CapteurAPS-C (23,5 x 15,6 mm), 24,2 Mpx (24,78 Mpx au total)
MontureF (pas de motorisation sans le boîtier)
Optique livrée18-55 mm f/3,5-5,6G VR II
StabilisationSelon l'optique
AntipoussièreOui
ViseurOui. Pentamiroir. Verre de visée BriteView VII de type B. Couverture de champ : 95%. Grossissement 0,82x (soit 0,55x en équivalent 24x36). Dégagement oculaire de 17 mm.
FlashOui. NG : 12. Correction -3 IL à +1 IL. X = 1/200 s, synchronisation à une vitesse d'1/200 s ou plus lente
ÉcranDiagonale de 8,1 cm (3,2 pouces). ACL TFT tactile orientable avec angle de visualisation de 170°. Environ 1 037 000 pixels (720 x 480 x 3 = 1 036 800 pixels)
Mise au pointVisée optique : détection de phase TTL par module autofocus Nikon Multi-CAM 4800DX, 39 points AF (dont 9 capteurs en croix). Visée écran : AF par détection de contraste à n’importe quel endroit du cadre.
Modes autofocusAutofocus (AF) : AF ponctuel (AF-S), AF continu (AF-C), sélection AF-S/AF-C automatique (AF-A) ; le suivi de mise au point est automatiquement activé si le sujet est en mouvement. Mise au point manuelle (MF) : possibilité d’utiliser le télémètre électroni
Mesures d'expositionMatricielle, pondérée centrale, spot. Réglage -5 à +5 IL par incréments de 1/3 ou 1/2 IL. Bracketing d'exposition sur 3 vues.
Modes d'expositionPSAM.
Vitesse d'obturation1/4000 à 30 secondes par incréments de 1/3 ou 1/2 IL, pose B, pose T
MotorisationEnviron 5 images par seconde. L : jusqu'à 3 ips. H : jusqu’à 5 ips (JPEG et NEF/RAW 12 bits) ou 4 ips (NEF/RAW 14 bits)
Sensibilité ISO100 à 25 600 ISO, par incréments d'1/3 IL
MémoireSD, SDHC (compatible UHS-I), SDXC (compatible UHS-I)
AlimentationBatterie Li-ion EN-EL14a
ConnexionUSB, HDMI (Type C), entrée audio (Mini-Jack 3,5 mm), Wi-Fi, NFC.
Dimensions124 x 97 x 70 mm
Poids470 g
LogicielsCapture NX-D / View NX-D
Dans la boîteŒilleton en caoutchouc DK-25, bouchon de boîtier BF-1B, accumulateur Li-ion EN-EL14a (avec cache-contacts), chargeur d'accumulateur MH-24 (adaptateur de prise secteur fourni uniquement dans les pays où il est requis, sa forme varie en fonction des pays),

Caractéristiques

Nikon D5500 test review

Présentation

Comme le D750, Nikon dote son D5500 d'un châssis monocoque en fibre de carbone et d'un agencement interne similaire (carte mère / capteur) qui lui permet de gagner en finesse et en légèreté.

Le nouveau venu est 6 mm moins épais que le D5300 et se contente de 470 g sur la balance, contre 530 g pour son prédécesseur.

La deuxième évolution majeure concerne l'adjonction d'un écran LCD mobile... et tactile : une première sur un reflex Nikon ! La "tactilisation" est d'ailleurs la seule nouveauté, puisque le moniteur reste un 3,2 pouces (8,1 cm) de 1 037 000 points, comme sur le D5300. Si les amateurs s'en réjouiront, d'autres remarqueront qu'il aura fallu plus de 2 ans à Nikon pour intégrer l'écran tactile que proposait Canon sur son EOS 650D. Mais peu importe, la nouveauté est bienvenue.

