Les évolutions du Nikon D5600 se limitent à une poignée plus agréable et à l'apparition du protocole de transfert des images SnapBridge. Des nouveautés certes intéressantes, mais sont-elles suffisantes pour contrer la montée en puissance des boîtiers hybrides ?

CapteurDX / CMOS / 23,5 x 15,6 mm / 24,2 millions de pixels
MontureMonture Nikon F (avec contacts AF)
Optique livréeSelon kit
StabilisationNon. Selon les optiques
AntipoussièreNettoyage du capteur d’image, données de référence pour la fonction de correction de la poussière (logiciel Capture NX-D requis)
ViseurPentamiroi / couverture de champ environ 95 % horizontalement et 95 % verticalement / grossissement 0,82x soit 0,55x en équivalent 24x36 / dégagement oculaire de 17 mm / Verre de visée BriteView VII de type B
FlashOui, pop-up / Environ 12, 12 avec flash manuel (m, 100 ISO, 20 °C) / X = 1/200 s, synchronisation à une vitesse de 1/200 s ou plus lente
ÉcranLCD de 8,1 cm / tactile /orientable / 1 037 000 pixels (720 x 480 x 3 = 1 036 800 pixels)
Mise au pointÀ détection de phase TTL par module autofocus Nikon Multi-CAM 4800DX / 39 points AF (avec 9 capteurs en croix) / sensibilité –1 à +19 IL
Modes autofocusAF point sélectif, AF zone dynamique de 9, 21 ou 39 points, suivi 3D, AF zone automatique
Mesures d'expositionMesure de l’exposition TTL à l’aide du capteur RVB 2016 photosites
Modes d'expositionPSAM, scènes, filtres créatifs / correction -5 à +5 IL
Vitesse d'obturation1/4000 à 30 s, par incréments de 1/3 ou 1/2 IL ; pose B ; pose T
Motorisationusqu’à 5 ips, CL : jusqu’à 3 ips, CH : jusqu’à 5 ips (JPEG et NEF/RAW 12 bits) ou 4 ips (NEF/RAW 14 bits).
Sensibilité ISO100 - 25 600 ISO
MémoireSD, SDHC (compatible UHS-I), SDXC (compatible UHS-I)
Format image photoRAW (.NEF) / JPEG : 6000 x 4000 pixels
Format image vidéo1920 × 1080 : 60 (progressif), 50, 30, 25 ou 24 p ; 1280 × 720 : 60 ou 50 p ; les cadences de prise de vue réelles pour 60, 50, 30, 25 et 24 p sont respectivement 59,94, 50, 29,97, 25 et 23,976 vps ; les options prennent en charge la qualité d’image élevé
AlimentationUn accumulateur Li-ion EN-EL14a
ConnexionUSB / HDMI type C / entrée audio 3,5 mm / Wi-Fi 802.11b, IEEE 802.11g / NFC / Bluetooth 4.1
DimensionsEnviron 124 x 97 x 70 mm
PoidsEnviron 465 g (avec accumulateur et carte mémoire, mais sans bouchon de boîtier) ; environ 415 g (pour le seul boîtier de l’appareil)

Présentation
Et prise en main

Nikon D5600 test review aps-c 24 mpxPetit et compact, le reflex de Nikon tente de contrecarrer l'inexorable montée en puissance des boîtiers hybrides.

Dévoilé pour le Salon de la Photo 2016, le Nikon D5600 vient remplacer le D5500 présenté, lui, au CES 2015. À l'époque, il y a plus de deux ans, c'était une révolution chez Nikon et le D5500 était le premier reflex de la marque à se "tactiliser" avec son écran monté sur rotules.

