CapteurCMOS 20 Mpx - APS-C (22,4 x 15 mm)
MontureEF - EF-S
Optique livréevendu nu
Stabilisationoptique
Antipoussièreintégré au capteur
Viseurpentaprisme 100 % - 1X - 22 mm - écran LCL monochrome - verres de visée interchangeables
ÉcranTFT Clear View II - 7,7 cm - 1,04 Mpx
Mise au pointTTL-CT-SIR - 65 collimateurs croisés - capteur CMOS - central croisé f/2,8 - 3 IL
Modes autofocusAiFocus - Ai Servo - One Shot
Mesures d'expositionTTL 252 zones Dual Layer SPC (Sport, Pondéré central, Évaluatif, Moyenne à prédominance centrale )
Modes d'expositionAuto, Program, Tv, Av, M, Bulb
Vitesse d'obturation1/8000
Motorisation10 images par seconde
Sensibilité ISO100-16 000 ISO - ext. 51 200 ISO (H2)
MémoireSD (UHS1) - CF (UDMA)
AlimentationLP-E6N (670 vues)
ConnexionUSB 3.0 - Micro - Casque - mini HDMI
Dimensions148,6 x 112,4 x 78,2 mm
Poids910 g
LogicielsImage Browser EX, DPP, EOS Utility, Photo Stitch, Picture Style Editor
Dans la boîtebouchon, courroie, chargeur, alimentation, CD, documentation

Caractéristiques

On peut dire que ce boîtier était attendu ! À l'occasion de la photokina 2014, Canon a enfin levé le voile sur le successeur de l'incontournable EOS 7D, sorti en 2009. Bienvenue donc à l'EOS 7D Mark II (ou au mini EOS 1Dx : c'est une question de point de vue).

Présentation

Le 7D est positionné comme un appareil pour photographes experts, voire professionnels. Il rejoint l'EOS 5D Mark III en proposant une alternative APS-C (avec un coefficient de conversion de 1,6x, donc), taillé pour le sport et la photo animalière. Côté concurrents directs, il fait face au tout récent Sony A77 II, plus novateur, mais sans visée optique, et au très vieillissant Nikon D300s.

Canon EOS 7D Mark II

Le 7D Mark II est une très belle évolution du 7D mais ne nous emballons pas : Canon ne révolutionne pas le genre et ne prend pas énormément de risques technologiques. Au chapitre des évolutions : nouveau capteur, nouveau système AF, nouveau système de mesure de la lumière, nouvel obturateur, nouveau châssis, nouveau viseur, etc. Gros programme, donc !

Commençons par le capteur. Le 7D Mark II reste évidemment sur un format APS-C qui lui garantit un coefficient de conversion de focale de 1,6x (un réel avantage pour les photographes sportifs ou animaliers, toujours en quête de plus de millimètres). Ce capteur dispose d'une définition de 20 Mpx et de la technologie Dual Pixel pour un autofocus à corrélation de phase en live-view et en vidéo. Le capteur est associé à pas moins de deux processeurs DiGiC 6.

L'appareil est capable de monter en natif à 16 000 ISO avec une extension à plus de 51 000 ISO en H2. Il propose un enregistrement vidéo Full HD en 60p en format MP4, ainsi qu'un flux HDMI non compressé en 4:2:2. Une prise micro ainsi qu'une prise casque ont été prévues. Canon a également intégré un système de support de câbles pour éviter les débranchements intempestifs en cas de prises de vues connectées : très bien ! Oui, en vidéo, on peut utiliser les 16 000 ISO et oui, on dispose d'un suivi du sujet programmable au niveau de l'autofocus. Cependant, mêmes si les améliorations vidéo sont notables et appréciables, on regrette l'absence de mode 4K, ne serait-ce qu'en sortie HDMI (comme sur le Sony A77 II).

Quant à la partie photo, elle présente des arguments de taille pour les amateurs de photo d'action, à commencer par ses performances en rafale. Le 7D Mk II atteint les 10 images par seconde jusqu'à ce que la carte mémoire (SD ou CF au choix, il y a deux emplacements) soit pleine. En RAW, on peut réaliser des séquences de 31 photos, et en RAW + JPEG, des séquences de 19 images. En comparaison, le 1Dx peut monter à 12 images par seconde ! En outre, le temps de latence au déclenchement, mise au point faite, est très court avec 55 ms, comme sur le 1Dx.

Tout le mécanisme du miroir et de l'obturateur a été revu. Canon a diminué la consommation énergétique et limité les vibrations et le bruit. L'obturateur est assuré pour 200 000 déclenchements. Notons qu'en mode "silence", l'appareil peut atteindre 4 images par seconde en rafale.

L'autofocus du nouveau 7D est une véritable machine de guerre, avec pas moins de 65 collimateurs (contre 19 sur le 7D) croisés f/5,6 qui couvrent une bonne proportion du cadre. Le collimateur central est bien entendu compatible f/2,8-8 et on retrouve l'ensemble des possibilités de paramétrage (avec un peu moins de finesse) que sur l'EOS 1Dx. Canon a intégré un nouveau levier autour du joystick pour pouvoir sélectionner rapidement les différentes zones AF viseur à l'œil (de très nombreux paramétrages sont disponibles).

Pour ce qui est de la visée, le 7D Mark II dispose d'un viseur optique qui couvre 100 % du champ avec un grossissement de 1x et un dégagement oculaire de 22 mm. On retrouve la possibilité de changer les verres de visée et d'afficher de nombreuses informations à l'intérieur du viseur via un écran LCD monochrome : quadrillage, infos de prises de vue, niveau électronique, etc.

En termes d'ergonomie, l'EOS 7D Mark II ressemble à s'y méprendre au Mark III : même encombrement, même prise en main et presque même poids. Le châssis est en alliage de magnésium et le boîtier est armé pour les conditions de prises de vue extrêmes : poussière et humidité.

On retrouve toujours la présence d'un flash pop-up capable de piloter à distance des flashes externes SpeedLight. On apprécie l'arrivée d'une connexion USB 3.0 et d'un système de géolocalisation (GPS, Glomas, Michibiki). La molette arrière peut devenir sensitive en mode vidéo pour éviter les perturbations sonores pendant un enregistrement.

L'ensemble est alimenté par une nouvelle batterie qui garantit une autonomie de 670 vues (norme CIPA) et, bonne nouvelle, le boîtier et son grip sont rétrocompatibles avec l'ancienne batterie ELP-6.

Deux vraies déceptions toutefois. Tout d'abord l'écran arrière, qui évolue peu : oubliez la présence de tactile ou encore d'un système d'orientation — deux fonctions pourtant très utiles en vidéo. Par ailleurs, Canon a fait l'impasse sur le Wi-Fi : choix très étrange !

Mais au final, Canon signe avec ce nouvel appareil un très beau successeur au 7D, même si l'on reste un peu sur sa faim sur certains points : pas de fonction vidéo 4K, pas d'évolution de l'écran arrière, pas de fonctionnalité révolutionnaire qui nous laisserait sans voix. L'appareil est clairement taillé pour les photographes d'action qui ont besoin de robustesse, de vélocité et de performance. Le choix de rester sur un format de capteur APS-C présente un intérêt certain pour les photographes qui désirent avoir des focales toujours plus longues.

Le Canon EOS 7D Mark II sera disponible début novembre à un prix inférieur à 2 000 € boîtier nu.

Caractéristiques

Test terrain jour 1

La foule se masse devant les portes de La Boule Noire. Il est 19h30 et dans quelques minutes, nous allons pouvoir assister au concert de BirdPen et d'Øllebirde. Grâce à l'invitation de Jérémy, chanteur de ce dernier, nous avons obtenu un pass pour réaliser les photos de son concert puis de celui de BirdPen, groupe de rock anglais composé de David Penney, membre d'Archive, et de Mike Bird. Plutôt fan d'Archive pendant des années, autant dire que je suis excité comme une majorette sur le point de supporter son équipe de base-ball fétiche. Mais ce n'est pas la seule raison : Canon vient d'annoncer la sortie de son nouvel EOS 7D Mark II et il est dans notre besace, équipé d'un Canon 70-200 mm f/2,8 IS et d'un Tamron 24-70mm f/2,8 VC.

L'appareil étant une présérie, il n'est pas équipé du firmware (micrologiciel) définitif et il nous est donc impossible de juger objectivement sa qualité d'image, même si nous savons qu'a priori peu de changements auront lieu d'ici sa sortie.

Canon EOS 7D Mark II exemple 18

La lumière vient de s'éteindre et Øllebirde entre en scène. Rapidement, je me cale sur la dernière marche de la sensibilité native du boîtier, à savoir 16 000 ISO. Si le bruit est bien visible, surtout dans les aplats, avec une légère dérive chromatique jaune, l'image garde tout de même une belle tenue. La texture du grain reste agréable et, surtout, il est possible d'envisager une publication à cette sensibilité sans arrière-pensée.

