CapteurCMOS DX (APS-C) 23,5 x 15,7 mm, 20,9 Mpx
MontureF
Optique livréeNA
Stabilisation/
Antipoussière/
ViseurOptique. Couverture de champ de 100 %. Grossissement de 1x.
FlashNon
Écran8,1 cm. 2 360 000 points tactile et orientable
Mise au point153 collimateurs dont 99 croisés et 15 points sensibles jusqu'à f/8.
Modes autofocusAF, AF-S, AF-C et manuel
Mesures d'expositionCellule 180 000 points. Matricielle, pondérée centrale, spot
Modes d'expositionPSAM
Vitesse d'obturation30 à 1/8 000 s. Synchro flash 1/250 s.
Motorisation10 i/s avec suivi autofocus et mesure lumière. 200 vues en RAW 14 bits compression sans perte (XQD).
Sensibilité ISO100-51 200 ISO. Extensible à 1 640 000 ISO
MémoireDouble emplacement SD et XQD
AlimentationEN-EL15
ConnexionUSB 3.0, HDMI type C, sortie casque, entrée micro stéréo, Ethernet, connecteur 10-pin, synchro flash, Wi-Fi, Bluetooth 4.1, NFC
Dimensions147 x 115 x 81 mm
Poids860 g
Logiciels/
Dans la boîte/

Caractéristiques

Nikon D500 dévoilé

Présentation

Retour en 2007. Nikon annonce un le D3, le premier reflex numérique 24x36 de la marque. Il est alors accompagné d'un modèle à la construction similaire, mais doté d'un capteur APS-C, le D300. Plus de 8 ans après, Nikon tente à nouveau un doublé avec le D500, sorte de D5 équipé d'un capteur APS-C.

Nikon D500 vue de dessusLe Nikon D500 vue de dessus. Notez la présence de la touche ISO sur la poignée.

"Mini D5" avec capteur APS-C

Alors que nous avions reproché une ergonomie "trop" D7000 au D750, le nouveau D500 affiche clairement ses ambitions professionnelles. Le boîtier est très proche du nouveau D5 avec le barillet regroupant le trèfle de commande (Balance des blancs, Mesure, Mode et Qualité des images). Vous retrouverez un joystick pour déplacer rapidement le collimateur AF, une touche ISO sur le dessus de la poignée, un oculaire rond, ainsi que l'absence de flash intégré...

Nikon D500 de dos

Même à l'intérieur, vous retrouverez certains éléments du D5 comme le processeur de traitement des données Expeed 5 et, surtout, le même module autofocus Multi-Cam 20K. Oui, le D500 dispose du même module AF que le reflex professionnel à 7 000 €.

Comme il s'agit d'un capteur APS-C, la couverture AF est encore plus importante et les 153 collimateurs couvrent presque la totalité de la visée. Tout comme son grand frère, le module AF est épaulé par la cellule de mesure de la lumière (180 000 points) pour la reconnaissance des formes et des couleurs. Le traitement des données pour la mise au point et le suivi AF sont confiés à un processeur dédié. Comme pour le D5, la sensibilité annoncée est de -4 IL (collimateur central).

Nikon D500 puce de traitement des données pour le module AFLa puce de traitement des données pour le module autofocus.

20,9 Mpx, mais capteur APS-C

Le D500 propose la même définition que le D5, mais sur un capteur 2 fois plus petit. Les photosites étant plus fins (4,2 µm contre 6,4 µm sur le D5), la plage de sensibilités est restreinte, mais s'étend quand même de 100 à 51 200 ISO, extensible à 1 640 000 ISO (oui, là encore on dépasse le million...).

Côté rafale, l'Expeed 5 assure une cadence de 10 i/s en RAW 14 bits sur 200 vues. Le reflex offre la possibilité de filmer en 4K Télé (30 minutes) avec sortie simultanée disponible via HDMI. Vous pourrez également activer un stabilisateur électronique (eVR) et filmer avec le D-lighting actif.

Écran orientable et tactile et transfert automatique

Bon point, le D500 reprend l'écran orientable du D750, tout en apportant une dalle tactile bienvenue. Là encore, il s'agit d'une dalle de 8 cm affichant 2 360 000 points pour un bon rendu des détails. Le reflex est équipé d'une puce Wi-Fi (b/g — toujours pas de norme n) et il sera possible d'associer le module WT-7 qui permet de transférer plus rapidement ses images sur un réseau filaire (Ethernet) ou Wi-Fi.

Nikon D500 connecteurs

Le D500 dispose également d'une connexion Bluetooth (Low Energy) qui permet une connexion permanente vers un smartphone pour un transfert automatique des images (taille limitée à 2 Mo). Cette technologie baptisée SnapBridge permet de récupérer sans effort ses images sur un smartphone (elles sont également envoyées vers l'espace de stockage en ligne Nikon Image Space) et facilite ainsi leur transfert vers les réseaux sociaux ou Internet. SnapBridge intègre immédiatement les informations relatives au lieu, à la date et l'heure de prise de vue, ce qui permet d'archiver plus facilement les images prises avec le Nikon D500.

Nikon D500 boîtier proLe D500 dispose d'un châssis en alliage de magnésium et de touches rétroéclairées.

Pour le stockage, contrairement au système du D5, Nikon n'a pas tranché et propose à la fois un emplacement SD et XQD. Notez que le logement SD est compatible avec la norme UHS-II.

Le D500 est un reflex taillé pour l'action, avec châssis en alliage de magnésium et joints d'étanchéité afin de le préserver de l'intrusion de poussière et d'eau.

Nikon D500

Disponibilité et prix

Le Nikon D500 sera disponible fin mars pour 2 300 €.

Notre premier avis

Nikon revient dans la course avec un reflex professionnel au format APS-C. Voilà une bonne nouvelle. Le D500 propose une fiche en béton avec le meilleur module autofocus de la marque, une couverture AF très large, un capteur 21 Mpx capable de grimper jusqu'à 1 640 000 ISO, une cadence rafale à 10 ips, la possibilité de filmer en 4K. Le nouveau venu surclasse, sur de nombreux points, le 7D Mark II de Canon présenté il y a un peu plus d'un an.

À 2 300 €, le D500 avec son capteur APS-C peut-il séduire un professionnel ? Pour la chasse photographique où l'allongement des focales compte, assurément. Le photographe sportif sera également enchanté par la large couverture AF et le module autofocus au top de sa forme.

