Capteur24 x 36 mm - CMOS - 20,6 Mpix pour 20,2 Mpix effectifs
MontureEF
Optique livréeSelon kit
StabilisationOptique (sigle IS)
AntipoussièreOui
ViseurPentaprisme 97 % - 0,71 X de grossissement - 21 mm de dégagement oculaire.
ÉcranTFT de 7,7 cm de diagonale - 1,04 Mpix
Mise au pointVisée optique : TTL (capteur CMOS) - 11 points AF f/5,6 et croisé au centre (-3 à 18 IL) Visée écran : détection de contraste numérique
Modes autofocusVisée optique : One Shot - Ai Servo - Ai Focus (automatique)
Mesures d'expositionTTL sur 63 zones (SPC double couche) : Évaluative - Sélective (8% du centre) - Spot (3,5% du centre) - Moyenne à prédominance centrale.
Modes d'expositionSélection auto scènes - Modes scènes (dont scène de nuit à main levée, rétro éclairage HDR) - P Av Tv M
Vitesse d'obturation30s - 1/4000s (pose B)
Motorisation4,5 ips (1250 JPG ou 17 RAW)
Sensibilité ISO100 - 25 600 ISO / extensions 50 ISO (L) et 102 400 ISO (H2)
MémoireSD (compatible UHS1)
AlimentationBatterie BGE13 (1080 clichés)
ConnexionMini HDMI - vidéo ( PAL/NTSC) - micro - Wifi
Dimensions144,5 x 110,5 x 71,2 mm
Poids755 g
LogicielsDigital Photo Professional - Image Browser EX - Photo Stitch - EOS Utility, Picture Style Editor

Caractéristiques

Canon 6D Test review

Le nouvel EOS 6D est le boîtier "abordable" plein format de Canon. Son prix devrait osciller entre 1500 et 2000 euros. De nombreux amoureux d'images vont pouvoir s'ouvrir les portes du plein format. L'EOS 6D rentre en confrontation directe avec le Nikon D600. Un beau programme dans les caractéristiques de cet appareil avec en plus deux innovations très significatives : un module Wifi intégré pour le partage et le transfert des images ainsi qu'un module GPS intégré pour la géolocalisation.

20 millions de pixels avec un capteur 24 x 36 mm donne des pixels de 6,58 micromètres de côté. On peut donc espérer voir apparaître des problèmes de diffraction autour de f/20 : un très bon point donc pour exploiter au mieux les possibilités des optiques. Associé au processeur DiGiC 5 +, cela devrait aussi être avantageux sur le niveau de bruit (25 600 ISO max en natif) et la plage de dynamique.

Certaines autres caractéristiques sont plus décevantes : pas de flash embarqué pour déboucher les ombres ou piloter à distance un flash cobra, un viseur de 97% et non 100%, pas d'écran orientable, système AF avec 11 points (pour rappel le D600 dispose de 39 points AF), pas de prise casque.

Nikon D600 vs Canon EOS 6D: comparatif des spécifications

Test terrain jour 1

Nous avons profité d'un week-end dans la capitale allemande pour mettre à l'épreuve du terrain le Canon 6D. Se positionnant comme le réflex plein format d'entrée de gamme de la marque rouge il était attendu par de nombreux amateurs, car il permet d'accéder au velouté du capteur 24x36 mm pour un tarif de 2100 €. Le Canon 6D est il taillé pour le terrain ? Comment se comporte-il par grand froid ? Son autofocus est-il réactif en intérieur et en ambiance tamisée ? Sa prise en mains le rend-t-il confortable durant une journée de visite ? Autant de questions auxquelles nous allons tenter de répondre à travers ce test grandeur nature à Berlin !

Canon EOS 6d exemple 19
Vu d'ensemble de la ville depuis la tour d'AlexanderPlatz.

Prise en mains

Sur le papier et au premier abord le 6D promet beaucoup. D'une prise en main très similaire au 5D MkIII on est tout de suite rassurer par son ergonomie. L'index se pose instinctivement sur le déclencheur, le pouce se cale fermement dans le renfoncement arrière (que l'on aurait souhaité plus creusé de quelques millimètres) et le reste des doigts s'appuient solidement sur le grip. Le petit doigt ne passe pas sous la semelle et même ceux qui ont de grandes mains se sentiront à leur aise. Automatiquement la main gauche vient soutenir l'objectif, paume tournée vers le haut : nous voilà prêt à photographier.

Canon EOS 6d exemple 21
Une bonne prise en main permet de shooter instinctivement, presque sans regarder précisément la scène dans le viseur. Un excès de confiance qui m'a d'ailleurs fait déclencher un dixième de seconde trop tôt.

Nous portons l’œil au viseur et c'est une bonne surprise. Le dégagement oculaire de 21mm permet d'observer clairement la scène alors même que nous portons des lunettes. Dommage que la couverture du viseur ne soit que de 97%...C'est un un peu mesquin au prix de l'appareil, mais il faut en laisser au « grand frère » 5D Mk III. Le premier contact avec le 6D est donc très positif. Le reste de l'ergonomie est plus une question d'habitude. La fameuse roue codeuse est toujours aussi agréable à manipuler et les touches de raccourcis tombent aussi sous la main.