Canon EOS 7D Mark II exemple 19

En revenant à une sensibilité plus raisonnable, ici à 3 200 ISO, le bruit est quasiment absent. Dans les aplats, on aperçoit une très fine granulation et quelques pixels aberrants dans les ombres, sans toutefois perturber la lecture. Pour gagner en punch sur le JPEG, il sera judicieux de désactiver la réduction du bruit et d'augmenter un peu la netteté directement sur le boîtier. Notez que les tons chair conservent une tonalité agréable, malgré une balance des blancs réglée en mode automatique et des éclairages chauds.

Canon EOS 7D Mark II exemple 21

Nous passons au 70-200 mm f/2,8 et augmentons la sensibilité à 5 000 ISO : l'image est impeccable. Non seulement la granulation est agréable, mais de plus l'acutance à pleine ouverture au 120 mm est élevée. Malheureusement — et nous le constaterons sur d'autres images —, notre 7D souffrait d'un léger front focus (décalage de la mise au point vers l'avant) qui sera en théorie facile à corriger grâce à la multitude des réglages disponibles dans l'onglet "Autofocus". Là aussi, en balance des blancs automatique, le rendu des couleurs est agréable et fidèle à notre souvenir perceptif.

Canon EOS 7D Mark II exemple 20

Bien qu'en contre-jour, l'autofocus du 7D fait le point instantanément sur le sujet. On notera qu'à cette sensibilité intermédiaire de 5 000 ISO, le grain est bien présent mais finalement peu gênant pour la lecture : on distingue bien la texture du cuir sur la sangle. Enfin, la mesure de lumière évaluative TTL Dual Layer SPC sur 252 zones a bien équilibré l'ensemble de l'image, sans surexposer excessivement l'arrière-plan.

Canon EOS 7D Mark II exemple 23

BirdPen entre enfin en scène. La guitare de David Penney crache ses furieux riffs à la face d'un public hypnotisé ; la basse se fait de plus en plus présente et la tension monte. David hurle un "Only the name changes" avant de se lancer dans un solo digne des plus belles heures d'Archive. Je passe en mode Ai Servo et déclenche quelques rafales. Si ma série est nette, je constate une légère surexposition qu'il sera cependant facile de récupérer sur le RAW. À 6 400 ISO, le bruit de chrominance est bien présent, mais ne gâche en rien l'image. Par contre, une très légère dérive chromatique violette pointe son nez dans les ombres, mais rien de dramatique.

Canon EOS 7D Mark II exemple 22

La tension retombe sur Off et je redescends à 1 600 ISO. L'occasion de constater là encore que le capteur de 20 Mpx du 7D délivre des images impeccables mais étonnamment, bien que le réducteur de bruit soit désactivé, le lissage des plus fins détails me paraît un peu excessif.

Canon EOS 7D Mark II exemple 25

Si le terrain de jeu de la photographie de concert reste sensiblement le même, c'est au photographe de trouver des angles de vues variés. Je me décale donc sur la droite de la scène et tente une composition avec les faisceaux lumineux du spot en arrière-plan. Le suivi autofocus calé sur la case 4 de l'onglet "Autofocus", je choisis ma zone de collimateurs groupés et déclenche : le point sera fait sur le manche de guitare. Dommage.

Canon EOS 7D Mark II exemple 26

Je profite d'un nouveau moment de tension pour tutoyer les hautes sphères de sensibilité du 7D en passant sur les modes H1 et H2, correspondant respectivement à 25 6000 ISO et 51 200 ISO. À 25 600 ISO, le bruit de luminance envahit l'image et le bruit de chrominance est très présent, mais il est encore possible d'exploiter l'image. Il faudra attendre de voir ce que des logiciels comme Lightroom ou DxO Optics Pro donneront sur le débruitage du RAW, mais pour l'heure il est possible d'exploiter l'image si on ne cherche pas la pleine page.

Canon EOS 7D Mark II exemple 27

En revanche, le résultat est nettement moins bon à 51 200 ISO. Le bruit apparaît en bandes et surtout les dérives chromatiques dénaturent l'image. Nous notons aussi une désaturation globale et une balance des blancs qui tend vers les rouges. Évidemment, cette sensibilité n'est pas recommandée par Canon puisqu'elle n'est là qu'en secours.

Canon EOS 7D Mark II exemple 29

On repasse au 70-200 mm et en mode Noir et blanc. L'image est contrastée et piquée, mais il aurait fallu fermer le diaphragme d'un cran et augmenter le contraste dans le réglage de tonalité.

Canon EOS 7D Mark II exemple 28

Totalement en contre-jour, il n'aura pourtant fallu que quelques dixièmes de seconde à l'autofocus du 7D MKII pour accrocher le sujet.

Canon EOS 7D Mark II exemple 30

En laissant la réduction du bruit en mode standard, le lissage est trop fort à 1 600 ISO. N'oublions pas toutefois que le firmware de notre exemplaire de test n'est pas définitif.

Canon EOS 7D Mark II exemple 31

En mode de mesure spot et en activant la touche AEL pour mémoriser l'exposition pour les hautes lumières, je peux décentrer mon sujet à ma guise. Notez qu'il n'est pas possible de définir le diamètre de cette zone, contrairement à ce que proposent certains Nikon concurrents.

Canon EOS 7D Mark II exemple 32

Les couleurs délivrées par le 7D MkII en JPEG sont douces et agréables. Le rendu est flatteur sans excès et franchement proche de notre souvenir. Chez l'éternel concurrent, Nikon, la colorimétrie apparaît plus neutre et... un peu plus fade. Sur le JPEG s'entend.

Canon EOS 7D Mark II exemple 24

Dernières lueurs avant la fin du concert. BirdPen a inondé la salle d'énergie et voir le poétique David Penney a été un réel plaisir. Le Canon 7D MkII s'est montré totalement à son aise sur ce genre d'exercice et parions que de nombreux photographes de concert se précipiteront dessus s'ils ont conservé leur vénérable 7D.

On notera trois points cependant : la très légère surexposition, le lissage un petit peu excessif autour de 1 600 ISO et le paramétrage de l'autofocus qui demeure assez compliqué. En revanche, la qualité d'image jusqu'à 16 000 ISO est très prometteuse, la vélocité de l'autofocus est surprenante et le rendu des couleurs en JPEG est particulièrement agréable.

Vous l'aurez compris, utiliser ce Canon EOS 7D Mark II a été un vrai plaisir. J'avoue néanmoins avoir été un peu perdu dans l'organisation des menus, en particulier le très dense onglet consacré à l'autofocus. Ce dernier est hérité du 1DX, et le niveau de personnalisation est tel qu'il faudrait plusieurs jours pour complètement l'appréhender. Cela n'a du reste rien d'étonnant : le 7D est un boîtier destiné aux amateurs éclairés, voire aux professionnels qui ont besoin d'un appareil capable d'enchaîner les rafales à 10 i/s, d'un autofocus véloce... et de bénéficier du crop inhérent au capteur APS-C.

Sur notre reportage, nous n'avons pas été très à l'aise avec le Tamron 24-70 mm f/2,8 car l'étendue de sa focale se transforme, équivalant 35-105 mm, et je reconnais avoir eu envie d'un peu plus de grand-angle. À n'en pas douter, les photographes qui équiperont leur 7D d'un transtandard se tourneront vers le 17-55 mm f/2,8 ou le Sigma 18-35 mm f/1,8 spécifiquement adapté au capteur du Canon.

Par ailleurs, je terminerai ce premier test terrain par un mot sur la prise en main (et c'est d'ailleurs un terme qui résume bien mon ressenti) : j'adore. En effet, nous voyons passer de nombreux boîtiers à la rédaction et j'en teste beaucoup sur le terrain. Le Canon EOS 7D Mark II s'est révélé non seulement agréable à l'usage, mais aussi pratique, logique, comme si chaque bouton ou molette tombait exactement sous le doigt. Rares sont les fois où j'ai dû ôter mon œil du viseur pour changer un réglage (hors navigation dans les menus évidemment). Enfin, le viseur 100 % avec un grossissement 1x est certainement l'un des plus agréables que j'ai utilisés. Dommage que sur un tel boîtier, les touches arrière ne soient pas rétroéclairées... Reste maintenant à voir ce que le reflex donnera au laboratoire de la rédaction.

Merci à Jérémy de Øllebirde de son invitation : www.facebook.com/ollebirde

Prise en main

De manière assez étonnante, le Canon EOS 7D Mark II n'entre pas dans la catégorie "Pro" sur le site de Canon. Le boîtier est "relégué" en catégorie amateur. Chez Canon comme chez Nikon, les capteurs APS-C semblent persona non grata pour les professionnels. Renseignement pris, le 7D Mark II, comme le 7D, est pourtant bien éligible au programme CPS avec une attribution argent.