Hormis sa nouvelle poignée et l'intégration de SnapBridge, donc, la fiche technique du D5600 est un copié-collé du précédent modèle : même capteur APS-C de 24,2 Mpx sans filtre passe-bas, même processeur de traitement des données Expeed 4 et même plage de sensibilité de 100 à 25 600 ISO. La visée optique reste elle aussi identique et malheureusement assez étroite (couverture de 95 % et grossissement de 0,55x). Côté autofocus, le D5600 reconduit l'antique mais relativement efficace module AF Multi-CAM4800DX (39 points AF dont 9 croisés), ainsi que le module Wi-Fi. La rafale reste bloquée à 5 i/s en JPEG et 4 i/s en RAW 14  bits ; nous ne notons aucune amélioration au niveau de la vidéo.

Test reflex Nikon D5600Le D5600 est équipé d'un capteur APS-C de 24 Mpx.

Bref, vous l'aurez compris : si on résume, le D5600 est un copié-collé du D5500 avec Snapbridge. Cette connexion Bluetooth Low-Energy permet de transférer les images vers un smartphone ou une tablette, ou de basculer automatiquement sur le Wi-Fi pour piloter le reflex à distance, sans fil.

Ergonomie

Aucune nouveauté n'est donc à prévoir sur le D5600 ; vous retrouverez un reflex compact et léger. Le châssis est un modèle monocoque en fibre de carbone, ce qui le rend agréable à prendre en main et offre une assez bonne sensation de robustesse. La poignée s'est apparemment légèrement creusée. Sans un D5500 pour comparer, difficile de se prononcer, mais le D5600, malgré sa petite taille, tient bien en main avec une poignée effectivement bien dessinée. Le reflex étant petit, l'annulaire et l'auriculaire ont tendance à passer sous la semelle du boîtier, mais l'ensemble est agréable. Nikon ne signale pas de finition à l'épreuve des intempéries ; bien que le reflex ne semble pas fragile, il conviendra donc de prendre quelques précautions avant de sortir sous la pluie ou la neige. Sur ce point, Pentax reste l'un des rares constructeurs à ne proposer que des modèles résistants aux éclaboussures et aux poussières, dont le K-S2.

Test reflex Nikon D5600 interfaceL'interface du reflex se veut assez simple : barillet pour le mode d'exposition, molette de réglage, déclencheur, correcteur d'exposition et commande vidéo.

Nous restons toujours dubitatifs sur l'intérêt de proposer deux touches aux noms trop proches : *i *et info. Si "i" permet d'accéder à un menu rapide, la touche "info", elle, s'apparente plus à une commande d'affichage (display). En revanche, nous apprécions la touche "?", qui donne accès à une aide contextuelle. Cette dernière n'est pas toujours très pertinente, mais permet parfois de se sortir d'un mauvais pas.

On note aussi quelques points difficiles à comprendre. Ainsi, la motorisation et le retardateur sont activables par pression sur une touche située en bas sur le côté gauche du boîtier, mais la personnalisation du retardateur ne peut se paramétrer qu'en allant fouiller dans les menus du boîtier. Pourquoi ne pas tout regrouper au même endroit ?

Si la mise sous tension du boîtier est très rapide et facilement accessible, le zoom transstandard 18-55 mm f/3,5-5,6 rétractable est moins intuitif. En effet, après avoir allumé le reflex, il faut impérativement déverrouiller l'optique à l'aide de la commande située sur l'optique. On perd donc un peu en spontanéité.

Visée optique

La couverture du champ visée est de 95  % et le grossissement, de 0,82x soit 0,56x en équivalent 24x36, ce qui n'est pas très important. Là encore, les reflex Pentax font un peu mieux. En revanche, le dégagement oculaire est honnête et offre une clarté correcte. On notera qu'il est de coutume chez Nikon de pouvoir afficher la grille de composition dans le viseur, que le rappel des informations d'exposition s'affiche clairement en bas à droite et, surtout, qu'il est possible d'afficher un télémètre pour confirmer la mise au point lors de la mise au point manuelle.