Reste la question épineuse des optiques. La gamme DX est importante, mais elle ne comporte finalement que peu d'optiques au liseré doré (signe d'une fabrication haut de gamme). Il y a bien le 17-55 mm f/2,8 vieillissant et non stabilisé, le fisheye 10,5 mm ou le plus récent 16-80 mm f/2,8-4. Mais il manque clairement pour le professionnel quelques optiques fixes lumineuses, comme un équivalent 35 mm ou 24 mm (il existe un très bon 35 mm f/1,8 équivalent à un 50 mm qui n'a pas l'honneur d'un liseré doré). Notez que le problème est identique chez Canon avec son parc d'optiques EF-S.

Il est cependant possible de se rabattre sur les optiques FX (24x36) en perdant les grands-angulaires et le bénéfice d'avoir des optiques plus petites et plus légères. Bref, si la situation n'est pas désespérée (loin de là), il serait intéressant pour Nikon d'étoffer sa gamme d'optiques. Après, il reste toujours d'autres solutions, comme le très séduisant 18-35 mm f/1,8 de Sigma.

Caractéristiques

Prise en main

Reflex Nikon D500 test review vue de face capteur

Gabarit

Le Nikon D500 est un imposant reflex APS-C. Il est plus volumineux que le récemment testé Ricoh Pentax K-1, qui intègre pourtant un capteur 24x36, et d'un volume équivalent aux Nikon D810 et D750 qui intègrent eux aussi un capteur 24x36 nettement plus grand.

reflex Nikon D500 comparaison des dimensions
Source : Camerasize.

Ergonomie

Dans les grandes lignes, le D500 reprend les lignes de ses aînés les D800/D810 avec une construction massive et robuste. Vous retrouverez globalement l'ergonomie des boîtiers professionnels de la marque, en dehors des monoblocs comme le D5 récemment testé. Les possesseurs de reflex Nikon évolueront donc en terrain connu. Naturellement, quelques évolutions ont été apportées par les ingénieurs et les ergonomes.

reflex Nikon D500 test review vue de 3_4 Le D500 de Nikon : un style classique de reflex haut de gamme.

La prise en main est rassurante : la finition est de qualité et le reflex semble solide tout en restant assez léger : un peu plus de 800 g sans optique. L'ensemble est à l'épreuve des intempéries, avec des joints d'étanchéité au niveau des différentes commandes, des trappes et des rabats caoutchoutés sur les différentes connectiques.

Le D500 n'a pas de flash pop-up. Il n'y aura donc aucun risque d'infiltration d'eau ou de poussière de ce côté, même si ce choix pourra dérouter certains photographes habitués à utiliser le flash intégré avec leurs "vénérables" D700/D800/D300. Impossible de déboucher un contre-jour au débotté ou de piloter un flash distant sans fil sans un flash cobra maître. Difficile de trouver une bonne raison à cette éviction. Peut-être cela fait-il plus professionnel ? Rappelons que les séries Dx ou 1D chez Canon n'en disposent pas non plus. En outre, il est probable que Nikon cherche à promouvoir sa nouvelle technologie de flash radio, dont le SB-5000 est le premier à bénéficier. Plus besoin d'un flash pour piloter des flashs distants sans fil, mais du module WR-10 (200 € tout de même...).

À l'avant, vous trouverez une touche Pv qui permet d'activer le testeur de profondeur de champ. Cette touche est personnalisable avec plus de 20 options disponibles par simple pression et 7 options modulables avec la molette de réglage.

~~Reflex Nikon D500 personnalisation de commande~~

La touche Fn1 est désormais déportée sur l'avant de la chambre reflex et non plus sur le côté. Là encore, il s'agit d'une commande personnalisable.

De l'autre côté de l'objectif, un levier fait basculer du mode de mise au point automatique à manuel. Au centre, un bouton permet de régler avec les molettes avant et arrière le mode AF et le nombre de collimateurs engagés. Au niveau du prisme, la touche BKT active le bracketing d'exposition, le mode HDR ou la surimpression.

Le dessus de l'appareil est également très classique avec, là encore, quelques variations de places. Ainsi, le barillet sur l'épaule gauche se voit attribuer (en plus de la balance des blancs, de la qualité des images et de la mesure d'exposition) la commande Mode, en lieu et place de ISO qui bascule sur la poignée. La couronne, verrouillable, en dessous, permet de régler la motorisation du boîtier.
reflex Nikon D500 test review vue de dessus
Un large écran LCD monochrome de rappel de réglage.

Sur le prisme vient se loger la griffe porte-flash et sur l'épaule droite vous trouverez un large écran LCD monochrome de rappel des réglages, le déclencheur avec la couronne de mise sous tension, la touche ISO, le correcteur d'exposition et la commande pour l'enregistrement vidéo. Également personnalisable, elle permet de retrouver le sélecteur de Mode "à l'ancienne".

reflex Nikon D500 test review vue 3_4Nikon D500 : un design massif, mais agréable à prendre en main.

Au dos, les changements sont un peu plus importants par rapport au D810 notamment. Ainsi, l'écran LCD est désormais monté sur une double rotule et la dalle est tactile ! Enfin ! Ce faisant, ce reflex professionnel se dote enfin de fonctionnalités que l'on trouve désormais aisément sur des modèles d'entrée de gamme. Toutefois, on ne retrouve pas la rotule du D5300 mais la même double charnière présente sur le D750, qui autorise une orientation sur 170° sur un axe horizontal. Ce système ne permet pas, par exemple, de retourner complètement l'écran afin de le protéger des chocs.

reflex Nikon D500 test review écran position 1reflex Nikon D500 test review écran position 2L'écran du D500 bascule d'environ 80° vers le haut et 90° vers le bas.

L'écran affichant 2 359 000 points offre une excellente précision (1 204 x 768 px) et une très bonne fluidité. L'affichage se fait au ratio 4/3 et en visée sur écran, les informations apparaissent dans un bandeau noir sans venir "grignoter" sur le cadrage.

L'écran est en outre tactile et permet, en mode lecture, de faire défiler rapidement les images et de zoomer avec deux doigts. Toutefois, l'intégration du tactile est limitée et vous ne pouvez pas naviguer dans les menus ou déplacer les collimateurs AF en visée optique. Toutefois, un joystick est désormais présent et pallie ce manque.