Boîtier et Ergonomie

Canon 7D Mark II face capteur

Canon reconduit le testeur de profondeur de champ côté poignée (apparu sur le 5D Mark III) pour être utilisé par la main droite (la main gauche soutenant l'optique).

Le 7D Mark II a bénéficié d'une attention toute particulière pour sa conception et dispose notamment d'un châssis en alliage de magnésium. Au niveau de la finition "tout temps", Canon annonce une résistance supérieure à celle du 5D Mark II tout en restant un cran en dessous de la série 1D. Sans véritable norme établie, il est difficile de mesurer et de comparer efficacement les protections contre l'eau et les poussières. Quoi qu'il en soit, le 7D Mark II est mieux préparé à affronter les intempéries que son prédécesseur.

Quant à l'obturateur, il est annoncé à 200 000 cycles, ce qui est supérieur aux 150 000 cycles des 7D, 5D Mark II et III, mais largement moindre que la série "pro" 1D qui oscille entre 300 et 400 000 cycles.

Le 7D Mark II reprend à la fois les lignes du 7D et du 5D Mark III. Les canonistes ne seront pas trop dépaysés.

Le dessus de l'appareil est presque un copié/collé du 5D Mark III. Vous retrouverez le barillet pour le choix du mode d'exposition sur l'épaule gauche, qui permet de sélectionner rapidement le mode P, S, A, M, les modes personnalisés (C1, C2 et C3), le mode Bulb (B) et un mode automatique A+ qui peut toujours dépanner. Vous noterez la présence d'une commande de déverrouillage au centre du barillet, ainsi qu'un levier pour la mise sous tension de l'appareil. Personnellement, je continue à préférer le système avec une couronne autour du déclencheur qui permet de mettre l'appareil sous tension d'une seule main.

Canon 7D Mark II dessus

Sur l'autre épaule, la répartition des touches est identique : vous disposez d'une rangée de 4 commandes, le long de l'écran LCD monochrome de rappel, qui donnent accès à 2 fonctions chacune. Au passage, il est amusant de noter que les inscriptions sont toutes inversées par rapport au 5D Mark III. La touche M-fn personnalisable est toujours présente entre le déclencheur et le molette avant.

Le dos de l'appareil est également un copié/collé du 5D Mark III avec un basculeur photo/vidéo pour la visée directe sur écran et une touche Q (Quick) pour accéder au résumé des options de prise de vue sur l'écran arrière. Nous retrouvons toujours la grande et très agréable roue codeuse ainsi qu'un joystick. Notez que la roue codeuse est sensible à la pression, ce qui permet d'effectuer certains réglages de manière silencieuse. Les vidéastes apprécieront particulièrement cette possibilité. Le bouton-poussoir "Lock" permet de verrouiller certains paramètres de prise de vue afin d'éviter les changements impromptus.

Canon 7D Mark II vue de dos

Sur la gauche, vous trouverez l'accès aux menus et une touche info. Le long de l'écran, vous trouverez bouton pour le style d'image regroupant désormais en plus le mode HDR, l'exposition multiple, une touche pour noter les images, la loupe, le bouton lecture et la corbeille.

Menus

Canon avait fait largement évoluer les menus avec le 5D Mark III. Nous retrouverons donc une série d'onglets regroupant les principales options et désormais une partie réservée aux réglages de l'autofocus.

De même, toutes les options pour la vidéo sont regroupées dans des menus spécifiques (une fois l'appareil passé en mode vidéo). Si les deux univers photo / vidéo se côtoient, ils n'interfèrent pas. Ce choix est plutôt judicieux, mais certains auraient sans doute aimé disposer de toutes les options en même temps.

Les réglages les moins utilisés trouvent également leur place dans un onglet spécifique (C.Fn : Custom Fonction, "Fonction personnalisée") et vous pouvez naturellement créer votre propre menu avec les options que vous utilisez le plus souvent. En outre, une aide contextuelle est souvent disponible pour apporter des explications sur les différentes options.

Canon 7D Mark II différents menus

*Différents menus de l'EOS 7D Mark II.*

La touche Q permet d'accéder au Quick Menu qui récapitule les principaux réglages pour la prise de vue. Il suffit alors de sélectionner les options à l'aide du joystick pour faire ensuite varier les valeurs à l'aide de la roue codeuse ou de la molette avant : simple, pratique et rapide. Toutefois, en l'absence d'écran monté sur rotule, il est regrettable que Canon ne propose pas une rotation des menus et des images lorsque l'appareil est en mode portrait.

Canon 7D Mark II personnalisation interface

*Une bonne partie des commandes du 7D Mark II peuvent être personnalisées par une interface assez simple.*

En mode lecture, le 7D Mark II propose toutes les options habituelles (lecture, zoom, données sur la prise de vue, développement du fichier brut, protection des images, recadrage, correction des couleurs, notation...), et vous pouvez désormais afficher deux vues côte à côte. Cette option apparue il y a quelques années sur les reflex Olympus (mais qui, étonnamment, ne se retrouve pas sur les Pen ou les OM-D) reste très pratique pour comparer des images et faire un editing rapide.

Canon 7D Mark II visualisation comparaison

*Vous pouvez visualiser et comparer facilement deux images sur le même écran.*

Canon 7D Mark II édition raw dans l'appareil

*Vous pouvez développer vos fichiers bruts directement dans l'appareil en jouant sur plusieurs paramètres.*

Bruit au déclenchement

Le Canon EOS 7D Mark II est plutôt un boîtier discret. Le déclenchement silencieux, apparu sur le 5D Mark III, était sans doute l'une de ses évolutions les plus remarquables. Sur ce 7D Mk II, il est encore plus... silencieux. Le capteur et le miroir étant plus petits, il est plus facile d'en atténuer le bruit lors des mouvements. Le 7D Mark II sera donc un allié de choix pour tout photographe à la recherche de discrétion, pour la photo de rue comme de spectacle.

[Canon 7D Mark II test review bruit déclenchement

](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/articles/2007/MVI_0005_audio.mp3)

Logiciels

Le Canon EOS 7D Mark II est livré avec une impressionnante suite de logiciels pour traiter ses fichiers (à noter : la liste ci-dessous n'est valable que pour l'environnement Windows)...

  • Digital Photo Professional (DPP), un logiciel complet pour développer ses fichiers bruts (le format "raw" n'est pas ouvert chez Canon) ; il est ici livré en version 3.14 pour prendre en compte les nouveaux formats de CR2 ;
  • Style Editor, un logiciel pour créer ses propres styles d'images ;
  • ZoomBrowser, un explorateur de fichiers : il sert également pour l'organisation des images, le tri et l'impression ;
  • PhotoStich, un logiciel pour créer des vues panoramiques ;
  • Original Data Security, un logiciel pour protéger ses images ; il permet de savoir si une image a été retouchée depuis la prise de vue et permet de crypter les données importantes ;
  • et enfin EOS Utility en version 3, incluant WFT Utility, un logiciel pour transmettre les fichiers par liaison Wi-Fi, et EOS Capture, un logiciel pour piloter votre appareil à distance (dans un studio par exemple)...

EOS Utility permet ainsi de piloter le 7D Mark II en mode connecté avec une visualisation directe sur un écran d'ordinateur :

Canon 600d test review eos utility

Il est ainsi possible piloter votre reflex tout en déportant l'affiche de la visée directe, sur l'écran d'un ordinateur : idéal pour un travail en studio. EOS Utility permet également de sécuriser ses images, de configurer le transmetteur Wi-Fi. En mode Remote, il est désormais possible d'utiliser à la fois le système d'autofocus par contraste ou le système AF classique. Vous pouvez également mettre en action la loupe pour vérifier le point de netteté. Vous donc réellement piloter votre boîtier à distance.

canon 600d test review logiciels

ZoomBrowser (PC) et ImageBrowser (Mac) sont quant à elles des applications très riches qui permettent de traiter, imprimer, trier des images. À noter : la version Windows est beaucoup plus complète que la version Macintosh.

Pour les fichiers bruts

Bon point, Canon livre une solution complète et efficace pour le traitement des fichiers bruts : Digital Photo Professional. Outre les options classiques de "dérawtisation", le logiciel offre également le traitement des aberrations chromatiques et des distorsions des optiques. La nouvelle version est numérotée 3.14.40.

Canon 7D Mark II test review logiciels DPP4

*Canon DPP 4, un outil gratuit pour développer ses fichiers bruts.*

Notez qu'une toute nouvelle version 4 est également disponible. Cette nouvelle mouture n'est pas une révolution en soi, mais elle propose un nouvel habillage graphique au goût du jour et le regroupement de certaines fonctionnalités (vérification rapide, pilotage via un ordinateur). Vous disposez même d'une vue pour comparer facilement deux images, avant et après retouche. Sans un catalogueur, DPP permet de réaliser rapidement un choix d'images avec des outils adaptés : rejet, étoiles, drapeaux.