Écran tactile et sur rotule

La présence d'un écran LCD orientable et tactile n'est pas une nouveauté : le D5500 le propose déjà. L'un des points les plus intéressants reste l'implémentation du tactile multitouch. Il est donc désormais possible de tout contrôler au doigt : naviguer dans les menus, faire le point, déclencher et contrôler les paramètres d'exposition. Tout n'est pas parfait ; il n'est pas possible par exemple de modifier des paramètres de manière tactile en vidéo pendant l'enregistrement. L'interface est toutefois fluide et très agréable à utiliser. On retrouve des sensations que l'on a déjà sur des smartphones. En outre, la rotule permet de protéger l'écran des coups en le retournant complètement.

Test reflex Nikon D5600Le D5600 propose un bel écran monté sur rotule et donc complètement orientable et tactile.

En outre, il sera possible, en visée optique, de déplacer les collimateurs AF au doigt en utilisant le panneau tactile de l'écran comme un trackpad géant. Mieux, il sera possible d'associer d'autres fonctionnalités, comme la sensibilité ISO, la balance des blancs ou le bracketing. Bien vu.

Flash intégré

Le D5600 dispose d'un flash pop-up d'un nombre guide de 12 (100 ISO et en m). Un petit flash idéal pour déboucher un contre-jour ou éclairer une scène trop sombre. Le flash n'est malheureusement pas capable de piloter des flashes distants sans fil (Creative Lighting System). Il faudra pour cela investir dans un flash cobra supplémentaire de type SB500.

Nikon D5600 test review aps-c 24 mpx

SnapBridge

Parmi les changements opérés entre le D5500 et le D5600, il y a une disparition  : la cellule infrarouge. Impossible donc de déclencher le nouveau reflex avec une télécommande infrarouge. Place à SnapBridge.

Nikon tente ici de séduire les photographes à la fois exigeants sur la qualité de leurs images, sans sacrifier la possibilité de les partager facilement. SnapBridge fonctionne redoutablement bien dans ce sens. Avec un smartphone Android (seule plateforme testée), l’appairage ne nécessite que quelques secondes et le transfert automatique (ou non) des images est un vrai régal ; les clichés arrivent de manière totalement transparente non pas dans l’application, mais bien dans la galerie d’images gérées par le système d’exploitation. Les images sont alors disponibles pour toutes les applications Facebook, Instagram ou votre client email. Vous pouvez choisir de télécharger des images en 2 Mpx ou de les transférer en pleine définition pour transformer votre mobile en copie de sauvegarde. Attention toutefois, si le Bluetooth LE (Low Energy) est beaucoup (beaucoup) moins énergivore que le Wi-Fi, SnapBridge a un impact sur l’autonomie de la batterie.

Test reflex Nikon D5600 SnapBridgeL'appairage du D5600 avec Android se réalise sans heurt.
Test reflex Nikon D5600 SnapBridgeSnapBridge permet de géomarquer les images à la volée.

Contrairement au D500, il n’est pas possible de se connecter à l’appareil quand celui-ci est éteint pour naviguer dans les images stockées sur la carte. Une fois allumé, la visualisation des images est assez lente et, surtout, l’application ne conserve pas les données déjà chargées. À chaque connexion, il faut recharger toutes les images. Si votre carte contient plus de 100 clichés, les opérations deviendront rapidement insupportables.

Cette connexion permet également de géomarquer les images et de synchroniser l’horloge de l’appareil photo à celle du smartphone. Là encore, c’est pratique et facile à mettre en œuvre.

La partie pilotage à distance est moins convaincante. Si la liaison Wi-Fi s’opère automatiquement (pas de mot de passe, pas de QR à scanner…), elle est souvent lente. D’ailleurs, la dernière norme de transfert n n’est pas supportée (uniquement b/g). Mais c’est surtout la télécommande en elle-même qui est décevante. Les paramètres ne peuvent être modifiés pendant la prise de vue. Vous pouvez certes choisir la zone de mise au point en touchant l’écran, mais les options s’arrêtent là. Un peu léger. Trop léger pour être réellement intéressant.