On notera surtout qu'en visée optique, le dalle tactile se transforme en trackpad ou pavé tactile, comme sur les ordinateurs portables, afin de servir de deuxième molette. Il sera donc possible de modifier certains paramètres (ouverture, vitesse) au doigt et même de choisir l'emplacement du collimateur AF. Voilà une très bonne surprise ! Sur l'exemplaire que nous avons pu prendre en main, la réactivité de l'écran était excellente, mais le positionnement du collimateur au pouce, lui, se montre un peu trop sensible et donc finalement assez peu précis. Il faudra sans doute un peu d'entraînement.

Pour le reste, dès que l'on plonge dans la fiche technique, les évolutions sont plus que minimes. La plupart des composants restent identiques, à commencer par le capteur APS-C de 24,2 Mpx sans filtre passe-bas. On retrouve le même Expeed 4 (plage ISO de 100 à 25 600 ISO), la même visée, la même mesure d'exposition et le même module AF, le même module Wi-Fi... La rafale elle aussi reste bloquée à 5 images par seconde (4 ips en mode RAW 14 bits).

Les seules évolutions sont plutôt logicielles et concernent la sensibilité, puisque le D5500 est donné pour 25 600 ISO en natif, et l'AF en Live View est censé être un peu plus rapide. Lors de nos premiers essais, nous avons effectivement noté une nette amélioration, mais ce reflex loin d'être aussi réactif qu'un COI de type Micro 4/3 ou Nikon 1.

En vidéo, le reflex propose des options classiques : HDTV 1080 de 60 à 24p, entrée micro stéréo (sans sortie casque). Le reflex amateur hérite de certaines fonctionnalités de ses aînés : Picture Control (réglage du rendu des images) et module de la balance des blancs du D810.

Et pour rester dans les similitudes, signalons que le prix non plus ne varie pas d'un iota, puisque le D5500 sera proposé au même prix conseillé de 899 € associé au 18-55 mm version II.

Il y a toutefois une nuance de taille : si tout ou presque est similaire entre les deux modèles, le D5500 perd le GPS intégré dont était doté le D5300... une omission qui fera certainement grincer quelques dents.

Le Nikon D5500 sera disponible à partir du 5 février prochain à 899 € en kit avec le 18-55 mm f/3,5-5,6 VR II.

Caractéristiques

Prise en main

Par le D5500, Nikon remplace l'un de ses best-sellers, le D5300, exactement 18 mois après sa sortie. Derrière ce qui s'apparente à une simple évolution, le nouveau-né de la marque marque peut-être le début d'une nouvelle ère chez le constructeur nippon : celle du tactile !

Situé entre l'entrée de gamme D3300 et le plus expert D7200, le D5500 offre la possibilité aux amateurs débutants et avertis de s'équiper d'un reflex dans lequel "on ne met pas tout son argent". En effet, la série des "5000" a toujours porté en elle les gènes d'une photographie de qualité, ainsi que des fonctionnalités apparentées aux gammes supérieures dans un boîtier plutôt typé entrée de gamme. Voyons donc si ce nouveau-né pourra succéder avec honneur à son prédécesseur.

Prise en main

Nikon D5500 test review écran orientable Le D5500 dispose d'un écran orientable et tactile.

À la prise en main, le Nikon D5500 ne surprend ni n'impressionne. La construction est d'un bon niveau, l'ergonomie agréable, mais le dessin relativement banal. Le D5500 est un reflex tout ce qu'il y a de plus classique. On porte l'appareil à l’œil instinctivement et on appuie sur le déclencheur. Tout se passe naturellement bien. Trop naturellement. À y regarder de plus près, on se rend compte de quelque chose d'étonnant : le D5500 est bien plus intelligemment pensé qu'il n'y paraît.

Ayant eu la possibilité de le comparer quelques instants avec son prédécesseur, le Nikon D5300 donc, on se rend compte d'un point intéressant : il est plus petit. Cela ne saute pas aux yeux au premier abord, mais les faits sont bien là : le D5500 est plus compact, mieux fini et mieux dessiné que son prédécesseur.

D'ailleurs un remarquable travail d'ingénierie le souligne : en disposant différemment capteur et carte mère, le boitier gagne 6 millimètres de profondeur. Pas de quoi fouetter un hybride, remarquerez-vous avec raison, mais le petit Canon 100D risque de mal le prendre.