Toujours au dos de l'appareil, vous retrouverez la colonne de commandes sur le côté gauche de l'écran : lecture, poubelle, menu, loupe, OK, Fn2...). La partie droite de l'écran évolue plus notablement avec notamment l'apparition, ce fameux joystick pour contrôler les collimateurs AF. Voilà une grande nouvelle, car cette commande est juste parfaite : bien placée, réactive, elle permet de suivre facilement un sujet en déplacement notamment avec le mode groupe.

reflex Nikon D500 test review vue de dosUn joystick permet de contrôler les collimateurs AF comme sur les modèles haut de gamme D4S, D5.

Les commandes Info et i sont désormais regroupées près de la commande de visée directe sur écran / mode vidéo. La touche Info permet d'afficher sur l'écran arrière la plupart des réglages de l'appareil. Une fois de plus, il est dommage qu'il ne soit pas possible de sélectionner au doigt certains paramètres pour les modifier rapidement.

Il est intéressant de noter que le D500 dispose, comme le D5, du rétroéclairage de certaines touches, ce qui permet de régler l'appareil dans l'obscurité.

Nikon D500 test review commandes allumées

Visée optique

Le D500 propose un prisme en toit à la visée claire et affûtée. Le cadrage est précis à 100 % en mode APS-C et à 98 % en mode 1,3x. Le grossissement est de 0,67x (équivalent 24x36).

reflex nikon D500 viseur optique

Comme sur la plupart des reflex de la marque, il est possible d'afficher des informations en surimpression à l'aide d'une dalle LCD : grille d'aide à la composition, collimateurs AF (vous pouvez apprécier la couverture AF plus que généreuse), niveaux électroniques, facteur de recadrage...

reflex Nikon d500 affichage viseur

Autonomie

Le Nikon D500 utilise toujours la batterie EN-EL15 de 7V / 1 900 mAh, soit 14 Wh. Dans le cadre d'une utilisation classique, nous avons pu réaliser environ 1 100 déclenchements, ce qui est cohérent avec le reste de la gamme. Le boîtier ne dispose toujours pas de connecteur micro-USB qui permettrait une charge sur un ordinateur. En outre, le chargeur livré avec l'appareil ne présente pas de niveau de charge : impossible de savoir si la batterie est en début ou en fin de chargement.

reflex Nikon D500 batterie

Connexions et mémoire

Nikon opère la migration de ses boîtiers haut de gamme vers le format XQD. Une étape a été franchie avec le D5, qui n'est disponible en France qu'en version double XQD. Le D500 accepte quant à lui dans son logement double une carte XQD et une carte SD (SDHC UHS-I et SDXC UHS-II). Le choix d'un double format nous semble étrange, mais certains photographes semblent apprécier cette évolution en douceur. Quoi qu'il en soit, pour profiter des deux emplacements, il faudra investir dans le format XQD, nettement plus onéreux que le format SD. Or si le format XQD est plus prometteur dans l'avenir pour le débit des données, il n'y a à l'heure actuelle sur le D500 aucune fonctionnalité qui nécessite impérativement une carte XQD ; il est tout à fait possible d'enregistrer des vidéos au format UHD sur des cartes SD rapides.

reflex Nikon D500 test review cartes

Côté connectique, le nouveau reflex de Nikon est richement doté :

  • interne :

  • à l'avant :

  • sur le côté :

  • sortie USB 3,

  • sortie casque mini-jack 3,5 mm,

  • entrée micro stéréo mini-jack 3,5 mm,

  • sortie HDMI,

  • connecteur 10 broches,

  • synchro flash,

  • puce Wi-Fi,

  • NFC,

  • Bluetooth.

Une liste longue, mais pas exhaustive. Ainsi, il manque toujours à l'appel une puce GPS pour géomarquer les images. Nous pointerons également la puce Wi-Fi qui n'est pas compatible avec la dernière norme de transfert 802.11n.

reflex Nikon D500 connectiqueLes différents connecteurs du D500 protégés par de larges rabats en caoutchouc.

Snapbridge est l'une des innovations apportées par les D5/D500 en termes de connexion et de transfert de photos. SnapBridge s'appuie sur le protocole Bluetooth, moins consommateur en énergie et qui permet un transfert instantané et continu sans priver les utilisateurs de la connexion Internet de leur périphérique mobile.

Nikon D500 snapbridge

Après installation de l'application et appairage automatique à l'aide de la puce NFC, votre téléphone est prêt à recevoir toutes les images enregistrées par le D500. C'est assez rapide et totalement transparent pour l'utilisateur. L'application peut synchroniser l'heure et géotaguer les images à la volée.

reflex nikon D500 test review géomarquage photo snapbridge

Smartbridge donne aussi la possibilité de prendre la main sur le D500 pour déclencher à distance, mais on ne peut modifier les réglages de l'appareil et tout cela reste très basique.

Nikon D500 test review snapbridgeL'application Snapbridge pour iOS et Android.

Menus et opérations

Pour les Nikonistes, le D500 sera assez aisé à prendre en main. Les menus n'évoluent guère et restent denses et parfois complexes. Une aide en ligne est heureusement disponible pour donner quelques explications sur certaines fonctionnalités, mais cela reste assez léger et il faudra consulter la documentation technique régulièrement. Les réglages pour la vidéo sont séparés des autres menus.

Nikon D500 menusExemple des menus du Nikon D500. À droite, exemple d'aide contextuelle.

Contrairement au D750 ou au D7200 qui disposent de mémorisation des réglages personnalisés U1/U2, le D500 (de même que la gamme pro D4/D4s/D5) ne propose pas de rappel rapide de configurations personnalisées. Vous pouvez par contre enregistrer des configurations de prise de vue (1 jeu de 4 mémorisations A, B, C et D) et des configurations personnalisées (autre jeu de 4 possibilités A, B, C et D qu'il est possible de renommer). C'est précis, mais pas très commode pour passer rapidement d'une prise de vue de nuit à la sensibilité ISO réglée à 51 200 à une rafale en mode S au 1/2 000 s. Gageons que dans un usage pro, ces situations ne sont guère courantes, mais ce système de configurations personnalisées du boîtier n'est pas évident au premier abord.

reflex Nikon D500 test review exemple de menusMenus des réglages personnalisés des commandes. À droite, l'écran Info récapitulatif.