Test reflex Nikon D5600 SnapBridgeParcourir toutes les photos présentes sur la carte du reflex peut se révéler fastidieux.
Test reflex Nikon D5600 SnapBridgeLa télécommande Wi-Fi est plus que sommaire.

Autonomie

Le D5600 est annoncé avec une autonomie proche des 1 000 vues par cycle de charge. Une autonomie très importante, donc, alors que la plupart des concurrents oscillent entre 400 et 600 vues. Lors de nos tests, nous n'avons effectivement pas pu décharger l'intégralité de la batterie avec pourtant plus de 500 vues au compteur et une utilisation régulière de SnapBridge. Bravo !

Nikon D5600 test review aps-c 24 mpx

Autofocus et réactivité

Le module à 39 points du D5600 est certes un peu ancien, mais n'en reste pas moins vif. Le reflex est très réactif dans la plupart des situations lumineuses en visée optique.


En visée sur écran et avec l'optique 18-55 mm f/3,5-5,6 AF-P, le D5600 gagne en souplesse et en réactivité par rapport au précédent modèle. Toutefois, on reste assez loin des scores obtenus par les modèles hybrides, comme vous pouvez le constater sur la vidéo présentée ci-dessous.

Qualité des images
Optique, gestion du bruit, dynamique et vidéo

Précision de l'objectif de kit

Le D5600 est livré avec le nouveau zoom transtandard 18-55 mm f/3,5-5,6 équipé de la nouvelle motorisation AF-P (pour Pulse). Il s'agit d'une technologie pas-à-pas spécifiquement développée pour adoucir la recherche du point en vidéo.

Pour ce test optique, nous avons utilisé le Nikon D3400 équipé du même capteur APS-C 24 Mpx. Le boîtier est paramétré en mode A et nous faisons varier l'ouverture de l'optique afin d'apprécier l'évolution du rendu des détails. Comme le capteur du D5600, il ne dispose pas de filtre passe-bas.

18 mm au centre

Au centre, cette nouvelle optique de kit est plutôt satisfaisante, avec un bon piqué dès l'ouverture f/3,5 et un gain marginal en fermant à f/4 ou f/5,6. Le plus étonnant reste les différences d'exposition selon les ouvertures employées.

18 mm au bord

Le rendu des images en périphérie est nettement moins flatteur et il faut fermer à f/8 pour gagner en homogénéité. Vous noterez également les fortes aberrations chromatiques au niveau des traits blancs. C'est toutefois assez classique pour un objectif 18-55 mm vendu en kit avec le boîtier.

55 mm au centre

En position télé, l'optique reprend un peu de tonus. Le centre est assez piqué à f/5,6, et on gagnera un peu en fermant à f/8. Au-delà, la diffraction vient très légèrement flouter les plus fins détails.

55 mm au bord

En position télé, l'optique est nettement plus uniforme qu'en position grand-angle. C'est encore très mou à f/5,6 et l'on gagnera un peu en précision à fermant à f/8.

Au final, ce 18-55 mm f/3,5-5,6 VR AF-P est une optique stabilisée qui, sans être extraordinaire, est plus que décente pour débuter la photographie avec le D5600. En outre, avec une distance de mise au point à 3 cm, elle permet de s'initier à la proxiphotographie à moindres frais.

Distorsion

L'optique de kit présente au grand-angle une bonne distorsion en barillet. Elle est corrigée à la volée lors de la création de l'image JPEG. Il faudra donc veiller à utiliser un logiciel de développement capable de traiter ce problème.

Image JPEG corrigée à gauche et image brute à droite.Image JPEG corrigée à gauche et image brute à droite.

Gestion du bruit électronique

Pour notre test, la scène est éclairée sous environ 250 lux. Notre appareil étalon est le Canon 5Ds R qui, pour un gris neutre 18 %, requiert le couple f/5,6 - 1/4 s à une sensibilité de 100 ISO. Le Nikon D5600 est également calé pour exposer correctement un gris 18 % avec une sensibilité de 100 ISO et une ouverture de f/5,6 pour une focale équivalente à environ 35 mm. La temps de pose est alors de 1/5 s.