Petite attention délicate de Canon : la touche ISO situés sur l'épaule droite de l'appareil possèdent un minuscule ergo qui permet de la distinguer tactilement des 4 autres touches quand on veut la manipuler tout en gardant l’œil dans le viseur. Voilà un détail très appréciable. Cependant, force est de reconnaître que le 6D n'est pas un 5DMkIII. La finition s'approche plus d'un 60D et nous sommes loin d'une construction semi-pro. Ce n'est pas sa vocation première et Canon ne met de toute façon pas cette fabrication au premier plan, mais nous avons cru pouvoir le classer comme tel. Le polycarbonate est massivement employé et l'alliage de magnésium ne protège que certaines parties du boîtier. Canon ne parle pas de tropicalisation, mais des joints protègent les principales ouvertures. Sous la neige et sous les -13°C vécu à Berlin, le 6D ne s'est pas montré sensible au climat. Reste qu'il n'est pas à proprement parler un boîtier de baroudeur et que là encore dans des conditions vraiment extrêmes il faudra se tourner vers un une construction plus pro.

Canon EOS 6d exemple 18
Le boitier n'est pas tropicalisé mais résiste parfaitement au basse température de l'Est. Ici le thermomètre affichait -2°c au pied du Kopi, plus vieux Squat d'Europe qui accueille plus de 100 personnes. Au passage on notera le rendu assez contrasté des JPeg.

Navigation

L'écran présente une diagonal de 7,5 cm pour 1,04 millions de points et se révèle agréable à l'usage. Le rendu colorimétrique est plutôt juste excepté des rouges un peu trop saturés. On regrette non seulement qu'il ne soit pas monté sur rotule, mais surtout l'absence de fonctionnement tactile pourtant déjà vu sur le 650D. De la même façon, l'absence de flash intégré dont le manque se fait ressentir non seulement lorsque vous souhaitez déboucher légèrement une ombre avec la technique du fill-in, mais aussi pour un contrôle à distance d'un flash cobra en mode strobist. Les canoniste retrouveront facilement leur petits, la navigation dans les menus est rapide, ceux-ci sont clairement agencés avec des pictogrammes lisibles. Seul le menu de personnalisation Fn, manque de clarté d'ensemble à notre goût. Bref, Le 6D est un appareil photo qui se prend facilement en main, les nombreuses touches de raccourcis rassureront les experts et la visée est confortable.

Canon EOS 6d exemple 16
Il est aisé dans les menus de supprimer le vignetage ou de rehausser légèrement les ombres.
Canon EOS 6d exemple 17
De la même façon il est possible d'opter pour un rendu plus doux et plus neutre de style d'image.

Autofocus

Sur le terrain le Canon 6D ne démérite pas. Son silence de fonctionnement est agréable et le claquement du miroir émet un bruit feutré. Notre enthousiasme se tempère malheureusement quand on constate que la vitesse maxi de l'obturateur est de 1/4000 s et surtout que la synchro flash est seulement de 1/180 s. En condition courante de prises de vue ces petits manques ne seront pas rédhibitoires, mais classe définitivement le boîtier dans la catégorie des amateurs. Ces derniers ont donc l'opportunité de s'initier, si leur bourse leur permet, au plaisir du 24x36. Plaisir d'utilisation qui reste entier que l'on soit en extérieur ou en intérieur. Certes la rafale de 4,5 vps est assez faible pour en faire un « vrai » boîtier de reportage ou de sport mais en condition courantes ces performances restent suffisantes. Le module autofocus hérité du 60D ne couvre qu'une zone très centrale du champs mais le collimateur centrale croisé s'avère particulièrement véloce. L'accroche est rapide et surtout la sensibilité du capteur de phase est très performante. Dans l'obscurité tamisée des bars berlinois il et permet de se passer d'assistant AF et accroche presque instantanément sa cible. Les performances sont moindres avec les autres collimateurs et surtout l'Ai Servo reste un bon ton en deça de ce que propose la concurrence nikoniste. Cependant chez l'une ou l'autre marque l'étroitesse de la zone de mise au point reste une constante. Si votre sujet n'est pas trop rapide nous vous conseillons de privilégier l'AF centrale puis de recadrer.

Canon EOS 6d exemple 8
En regardant les exifs (1/15 s pour 25800 ISO à f/2,8) on comprend que nous étions dans la quasi obscurité dans ce bar berlinois. Et pourtant le 6D a fait le point quasiment instantanément sur la serveuse. Une performance pour le moins intéressante !

Fonctionnalités "High Tech"

Le canon 6D est le premier reflex 24x36 a intégrer les fonctions Wi-Fi et GPS. Pour la première il faut au préalable installer une application sur son Smartphone (EOS Remote) afin de pouvoir prendre le contrôle de la visée du 6D via l'écran de votre appareil. Pour une utilisation sur trépied, l'usage est agréable et évite de se contorsionner pour cadrer. En utilisation courante c'est plus le partage d'image sur les réseaux sociaux que nous trouvons convivial. Le redimensionnement des images est automatique et l’application est relativement fluide. Pour être tout a fait dans l'air du temps une petit gestion intégré de l'étalonnage aurait été un plus. En revanche le paramétrage du Wi-Fi n'est pas pratique et la saisie de données agaçante. De la même façon, si il est possible de transférer le contenu de sa carte mémoire via Wi-Fi on aura mieux fait d’insérer directement celle-ci dans son PC pour une sauvegarde plus sécurisée et plus rapide.

Le GPS est une fonction qui peut s'avérer réellement utile lors du tri de ses images. Ici cependant le GPS du 6D localise 2 images de la porte de Brandeburg au milieu du mémorial de la Shoah, distant d'un peu plus de 200m. Ce n'est cependant pas rédhibitoire.