Par ailleurs, le châssis est désormais en fibre de carbone et fait passer le poids global de 530 à 420 g, soit 20 % de moins. Un allègement remarquable, qui s'apparente proportionnellement au travail réalisé par les ingénieurs lorsque Nikon a remplacé son D700 par le D750 ! Avec l'optique du kit, l'ensemble se fait vite oublier dans un sac photo.

Par contre, l'avantage de la compacité se perd à l'allumage du boîtier, puisqu'il faut déverrouiller l'objectif manuellement pour réaliser ses images. L'opération n'est pas connectée au commutateur On/Off, ce qui fait perdre du temps. Une fois déployé, l'objectif est quasiment aussi long que la version classique du 18-55 mm f/3,5-5,6.

En dépit d'une compacité accrue, le boîtier tient bien en main. La poignée est plus creusée et la préhension, plus ferme. Le Nikon D5500 rassure et semble taillé pour la photo à tout faire. Même si la marque ne parle pas de "finition tout temps", l'ensemble ne paraît pas particulièrement fragile ; trappes et boutons ne souffrent d'aucun jeu, mais la coque en polycarbonate laisse une sensation plastique peu agréable et fait, malgré les efforts de construction, très "entrée de gamme". Remarquez qu'au-dessus du viseur, le D5500 intègre un détecteur de présence d’œil qui permet de commuter automatiquement l'affichage de l'écran.

Nikon D5500 test review Le D5500 avec l'optique classique 18-55 mm et non la version rétractable.

Par rapport au concurrent Pentax KS-2, le Nikon D5500 paraît moins massif, moins baroudeur. Le viseur est étroit et n'embrasse pas la totalité du champ photographié, contrairement à celui du K-S2 qui, lui, propose une vision 100 % du champ de prise de vue.

Plus qu'une simple évolution, l'écran articulé du D5500 se pare du tactile. "Enfin !", pourrions-nous écrire ! Si la définition reste de 1 037 000 points, la diagonale stagne à 8,1 cm et les angles d'articulation augmentent à 180° et 270°, le plus intéressant reste l'implémentation du tactile multitouch. Il est donc désormais possible de tout contrôler au doigt, naviguer dans les menus, faire le point, déclencher et contrôler les paramètres d'exposition. Nous exagérerions en écrivant que Nikon fait enfin son entrée dans l'ère de la modernité, mais il se dote d'arme équivalente face au concurrent historique Canon, du moins sur cette gamme de boîtiers...

Question toutefois : pourquoi n'est-il pas possible de combiner dalle tactile, Wi-Fi et GPS, ce dernier ayant disparu du menu alors qu'il était présent sur le modèle précédent ?

Ergonomie

Le D5500 présente quelques changements ergonomiques bienvenus.

Nikon D5500 test review Le D5500 propose une interface graphique plutôt léchée.

Molette et touches

La molette de pouce devient très saillante, plus visible, mieux crantée, mais reste non cliquable. La prise HDMI migre sur la droite du boîtier et on observe un réagencement des touches de fonctions. La touche "Info" quitte le capot pour se loger à l'arrière, entre le viseur et le verrouillage d'exposition et la molette des modes s'épure en ne proposant plus que les modes PASM, scènes, auto, sans flash et effects. Exit donc les inutiles modes qui identifiaient des scènes pictographiées (paysages, nuit, etc.).

On reste cependant dubitatif sur l'intérêt de proposer deux touches en apparence similaires : celle de la touche "Info" et une autre, au dos, sous la touche lecture proposant le symbole "i". En mode lecture, elle permet de rentrer dans le menu retouche d'image. En mode prise de vue, elle permet de rentrer dans le menu rapide... alors que pour afficher ce dernier, il faut appuyer sur la touche "Info" justement, exactement comme si cette dernière servait de "Display"... Par-dessus tout et pour aider à la prise de vue, la touche "?" fait office d'aide contextuelle. Si l'idée est bonne, l'ensemble paraît de prime abord complexe à appréhender et déroutant.