Nous faisons ensuite varier la vitesse et la sensibilité ISO. Les images sont visibles à 100 % (JPEG) et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (.NEF). Le boîtier est configuré par défaut, notamment pour ce qui est de rédaction du bruit électronique.

Comme d'habitude, en plus des vignettes présentées ci-dessous, les images sont toujours observables à 100 % et téléchargeables.

Même capteur et même processeur de traitement des données, les différences de rendu avec le D5500 devraient être logiquement imperceptibles. La plage ISO reste identique, de 100 à 25 600 ISO. Le capteur APS-C s'appuie sur une définition de 24 Mpx avec des photodiodes de 3,9 µm.

Les images délivrées par le D5600 sont d'excellente qualité sur 100-400 ISO. Le rendu des plus fins détails est parfaitement conservé, la dynamique ne faiblit pas et les couleurs sont vives. À 800 ISO, il est possible de noter un très léger lissage, mais il faut observer les clichés à 100 % sur écran. À 1 600 ISO, le niveau de détail est encore excellent et il sera possible de pousser le petit reflex à 3 200 ISO sans le moindre doute.

Un palier est clairement franchi à 6 400 ISO. Les fins détails sont dilués et le grain devient nettement plus grossier. L'image devient également plus dense et l'on perd un peu de détails dans les zones sombres. Les deux crans supérieurs sont naturellement plus délicats. Il faudra traiter ses fichiers sur ordinateur. Le RAW pourra être salvateur avec la possibilité d'utiliser des algorithmes plus puissants, comme ceux de DxO Optics Pro (PRIME).

RAW vs JPEG

Les RAW permettent effectivement de doser, de manière plus subtile, le lissage de la granulation, donc de préserver le rendu des détails. Ci-dessous, nous vous proposons de comparer les images JPEG issues du boîtier à 3 200 et 6 400 ISO avec les images brutes développées avec Adobe Lightroom.

nikon-d5600-3200iso-LR-detailnikon-d5600-3200iso-JPEG-detail
nikon-d5600-6400iso-LR-detailnikon-d5600-6400iso-JPEG-detail

Exposition et latitude de travail

La cellule du Nikon D5600 semble avoir tendance à produire des images un peu denses. La correction d'exposition permet de jouer sur +/-5 IL, ce qui s'avère assez confortable. Vous disposez naturellement d'un mode bracketing d'exposition et d'un mode HDR (uniquement JPEG) qui permet de combiner deux images exposées différemment pour obtenir la plage de dynamique la plus large. Cette dernière option fonctionne d'ailleurs assez bien, même à main levée. La fonction D-Lighting Actif permet également de mieux équilibrer les clichés un peu denses en remontant légèrement les valeurs sombres.

Contre-jour avec le Nikon D5600 sans D-Lighting Actif
Contre-jour avec le Nikon D5600 avec D-Lighting Actif automatique
Contre-jour avec le Nikon D5600 / mode HDR automatique
Contre-jour avec le Nikon D5600 / mode HDR élevé

Pour vérifier la latitude d'exposition d'un point de vue "artistique", nous avons photographié notre scène test sur une plage de +/-5 IL et corrigé les fichiers bruts NEF avec Adobe Lightroom afin d'obtenir une exposition similaire.

Le "petit" capteur APS-C de 24 Mpx fait là encore des "petites" merveilles. Dans les hautes lumières, il est possible de récupérer assez facilement jusqu'à +2 IL et un peu plus. Pour les sous-expositions, il sera possible de remonter les valeurs jusqu'à -3, voire -4 IL. Au final, le petit reflex propose une latitude de travail de -4 à +2,3 IL, soit une plage de 7,3 IL très confortable pour un capteur de ce type et de ces dimensions.