Pour ce qui est du GPS, l'activation de celui-ci est simple et sa précision plutôt intéressante. Sur notre série d'images de test réalisées avec il ne s'est trompé que pour un groupe de 4 images de quelques centaines de mètres. L'intérêt de telle fonctionnalité peut paraître discutable au niveau de l'amateur averti, mais rassure un plus large public....public finalement visé par Canon. Si leur intégration n'est pas encore parfaite leur usage se révèle malgré tout ludique et intéressant. Voir ses images dans l'onglet cartes de lightroom permet de « revivre » un parcourt et surtout facilite le classement. Pour être transparent, c'est un peu le genre de « gadget » à propos duquel on se demande au début à quoi cela va-t-il bien pouvoir servir et une fois qu'on l'a essayé on ne peut plus s'en passer. Il reste une contre-partie fâcheuse à cet abondance de fonctionnalités « high-tech » : une fois activée elle vide littéralement la batterie. Méfiance donc car si vous ne tiendrez pas une journée complète avec une seule charge de batterie si vous activer le GPS.

Qualité d'image

Canon EOS 6d exemple 12
En intérieur la balance des blanc automatique à quand même bien tendance à tirer vers les couleurs chaude. Trop du coup.

Acheter un réflex plein format c'est souvent sacrifier à la compacité ce que l'on gagne en qualité d'image. Si l'amateur veut profiter pleinement du potentiel de son nouveau capteur il devra équiper celui-ci de focales coûteuses et lumineuses...qui lui rendront au centuple son investissent. Notre configuration d'essai était formé par le trio Canon 6D, Tamron 24-70 mm f/2,8 VC et le Canon 35 mm f/1,4. Des focales exigeantes donc, à mène de rendre justice au capteur du Canon 6D. Certes un telle configuration représente un coût certain, mais c'est ici peut être que le 6D voit sa meilleure justification face à un 5D MkIII : si votre intérêt se porte sur un investissement sur le long terme, la différence de prix avec le 5D vous permettra d'économiser pour un objectif de qualité.

Canon EOS 6d exemple 15
Cependant les tonalités restent douces et les couleurs équilibrés, excepté le rouge un peu trop lumineux.

Toujours est-il que la qualité d'image du 6D est difficilement critiquable. Les tonalités sont douces et naturelles, la colorimétrie apparaît justement saturée, vive, mais sans excès et surtout les tons chairs sont fidèlement retranscris. Dans les faits et sur un reportage vous aurez peu de post-production à réaliser pour dynamiser vos images. Les JPeg possèdent déjà ce petit « punch » qui fait la différence tout en restant naturel. La dynamique, justement, c'est le seul point fâcheux sur lequel le 6D pêche en regard de son concurrent le Nikon 600D. Face à celui-ci il cède 2EV, surtout dans les hautes lumières. Dans la pratique cela signifie que vous brulerez plus facilement vos ciels par exemple sur scène fortement contrastée et que vous devrez vous appliquer lors de l'exposition car celle-ci vous pardonnera plus difficilement vos erreurs. En effet, la cellule d'exposition réagi assez classiquement : il vous faudra donc jouer du correcteur d'exposition et sacrifier un peu de matière dans les hautes ou basses lumière. Rassurez vous, ce n'est en aucun cas rédhibitoire, mais les 14ev de dynamique du Nikon D600 et sa cellule d'analyse de la lumière sur 2016 pixels laissent songeurs. Dernier point sur le plan des doléances, mais c'est assez récurrent chez Canon : en intérieur sous éclairage artificiel la balance des blancs tire trop sur le magenta et donne un effet légèrement rosé aux tons chair. Notez néanmoins que c'est moins flagrant que certains boitiers plus grand public de la marque.

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Quoique classique, la cellule d'exposition opère un travail cohérent. Attention donc au sous et sur-exposition**.
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** Sur des contrastes marqués la dynamique entre hautes et basses lumière avoue rapidement ses limites.

Hautes sensibilités

Le capteur CMOS de 20,2 Mpx et le processeur DIGIC 5+ forment un duo plus qu'appréciable et les résultats sont convaincants. Sur la montée en sensibilité le Canon 6D étonne par la finesse de sa granulation et sa gestion du bruit numérique. Les 800 ISO sont une formalité et c'est en zoomant à 100% que le grain apparaît légèrement à 1600 ISO. Celui-ci se fait de plus en plus présent jusqu'à 3200 ISO tout en étant extrêmement bien géré et contenu. La granulation reste très fine mais le bruit chromatique commence à faire son apparition dans les zones les plus sombres. Il faut monter à 6400 ISO pour commencer à observer une dégradation notable du contenu de votre image. Cependant, l'image reste absolument exploitable et surtout fait preuve d'une bonne tenue tant en dynamique qu'en colorimétrie.

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À 3200 ISO l'image reste impeccable sauf dans les zones les plus sombres. Notez au passage le piqué impressionnant du 35mm au centre.
Canon EOS 6d exemple 11
À 6400 ISO le grain de luminance ainsi que le bruit chromatique sont plus présent. Les plus fins détails commencent à être grignotés mais l'image reste largement exploitable.

C'est certainement à 12800 ISO que nous atteignons les limites du traitement JPeg car le bruit chromatique se fait trop présent. En revanche vous pourrez toujours imprimer un A4 correctement et si vous tenez un scoop, la presse n'hésitera pas à vous consacrer une double page ! Cependant, et c'est certainement là que le 6D est encore plus étonnant... même les 25600 ISO sont exploitables pour un petit tirage ou pour le Web.