Autre mystère de l'agencement des fonctionnalités de la marque, la motorisation et le retardateur sont activables par pression sur une touche située en bas sur le côté gauche du boîtier, alors que rien dans le menu rapide ne permet d'accéder rapidement à cette fonction. Dommage, quand on sait que la mode du selfie demande d'activer rapidement le retardateur... lequel ne peut lui aussi se paramétrer qu'en allant fouiller dans les menus du boîtier.

Nikon D5500 test review

Menus

Pour le reste des menus, rien ne change. C'est à la fois complet et compliqué. Il n'y a pas de menu séparé pour la vidéo et les fonctions apparaissent au fur et à mesure que l'on descend l'ascenseur ; on doit donc faire défiler les informations pour trouver ce que l'on cherche. Canon, Sony et Pentax proposent une approche beaucoup plus didactique par pages et onglets.

En main

Malgré ces cafouillages, les doigts prennent place naturellement sur les fonctions principales et le déclenchement s'opère en douceur. D'ailleurs le D5500 offre désormais un déclenchement silencieux, comme ses grands frères des gammes supérieures. La poignée plus creusée, comme évoqué plus haut, améliore la préhension lors de la visée et le fonctionnement du miroir reste feutré.

Notons enfin que seulement une touche de fonction reste personnalisable. C'est trop peu sur un boîtier de cette gamme.

Stockage/ alimentation

La batterie est une Li-ion EN-EL14a, la même que celle qui équipait le D5300. L'autonomie mesurée alors (400 photos) sera sensiblement la même ici, sauf si on passe son temps à jouer avec le tactile et le Wi-Fi (on oublie GPS puisqu'il n'est plus là). Dommage que Nikon ne prévoie pas pour cette gamme de boîtiers de poignée grip qui permette de doubler l'autonomie et d'ajouter des fonctions, comme une prise casque.

Nikon D5500 test review, profil gaucheNikon D5500 test review, de dessous, logement batterie ouvert

Le D5500 intègre le Wi-Fi et, grâce à l'application Nikon Wireless Mobile Utility, il est possible d'utiliser son smartphone pour y transférer des images ou piloter le boîtier. L'application est complète et agréable à utiliser. L'appareillage s'est toujours effectué rapidement et sans le moindre accroc.

Sur le flanc gauche du boîtier, on trouve une prise AV / USB 2.0, une prise micro et une prise télécommande. Sont du coup déportées vers la droite la prise HDMI, qui permettra de visualiser les images sur un moniteur ou d'avoir un retour vidéo, et la carte SD. Les trappes sont de bonne facture et les jointures ne semblent pas particulièrement fragiles.

Visée

Nikon D5500 test review, de dos, écran déployé

La couverture du champ visée est de 95 % et le grossissement, de 0,82x. En revanche, le dégagement oculaire est honnête et offre une clarté correcte. On notera qu'il est de coutume chez Nikon de pouvoir afficher la grille de composition dans le viseur, que le rappel des informations d'exposition s'affiche clairement en bas à droite et, surtout, qu'il est possible d'afficher un télémètre pour confirmer la mise au point lors de la mise au point manuelle.

Réactivité

Nikon D5500 test review, mesure de la réactivité, infographie

Le Nikon D5500 est un boîtier véloce et capable de faire la mise au point rapidement et efficacement dans n'importe quelles conditions lumineuses. Étonnamment, les chiffres paraissent moins bons que ceux de son prédécesseur, mais nous n'avons noté aucune différence à l'usage.

Nikon annonce de même un gain de 1 seconde en Live View que sur le D5300. Cela se vérifie dans la réalité, mais globalement, le focus en Live View reste tellement lent, surtout comparé aux hybrides, que l'on abandonne toute velléité de mise au point avec ce mode pour photographier une scène en mouvement.

Précision, colorimétrie

Optique livrée en kit

Pour tester la qualité optique du Nikon D5500, nous avons utilisé l'objectif livré en kit, le nouveau 18-55 mm f/3,5-5,6G VR II qui intègre une position "voyage" et qu'il est donc impératif de déverrouiller avant de pouvoir déclencher...