Canon 7D Mark II test review DPP 4

Des outils de comparaison et notation dans DPP 4.

Alimentation, stockage

Alimentation et autonomie

Le Canon 7D Mark II fonctionne avec une batterie LP-E6 (90 € environ) qui équipe déjà de nombreux reflex de la marque : 60D, 70D, 6D/7D et 5D MK III. Lors de la présentation, Canon nous avait annoncé une nouvelle version de cette batterie, la LP-E6N (1850 mAh contre 1800 mAh sur la LP-E6). Mais notre exemplaire était bien équipé d'un modèle courant.

Les mesures normées CIPA indiquent 670 vues, réalisées à 50 % avec le flash. De notre côté et lors d'une manifestation sportive, nous avons pu enregistrer plus de 1 500 vues (dont beaucoup en mode rafale) et quelques minutes de vidéo avec une seule batterie. L'autonomie du boîtier pourra donc grandement varier selon votre utilisation : flash, visée sur écran, utilisation du GPS... Difficile d'être précis, mais les données CIPA sont un bon indicateur pour une utilisation classique.

Canon 7D Mark 2 test review poignée alimentation BG-E16

*Le 7D Mark II et la poignée d'alimentation BG-E16.*

Pour augmenter l'autonomie du reflex, vous pouvez utiliser le grip d'alimentation. Là, mauvaise surprise, il s'agit d'un nouveau modèle : BG-E16 (environ 300 €). Le 7D mark II n'est évidemment pas compatible avec les précédents modèles. La poignée permet de loger deux batteries LP-E6 ou d'utiliser 6 piles au format AA en cas d'urgence. Elle possède également un contrôleur (joystick) et un rappel de commandes (AF, mémorisation d'exposition, choix collimateurs et déclencheur).

Canon 7D Mark 2 test review indicateur batterie

*Menu batterie du 7D Mark II.*

Sur l'écran LCD de contrôle monochrome, le niveau de la batterie est signalé par 6 niveaux de charge, ce qui révèle assez détaillé. Un menu permet également de connaître de manière plus précise le niveau de charge en pourcentage, ainsi que l'état général de la batterie.

Le reflex est livré un chargeur de batterie LC-E6E qui dispose de différents témoins de charge (0, 50, 75 et 100 %).
Canon 5D Mark III test review chargeur de batterie

Chargeur de batterie LC-E6E.

Emplacements cartes mémoire

Le Canon EOS 7D Mark II dispose de deux emplacements pour des cartes mémoires au format SD et CF. Le reflex supporte parfaitement la dernière norme de transfert UDMA 7 pour les cartes Compact Flash ainsi que la norme UHS-I pour les cartes SD. Dommage que la dernière norme en vigueur UHS-II ne soit pas considérée.

L'emplacement SD permet l'utilisation des cartes Eye-Fi (Wi-Fi) et de contourner ainsi l'absence de puce intégrée. Le choix de deux formats de cartes distincts est discutable : certains apprécient, d'autres rechignent à utiliser des formats différents. Il est possible de configurer les deux emplacements pour fonctionner en mode débordement (dès qu'une carte est pleine, l'autre est utilisée), en mode séparé (vous pouvez enregistrer des formats différents des images sur les deux cartes) ou en mode duplication (pour faire une sauvegarde des images) ; vous pouvez également choisir quelle carte recevra les fichiers vidéo.

Canon 7D Mark 2 cartes mémoire

Connexions

Côté connectique, le 7D Mark II est presque à jour avec les technologies actuelles :

  • une entrée micro stéréo mini-jack (3,5 mm),
  • une sortie casque mini-jack (3,5 mm),
  • une prise synchro flash,
  • une connexion pour une télécommande filaire,
  • une sortie casque,
  • une sortie USB 3 (enfin !!),
  • une sortie HDMI non compressée,
  • une puce GPS.

Un bonheur n'arrivant jamais seul, la connexion USB 3.0 ainsi que la sortie HDMI disposent d'un système de protection (anti-arrachement) livré avec le boîtier.

Le Canon EOS 7D Mark II dispose enfin d'une puce GPS qui permet de géolocaliser les fichiers directement à la prise de vue. En revanche, il ne possède pas de puce Wi-Fi pour transmettre les images sur un ordinateur sans fil, ce qui, en 2014, est assez incompréhensible. Pour cela, il faudra s'équiper de l'onéreux (presque 600 €) et imposant module WFT-E7 qui, certes, intègre une batterie LP-E6.

Canon 7D Mark 2 connexions

Flash

Le Canon EOS 7D Mark II est équipé d'un flash intégré escamotable NG 11 (en m et à 100 ISO). Le flash permet de déboucher facilement un contre-jour ou d'éclairer une scène très sombre. La mesure d'exposition est E-TTL (série de pré-éclairs pour ajuster l'exposition) et vous pouvez également utiliser le flash en mode manuel de 1/1 à 1/128. La synchronisation est réalisable sur le premier ou le second rideau. La synchronisation est au 1/250 s au maximum.

Un correcteur d'exposition permet de faire varier l'intensité sur +/- 3 IL. Le reflex dispose d'une griffe porte-flash pour connecter un flash cobra afin de gagner en puissance et en polyvalence.

Le 7D Mark II permet de piloter des flashes distants sans fil. Cette fonctionnalité permet de créer rapidement un éclairage de type studio en utilisant plusieurs flashes. Vous pouvez gérer jusqu'à 3 groupes de flashes cobra et utiliser (ou non) le flash intégré en complément.

Visée, autofocus

Visée optique

La visée optique du Canon EOS 7D Mark II est confiée à un prisme en toit qui couvre environ 100 % du champ visé. La grossissement 1x (0,63x en équivalent 24x36) offre un véritable confort. La visée est claire, et le verre de visée est interchangeable. Comme sur le 7D ou le 5D Mark III, vous avez la possibilité d'afficher des informations en surimpression de la visée optique.

Canon 7D Mark II viseur optique test review

Comme vous pouvez le constater, l'affichage de toutes les options est... dense. Heureusement, il possible de choisir quelles informations vous souhaitez voir apparaître : niveau électronique sur 2 axes, modes d'exposition, retardateur, mode AF, balance des blancs, collimateurs AF, correction d'exposition du flash, batterie, ISO... Il ne manque pas grand-chose.

Visée directe sur écran

Comme sur le 7D ou le 5D Mark III, le nouveau reflex dispose d'un levier (avec un bouton au centre) pour passer rapidement d'une visée optique à une visée sur écran.

Le levier permet de basculer du mode photo au mode vidéo et ainsi permettre le cadrage 16/9 avant de lancer l'enregistrement vidéo.

L'affichage est fluide, couvre naturellement 100 % du champ et il est possible de simuler directement l'exposition à l'écran. Vous pouvez également afficher des grilles d'aide à la composition, un histogramme d'exposition et un niveau électronique.

Malheureusement, l'écran du 7D Mark II n'est ni tactile ni orientable, contrairement à celui du 70D. Dommage.

Autofocus en visée optique

Le 7D Mark II intègre le module AF du reflex professionnel 1D-X avec pas moins de 65 collimateurs croisés. C'est une progression impressionnante par rapport au module 19 points du précédent 7D et même par rapport au module du 5D Mark III, qui ne compte que 41 collimateurs croisés.

Canon 7D Mark II test review capteur AF

En outre, le système AF est piloté par deux processeurs de traitement des données DIGIC 6 (le dernier en date) et il est épaulé par la nouvelle cellule qui dispose désormais de 150 000 pixels (sensible dans l'infrarouge). Elle permet une reconnaissance des visages et des couleurs même en visée optique. Cette fonction, qui porte le doux nom de EOS iTR (pour Intelligent Tracking and Recognition) AF System. Sur ce point, le 7D Mark II fait mieux que le reflex pro 1D-X qui ne dispose "que" de 100 000 pixels.

Et ce n'est pas le seul sur lequel le 7D Mk2 dépasse son grand frère. En effet, le collimateur central du reflex APS-C est sensible jusqu'à -3 IL. Jusqu'à présent, seul le 6D le proposait. Autre caractéristique de ce collimateur central : il est également sensible pour des optiques ouvrant à f/8 (f/5,6 + doubleur par exemple).

Canon 7D Mark II test review module autofocus

Bien que très large, la couverture AF manque un peu de hauteur. Mais ce sont surtout les paramétrages du module AF qui sont impressionnants et identiques à ceux du 1D-X. Le 7D Mark II devient ainsi un excellent complément du 1D-X, le photographe pouvant passer de l'un à l'autre tout en retrouvant l'intégralité de ses réglages. Le menu AF ne comporte pas moins de 5 onglets. Les paramètres sont nombreux et il faut un peu se plonger dans la documentation pour profiter de toutes ces avancées.