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Évidemment la dynamique est réduite et les gammes de couleurs plus étroites. Pourtant cette image reste exploitable en presse et nous sommes à 12800 ISO.
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Encore un cran au dessus nous atteignons les limites exploitables du capteur à 25600 ISO. L'image est très granuleuse mais il reste encore du détail.

Évidemment à cette sensibilité le grain est grossier, le bruit chromatique présent mais l'image garde une certaine tenue qui la rend lisible. Il sera néanmoins préférable de ne pas s'aventurer au delà, le bruit chromatique est bien trop fort et celui de luminance grignote l'image. C'est donc une très belle performance qu'offre ce duo capteur-processeur avec un juste équilibre entre apparition du grain et conservation des détails.

Licence Creative Commons Test terrain Canon 6D de David Lefèvre est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 France.

Fondé(e) sur une œuvre à /test-1566/reflex-canon-6d-test-terrain-18.html style="font-size: smaller;">.

Prise en main

Canon 6D face sans objectif test reviewCanon 6D : un design sobre et une prise en mains efficace.

Le Canon 6D est un reflex 24x36 de «petit gabarit». Il est d'ailleurs le reflex plein format le plus compact dans la gamme Canon. Il reste naturellement plus imposant qu'un boîtier APS-C, mais il s'avère moins encombrant qu'un 5D Mark III. Pour autant, le 6D n'en est pas moins agréable à prendre en mains. Au contraire : la poignée est suffisant large et profonde pour une offrir une bonne préhension. Sur ce point, le modèle Canon est plus agréable que le D600 de Nikon. Le revêtement est agréable et la finition globale du reflex est de bon aloi pour cette catégorie de matériel. Côté masse, le 6D accuse 755 g contre 950 g pour le 5D Mark III.

Ergonomie

Débutons notre tour du propriétaire par le dessus de l'appareil. Sur l'épaule gauche du reflex vous trouverez un barillet pour le choix du mode d'exposition. Celui-ci dispose d'un verrou central qu'il faut maintenir appuyer pour changer de mode. Cela évite quelques déconvenues, mais le principe reste relativement rébarbatif à mettre en œuvre. Le levier de mise sous tension se trouve sous le barillet. C'est sans doute plus pratique que le basculeur situé au dos de l'appareil (5D Mark II par exemple), mais je continue à préférer la couronne autour du déclencheur qui permet d'allumer le reflex et de déclencher d'une seule main.

Vous trouverez une griffe flash indispensable puisque le 6D ne dispose malheureusement pas de flash intégré contrairement au 7D et au Nikon D600. L'épaule droite regroupe l'écran LCD de rappel et la traditionnelle ligne de commandes. Enfin traditionnelle, pas vraiment, puisque la disposition et le nombre des commandes diffèrent à la fois du 7D et du 5D Mk III. En effet, ici de gauche à droite vous pouvez régler l'autofocus, la motorisation, la sensibilité ISO, la mesure d'exposition et l'éclairage LCD. Sur les deux autres modèles, vous disposez de 4 touches à double usage : mesure/balance des blancs, autofocus/motorisation, iso/flash et lampe. Canon 6D vue de dessus test review prise en mainsPas de flash intégré : une constante sur les reflex 24x36 de Canon.

Les commandes uniques sont sans doute plus simples à appréhender, mais l'uniformité ergonomique est également appréciable lorsque vous possédez plusieurs boîtiers de la marque. Contrairement au 7D et 5D Mark III, le 6D n'a pas de bouton M-Fn (personnalisable) à côté du déclencheur.

Le dos de l'appareil diffère également des 60D et 7D qui l'entourent dans la gamme Canon. La colonne de touches qui borde l'écran sur la gauche disparait tout simplement et il ne reste plus que les commandes Menu et Info sur le haut de l'appareil à gauche. Une réorganisation qui laisse plus de place à l'écran (7,7 cm au format 3:2) et qui oblige Canon à une nouvelle disposition des commandes sur la droite. Vous retrouverez le très pratique basculeur photo/vidéo associé à la touche de mise en fonctionnement. Plus à droite, les 3 commandes sur le bord du reflex sont toujours là. Une fois de plus Canon a opéré une simplification en attribuant qu'une seule fonction aux touches : AF-On, mémorisation de l'exposition et sélection du collimateur AF. Habituellement en mode lecture, les deux dernières touches sont attribuées au zoom. Cette fois, il faudra cherche à proximité de l'écran la touche lecture et la touche loupe et opérer le grossissement à l'aide la molette (le fonctionnement est identique sur le 5D Mark III). Canon 6D vue de dos test review prise en mainsL'écran LCD n'est malheureusement pas orientable comme sur le 60D.

La commande «Q»uick Menu bouge bouge également par rapport au 60D et se retrouve au-dessus de la molette. Molette qui, quant à elle, est belle et bien hérité du 60D avec son joypad intégré. À l'usage, ce joypad s'avère un peu petit et moins pratique que le joystick des 7D/5D Mark III par exemple. Toutefois, Canon semble réserver cette commande aux modèles haut de gamme.

Interface graphique

Les menus du 6D sont denses (beaucoup d'onglets), mais ils sont globalement clairs (une seule page pour chaque onglet) et une aide contextuelle est proposée pour pratiquement toutes les options. Un menu «étoile» personnalisable permet de regrouper les fonctions les plus utilisées pour un accès très rapide. Les réglages experts sont regroupés dans un menu spécifique (C.Fn). Au final, les paramètres du boîtier sont facilement accessibles et un peu moins «perdus» que ceux des Nikon. La touche «Q» donne accès à un tableau de bord très pratique pour régler rapidement les principaux réglages de la prise de vue : ISO, balance de blancs, correction d'exposition, autofocus, mesure de la lumière, qualité des images...