Nikon D5500 test review, qualité de l'optique de kit, montée sur boîtier, vue de dessus

Voilà qui n'est pas vraiment très pratique... Il faudrait pouvoir activer la mise sous tension du reflex avec l'objectif, comme la marque le propose déjà sur sa série Nikon 1.

Nous avons réalisé une série d'images de notre scène test au grand-angle et au télé, en fixant la sensibilité ISO à 100 et en faisant jouer l'ouverture (et donc le temps de pose).

Précision optique

Grand-angle 18 mm au centre

À noter : au grand-angle, les premiers clichés à pleine ouverture sont sous-exposés par rapport aux autres clichés de la série, et ce, alors que l'appareil est positionné en mode A pour une exposition qui devrait être équivalente.

À 18 mm, l'objectif délivre une image assez piquée dès la pleine ouverture. Par défaut, le boîtier accentue bien les images pour une exploitation directe. Vous gagnerez légèrement en micro-contraste en fermant à f/5,6. De manière assez étonnante, les photos résistent bien à la diffraction. La perte de netteté se fait réellement sentir au-delà de f/16.

Nikon 5500 test review piqué au centre de l'image avec le 18-55 mm à 18 mm en fonction de l'ouverture

Grand-angle 18 mm au bord

Assez classiquement, la périphérie de l'image est un peu moins précise au grand-angle : il faudra fermer à f/5,6 pour obtenir un bon piqué.

Nikon 5500 test review piqué au bord de l'image avec le 18-55 mm à 18 mm en fonction de l'ouverture

Télé : 55 m au centre

À fond de télé, le 18-55 mm offre un piqué moyen à pleine ouverture (f/5,6) ; il s'améliore à f/8 pour diminuer au-delà de f/16, à cause de la diffraction.

Télé : 55 mm au bord

En position télé, vous gagnerez en micro-contraste en fermant d'un cran (f/8) votre objectif, mais pour un objectif de kit, ce 18-55 mm se défend honorablement.

Distorsion

Comme la plupart des appareils photo actuels, le D5500 corrige à la volée certaines distorsions de l'optique sur les images JPEG. Pour visualiser la distorsion "réelle" de l'optique, nous avons comparé le même cliché à la fois en RAW sans correction et le JPEG. La distorsion est bien visible au grand-angle et s'amenuise jusqu'à 35 mm. Au-delà, la distorsion est à peine visible.

Distorsion au grand-angle : RAW (gauche), JPEG (droite).

Distorsion au télé : RAW (gauche), JPEG (droite).

Distance de mise au point

La distance minimale de mise au point est de 25 cm en mise au point manuelle et de 28 cm en autofocus. Une distance finalement assez courte, qui permet d'obtenir un rapport de reproduction de 0,36x au télé. Cela peut être intéressant pour débuter en proxy-photographie.

Nikon D5500 exemple 11

Gestion du bruit électronique

Pour nos tests de la gestion du bruit électronique, la scène est éclairée sous environ 250 lux. Le Nikon D5500 est positionné en mode M et l'ouverture, fixée à f/5,6 pour une valeur ISO de 100. Le temps d'obturation est fixé afin d'obtenir un signal à 50 % (mesure à l'oscilloscope sur les JPEG) sur une zone de gris neutre à 18 %.

Notre appareil étalon est le Canon 5D Mark III qui, pour un gris neutre 18 % requiert le couple f/5,6 - 1/8 s pour une sensibilité de 200 ISO. Ici, le temps de pose est de 1/4 s à 100 ISO. Avec le D5500, le temps de pose nécessaire est de 1/6 s.

Pour ce test, nous avons utilisé l'objectif de kit 18-55 mm f/3,5-5,6G VR II positionné à 35 mm et ouvert à f/5,6. Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Le traitement du bruit électronique (pour les JPEG) est positionné par défaut (standard).

Les images sont visibles à 100 % et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (NEF).