Canon 7D Mark II menu AF

Vous pouvez utiliser 1 seul collimateur AF ou travailler avec différentes tailles de groupes de collimateurs. Vous pouvez également choisir différents scénarios autofocus (sujet en mouvement rapide, sujet arrivant dans la direction du photographe, changements rapides de sens...) avec la possibilité de régler la sensibilité et l'accélération du suivi, ainsi que le changement automatique des collimateurs.

Tous ces paramètres demandent un peu de pratique, mais en prenant le temps, il est possible de configurer le 7D Mark II pour que celui-ci réponde à la plupart des situations que vous pouvez rencontrer.

Autofocus en visée directe sur écran

Le Canon EOS 7D Mark II embarque un capteur CMOS Hybrid de 20,2 Mpx permettant un autofocus par corrélation de phase Dual Pixel AF II.

En effet, chaque pixel du capteur est subdivisé en 2 sous-pixels qui permet de créer une image A et une image B. Les deux sous-pixels sont regroupés au moment de la prise de vue pour créer l'image finale. Au moment de la recherche du point, la parallaxe entre l'image A et B est calculée pour piloter rapidement le mouvement des lentilles dans l'objectif.

Canon 70D autofocus par corrélation de phase sur capteur

Sur le papier, cette technologie est attrayante, mais nous savons d'expérience que, parfois, le résultat n'est pas à la hauteur. Ainsi, le 650D de Canon ou le Fujifilm X100S ne sont pas les appareils les plus rapides ; ils disposent pourtant d'une technologie d'autofocus par corrélation de phase sur le capteur principal. Seul Nikon, avec le Nikon 1, est arrivé à rendre vraiment rapide l'utilisation d'un tel système sur un petit capteur 1". De plus, les autres constructeurs ont toujours utilisé un nombre limité de photodiodes pour le système AF, les données manquantes pour l"acquisition photo étant généralement interpolées.

Avec ce nouveau capteur Dual Pixel AF, Canon accroît considérablement à la fois le nombre de photodiodes dédiées au système AF, mais aussi la surface couverte : 80 % du capteur. En outre, lors de la captation des données pour la photo, aucune information n'est manquante !

Dernier point important : le système autofocus du 7D Mark II opère uniquement par corrélation de phase. Les autres solutions, généralement dites hybrides, associent un système par corrélation de phase pour dégrossir la mise au point et un système par détection de contraste pour affiner le point.

Canon 70D couverture AF 80%

La surface AF utilisable représente environ 80 % du capteur. Au-delà de l'autofocus, cette technologie ouvre de nouvelles perspectives. En effet, s'il est possible d'enregistrer deux signaux pour une seule photodiode, nous attendons de Canon un mode HDR beaucoup plus performant, puisque le capteur peut à la fois enregistrer les informations pour les hautes et les basses lumières (la définition étant alors moindre), comme le proposait Fujifilm avec ses capteurs Super CCD.

Notez que pour le mode vidéo, Canon propose certains réglages permettant d'ajuster la réactivité de la recherche du point avant et pendant le filmage. En effet, en vidéo, la mise au point doit être moins "brusque" qu'en photo.

L'autofocus par corrélation de phase sur l'imageur principal du Canon 7D Mark II a par ailleurs quelques avantages intéressants :

  • aucun problème de front ou back focus : la mise au point se réalise sur le capteur lui-même ; c'est la fin du micro-ajustement : alléluia !
  • pas d'effet de pompage : l'appareil sait dans quelle direction il faut faire la mise au point ;
  • une reconnaissance des visages sur l'ensemble du champ couvert : idéal pour le suivi d'une personne, notamment en vidéo ;
  • pas de limitation d'ouverture : le système en visée directe sur écran devrait fonctionner même avec des ouvertures supérieures à f/8 ou f/11 ;
  • l'utilisation d'une optique STM n'est plus obligatoire, puisque les optiques STM (STepping Motor) sont avant tout conçues pour l'utilisation d'un autofocus par contraste qui, habituellement, "pompe".

Attention, le système Dual Pixel AF n'est pas la panacée. Ainsi, il reste toujours plus lent que le système "classique" en visée optique. Pour l'instant, pour la photo sportive, la méthode traditionnelle est la seule réellement utilisable.

En somme, Canon conserve une longueur d'avance sur la concurrence en visée sur écran. Sans atteindre la réactivité des meilleurs modules AF par détection de contraste proposés par certains COI Panasonic (G6, GH3) ou Olympus (EM-5, E-P5...), le Canon EOS 7D Mark II se montre bien plus efficace que la plupart des reflex, notamment en vidéo.

Performances

Nous avons essayé le Canon EOS 7D Mark II lors de différents événements sportifs (badminton, tennis, rugby) afin de mettre le nouveau module autofocus à l'épreuve dans les pires conditions. En effet, le badminton est sans doute l'un des sports les plus exigeants : les joueurs se déplacent vite et la lumière est souvent de piètre qualité en intérieur (notamment à Coubertin). Lors des internationaux de France Yonex, le 7D ne s'est pas montré spécialement à l'aise. Pour rester au 1/1000 s et bien figer les actions, il a fallu grimper au-delà de 6 400 ISO et les images en ont pâti. On touche ici aux limites des capteurs APS-C : seuls les capteurs 24x36 seront plus à l'aise dans les hautes sensibilités. Si le suivi AF n'a pas posé de problème, la mise au point a été parfois erratique.

Nous avons donc procédé à d'autres essais, à l'occasion du Master BNP Paris de tennis et du match de rugby Stade français / Bordeaux Bègles. Avec un peu plus de lumière, le 7D Mark II s'est montré bien plus fiable. Le suivi AF est toujours aussi impressionnant, notamment en mode 65 collimateurs. Voir les différents carrés se déplacer et coller aux mouvements du sujet reste saisissant, comme on le constate sur ces exemples.

Canon 7D Mark II suivi af

Que l'événement ait lieu en terrain couvert ou en extérieur de nuit, les lumières des enceintes sportives sont généralement d'assez mauvaise qualité. Ces conditions difficiles font ressortir les défauts liés au bruit électronique.

À 100 % sur écran, les images sont peu flatteuses et très lissées, beaucoup plus que sur notre scène de test parfaitement éclairée. Outre ce bruit présent, en mode Ai Servo, la mise au point manque de mordant sur nombre de clichés. Nous avons donc réalisé d'autres tests avec un 7D premier du nom et un Sony A77 II, seul véritable concurrent sur ce segment de reflex. Ce dernier s'est bien comporté, avec un suivi AF et une reconnaissance des visages remarquables.

[Sony A77 2

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Cliché réalisé avec un Sony A77 II + 70-400 mm f/4-5,6.

Gestion du bruit électronique

Comme de coutume, pour notre test, la scène est éclairée sous 200 lux. Le Canon EOS 7D Mark II est réglé en mode M avec une ouverture fixée à f/5,6 pour une valeur ISO de 100 avec un temps d'obturation de 1/4 s. Pour ce test, nous avons utilisé le Tamron 24-70 mm f/2,8 VC positionné à 35 mm. Nous faisons ensuite varier la sensibilité ISO ainsi que la vitesse d'obturation. Les images sont visibles à 100 % et vous pouvez télécharger les fichiers bruts (CR2).

Les JPEG

Le Canon EOS 7D Mark II reprend une version modifiée du capteur APS-C 20,2 Mpx déjà présent dans le 70D. Pour rappel, chaque photodiode peut être scindée en deux sous-photodiodes lors de la mise au point en visée directe sur écran (ou vidéo). Le système fonctionne alors comme un module à corrélation de phase sur une grande partie du capteur principal.

Canon 70D capteur double pixels : 40 Mpx pour l'autofocus corrélation de phase sur capteur

En mode d'acquisition photo, la réunion des deux sous-photodiodes est utilisée pour produire le pixel. Les photosites du reflex font environ 4 µm de côté. Le 7D Mark II est-il à l'aise dans les hautes sensibilités ISO. Voici les images JPEG et RAW à toutes les sensibilités.

Tailles des différents capteurs

Comparaison des tailles (agrandies 4x) de différents capteurs.

Pratiquement tous les reflex actuels délivrent de belles images entre 100 et 800 ISO et le 7D Mark II ne fait pas exception. À l'écran et à 100%, les images sont exemptes de bruit électronique. Même à 1 600 ISO, elles sont vraiment exceptionnelles, avec un bruit parfaitement contenu et peu d’altérations au niveau des détails. Il faut monter à 3 200 ISO pour voir les premiers effets du lissage du bruit électronique sur les fins détails. La granulation est également perceptible sur les aplats noirs. Nous notons beaucoup moins de marbrures violettes qu'avec les autres boîtiers Canon — il faudra le confirmer avec des photos de nuit. La dynamique de notre scène reste encore très agréable, même si visuellement, les détails dans les zones sombres commencent à disparaître.