Mode lecture

Canon semble malheureusement, ne pas reconduire les options de comparaison disponibles sur le 5D Mark III pourtant très pratiques. Le boîtier propose donc des options assez classiques en mode lecture avec la possibilité d'afficher des informations (histogramme, paramètres de prise de vue), de noter les clichés, de les protéger contre un éventuel effacement ou les redimensionner. Vous pouvez également afficher les alertes d'exposition et les collimateurs AF. Le module de développement des fichiers bruts (raw) est assez complet.

Bruit au déclenchement

Comme le 5D Mark III, le 6D dispose d'une position déclenchement silencieux (motorisation S). Dans ce dernier mode, les mouvements du miroir sont amortis et le bruit est beaucoup plus feutré. Le résultat est impressionnant et même sur les courbes de notre enregistrement sonore, la différence saute aux yeux. Le 6D sera donc un allier de choix pour la photographe à la recherche de discrétion comme pour la photo de rue ou plus particulièrement pour les spectacles.

Canon 6D test review enregistrement son déclenchement Cliquez sur l'image pour télécharger le fichier MP3.

Logiciels

Le Canon EOS 6D est livré avec une impressionnante suite de logiciels pour traiter ses fichiers. Avec le reflex, DPP (Digital Photo Professionnal) est livré en version 3.9 pour prendre en compte les nouveaux formats Raw (le format raw n'est pas ouvert chez Canon) CR2. Cette solution comprend de nombreux utilitaires (la liste est valable uniquement pour l'environnement Windows) :

  • un logiciel pour transmettre les fichiers par liaison Wi-Fi : WFT Utility (une version pour piloter le 6D à distance est disponible pour smartphone ou tablette dans les magasins en ligne : Android, iOS)

  • un logiciel pour piloter votre appareil à distance à partir d'un ordinateur (dans un studio par exemple) : EOS Remote

  • un logiciel pour créer ses propres styles d'images : Style Editor

  • un explorateur de fichiers. Il sert également pour l'organisation des images, le tri et l'impression : ZoomBrowser

  • un logiciel complet pour développer ses fichiers raw : Digital Photo Professional

  • un logiciel pour créer des vues panoramiques : photoStich

  • un logiciel pour protéger ses images : Original Data Security. Le logiciel permet de savoir si une image a été retouchée depuis la prise de vue et permet de crypter les données importantes.

Canon 650D test review EOS UtilityEOS Remote en version ordinateur.

Ainsi, il est possible de piloter l'EOS 6D à distance tout en déportant l'affiche de la visée directe, sur l'écran d'un ordinateur : idéal pour un travail en studio. Le logiciel EOS Utility permet de sécuriser ses images, de configurer le transmetteur Wi-Fi ou de piloter le reflex à distance. En mode connecté, il est désormais possible d'utiliser à la fois le mode autofocus par contraste ou le système AF classique. Vous pouvez également mettre en action la loupe pour vérifier le point de netteté. Vous donc pleinement piloter à distance votre appareil.

Wi-Fi intégré

Le 6D est le premier reflex disposant d'une puce Wi-Fi intégrée. Celle-ci est compatible avec les normes de communication 802.11 b/g/n. Un menu spécifique est disponible sur le boîtier pour configurer les options.

Vous pouvez :

  • transférer vos images vers un autre appareil Wi-Fi,

  • piloter à distance le 6D à partir d'un smartphone,

  • piloter à distance le 6D à partir d'un ordinateur,

  • imprimer en Wi-Fi

  • envoyer les images sur un service Web

  • envoyer les images sur un appareil compatible DNLA

Canon EOS remote sur smartphone avec 6DCapture d'écran EOS Remote sur smartphone (Android).

C'est bien sûr le pilotage distant sans fil à partir d'un smartphone qui est l'application la plus intéressante. EOS Remote permet de déclencher à distance et de modifier quelques paramètres (vitesse, ISO, ouverture...) tout en affichant l'image de la visée directe. On est assez loin de l'exhaustivité de la version ordinateur qui permet d'afficher un histogramme d'exposition ou les styles d'images. Gageons que les prochaines mises à jour viendront enrichir cette première version. Bon point, il est possible de choisir la zone AF en là sélectionnant directement sur l'écran du téléphone.

Canon EOS remote sur smartphone avec 6D

En mode lecture, il est possible de zoomer dans les images, de noter les images et de les transférer sur le smartphone, mais en petite définition JPeg uniquement (1920 x 1280 pixels) et il est impossible de faire une sauvegarde des fichiers bruts.

L'envoi direct d'images sur des réseaux sociaux ou site Web nécessite un premier paramétrage via un ordinateur pour saisir les identifiants et les mots de passe. Il est sans doute préférable de passer par EOS Remote pour transférer vos images vers Facebook, le smartphone permettant d'annoter vos images beaucoup plus facilement.

JPeg et Raw

canon 600d test review logicielsZoomBrowser pour gérer facilement sa photothèque.

ZoomBrowser (PC) et ImageBrowser (Mac) sont des applications très riches qui permettent de traiter, imprimer, trier des images. La version Windows est beaucoup plus complète que la version Macintosh.

Pour les raw

Bon point, Canon livre une solution complète et efficace pour le traitement des fichiers Raw (Digital Photo Professional). Outre les options classiques de développement, le logiciel offre également le traitement des aberrations chromatiques et des distorsions des optiques. La nouvelle version est numérotée 3.11.