Le D5500 est doté d'un capteur APS-C de 24 Mpx, qui équipe déjà de nombreux reflex de la gamme Nikon comme le précédent D5300 ou le D7100. Il intègre la dernière génération de processeurs de traitement des données Expeed 4, mais officiait déjà dans le D5300. Entre les deux modèles, la gestion du bruit électronique devrait donc être assez proche.

Tailles des différents capteurs Comparaison des tailles (agrandies 4x) de différents capteurs.

La plage de sensibilité s'étend, en mode étendu, de 100 à 25 600 ISO. Sur le capteur, les 16 millions de photodiodes font environ 3,9 µm de côté.

Les JPEG

Aucun problème sur la plage 100-800 ISO. Comme pratiquement tous les boîtiers APS-C actuels, les images délivrées par le D5500 sont superbes avec une belle dynamique, un bon contraste et une absence de bruit électronique même en visualisation 100 % sur un écran HDTV 1080. Vous pourrez facilement monter jusqu'à 3 200 ISO sans la moindre inquiétude : la présence de bruit chromatique est parfaitement maîtrisée et le moutonnement caractéristique du bruit de luminance reste très doux, avec une granulation fine.

6 400 ISO est la sensibilité qu'il ne faudra pas dépasser si vous souhaitez préserver une bonne qualité d'image. Au-delà, le traitement du bruit lisse assez brutalement les images et la granulation devient vraiment plus grossière.

Comparaison à tirage équivalent

Nous avons choisi de confronter le Nikon D5500 à quelques boîtiers concurrents : le D5300 chez Nikon, le Canon 700D ou le Sony Alpha 58. Certes, ces boîtiers sont vieillissants, mais la relève (Pentax K-S2, Canon 760D...) n'est pas encore disponible.

Nous comparons également les boîtiers à "tirage équivalent". Pour cela, nous avons "normalisé" les images pour un tirage 40 x 60 cm en 180 dpi, soit une définition de 12 Mpx environ. Les images sont examinées à 6 400 ISO avec ci-dessous des détails à 100 %.

Attention, les boîtiers ne sont pas équipés d'optiques équivalentes, le piqué initial n'est donc pas le même. Il faut essayer de comparer uniquement le niveau de bruit électronique... Pas si simple.

Nikon D5500 - 6 400 ISOCanon 700D - 6 400 ISO
Nikon D5500 - 6 400 ISOSony A58 - 6 400 ISO

Face à ces deux concurrents, le Nikon D5500 sort vainqueur à cette sensibilité critique. Si le lissage des détails est visible pour tous les boîtiers, le rendu des valeurs sombres est bien meilleur chez Nikon : il présente une granulation beaucoup plus fine que le 700D de Canon et beaucoup moins de marbrures violettes que le Sony Alpha 58.

Exemples de photos

Nikon D5500 exemple 1

L'image reste exploitable à 12 800 ISO, mais la réduction du bruit par défaut lisse fortement les plus fins détails.

Nikon D5500 exemple 2

En intérieur, la balance des blancs tire très fortement sur le jaune.

Nikon D5500 exemple 3

Bien que plongé dans une quasi-obscurité, le Nikon D5500 a réussi a faire le point promptement.

Nikon D5500 exemple 4

Le mode de rendu "noir et blanc" offre une image contrastée qui sied bien à l'ambiance recherchée. Du coup, le grain paraît aussi plus acceptable à cette sensibilité.

Nikon D5500 exemple 5

En plein jour, la balance des blancs offre un rendu des couleurs agréable sans saturation excessive. Le piqué de l'objectif du kit est correct, mais il faut fermer à f/8...

Nikon D5500 exemple 6

Évidemment, à une telle sensibilité, les plus fins détails sont complètement brouillés mais là aussi, pour une vignette web, l'image reste largement exploitable.

Nikon D5500 exemple 7

À 1 600 ISO, la dynamique de l'image reste bonne et le capteur de 24 Mpx permet d'avoir de l'information dans les hautes et basses lumières avec un bon équilibre.

Nikon D5500 exemple 8

Il est heureux que le D5500 intègre des effets comme le "tilt-shift" directement à la prise de vue ; malheureusement les réglages sont peu nombreux et le RAW n'est pas sauvegardé.