Un saut qualitatif se produit à 6 400 ISO. Le bruit est plus présent, le lissage, plus prononcé et la dynamique décroît sensiblement. La granulation sur les aplats colorés est visible et les limites sont de plus en plus floues. Toutefois, cette sensibilité est encore exploitable, même pour des tirages dépassant 20 x 30 cm. Un cap est à nouveau franchi à 12 800 ISO. Les images se voilent et perdent en détail. On est véritablement aux limites du système pour une exploitation classique. Canon est d'ailleurs bien conscient de cette limite, puisque les niveaux supérieurs 25 600 et 51 200 ISO ne sont accessibles qu'en mode H1 et H2. Ils ne sont donc pas vraiment homologués par la marque et, en réalité, il conviendra d'éviter ces sensibilités, à moins d'une urgence.

Comparaison à tirage équivalent

Nous avons choisi de confronter le Canon 7D Mark II à quelques boîtiers emblématiques actuels, tels le Nikon D750 (24x36 à 24 Mpx), le Sony Alpha 77 II (APS-C à 24 Mpx) et le Canon 6D (24x36 à 20 Mpx).

Nous comparons naturellement les boîtiers à "tirage équivalent". Nous avons "normalisé" les images pour un tirage 40 x 60 cm en 180 dpi, soit une définition de 12 Mpx environ. Les images sont réalisées à 6 400 ISO avec ci-dessous des détails à 100 %.

Attention, les boîtiers ne sont pas équipés d'optiques équivalentes, le piqué initial n'est donc pas le même. Il faut essayer de comparer uniquement le niveau de bruit électronique... Pas si simple.

À 6 400 ISO, le Nikon D750 domine la course avec un beau rendu de l'image : l'extrait est moins granuleux et les détails, encore bien présents. Les deux reflex Canon APS-C et 24x36 jouent au coude à coude, mais nous avons une petite préférence pour le 6D et son capteur 24x36. L'image est là encore un peu moins granuleuse et plus agréable. Dans cette confrontation, le Sony Alpha 77 II termine dernier avec des détails gommés par un lissage un peu trop appuyé.

Canon 7D Mark II test review comparaison tirage équivalent

Oscilloscope

Passons certaines images du Canon 7D Mark II sous l'œil de l'oscilloscope pour un avis plus "mathématique".

Notre outil confirme notre perception visuelle : les images sont vraiment excellentes jusqu'à 3 200 ISO avec des escaliers bien marqués et une granulation maîtrisée. À 6 400 ISO, les dégradations dans les zones denses sont nettement plus visibles. Les images sont assez facilement exploitables jusqu'à 12 800 ISO, mais la granulation est déjà très présente dans les aplats denses.

Canon 7D Mark 2 test review bruit électronique sur gris
*Canon 7D Mark II – 100 ISO* | Canon 7D Mark 2 test review bruit gamme gris graphique 100 ISO |

| Canon 7D Mark 2 test review bruit gamme gris 3200 ISO

*Canon 7D Mark II – 3 200 ISO* | Canon 7D Mark 2 test review bruit gamme gris graphique 3200 ISO |

| Canon 7D Mark 2 test review bruit gamme gris 6400 ISO

*Canon 7D Mark II – 6 400 ISO* | Canon 7D Mark 2 test review bruit gamme gris graphique 6400 ISO |

| Canon 7D Mark 2 test review bruit gamme gris 12800 ISO

*Canon 7D Mark II – 12 800 ISO* | Canon 7D Mark 2 test review bruit gamme gris graphique 12800 ISO |

Exposition, RAW

Exposition

Le Canon EOS 7D Mark II dispose d'une toute nouvelle cellule de mesure fondée sur un capteur de 150 000 pixels (également sensible dans l'infrarouge) et doté de 252 zones pour la reconnaissance de scène. C'est une belle évolution du capteur 63 zones du précédent 7D.

Le reflex dispose d'un correcteur d'exposition sur +/- 5 IL. Le bracketing d'exposition permet d'aligner 2, 3, 5 ou 7 vues sur +/-3 IL pour éteindre la plage d'exposition de -8 à +8 IL. Le reflex se montre donc idéal pour créer un rendu HDR par fusion des expositions. En outre, un mode HDR permet de jouer avec la dynamique sur 1, 2 ou 3 IL. Toutefois, vous ne conserverez pas les fichiers JPEG ou RAW, le boîtier ne proposant qu'un fichier JPEG finalisé. Pour améliorer le rendu des zones sombres et des hautes lumières, le 7D Mark II propose à la fois une fonction de correction automatique de luminosité et un mode priorité haute lumière (ce dernier mode pousse la sensibilité ISO minimale à 200 ISO). Comme vous pouvez le voir sur l'exemple ci-dessous, le gain est assez marginal.

Pour la première fois, les ingénieurs de Canon ont implémenté un intervallomètre dans les menus du reflex. Désormais, vous pourrez créer facilement et rapidement un time-lapse sans avoir à acheter une télécommande spécialisée. Étonnamment, le nombre de photos est limité à 99 (?), mais il est possible de basculer en mode illimité en sélectionnant "00" dans le nombre de vues. Il est possible de combiner l'intervallomètre avec un bracketing d'exposition ou le mode HDR.

Latitude d'exposition

Le Canon 7D Mark II est trop récent pour être pris en charge par les logiciels de développement de fichiers bruts classiques comme Adobe Lightroom ou Capture One. Pour notre test de latitude d'exposition, nous avons donc utilisé le logiciel livré en standard : DPP.

Canon EOS 7D Mark 2, test review, latitude d'exposition, exemple

La latitude d'exposition du 7D Mark II sur notre scène est assez limitée, petit capteur oblige. Ici, dès +1 IL, nous perdons des informations dans les hautes valeurs. À +2 IL, les pertes sont vraiment importantes.

Canon EOS 7D Mark 2, test review, latitude d'exposition, détails à 0, 1, 2 IL

Il est généralement plus facile de récupérer des détails dans les valeurs basses. Avec le 7D Mark II, vous pourrez aisément recouvrer des détails dans les basses lumières, même avec une sous-exposition de 1 IL. Mais au-delà, le bruit électronique devient perceptible ; si, à -2 IL, il est encore acceptable, il vient fortement dégrader l'image à -3 IL.

Canon EOS 7D Mark 2, test review, latitude d'exposition, détails à 0, -1, -2, -3 IL

Sur ce point de latitude d'exposition, le 7D Mark II est un peu décevant. Les capteurs APS-C montrent ici leurs limites.

Mode vidéo

Depuis le ras de marée 5D Mark II sur le petit monde de la vidéo et du cinéma, Canon a élaboré une vraie stratégie autour de la vidéo avec à la fois une gamme de reflex performants en vidéo et un nouveau segment vidéo professionnelle avec la série C (C300, C100, C500...). C'est donc avec intérêt que nous allons étudier le mode vidéo du nouveau 7D Mark II.

Formats vidéo

Depuis le 5D Mark III, les reflex haut de gamme Canon offrent la possibilité d'enregistrer les vidéos dans un format AVC Intra, sans compression inter-images – les images sont compressées individuellement : vous n'avez pas besoin de décompresser un groupe d'images (GOP) pour accéder à toutes les images d'un clip. Il s'agit du mode ALL-I, qui vient en complément du mode "classique" IPB. Il permet une gestion plus fine des arrêts sur image et des coupes. Le boîtier enregistre aussi bien .MOV qu'en .MP4.

Canon 7D Mark II test review : différents modes vidéo

*Un nouveau mode de compression "IPB légère" fait son apparition.*

Le 7D Mark II enregistre aussi bien au format NTSC que PAL.

Formats d'enregistrement disponibles

  • HDTV 1080 29,97/25/23,976/24p ALL-I
  • HDTV 1080 59,94/29,97/50/25/23,976/24p IPB
  • HDTV 720 59,94/50p ALL-I
  • HDTV 720 59,94/50p IPB

Pour la première fois, Canon introduit un nouveau format de compression "IPB légère" (entendre que la compression sera plus lourde : c'est ici le poids du fichier qui sera plus léger). Elle permet donc d'enregistrer un peu plus longtemps pour une capacité de stockage donnée.

En acceptant le format HDTV 1080 à 50 ips, le 7D Mark II est conforme au standard actuel en vidéo. Toutefois, nous regrettons que Canon n'ait pas poussé le développement des formats vidéo sur son nouveau reflex. En effet, il n'est pas possible de filmer en 2K Ciné (2048 x 1080 px) et encore en 4K Ciné (4096 x 2160 px) ou TV (3840 x 2160 px). Nous regrettons également l'absence d'un format RAW ou celle de cadences plus importantes, à 120 voire 240 ips par exemple, afin de pouvoir réaliser des ralentis fluides. En outre, un encodage sur 10 bits ou des informations colorimétriques en 4:2:2 auraient été un véritable plus.