Les menus étant très denses, les ingénieurs ont eu la bonne idée de laisser à l'utilisateur la possibilité de créer son propre menu. Vous pouvez donc regrouper les fonctionnalités que vous utilisez le plus. Très pratique.

Reflex Nikon D500 test review avis sur les menusLa personnalisation du rendu des images va assez loin sur le boîtier avec la possibilité de modifier jusqu'à 6 réglages. En outre, le logiciel Picture Control Editor vous laisse la possibilité de peaufiner les réglages directement sur un ordinateur.

Bruit au déclenchement

Le Nikon D500 est un appareil assez discret au déclenchement. Heureusement car si le reflex dispose bien d'un mode silencieux (Quiet), ce dernier ne diminue que très faiblement le bruit. Toutefois, et en visée sur écran uniquement, il est possible de déclencher sans le moindre bruit d'obturation. Ce mode est plus lent et impose une visée sur écran, mais il est totalement silencieux.

Nikon D500 bruit au déclenchement
En cliquant sur la vignette au-dessus, vous pouvez entendre le déclenchement du Nikon D500 en mode Single, rafale 10 ips et mode Quiet.

Logiciels

Le D500 est livré avec deux logiciels : Capture NX-D et View NX-i. Vous trouverez également le logiciel Picture Control Utility pour peaufiner le rendu des images. Les profils personnalisés créés peuvent ensuite être envoyés dans le boîtier.

reflex Nikon D500 test review logicielView NX-i à droite et Capture NX-D à gauche.

On peut consulter les images avec les deux logiciels. La gestion du flux (tri, impression, montage vidéo, email, etc.) s'effectuera avec View NX-i, tandis que la retouche est confiée à Capture NX-D, une version personnalisée de Silkypix. Le logiciel est complet et permet de corriger les JPEG ainsi que les fichiers bruts, mais l'interface reste assez austère.

Visée, autofocus

Visée optique

Le Nikon D500 profite d'un prisme en toit qui offre une visée claire et détaillée. Le cadrage est précis à 100 % en mode APS-C et 98 % en mode 1,3x. Le grossissement est de 0,67x (équivalent 24x36).

reflex nikon D500 viseur optique

Comme sur la plupart des reflex de la marque, il est possible d'afficher des informations en surimpression à l'aide d'une dalle LCD : grille d'aide à la composition, collimateurs AF (vous pouvez apprécier la couverture AF plus que généreuse), niveaux électroniques, facteur de recadrage...

reflex Nikon d500 affichage viseur

Autofocus

Comme le D5, le D500 embarque le module AF Multi-Cam 20K. Il propose 153 collimateurs dont 99 en croix et 15 sensibles jusqu'à f/8. Attention, sur les 153 points, seuls 55 sont sélectionnables. En fait, c'est plutôt une bonne nouvelle. En effet, traverser la zone AF aurait été sans doute trop fastidieux et trop long avec 153 "vrais" collimateurs. Les collimateurs en "extra" viennent épauler, par maillage plus dense, le module pour le suivi d'un sujet sur toute la surface couverte. Ce qui est intéressant, c'est qu'avec un capteur APS-C, la couverture de l'autofocus est gigantesque et couvre pratiquement toute la largeur de la visée optique et une bonne partie de la hauteur.

reflex nikon D500 test review autofocus

Module AF Multi-Cam 20K. Seuls les carrés sont sélectionnables, les points sont les collimateurs d'assistance. Le rectangle symbolise la visée en mode recadrage 1,3x. Les marqueurs symbolisent la zone autofocus en visée DX (deux colonnes ne sont pas affichées sur le graphique).

Mais c'est surtout la plage de sensibilité qui est impressionnante. En effet, le module AF fonctionne de -4 IL à 20 IL. Attention là encore : seul le collimateur AF central est sensible à -4 IL. Les autres points disposent d'une plage de fonctionnement de -3 à +20 IL, ce qui est déjà remarquable.

En studio, le D500 s'est montré à l'aise et rapide.

Visée optique Visée écran
Mise sous tension (1ère image sans mise au point) 0,25 s /
Autofocus sous 250 lux 0,2 s 0,6 s
Autofocus sous 3 lux 0,4 s 1 s
Latence au déclenchement 0,02 s /
Rafale à vitesse haute 10 ips /

Le Nikon D500 propose les 2 modes autofocus classiques : Simple / Continu. En mode Continu, vous disposez de nombreux réglages pour faire varier le nombre de collimateurs utilisés, la zone autofocus ou le regroupement de collimateurs pour faciliter le suivi manuel.

Le mode Lock-On (verrouillage d'un sujet) dispose désormais d'options pour spécifier la réactivité de changement et le comportement du sujet (aléatoire ou stable).

Sur le terrain, l'autofocus s'est montré très réactif et précis. En basse lumière, le collimateur central plus sensible apporte un vrai confort. Nous avons également mis le mode suivi AF à l'épreuve en réalisant quelques séries d'images en mode rafale rapide (environ 10 i/s) en activant la priorité à la mise au point.

Pour l'occasion, nous avons réalisé quelques rafales lors du FISE (Festival international des sports extrêmes) à Montpellier. Nous avons positionné le reflex au 1/2 000 s, f/2,8, ISO auto, rafale rapide et suivi de sujet avec priorité à la mise au point. Le roller quant à lui effectue une figure sur une impressionnante rampe. Contrairement à notre test habituel où nous suivons une personne en déplacement linaire, ici, il n'est pas facile d'avoir le même détail de l'image pendant toute la figure. Sur toute la durée de la figure, seule la dernière image est un peu floue.

Vous pouvez retrouver une série d'images réalisées au FISE en galerie.

reflex Nikon D500 test review suivi autofocus

Autofocus en visée sur écran

Malheureusement, Nikon se cantonne toujours à un système autofocus par détection de contraste en visée écran. Si à chaque nouvelle génération de boîtier les progrès sont notables, ce système de mise au point reste assez lent. Très pratique en studio pour du pack-shot, il s'avère très difficile à exploiter sur un sujet mouvant (cf. mode vidéo). La recherche est encore trop hésitante avec des effets de "pompage" parfois très présents. Toutefois, la reconnaissance des visages ou la possibilité de verrouiller un sujet permettent au D500 d'être pertinent dans certaines circonstances.