DPP une solution complète pour développer les fichiers bruts.

Alimentation, stockage

Le Canon 6D utilise la batterie lithium-ion LP-E6 qui équipe déjà le 7D ou le 5D Mark III. Toutefois, il ne sera pas possible d'utiliser un grip d'alimentation existant, le nouveau reflex utiliser un nouveau modèle BG-E13. Vous pourrez alors pratiquement doubler l'autonomie de l'appareil. La batterie offre une excellente autonomie et nous avons pu déclencher environ 1000 fois et réaliser quelques minutes de vidéo avec la LP-E6. Le chargeur est assez rapide (moins de 2 heures) et dispose de 4 témoins de charge pour vérifier le niveau (25, 50, 57 et 100%). Canon 6D batterie test review

Côté connexions, le 6D offre une combinaison assez classique : télécommande, prise micro mini-jack stéréo, USB 2 et mini-HDMI. On regrette l'absence de connecteur rapide (USB 3...) pour le transfert des images et l'impossibilité de brancher un casque pour le retour audio pendant le filmage. Impossible donc d'écouter les éventuels problèmes techniques lors de la captation sonore. Nous pointerons également l'absence de prise synchro pour le flash. il faudra alors s'équiper d'un accessoire supplémentaire pour travailler en studio ou avec des flashes cobra Canon. Canon 6D test review connexions

Contrairement du Nikon D600, principal concurrent, le 6D n'intègre qu'un seul slot pour carte mémoire. Dommage. Ce n'est pas la place qui manque et pour environ 1500 euros, nous aimerions avoir la possibilité d'enregistrer sur 2 cartes différentes pour plus de sécurité ou de séparer les photos des vidéos.

Canon 6D test review carte mémoire

Antipoussière, stabilisation

Le Canon 6D n'étant pas équipé d'un système de stabilisation, nous étudierons uniquement ici le système antipoussière.

Nous avons manipulé le reflex pendant 15 jours en changeant régulièrement d'optiques. Au terme de notre période d'essai, nous avons effectué une image à f/22 afin de mettre en évidence les éventuelles poussières. Vous pouvez cliquer sur la vignette ci-dessous pour visualiser l'image à 100%.

Canon 6D poussière Vous pouvez télécharger le fichier natif en cliquant sur la vignette.

Force est de constater que le système est plutôt convaincant et seule une poussière est réellement dommageable pour les photographies classiques. Pas mal.

Visée, autofocus

La visée optique

La visée optique est confiée à un prisme en toit qui couvre environ 97% du champ visé. Dans la plupart des situations, ce manque de précision n'est pas vraiment gênant. Le viseur étant plus étroit que la scène photographiée, vous pourrez toujours recadrer dans l'image pour obtenir le cadrage désiré. Vous passerez d'une photo de 20,2 Mpx à un fichier de 18,9 Mpx environ. La visée est très claire et le verre de visée interchangeable. Dommage que les ingénieurs de Canon n'est pas intégré l'affichage LCD dans le viseur (à l'instar du 7D ou du 5D Mark III) pour afficher une grille de visée par exemple. Des informations sont toutefois disponibles comme le niveau de la batterie ou les différents collimateurs AF.

La visée sur écran

Le 6D dispose d'un écran LCD un peu trop classique à notre goût qui n'est ni tactile, ni orientable. Il mesure 7,7 cm et affiche 1 040 000 points pour un ratio d'image en 3:2. Les photographies occupent donc la totalité de l'écran et les informations viennent en superposition, notamment en visée directe sur écran. L'écran est de bonne qualité avec des angles de vision larges, une température des couleurs calée à environ 6000 K et un très bon rendu des couleurs (Delta E94 à 2,3). Canon 6D qualité de l'écran LCD test review

En visée directe, vous pouvez afficher de nombreuses informations comme un histogramme d'exposition, un niveau électronique (1 seul axe malheureusement), des grilles d'aide au cadrage et il est possible d'activer la simulation d'exposition : l'écran devient sombre quand l'appareil est en sous exposition par exemple.

Autofocus en visée optique

Alors qu'on assiste à la multiplication des collimateurs AF chez les concurrents et chez Canon, le 6D propose un module autofocus à 11 points «seulement».

Canon EOS 6D viseur

Dans le viseur, la couverture AF n'est pas très large et le 6D sera vraiment à l'aide avec des sujets situés au centre de la visée. Les 11 collimateurs sont croisés et sensibles jusqu'à f/5,6. Le plus intéressant reste la plage de sensibilité qui s'étend de -3 IL à +18 IL. Dans la pénombre, l'autofocus devrait présenter une bonne détection.

Autofocus en visée électronique

Le 6D utilise toujours un système autofocus par détection de contraste en visée sur écran. La mise au point est alors beaucoup plus lente qu'en mode visée optique et vous noterez un effet de pompage. Vous pouvez visualiser la mise au point en visée sur écran dans la partie vidéo qui utilise le même système.

Performances

Globalement, le Canon 6D est un boîtier réactif et plutôt agréable à utiliser.