Encodage

  • En HDTV 1080 50p (IPB) : en AVC avec un profil High@5.1 (CABAC) à environ 60 Mbps.
  • En HDTV 1080 25p (ALL-I) : en AVC avec un profil High@5.1 (CABAC) à environ 90 Mbps.
  • En HDTV 1080 25p (IPB) : en AVC avec un profil High@4.1 (CABAC) à environ 25 Mbps.
  • En HDTV 1080 25p (IPB légère) : en AVC avec un profil High@4.1 (CABAC) à environ 12 Mbps.

Pour aller un peu plus loin, il aurait été intéressant de proposer un mode d'enregistrement 1 pour 1 (la zone de capture faisant réellement 1920 x 1080 px sans sous-échantillonnage) afin de limiter les effets de moirage et d'aliasing. Dommage que Canon n'ait pas reconduit le zoom numérique par recadrage, comme le propose le 70D, un zoom 3x ou 10x sans perte de qualité.

Notez que désormais, la distorsion des optiques est corrigée à la volée lors de l'enregistrement vidéo si les données sont disponibles dans le boîtier.

Assistance

Malheureusement, sur ce point, le nouveau reflex Canon n'apporte aucune nouveauté : les lacunes des précédents modèles sont toujours présentes.

Ainsi, il n'est toujours pas possible de réaliser une mise au point à l'aide d'un système de focus peaking (surlignage des zones nettes avec des pixels colorés) ou d'utiliser des zébras pour vérifier en permanence l'exposition. Pour l'exposition, vous ne pourrez vous fier qu'au correcteur d'exposition et à l'histogramme (c'est déjà pas mal).

Ces manques sont d'autant plus incompréhensibles les développeurs du firmware (micrologiciel) alternatif Magic Lantern proposent depuis longtemps ce type de fonctionnalité – et bien d'autres – sur d'autres reflex de la marque.

Sortie HDMI

Le nouveau 7D Mark II dispose d'une sortie HDMI non compressée qui permet de raccorder un enregistreur externe pour une captation avec de plus hauts débits. L'enregistrement en externe se fait en 8 bits 4:2:2 (mais attention, le reflex enregistre bien en 4:2:0 dans tous les cas). Il est possible d'enregistrer à la fois sur carte et via la sortie HDMI, mais dans ce cas, l'écran LCD n'est pas opérationnel.

Canon 7D Mark II test review option vidéo

Il est désormais possible d'utiliser un time-code (ce qui facilite grandement le synchronisation de plusieurs caméras).

Commande discrète

Comme sur le 5D Mark II, il est possible d'opérer les changements de diaphragme ou de vitesse via une commande discrète en effleurant la roue codeuse.

Canon 7D Mark II commande discrète en vidéo

Mise au point

Comme le 70D, le 7D Mark II bénéficie de la corrélation de phase sur capteur pour la mise au point en visée directe ou en vidéo. Le système Dual Pixel permet une mise au point par corrélation de phase sans hésitation (phénomène de pompage) et assez rapide, comme vous pouvez le constater dans la vidéo ci-dessous. La mise au point est peut-être un peu sèche pour le mode vidéo, mais en mode "suivi de visage", vous pouvez facilement suivre une personne en train de marcher, ce qui est impossible avec les autres reflex de la marque.

Bon point, il est désormais possible de régler certaines options pour le mode Servo AF (suivi). L'autofocus est là encore un peu "sec" pour la vidéo, mais vous pourrez désormais le rendre un peu plus fluide pendant l'enregistrement. Vous pouvez également faire varier la sensibilité AF, et donner ainsi un peu plus de latitude au module AF pour ne pas suivre la première personne ou le premier objet qui traverse le champ pendant le filmage. Attention, le mode Ai Servo vidéo ne fonctionne pas en mode 50p : il faut impérativement être à 25 images par seconde.

Canon 7D Mark II test review af servo vidéo réglage

Précision

Vous trouverez ci-dessous différents extraits à 100 % (600 x 300 px) de vidéos tournées avec le **** 7D Mark II et un 35 mm f/2 (100 ISO à f/5,6 pour la prise de vue).

Le résultat est plutôt plaisant avec une bonne précision, même si l'image est très douce. On notera la présence d'artéfacts (notre scène est un véritable piège), mais le reflex de Canon s'en sort honorablement.

Canon 7D Mark II extrait vidéo HDTV 1080 25p

Le Nikon D810 présente une image plus précise et un peu plus "dure".

Nikon D810

Canon 5D Mark III 1080 25p

Hautes sensibilités

Le capteur APS-C de 20 Mpx est assez à l'aise dans les hautes sensibilités ISO. Nous avons réalisé une montée ISO en studio avec un 35 mm f/2. Vous pouvez visualiser la vidéo compressée sur YouTube ou télécharger la vidéo native.

Exposition

En vidéo, le 7D Mark II offre une belle souplesse de réglage avec la possibilité de filmer en mode M et de régler l'ouverture, la cadence d'obturation et la sensibilité ISO pendant le filmage. La commande silencieuse permet de paramétrer toutes ces options sans le moindre bruit, ce qui est très appréciable. Les styles d'images sont également disponibles pendant l'enregistrement. Vous pouvez donc opter pour un rendu très doux ou très accentué, ou encore filmer en mode monochrome. Les filtres créatifs, en revanche, ne sont pas accessibles en vidéo.

Il est possible d'utiliser des styles d'images personnalisés, mais également utiliser des styles proposés par Canon ou des sociétés tierces. Ainsi, pour faciliter le traitement des images, il est possible d'utiliser le style d'image Camera X Series Look afin d'obtenir une image moins contrastée. Technicolor propose également un profil de rendu Technicolor CineStyle encore moins contrasté. Avec ces rendus plats, il est possible de récupérer des détails dans les zones sombres. Vous pouvez alors gagner un peu en dynamique en sous-exposant les vidéos afin de conserver les hautes valeurs qui ont tendance à vite "brûler".

Attention, l'utilisation d'un style d'image plus doux n'est pas magique : il faut absolument post-traiter ses vidéos avec un logiciel pour rétablir un rendu plus naturel. Technicolor livre d'ailleurs avec son profil une courbe de rendu (LUT) pour travailler plus facilement ses images avec Adobe After Effects, par exemple.

Attention également, il s'agit bien ici de style d'image ou d'intention de rendu, et aucunement d'un enregistrement Log qui permettrait de recouvrer des détails dans les hautes et basses lumières. Sur notre exemple, nous parvenons à créer une image plus contrastée, mais nous ne récupérons aucune information supplémentaire dans les hautes ou basses lumières.

Rolling shutter

Comme souvent avec les capteurs Cmos, les effets de rolling shutter (déformation des lignes verticales lors des mouvements de caméra) sont visibles à des cadences de 25p. Pour les limiter, il est préférable de filmer en 50p.

Au final, le Canon EOS 7D Mark II est une belle machine pour filmer : les images sont de qualité même en haute sensibilité, l'autofocus continu fonctionne bien et vous pouvez greffer micro et casque.

Bien sûr, il manque de nombreux assistants (focus peaking, zébras...) et la possibilité de filmer à des cadences plus élevées. Nous regrettons également l'absence de modes 4K ou 2,7K et attendons avec impatience le développement de Magic Lantern.

Exemples de photos

Nous avons reçu il y a peu une version de présérie du dernier Canon EOS 7D Mark II. Ni une, ni deux nous nous sommes précipités pour réaliser une première série d'images tests avec l'appareil. Il s'agit d'une version bêta et il donc difficile de tirer des conclusions définitives avant d'avoir testé un modèle de série, mais ces premiers essais sont plutôt encourageants.

Canon EOS 7D Mark II exemple 1
Canon EOS 7D Mark II exemple 2
Canon EOS 7D Mark II exemple 3
Canon EOS 7D Mark II exemple 5
Canon EOS 7D Mark II exemple 6
Canon EOS 7D Mark II exemple 7
Canon EOS 7D Mark II exemple 8
Canon EOS 7D Mark II exemple 10
Canon EOS 7D Mark II exemple 11
Canon EOS 7D Mark II exemple 12
Canon EOS 7D Mark II exemple 13
Canon EOS 7D Mark II exemple 14
Canon EOS 7D Mark II exemple 15
Canon EOS 7D Mark II exemple 16
Canon EOS 7D Mark II exemple 17

Verdict

Canon EOS 7D Mark II recommandé test review

Après 5 ans de bons et loyaux services, le 7D premier du nom raccroche les gants pour laisser la place à un fringant et ambitieux Mark II. Pourquoi garder le nom 7D et ne pas faire évoluer le boîtier vers une dénomination supérieure ? Mystère. Peut-être est-ce pour conserver le nom d'un modèle à la réussite certaine. Car après 5 années de succès, lui offrir un successeur était un lourd défi pour les ingénieurs de Canon. Et il faut bien avouer que celui-ci est parfaitement relevé : de mordant, le Canon EOS 7D Mark II n'en manque pas.