Mise au point manuelle

En visée optique, le D500 dispose d'un télémètre qui affiche un point lorsqu'il est bon. Il indique également dans quel sens faire la mise au point. De quoi faciliter l'utilisation d'optiques manuelles. En visée sur écran, vous pouvez agrandir la visée à l'aide d'une loupe afin de faciliter la mise au point. Toutefois, vous perdez totalement le contexte de la scène. Vous ne pouvez pas afficher de focus-peaking (surlignage des zones nettes à l'aide de pixels colorés).

Gestion du bruit électronique

Pour notre test, la scène est éclairée sous environ 250 lux. Notre appareil étalon est le Canon 5D Mark III qui, pour un gris neutre 18 %, requiert le couple f/5,6 - 1/8 s a une sensibilité de 200 ISO. Le Nikon D500 est également calé pour exposer correctement un gris 18 % avec une sensibilité de 200 ISO et une ouverture de f/5,6. Les couples d'expositions sont identiques.

Nous faisons alors varier la vitesse et la sensibilité ISO. Les images sont visibles à 100 % (JPEG) et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (.NEF). Le boîtier est configuré par défaut, notamment pour ce qui est de rédaction du bruit électronique.

Les JPEG

Le Nikon D500 est équipé d'un capteur APS-C de 20,9 Mpx probablement développé par Sony. Il s'agit d'un tout nouveau capteur que nous découvrons avec ce boîtier. Avec cette définition, la taille des photodiodes est d'environ 4,2 µm. La plage ISO va nativement de 100 à 51 200 ISO et peut être étendue jusqu'à  638 400 ISO ! Oui, plus de 1 millions d'ISO — un chiffre qui donne le tournis ! Il s'agit de la même plage de sensibilités que sur le très professionnel et très onéreux D5, mais avec un capteur APS-C. Une véritable folie, donc.

Tailles des différents capteurs
Comparaison des tailles (agrandies 4x) de différents capteurs.

C'est parti pour la (seconde) plus grande montée ISO de l'histoire de Focus Numérique. Le D5 détient déjà la palme avec un capteur 24x36, le D500 récidive avec un capteur beaucoup plus petit. Et pas de mauvaises surprises dans les plus basses sensibilités ISO. De 100 à 800 ISO, c'est superbe ! Le grain n'est pas perceptible, le lissage anodin, le rendu des couleurs vibrant et la dynamique impeccable.

À 1 600 ISO, on note les premiers effets de lissage, mais il faut zoomer à 100 % sur un écran pour le constater. C'est encore excellent avec des bordures nettes et un grain invisible. À 3 200 ISO, l'image perd un peu en "croustillant" et les plus fins détails (billet de banque, lignes de niveau de la carte IGN) sont légèrement dilués. Une fois de plus, cela reste parfaitement exploitable pour des tirages 20 x 30 cm.

Nous restons encore très agréablement surpris à 6 400 ISO. Le lissage se fait certes plus destructeur, mais l'image conserve une très bonne tenue. Le grain, fin, est peu visible et si la dynamique baisse un "chouia", les couleurs sont encore denses et plaisantes. Le cran supérieur reste étonnant : à 12 800 ISO, le grain devient nettement plus visible, la dynamique baisse d'un cran, mais le bruit est peu coloré et les bordures, peu émoussées.

Le premier palier est franchi à 25 600 ISO. Si le grain demeure peu présent, le lissage et le traitement de l'image sont nettement plus appuyés. Les détails sont dilués et les couleurs deviennent un peu plus fades. Les images se dégradent logiquement à 51 200 ISO / 102 400 / 204 800 ISO et seront difficiles à exploiter dans un contexte normal.

Les valeurs supérieures sont complexes et un second palier est nettement visible à 409 600 ISO (ce chiffre est déjà totalement hallucinant en soi...). Les images sont des démonstrations techniques qui finalement n'auront que peu de valeur esthétique. Avec un traitement particulier des photos, on pourra sans doute exploiter des données, mais pas vraiment obtenir des images. Les applications sont néanmoins nombreuses, comme la surveillance ou la détection.

Comparaison à tirage équivalent

Nous comparons naturellement les boîtiers à "tirage équivalent". Nous avons "normalisé" les images pour un tirage 40 x 60 cm en 180 dpi, soit une définition de 12 Mpx environ. Les images sont réalisées à 6 400 ISO avec ci-dessous des détails à 100 %.

Attention, les boîtiers ne sont pas équipés d'optiques équivalentes, le piqué initial n'est donc pas le même. Il faut essayer de comparer uniquement le niveau de bruit électronique... Pas si simple.

Nous avons choisi de confronter le D500 à quelques boîtiers emblématiques actuels :

Clairement, le Canon 7D Mark II compte déjà ces années et se fait largement dominer par le D500 de Nikon à cette sensibilité. Toutefois, le Fujifilm X-Pro2 tient facilement la dragée haute au nouveau reflex de Nikon. À 6 400 ISO, le grain est plus fin et les détails plus visibles avec l'hybride de Fujifilm. Le D5 est également (et heureusement) plus performant. Là encore, le grain est moins visible et l'image, plus détaillée.

Nikon D500 - 6 400 ISOCanon 7D Mark II - 6 400 ISO
Nikon D5 - 6 400 ISOFujifilm X-Pro2 - 6 400 ISO

Oscilloscope

Passons certaines images obtenues avec le Nikon D500 sous l'œil de l'oscilloscope pour un avis plus "mathématique".

Notre outil confirme notre perception visuelle : les images sont vraiment excellentes jusqu'à 3 200 ISO et sont encore exploitables jusqu’à 12 800 ISO.

Nikon D500 test review bruit électronique sur gris 100 ISONikon D500 – 100 ISO Nikon D500 test review bruit gamme gris graphique 100 ISO
Nikon D500 test review bruit électronique sur gris 1600 ISONikon D500 – 1 600 ISO Nikon D500 test review bruit gamme gris graphique 1600 ISO
Nikon D500 test review gamme gris à 3 200 ISONikon D500 - 3 200 ISO Nikon D500 test review bruit gamme gris graphique 3200 ISO
Nikon D500 test review bruit gamme gris 6400 ISONikon D500 – 6 400 ISO Nikon D500 test review bruit gamme gris graphique 6400 ISO
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Sans atteindre des sommets, le D500 de Nikon propose une belle prestation. Il ne bouscule pas l'échiquier actuel, mais trouve logiquement une place de choix. Avec des images superbes à 6 400 ISO, parfaitement exploitables à 12 800 ISO, le reflex se montre parfaitement à l'aise dans la plupart des situations lumineuses.