Test reflex Nikon D5600 latitude de travail sous expositionLatitude de travail du Nikon D5600 - Sous exposition.
Test reflex Nikon D5600 latitude de travail sur expositionLatitude de travail du Nikon D5600 - Surexposition.

Mode vidéo

Côté vidéo, le D5600 offre la panoplie complète, mais désormais classique, de formats d'enregistrement en HDTV 1080 à 24/25/30/60p. Vous disposez également de deux niveaux de qualité d'enregistrement. Le mode "élevé" limite le temps d'enregistrement à 10 minutes ; cette durée double lorsque le reflex est en mode "normal". La différence entre les deux modes semble résider dans les débits. Il est de 30 Mb/s pour le mode élevé et 20 Mb/s pour le mode normal. Il est également possible de filmer en mode 720p en 50/60p.

La totalité de la largeur du capteur est utilisée lors de l'enregistrement vidéo, il n'y a donc pas de recadrage au moment de la captation vidéo. Les assistants sont pour le moins limités. Vous ne trouverez ni focus peaking pour vous aider à réaliser le point manuellement ni zébras pour évaluer plus facilement l'exposition des vidéos. Concernant l'exposition toujours, il est possible de travailler en mode manuel et de modifier les réglages d'ouverture, vitesse et ISO pendant le filmage. Toutefois et malgré la présence d'un écran tactile, il n'est pas possible de modifier ces paramètres de manière silencieuse et il faut impérativement passer par les commandes physiques. Dommage.

Au niveau de la captation sonore, le D5600 dispose d'une entrée micro au format mini-jack 3,5 mm. Le son est ajustable manuellement, mais vous n'avez pas de retour casque pour le vérifier.

Précision

Les images délivrées par le reflex sont de très bonne facture. Les détails sont bien présents, l'accentuation modérée, et, de manière assez étonnante, le moirage, malgré l'absence de filtre passe-bas, est très discret.

Test reflex Nikon D5600 videoExtrait à 100% d'une vidéo réalisée avec le Nikon D5600 - HDTV 1080 - 25p.
Test Panasonic GX80 mode vidéoExtrait à 100% d'une vidéo réalisée avec le Panasonic GX80 - HDTV 1080 - 25p.

Autofocus continu

Malgré l'introduction d'une nouvelle motorisation dans le zoom 18-55 mm livré en kit (AF-P), la mise au point en vidéo reste assez lente. Elle est par contre totalement silencieuse. La recherche du point par détection du contraste impose toujours un effet de pompage et de tâtonnement difficilement compatible avec la vidéo. Ces hésitations, bien que plus souples et plus rapides, sont bien présentes. Le mode suivi de sujet ou détection des visages améliore légèrement la réactivité de l'autofocus, mais la mise au point continue d'une personne avançant vers le vidéaste reste problématique.

Rolling shutter

Les effets de rolling shutter (déformation des lignes verticales lors de mouvements rapides) sont particulièrement visibles, que la cadence d'enregistrement soit de 25 ou 50p.

Exemples d'images
Galerie du test terrain

Nikon D5600. Portrait ballerine.
Nikon D5600. Salle réception / Le Negresco.
Nikon D5600. Le Negresco.
Nikon D5600. Contre-jour.
Nikon D5600 + Sigma 35 mm f/1,4. Portrait.
Nikon D5600 + 18-55 mm f/3,5-5,6 AF-P. Portrait.
DSC_0217
Nikon D5600. Negresco Nice.
Nikon D5600. Palais de la Méditerranée. Nice.
Nikon D5600. Nice. Plage Beau Rivage.
Nikon D5600. Nice. Mémoire.

Verdict
Nos conclusions

Nikon met — petitement — à jour son reflex de milieu de gamme, avec comme principale évolution la possibilité de transférer facilement ses images vers son smartphone afin de partager l'évènement avec la planète. La fonctionnalité SnapBridge fonctionne vraiment bien et permet de profiter sur son smartphone des clichés réalisés pour les partager, et ce, de manière presque instantanée. L’application est encore un peu jeune, mais prometteuse. Seule la télécommande n’est vraiment pas aboutie.

