les autres reflex 24x36 Nikon
  • Contrôle automatique de la sensibilité ISO en fonction de la focale utilisée
  • Entrée micro stéréo et sortie casque pour la vidéo
  • Affichage d'une grille de cadrage dans le viseur optique
  • Intervallomètre et création de TimeLapse automatisé
  • Enregistrement vidéo HDTV 1080 de qualité
  • Zone AF un peu étroite pour un 24x36
  • Bracketing d'exposition sur 3 vues uniquement
  • Obturateur limité au 1/4000 s
  • Pas de prise synchro flash pour travailler en mode filaire avec des flashes studio (il faut un accessoire suppélementaire)
  • Balance des blancs automatique perfectible avec un éclairage tungstène
  • Manque de réactivité de l'autofocus dans la pénombre
  • Pas d'écran orientable ou tactile
  • Pas de Wi-Fi intégré (il faut acheter un accessoire), pas de GPS
  • Autofocus toujours trop lent en visée directe sur écran ou vidéo
  • Enregistrement vidéo (mode APS-C) décevant
  • Pas d'enregistrement vidéo sur carte pendant l'enregistrement de la sortie HDMI
  • Peu de différence de qualité entre l'enregistrement de vidéo interne et la sortie HDMI non compressée
  • Poignée un peu courte pour une bonne préhension
  • Logiciel de développement raw (Capture NX2) non livré en standard
  • Format raw (Nef) propriétaire
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

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