La mise sous tension est rapide et nous pourrons juste pointer une latence au déclenchement trop longue (presque 0,1 s) en mode classique. La cadence rafale tient ses promesses avec 5 vps en JPeg simple ou en raw. Pour nos tests, nous avons utilisé une carte SDHC UHS-I Extreme Pro de SanDisk.sd. Les tests d'autofocus ont été réalisés avec l'optique pancake 40 mm f/2,8 STM.

action temps cadence commentaires
Mise sous tension (temps nécessaire pour obtenir la première image sans mise au point) 0,34s / bien
Latence au déclenchement 0,04 s / bien
Autofocus lumière(40mm f/2,8 passage de l'infini à 1 m de la cible) 0,55 s / bien
Autofocus pénombre (3 lux)(40 mm f/2,8 passage de l'infini à 1 m de la cible) 1,2 s médiocre
Autofocus lumière (liveview)(40 mm f/2,8 passage de l'infini à 1 m de la cible) 2 s médiocre
Autofocus pénombre (Liveview 3 lux)(40 mm f/2,8 passage de l'infini à 1 m de la cible) / n'a pas réussi à faire le point.
Rafale JPeg 5 i/s Très bien. Rafale meilleure qu'annoncée. illimité avec notre carte
Rafale Raw 5 i/s sur 14 vues avec notre carte. Bien.

Nous avons également réalisé des tests avec le 35 mm f/1,4 USM. De manière assez étonnante, le gain de la motorisation USM est assez minime et même en basse lumière ou l'ouverture à f/1,4 devrait changer la donne, le 6D se montre à peine plus réactif. Nous sommes également déçus par la mise au point en visée optique en basse lumière qui peine à tomber en dessous de la seconde.

Précision, colorimétrie

Pour notre test de précision, nous avons équipé le Canon 6D de l'optique pancake 40 mm f/2,8 STM (testée). Nous utilisons le logiciel DxO Analyzer avec les fichiers JPeg.

Les JPeg

Dès la pleine ouverture, le 40 mm permet au capteur 20 Mpx de s'exprimer pleinement (au centre), avec une résolution de 76 paires de lignes par mm (76 lp/mm). Les images JPeg sont bien accentuées (courbe au-dessus de 100%) et sont directement exploitables pour une visualisation sur écran ou pour une impression jet d'encre.

Canon 6D test review MTF avec 40 mm f/2,8

Diffraction

Le capteur 24x36 de 20,2 Mpx du 6D a des photodiodes relativement grands. Ils mesurent environ 6,47 µm de côté. L'ouverture limite pour la diffraction est donc d'environ 6,47*3 soit f/19,5. Il est donc conseillé de ne pas dépasser f/16 pour limiter l'apparition du phénomène de diffraction. Un chiffre que nos mesures corroborent.

Canon 6D mesure MTF pour diffraction avec 40 mm f/2,8

Balance des blancs

Sous un éclairage de type lumière du jour (notre labo est calé à 5400 K), le Canon 6D donne de bons résultats concernant la balance des blancs (Delta E aux environs de 3). Le rendu colorimétrique est également assez bon même si les couleurs sont plus flatteuses que réellement naturelles. On note une balance des blancs un peu froide qui tire vers le bleu.

Canon 6D balance des blancs auto sous 5400 K*

Sous un éclairage halogène assez chaud (3000 K), le 6D n'arrive pas à contrebalancer complètement la balance des blancs pour un rendu neutre. Certains apprécieront de pouvoir garder un peu de «chaleur» propre à l'éclairage halogène, mais les couleurs «tirent» franchement vers le jaune orangé.

Canon 6D test review balance des blancs autoCanon 6D test review balance des blancs halogène

En basculant en mode balance des blancs programmé Tungstène, le reflex équilibre mieux le rendu colorimétrique des images. La balance des blancs est très légèrement verte dans notre exemple.

Canon 6D test review balance des blancs Canon 6D test review de la balance des blancs auto

Gestion du bruit électronique

Pour notre traditionnelle montée ISO, nous avons équipé le Canon EOS 6D du EF 50 mm f/1,8 II. Le boîtier est positionné en mode M pour un couple vitesse diaphragme de départ de 1/4 s, f/5,6 avec une sensibilité positionnée à 100 ISO. La scène est éclairée sous 200 lux. Comme d'habitude, vous pouvez visualiser les images en pleine définition et télécharger les fichiers bruts (CR2). À noter que ces premiers essais sont réalisés avec un appareil de présérie. De plus, à l'heure actuelle nous ne pouvons juger que les JPG car aucun logiciel de développement n'est capable d'ouvrir les fichiers CR2 issus d'un EOS 6D.

Globalement, les images sont parfaitement exploitables jusqu'à 6400 ISO. À partir de cette sensibilité ISO, le bruit commence sérieusement à monter et à devenir visible, la qualité de l'image est dégradée et la perte de détails, significative. Avant, le bruit commence à se faire ressentir à 1600 ISO, mais sans que cela soit réellement gênant. En dessous des 1600 ISO, il est presque imperceptible. À 25600 ISO, le bruit est très présent, la perte de détails importante, mais cette sensibilité pourra permettre de dépanner dans de très faibles conditions lumineuses. À 51200 ISO et 102400 ISO, les images sont totalement inexploitables. Le bruit est omniprésent et la perte de détails presque totale.

Pixum partenaire de Focus Numérique pour l'évaluation de la qualité des imagesPour l'observation de la qualité des images en format 30x45 cm, nous réalisons un tirage chez notre partenaire Pixum. Cela nous permet de comparer facilement les appareils à la plus basse sensibilité et à 6400 ISO.

Nous avons également comparé les résultats de l'EOS 6D avec son grand frère, l' EOS 5D Mark III. Les résultats sont assez similaires entre les deux appareils. Même si la "qualité" ou la "structure" du bruit est légèrement différente. Globalement, la limite de 6400 ISO est la même.