Côté prise de vue, le Nikon D5600 fait plus qu’honorablement son travail. Le capteur APS-C de 24 Mpx est un excellent modèle. Il délivre des images en haute définition, avec une excellente gestion du bruit électronique et une dynamique confortable. La rafale à 5 i/s en JPEG est suffisante pour la plupart des situations et vous pourrez même vous essayer à quelques photos sportives. Le module autofocus, quoique vieillissant, reste performant avec une bonne sensibilité en basse lumière et un suivi satisfaisant. La visée optique mériterait un coup de jeune avec un cadre plus large. Le reflex est léger et assez compact avec l’optique rétractable 18-55 mm f/3,5-5,6. Celle-ci est suffisante pour débuter en photographie, mais il faudra rapidement songer à investir dans un modèle plus performant pour profiter pleinement des 24 Mpx du capteur. Le mode vidéo est correct avec une bonne qualité d’image, mais des effets de rolling shutter trop marqués. En outre, le suivi autofocus en vidéo reste trop lent, malgré la nouvelle motorisation AF-P du zoom transtandard.

Face à la concurrence

Canon EOS 760D

Chez Canon, c’est le 760D, que nous avions déjà confronté au D5500, qui reprend du service pour se mesurer au reflex Nikon. Peu de changements au final et le Canon conserve quelques avantages, comme le Dual Pixel AF qui rend l’utilisation de la vidéo ou de la visée sur écran nettement plus rapide, donc... réellement utilisable. Il propose également une ergonomie un peu plus experte avec deux molettes de réglage et un écran LCD de rappel. De son côté, le Nikon D5600 offre une meilleure gestion du bruit électronique, une meilleure autonomie, le tout dans un boîtier plus compact et plus léger.

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Si vous n’êtes pas réfractaire à la visée électronique, le Panasonic GX80 est une option à considérer. Le boîtier plus petit dispose d’une visée plus spacieuse et plus confortable, d’une stabilisation mécanique embarquée et compatible avec les stabilisations optiques, d'un autofocus très réactif, d'un mode Photo 4K pour des rafales à 30 i/s et de l’enregistrement UHD en vidéo. De son côté, le Nikon D5600 offre une meilleure prise en main et une visée optique qui pourra faire la différence. En outre, il gère un peu mieux les hautes sensibilités ISO et les écarts de lumière.

GX80
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+
  • Boîtier compact et léger (pour un reflex)
  • Bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 3 200 ISO
  • Excellente latitude de travail (dynamique)
  • Écran LCD sur rotule et tactile
  • Snapbridge permet le transfert automatique des images vers un smartphone
  • Rafale jusqu'à 5 i/s
  • Très bonne autonomie de la batterie
  • Module autofocus réactif dans la plupart des situations
  • Zoom 18-55 mm f/3,5-5,6 AF-P polyvalent (distance minimale de mise au point : 25 cm)
  • Viseur optique un peu trop étroit
  • Déclenchement assez bruyant, même en mode silencieux
  • Autofocus en visée sur écran / vidéo encore trop lent pour une utilisation classique
  • Format RAW propriétaire
  • Pas de format photo 1:1, 16:9 ou 21:9
  • Pas de sortie casque pour la captation vidéo
  • Pas de micro-réglage de l'autofocus automatique
  • Zoom 18-55 mm f/3,5-5,6 AF-P à peine suffisant pour exploiter les 24 Mpx
  • Pas de traitement contre les intempéries
En résumé

Léger, compact et efficace, le D5600 est un reflex classique "élémentaire" et fonctionnel. Efficace en photo, il tire tout juste son épingle du jeu en vidéo et peine à concurrencer les boîtiers hybrides résolument plus modernes.

D5600
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

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