Exposition, RAW

Modes et corrections d'exposition

Le Nikon D500 dispose d'une nouvelle cellule d'exposition — la même cellule que celle présente dans le D5 — qui réalise des mesures à l'aide d'un capteur RVB de 180 000 points. Sa plage de fonctionnement est également plus large : -3 à 20 IL.

Évaluer la justesse d'une cellule d'exposition n'est pas simple mais globalement, le D500 s'est bien comporté. Vous retrouverez les modes classiques de mesure : matricielle, pondérée centrale et spot. Le D5 propose, comme certains autres reflex de la marque, une mesure spot pondérée sur les hautes lumières. Dans ce cas, il accorde plus d'importance aux hautes lumières : un mode très intéressant pour la photographie de spectacle, par exemple, ou la photographie de mariage.

Nikon D750 différentes mesures d'exposition
(De gauche à droite et de haut en bas) : matricielle, pondérée hautes lumières, pondérée centrale et spot.

Le D500 dispose d'un correcteur d'exposition sur ±5 IL. Côté bracketing, il propose jusqu'à 9 vues par IL, ce qui en fait un bon choix pour les expositions multiples de type HDR. Comme tous les Nikon, le D500 peut également corriger les ombres trop marquées avec le D-Lighting actif.

Latitude d'exposition

Pour vérifier la latitude d'exposition d'un point de vue "artistique", nous avons photographié notre scène test sur une plage de +/-5 IL et corrigé les fichiers bruts avec le logiciel Adobe Lightroom.

La correction s'effectue via le curseur exposition et nous ne "jouons" pas avec le recouvrement des hautes lumières ou des tons sombres.

Les fichiers bruts permettent de récupérer facilement une surexposition de 1 IL. Il sera possible de recouvrer des informations dans les hautes lumières jusqu'à +2,6 IL, mais à +3 IL, des informations sont définitivement perdues. Cela reste un excellent score ! Le reflex pro de Nikon est toutefois en retrait par rapport au Sony A7R II qui permet de recouvrer des informations jusqu'à +3 IL.

reflex Nikon D500 test review latitude surexposition traw

Les fichiers bruts contiennent plus d'informations dans les valeurs sombres, il est donc plus facile de retrouver des détails dans les zones "bouchées" avec les logiciels de développement. Le D5 est très à l'aise jusqu'à -3 IL, mais au-delà, le grain vient dénaturer les images et la balance des blancs devient douteuse.

reflex Nikon D500 test review latitude sous exposition

Au final, le D500 de Nikon présente une latitude d'exposition de -3 IL à +2,6 IL, soit 6,6 IL, ce qui très correct pour un capteur APS-C sans être exceptionnel. En comparaison, les fichiers RAW du Sony A7R II atteignent 8 IL de latitude d'exposition.

Mode vidéo

Formats vidéo

Bonne nouvelle, le Nikon D500 est, avec le D5, le premier reflex de la marque à filmer en UHD (3 840 x 2 160 px). Et contrairement au D5, il est possible de filmer jusqu'à 30 minutes de vidéo.

  • Formats en PAL/NTSC
  • 3 840 x 2 160 px : 30, 25, 24p (natif)

– 1 920 × 1 080 px : 59,94, 50, 29,97, 25, 23,976p

– 1 920 × 1 080 px : 59,94, 50, 29,97, 25, 23,976p (avec recadrage au pixel)

Trois cadrages vidéos sont disponibles selon les formats d'enregistrement. En mode 1 920 x 1 080 px, vous avez le choix entre un cadrage DX (toute la surface du capteur APS-C est utilisée) ou 1,3x. En mode UHD, le cadrage est de 1,5x (par rapport au format DX soit 2,2x par rapport au format 24x36), mais l'enregistrement des pixels est natif.
reflex nikon d500 cadres vidéo

À la lecture de la fiche technique, il manque une fonctionnalité : la possibilité de filmer en mode HFR (High Frame Rate) pour des ralentis fluides. Si le système est capable "d'avaler" de la vidéo UDH, le D500 devrait digérer assez facilement une cadence à 120 ips en HDTV 1080. Dommage.

Nous regrettons également que le D500 ne soit pas plus orienté cinéma, avec possibilité d'enregistrer en 4K (4 096 x 2 160 px) et 2K (2 048 x 1 080 px).

La sortie HDMI n'est pas compressée et vous pouvez relier un enregistreur externe pour ne pas être limité par les capacités de stockage des cartes XQD / SD. Vous pouvez également limiter la compression des vidéos et bénéficier d'assistants comme le focus-peaking.

L'avantage du format UHD est qu'il permet d'extraire une image en 8 Mpx à partir d'une séquence jusqu'à 30 ips.

Nikon D500 extrait image d'une vidéo UHD
Extrait d'une vidéo UHD 25p. Cliquez pour télécharger la version en pleine définition 8 Mpx.

Modes d'exposition

Les PSAM sont utilisables en vidéo, mais seul le mode M donne accès à la sensibilité ISO. Pour les autres modes, la sensibilité est réglée automatiquement. En mode A, vous pouvez jouer sur l'ouverture pendant l'enregistrement et, comble du bonheur, activer le diaphragme de manière silencieuse en personnalisant les commandes.

Au niveau de la sensibilité ISO, le D500 est capable de filmer jusqu'à 3 millions d'ISO, comme en photo. De quoi filmer dans le noir presque complet !

Assistants

Le D500 offre quelques assistants pour vous aider dans l'exposition de vos vidéos. Vous pouvez afficher un histogramme, ainsi que des zébras. Malheureusement, il n'est pas possible de définir le niveau, et la documentation ne précise pas la valeur par défaut (nous pouvons espérer 70 %).

Pour la captation sonore, vous disposez d'une sortie casque et de vu-mètres afin de contrôler le niveau sonore pendant l'enregistrement.

Toujours pas de focus-peaking, donc, mais il est possible de relier un moniteur externe sur la prise HDMI pour bénéficier de cette assistant de mise au point. Avant l'enregistrement, vous pouvez activer une loupe afin de vérifier le point. Bien entendu, vous pouvez aussi utiliser le système autofocus du Nikon D500 (AF-F Full Time), mais celui-ci n'est pas très rapide et vous noterez des effets de pompage importants.