En effet, dans ce nouveau reflex, tout est revu à la hausse. Le boîtier APS-C n'hésite à venir tutoyer son grand frère, l'1D X : définition du capteur à 20 Mpx, autofocus à corrélation de phase sur capteur principal pour une mise au point rapide en visée écran et vidéo, rafale à 10 ips, module autofocus à 65 collimateurs en croix, mesure de la lumière sur 252 zones (150 000 pixels), mode vidéo HDTV 1080 50p, joints d'étanchéité renforcés, obturateur à 150 000 cycles, deux DIGIC 6, GPS embarqué... La liste est aussi longue qu'impressionnante.

À l'usage, ce reflex APS-C tient-il ses promesses ? Oui ! La prise en main est agréable, la fabrication, ambitieuse et réussie, la visée, confortable et paramétrable ; l'autofocus est certes un peu complexe d'approche, mais diablement efficace, la cadence rafale à 10 ips est au rendez-vous et vous pourrez facilement grimper à 3 200 ISO sans aucune réserve. Les photographes sportifs apprécierons le système autofocus évolué, mais selon les conditions de lumière, le "petit" capteur APS-C montrera vite ses limites en terme de gestion du bruit électronique. Il est parfois fréquent de travailler à plus de 6 400 ISO et pour ces valeurs là, un capteur 24x36 reste largement au-dessus en terme de gestion de bruit électronique. Reste qu'un EOS-1D X est également largement au-dessus au niveau tarifaire !

Canon a-t-il réussi le boîtier parfait ? Non et la liste de ses défauts est là pour le rappeler. Nous aurions aimé un écran orientable et tactile, un mode vidéo encore plus poussé et un système autofocus aussi efficace en visée optique qu'en visée sur écran : dans ce domaine, le chemin à faire reste énorme.

Néanmoins, le 7D Mark II est l'un des appareils reflex les plus aboutis du moment et l'un des plus polyvalents, pouvant jongler entre photo et vidéo sans la moindre hésitation. Il reçoit facilement notre recommandé.

Face à la concurrence

Sony Alpha 77 2 comparaison avec le Canon EOS 7D Mark 2

Digixo 949,00 €
Fnac.com 950,00 € Voir l'offre
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Sony Alpha 77 II

Le concurrent direct chez Sony est naturellement le A77 en version 2.

Tous deux intègrent un capteur APS-C et dispose d'une rafale à au moins 10 ips.

La différence la plus importante réside dans la visée. Depuis la technologie SLT (Single-Lens Translucent ou miroir semi-transparent), Sony a fait une croix sur la visée optique au profit d'une visée 100 % électronique. Elle offre la possibilité d'afficher de nombreuses informations et de simuler le rendu final du cliché. Certains adorent, d'autres abhorrent. Il est difficile de trancher, d'autant que le viseur optique du 7D Mark II est une belle réussite : visée claire, large et possibilité d'afficher de nombreuses informations. Néanmoins, cette technologie permet d'utiliser un système autofocus par corrélation de phase (rapide pour le suivi d'un sujet en mouvement) aussi bien en photo qu'en vidéo.

Le Sony A77 II est un peu plus rapide que le 7D Mark II au niveau de la rafale (12 contre 10 ips), intègre une stabilisation par déplacement du capteur et dispose d'un écran LCD orientable (mais pas tactile).

Au niveau du traitement du bruit électronique, il grimpe plus haut (25 600 contre 16 000 ISO), mais s’essouffle avant le reflex Canon.

Au niveau des systèmes autofocus, l'A77 II propose plus de collimateurs (79 contre 65) mais "seuls" 15 sont croisés, alors qu'ils le sont tous sur le 7D Mark II.

Le module du reflex Canon est également plus complet avec une panoplie considérable d'options et de personnalisation, mais sur le terrain, la différence n'est finalement pas si flagrante.

Côté vidéo, le 7D offre également un peu plus d'options (compression, finesse autofocus...), mais l'A77 II n'est pas en reste avec l'incontournable HDTV 1080 à 50 ips, un autofocus réactif et un système focus peaking pour la mise au point manuelle. Le manque ? Une sortie casque.

Notez également que le 7D Mark II dispose de 2 emplacements mémoire contre 1 seul sur l'A 77 II et que le parc optique Canon est largement plus conséquent.

Pour finir, Si Sony a fait le choix de la connexion Wi-Fi au détriment du GPS, Canon a, quant à lui, fait le choix inverse...

Pentax K-3 comparaison avec le Canon EOS 7D Mark 2

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Pentax K-3

Le reflex Pentax est également à considérer. Comme le Sony A77 II, le K-3 intègre une stabilisation par déplacement du capteur et quelques caractéristiques qui lui permettent de rivaliser avec le 7D Mark II, comme un viseur 100 % à fort grossissement (0,95x), une rafale à plus de 8 ips, un module autofocus à 27 points dont 25 collimateurs croisés et sensibles jusqu'à -3 IL, une nouvelle cellule 85 000 points ainsi qu'un capteur APS-C à plus de 24 Mpx.

Le 7D Mark II de Canon est plus récent, mais également bien plus cher. Il présente des caractéristiques souvent supérieures et dispose d'un parc d'optiques plus large et plus complet. La gamme Pentax manque cruellement de modèles dotés de motorisation ultrasonique.

Enfin, au niveau de l'autofocus, le K-3 est globalement en retrait par rapport à son concurrent, que l'on soit en visée optique ou sur écran.

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Olympus OM-D EM-1

Le Micro 4/3 haut de gamme d'Olympus est lui aussi un concurrent à prendre en compte si vous cherchez un appareil résistant, compact et réactif. Comme les modèles Sony ou Pentax ci-dessus, le COI Olympus dispose d'une stabilisation par déplacement du capteur qui fonctionne avec toutes les optiques.

Son parc d'optiques, sans être à la hauteur de celui de Canon, reste large et cohérent avec désormais pas moins de 40 objectifs disponibles. L'EM-1 est un boîtier plus léger et plus compact que son concurrent, tout en disposant d'une protection contre les intempéries. Vous trouverez également un écran LCD orientable et tactile qui fait cruellement défaut sur le 7D Mark II de Canon. Bien sûr, la principale différence reste la visée : électronique chez Olympus et optique chez Canon. Les deux modèles proposent un grossissement important pour un confort de visualisation.

Le 7D a pour lui un mode vidéo plus complet (60/50p contre 30p seulement chez Olympus), une autonomie de batterie plus importante, une puce GPS, 2 compartiments pour les cartes mémoire, un flash intégré ainsi qu'une meilleure gestion du bruit électronique dans les plus hautes sensibilités ISO.

+
  • Construction solide : châssis en alliage de magnésium, finition contre les intempéries, obturateur 150 000 cycles...
  • Qualité de la visée optique. Nombreuses informations visibles.
  • Bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 3200, voire 6400 ISO.
  • Large couverture AF : 65 collimateurs croisés, nombreuses personnalisations.
  • Autofocus en vidéo et visée direct assez rapide et souple
  • Bon suivi de sujet en mode multicollimateurs
  • Entrée micro, sortie casque, sortie HDMI non compressée pour la vidéo
  • Flash intégré capable de piloter des flashes distants sans fil compatibles
  • Assez bonne autonomie de la batterie
  • Rafale à 10 ips avec autofocus
  • Déclenchement silencieux convaincant (rafale à 4 ips)
  • ISO auto configurable et fonctionnel en mode M (à confirmer)
  • Autofocus continu (et paramétrable en vidéo)
  • Puce GPS intégrée
  • Suite de logiciels complète (édition RAW, pilotage à distance...)
  • Écran LCD non orientable et non tactile
  • Pas de connexion Wi-Fi en standard
  • En mode Ai Servo, les images manquent parfois de mordant
  • Latitude d'exposition assez limitée
  • Pas de lampe d'assistance. Utilisation d'une salve d'éclair de flash peu discrète.
  • 2 formats de carte mémoire (SD et CF)
  • Pas de modes 2,7K, 4K TV ou Ciné en vidéo. Pas de mode 50p en ALL-I.
  • Pas de mode Ai Servo (AF continu) vidéo en HDTV 50p
  • Pas d'assistance en vidéo : focus peaking, zébra d'exposition, fausses couleurs...
  • Autofocus en visée écran encore trop lent par rapport à d'autres technologies
  • Pas d'orientation de l'affichage en fonction de l'orientation du boîtier
  • Pas de rétroéclairage des commandes pour travailler facilement dans le noir
  • Format RAW propriétaire (CR2)
Arthur Azoulay

Spécialiste des optiques et rédacteur en chef adjoint de Focus Numérique. La photo est pour lui une obsession. Ses publications 

Les prix
Canon EOS 7D Mark II
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