Nikon D5500 exemple 9

Travailler avec un APS-C permet d'obtenir facilement de jolis flous d'arrière-plan.

Nikon D5500 exemple 10

À f/8, l'objectif du kit permet de résoudre bon nombre de détails de l'image, mais il reste limité pour honorer véritablement les 24 Mpx du capteur.

Verdict

Nikon D5500 test review

Le Nikon D5500 succède au D5300 et évolue en douceur. Il conserve son capteur 24 Mpx, son processeur Expeed 4, le Wi-Fi, par contre le GPS disparaît. En contrepartie, le châssis évolue vers de la fibre de carbone et l'écran orientable s'équipe du tactile multitouch. Le D5500 est donc le tout premier reflex de la marque à être équipé du tactile. Une évolution qui le met au niveau du concurrent historique, Canon, sur le segment des reflex.

L'une des particularités de ce boîtier est sa compacité. Nikon a retravaillé la disposition d'éléments internes et gagne quelques millimètres en épaisseur : un gain considérable qui procure à l'ensemble une baisse d'encombrement non négligeable. En revanche, l'optique associée gâche les efforts une fois déployée.

On remarquera toutefois une très bonne préhension grâce à une poignée redessinée et plus creusée. La prise en main est plus rassurante. De la même façon, la construction paraît sérieuse et de bonne facture. Si la disposition des touches évolue par rapport au prédécesseur, un nikoniste retrouvera assez facilement ses petits. Cependant le néophyte risque d'être vite perdu par une arborescence des menus trop alambiquée. Les options de personnalisations sont nombreuses, mais leur ordonnancement manque de rationalité.

À l'allumage néanmoins, le Nikon D5500 retrouve de sa superbe. L'autofocus est véloce, le viseur, plutôt bon pour la catégorie et bien entendu, la visée sur écran est agréable... mais gare à la lenteur de la mise au point dans ce mode Live View : elle reste à réserver aux sujets fixes.

Sur le plan de la qualité d'image, le capteur 24 Mpx délivre des photos absolument parfaites jusqu'à 800 ISO avec un grain très fin et une colorimétrie douce et agréable, sans saturation excessive des couleurs. À 1 600 ISO, le moutonnement devient visible mais reste très fin. Au-dessus, le bruit de chrominance commence à faire une apparition marquée et les plus fins détails sont de plus en plus lissés, le phénomène s'amplifiant au fil de notre ascension dans les paliers des hautes sensibilités. L'optique de kit n'améliore pas les choses. On évitera de dépasser 12 800 ISO (ce qui est déjà excellent) pour une vignette web.

Reste deux réserves que nous souhaitons soulever :

  1. La balance des blancs en intérieur peut poser problème, avec une très forte tendance à tirer vers le jaune sous éclairage fluorescent. Il sera préférable de travailler en Raw ou de régler manuellement la balance des couleurs.

  2. Nous nous posons la même question depuis les précédentes versions : pourquoi proposer une telle définition d'image sur des boîtiers d'entrée de gamme ou intermédiaires ? Cela obligera impérativement les amateurs à investie dans une optique de meilleure qualité (focale fixe ou zoom) que celle fournie en kit pour rendre justice au capteur.

Finalement, nous retiendrons que le Nikon D5500 est un excellent appareil photo, totalement dans la lignée des productions de la marque, avec une bonne qualité de construction et d'image, mais il ne déchaîne pas les passions. Il fait très bien son "job", mais il ne viendra pas chatouiller la fibre émotionnelle du photographe. L'approche est assez stricte, carrée, complexe et fonctionnelle. Un peu comme une Golf GTi MKI ou MKII des années 1980 : c'est rigoureux et sérieux, mais plutôt froid.

+
  • Qualité de construction
  • Qualité d'image jusqu'à 6400 ISO
  • Nombreuses options de personnalisation
  • Écran orientable et tactile
  • Wi-Fi intégré
  • Autofocus véloce
  • Le GPS a disparu
  • Autofocus encore trop lent en Live View
  • Menu complexe
  • Balance des blancs en intérieur
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

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