Précision

Le D500 délivre une assez belle qualité d'image en HDTV 1080 25p (high) APS-C avec une bonne précision et une accentuation bien gérée. Des artéfacts sont toutefois bien visibles entre les gradations 8 et 9.

Nikon D500 1920x1080 recadrage

En mode recadrage 1,3x, l'image est moins précise. Ainsi, il est difficile de distinguer les lignes au-delà de la gradation 6.

Nikon D500 test review extrait vidéo HDTV 1080 / 25p avec crop

Naturellement, c'est le mode UHD redimensionné en 1080 qui reste le plus précis et le plus agréable. L'image est très détaillée avec une accentuation assez douce. On surclasse, avec ce procédé, les caméscopes ou caméras HDTV 1080 comme la Canon C300.

Nikon D500 conversion UHD > 1080

Nikon D5 UHD / 1080 mire

Canon C300

Autofocus et stabilisation

En vidéo, et notamment en UHD, la mise au point est un élément important, voire crucial. Le reflex professionnel de Nikon ne propose malheureusement qu'un système par détection de contraste. Celui-ci s'avère à la fois trop lent et trop hésitant (effet de pompage) pour être utilisé en production sur un reportage, même s'il faut reconnaître que le système est beaucoup plus réactif que sur les précédents modèles.

Le mode Lock-On qui permet de verrouiller une cible suit le sujet avec une bonne pertinence, mais le temps de mise au point est rédhibitoire.

Le D500 dispose en vidéo d'une stabilisation électronique eVR. Elle fonctionne uniquement en HDTV 1080, avec ou sans le recadrage 1,3x, et vous noterez un rétrécissement du champ couvert. Il est possible d'associer la stabilisation électronique et optique pour un résultat vraiment impressionnant. Dans notre test, nous avons utilisé le D500 et le 24-470 mm à 70 mm à main levée (avec un parapluie dans l'autre main, pour la petite histoire) et la stabilisation est remarquable.

Conclusion vidéo

Le D5 nous avait un peu déçus en vidéo avec ses fonctionnalités très intéressantes, mais des limitations peu compréhensibles, comme l'enregistrement de 3 minutes seulement en UHD. Le D500, lui, n'a pas la même limite quant à l'enregistrement UHD dans le temps, mais il n'est encore pas l'outil idéal.

En effet, pour filmer en UHD, le D500 doit réaliser un recadrage 1,5x dans l'image. Il devient donc difficile de trouver des optiques pour réaliser un plan au grand-angle. En vidéo UHD, notre 24-70 mm se transforme en 54-158 mm... Voilà qui limite l'utilisation du D500 en UHD.

Nous aurions aussi aimé plus d'assistants pour la mise au point (loupe pendant l'enregistrement, focus-peaking), la possibilité d'utiliser des courbes Log, d'enregistrer en RAW (le Hasselblad H6D 100c en est bien capable...), d'enregistrer en MJPEG et proposer différents formats 4K et UHD. Le problème le plus sérieux reste à notre avis le système autofocus beaucoup trop lent, qui rend le filmage trop aléatoire. Nous apprécions toutefois la possibilité de connecter un micro, un casque et de disposer d'une sortie HDMI non compressée pour connecter des accessoires.

Exemple sans compression

Place de la République sous la pluie (UHD / 160 Mo)

Exemples de photos

Cette série de clichés a été réalisée pendant le FISE 2016 à Montpellier.

Nikon D500 exemple 1
Nikon D500 exemple 3
Nikon D500 exemple 4
Nikon D500 exemple 5
Nikon D500 exemple 6
Nikon D500 exemple 7
Nikon D500 exemple 8
Nikon D500 exemple 9
Nikon D500 exemple 10
Nikon D500 exemple 11
Nikon D500 exemple 12
Nikon D500 exemple 13
Nikon D500 exemple 14
Nikon D500 exemple 15
Nikon D500 exemple 16
Nikon D500 exemple 17
Nikon D500 exemple 18
Nikon D500 exemple 2

Verdict

reflex nikon D500 test review recommandé

Disons-le sans détour : le Nikon D500 est le reflex APS-C du moment et il se dirige, sauf surprise, vers le statut de reflex de l'année (format APS-C). C'est aussi le reflex à petit capteur le plus cher du moment, avec un tarif plus élevé que certains reflex 24x36 de la marque (D750 en tête...). Revenons sur ses points forts et ses quelques faiblesses.

Boîtier haut de gamme

Le D500 est un boîtier imposant (d'un volume assez proche d'un reflex 24x36, alors qu'il s'agit d'un boîtier APS-C) qui s'inspire à la fois du D810 pour l'ergonomie et du D750 pour l'écran LCD inclinable. La fabrication est sérieuse et à l'épreuve des intempéries. L'important volume du boîtier offre une bonne préhension. Les commandes sont précises et bien dimensionnées pour une utilisation facilitée, même avec des gants fins.

En termes d'ergonomie, le D500 ne présente pas d'innovations majeures et les Nikonistes ne seront pas dépaysés.

Le principal changement se situe au niveau de l'écran LCD, dorénavant inclinable et tactile. Une première sur un reflex estampillé "pro". Dommage que les ingénieurs n'aient pas opté pour une rotule qui apporte plus de liberté dans les mouvements, l'écran n’étant ici inclinable "que" vers le haut et le bas.

La dimension tactile est une bonne nouvelle, mais son intégration est encore timide. S'il est possible de choisir la zone de mise au point ou de déclencher directement sur l'écran, les menus, eux, ne sont pas encore accessibles : dommage. Vous pouvez par contre zoomer et vous déplacer dans les images en mode lecture, comme sur un smartphone.

Le rétroéclairage de certaines touches à l'arrière du boîtier, également bienvenu, permettra de régler l'appareil dans la pénombre.

Le D500 dispose d'une large palette de connecteurs filaires ou sans fil. Il ne manque que la puce GPS pour géomarquer les images. Vous pourrez pallier cet oubli avec la fonction Snapbridge, qui permet de communiquer avec son smartphone avec une connexion Bluetooth beaucoup moins gourmande en énergie que le Wi-Fi. Grâce à cette connexion, on peut envoyer ses images sur son smartphone de manière automatique, récupérer les données GPS, visualiser les images présentes sur la carte et de piloter le reflex à distance ; cette dernière fonctionnalité reste toutefois très sommaire, sans possibilité de modifier les réglages.

Comme tout bon reflex "pro" qui se respecte, les menus sont denses et vous pouvez régler votre boîtier aux petits oignons. Dommage que la gestion des configurations personnalisées soit aussi complexe (il n'y a pas de position U1 / U2, contrairement au D750, par exemple). Une aide contextuelle s'efforce de rendre les réglages de l'appareil plus simples.

Toujours dans ce souci de simplification d'usage, Nikon a réussi à automatiser le réglage fin de l'autofocus pour les problèmes de front / back focus : simple, rapide et efficace. Dans le même esprit, il est possible de réaliser une mesure de la balance des blancs en pointant directement l'appareil en visée directe la zone à mesurer. Là encore, c'est très efficace.

La visée est assez large et confortable.

Le reflex embarque deux logements pour carte mémoire : une au format XQD et l'autre au format SD. Un choix qui pourra surprendre ou agacer, aucune fonctionnalité du D500 n'étant bridée par l'utilisation d'une carte SD. L'autonomie de la batterie est excellente et nous avons pu réaliser plus de 1 100 déclenchements avec un cycle de charge.

Autofocus de compétition

Le D500 dispose du même module AF que le D5. Cette phrase dit tout. Le D500 dispose donc du meilleur autofocus actuellement disponible chez Nikon. Mieux : comme le capteur est plus petit, la zone de couverture est très large : presque l'ensemble du cadre visé ! Vous pouvez donc suivre un sujet en déplacement très facilement. Le module dispose de 55 collimateurs sélectionnables, pour un total de 153 points (avec les collimateurs d'assistance). La sensibilité atteint -4 IL au centre et -3 IL sur le reste des points AF.

Sur le terrain, le module autofocus donne pleinement satisfaction : c'est rapide, fiable et sensible en basse lumière. 15 points AF sont encore opérationnels jusqu'à f/8. Les photographes animaliers qui ne vivent qu'avec des multiplicateurs de focales apprécieront. Au niveau de la rafale, c'est également très bon avec une rafale, avec suivi AF, qui grimpe à 10 ips.

Qualité des images

Plus de 3 millions d'ISO. Voilà qui laisse songeur et fait immédiatement écho, là encore, au D5. Nikon n'a-t-il pas été un peu présomptueux de laisser une telle plage de sensibilité ISO sur un capteur APS-C ? Sans doute un peu, mais les images sont là. En photographie, il sera raisonnable de ne pas dépasser 12 800 ISO — une excellente performance en soi, et sans doute la meilleure gestion du bruit électronique sur un capteur APS-C.

Mode vidéo UHD

Le D500 donne accès à la vidéo UHD (comme le D5). Très bien. Mais tout n'est pas parfait, loin de là. Pour commencer, il ne filme pas en 4K (la norme pour le cinéma), mais uniquement en 3 840 x 2 160 px à 30/25/24p. Dans ce mode toutefois, le facteur de recadrage est de 1,5x (en plus de 1,5 inhérent au format DX), ce qui est assez important. Vous pouvez donc oublier les optiques grand-angle. Le reflex ne dispose toujours que de peu d'assistants pour la vidéo. Les zébras d'exposition sont bien là, mais ils ne sont pas très pratiques et il n'y a toujours pas de focus-peaking. Il manque toujours aussi un mode hautes cadences à 120/100 ips pour réaliser des ralentis fluides. Une stabilisation électronique est disponible en HDTV 1080 DX (l'angle de champ est réduit) et 1,3x, mais pas en UHD.

La sortie HDMI n'est pas compressée et vous pouvez orienter le flux vers un enregistreur externe.

Des optiques pro au format DX ?

Si le D500 est très séduisant en termes de performance, le prix oriente le boîtier vers une cible pro / semi-pro. Or la gamme optique DX de Nikon peinera à séduire les photographes professionnels. Sur les 23 modèles disponibles actuellement, seuls 5 ouvrent à f/2,8 ou moins, et seuls 3 sont ornés d'un liseré doré. Quant au 17-55 mm f/2,8, il n'est pas stabilisé et date de 2004... Bref, pour séduire le pro, il faudra proposer de nouvelles optiques au format DX. Certes, les photographes animaliers et sportifs (probablement la cible privilégiée de Nikon) apprécieront le facteur de conversion de 1,5x du format DX avec les optiques 24x36.

En tout cas, la petite bombe promise en janvier lors du CES est bien là. Le D500 de Nikon séduit tant par sa fabrication que par ses performances superlatives. Et si son tarif himalayen peut laisser dubitatif, il faut bien imaginer qu'il s'agit d'un mini-D5. Le recommandé — et les lauriers — sont définitivement acquis.

+
  • Très bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 12 800 ISO
  • Certaines commandes sont rétroéclairées
  • Autofocus rapide même en basse lumière
  • Zone de couverture AF très large
  • Très bon suivi AF à 10 ips
  • Mode vidéo UHD disponible
  • Connexion Wi-Fi / NFC / USB 3 / entrée micro / sortie casque / synchro flash / télécommande
  • Viseur large et précis
  • Écran tactile inclinable et tactile
  • Excellente autonomie de la batterie
  • Fonction Snapbridge intéressante
  • Finition à l'épreuve des intempéries
  • Réglage automatique des problèmes de back ou front focus
  • Déclenchement silencieux en visée directe sur écran
  • Stabilisation électronique en vidéo
  • Écran non monté sur rotule : pas d'orientation sur les côtés
  • Pas de puce GPS intégrée
  • Autofocus en visée écran ou vidéo en retrait par rapport à certains reflex ou hybrides
  • Pas de flash intégré
  • Recadrage 1,5x en vidéo UHD par rapport au format DX
  • Pas de mode vidéo 4K
  • Pas de norme Wi-Fi 802.11n
  • Interface tactile limitée : pas d'action dans les menus
  • Impossible de déplacer les collimateurs en visée optique avec l'écran tactile
  • Pas de réglages personnalisés faciles d'emploi
  • Application Snapbridge encore trop restreinte au niveau de la prise de vue à distance
  • Pas de déclenchement totalement silencieux en visée optique
  • Offre logicielle trop basique (pas de pilotage par ordinateur par exemple)
  • Pas de déclenchement totalement silencieux en visée optique
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

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