Et enfin, nous avons comparé le nouvel EOS 6D à son rival, le Nikon D600. Les résultats sont assez intéressants. Globalement, l'EOS 6D s'en sort mieux que le D600, mais le Nikon, malgré une quantité de bruit légèrement plus importante, réussit à conserver les détails dans les images. Autrement dit, même s’il y a un peu plus de bruit dans les images issues d'un D600. Elles resteront plus exploitables que celles issues du 6D.

Exposition, RAW

Exposition

Le mode d'exposition utilise le dernier système en vogue sur les reflex haut de gamme Canon, à savoir la cellule 63 zones SPC double couche. Il utilise les informations de distance en provenance des collimateurs autofocus pour prendre plus ou moins en compte chaque zone ; nouveauté originale, il repose sur une nouvelle structure à deux couches, l'une captant le rouge et le vert, l'autre le bleu et le vert, afin de limiter l'hypersensibilité au rouge qui occasionne des problèmes d'exposition sur certaines images.

Le 6D dispose d'un correcteur d'exposition sur +/- 5 IL. Le bracketing d'exposition permet d'aligner 3, 5 ou 7 vues qui permet d'éteindre la plage d'exposition de -8 à +8 IL. Le reflex s'avère donc idéal pour créer un rendu HDR par fusion des expositions. En outre, il est existe un mode HDR qui permet de jouer avec la dynamique sur 1, 2 ou 3 IL. Toutefois, vous ne conserverez pas les fichiers JPeg ou Raw, le boîtier ne proposant qu'un fichier JPeg finalisé. Pour améliorer le rendu des zones sombres et des hautes lumières, le 6D propose à la fois une fonction de correction auto de luminosité et un mode priorité haute lumière (ce dernier mode pousse la sensibilité ISO minimale à 200 ISO). Comme vous pouvez le voir sur l'exemple ci-dessous, le gain est assez marginal.

L'histogramme est très légèrement différent et il faut regarder attentivement les images pour noter les différences.

Canon 6D test review mode priorité hautes lumières

Pour les zones denses, le 6D offre également une fonction de correction automatique de luminosité réglable sur 3 niveaux. Sur ce plan, les résultats sont beaucoup plus concluants. Le mode HDR aligne une série d'images pour un fichier final au rendu assez naturel, mais le gain sur la plage tonale est assez limité et l'image apparaît, logiquement, moins contrastée.

Canon 6D exposition HDR et normal comparaisonTélécharger le fichier exposition normale / HDR 3 IL.

Le capteur 6D offre une dynamique assez classique. Les fichiers bruts permettent de récupérer des informations à la fois dans les hautes et les basses lumières. Il est possible de récupérer un peu plus de 1 IL dans les hautes lumières. Au-delà (2 IL), la perte de détail dans les hautes lumières est inéluctable.

Canon 6D Comparaison dynamique RAWÀ gauche, l'image est exposée pour 1/30s f/2,8, celle de gauche - 1 IL (1/15s f/2,8). Avec le curseur tons clairs, il es possible de recouvrer tous les détails dans les hautes lumières.

À gauche, l'image est exposée pour 1/30s f/2,8, celle de gauche - 2 IL (1/8s f/2,8). Il est impossible de retrouver tous les détails dans les hautes lumières avec Adobe Lightroom.

Fichiers bruts

Pour évaluer le potentiel des fichiers bruts du Canon 6D, nous analyserons les résultats obtenus par DxOMark. Les résultats observés sur les fichiers JPeg sont-il proches des données enregistrées dans les .CR2 ? Nous en profiterons pour comparer les résultats du 6D avec ceux du Nikon D600.

Sensibilité ISO

Assez classiquement, Canon sous-estime légèrement la sensibilité ISO du boîtier et en mode étendu, la valeur 50 est une extrapolation logicielle de la valeur 100 ISO. Canon 6D test review mesures DxoMark

Rapport signal/bruit (SNR)

Globalement, le Nikon D600 domine d'une légère tête son rival Canon. La différence est toutefois marginale et sur un écran à 100%, elle est pratiquement invisible. Vous noterez toutefois que le Canon prend l'avantage à 25600 ISO, le reflex Nikon s'effondrant rapidement à cette sensibilité. Le 6D est également plus polyvalent avec une plage ISO plus large. La qualité est alors moindre, mais comme vous avez pu le voir dans nos exemples, le JPeg est toujours exploitable en petite taille. Canon 6D test review mesures DxoMark SNR

Dynamique

Face au Nikon D600, le Canon 6D présente une dynamique nettement réduite à la fois dans les bas et hauts ISO. Les mesures DxOMark montrent une différence importante (2 IL).

Comparaison dynamique D600 / 6D

dgqs

Mode vidéo

Le Canon 6D hérite beaucoup de son grand frère, le 5D Mark III, pour les fonctionnalités vidéo. Il dispose ainsi du nouveau codec de compression H.264 ALL-I (compression intra : toutes les images sont compressées indépendamment) et propose de filmer en HDTV 1080 à 30/25 et 24p

Compression Intra

Ce n'est pus vraiment une nouveauté, mais le 6D peut enregistrer les vidéos dans un format AVC Intra, sans compression inter image : les images sont compressées individuellement et vous n'avez pas besoin de décompresser un groupe d'images (GOP) pour accéder à toutes les images d'un clip. Il s'agit du mode ALL-I qui vient en complément du mode «classique» IPB. L'avantage se situe essentiellement au niveau du montage, le ALL-I permettant une «découpe» beaucoup plus fine des plans.

Naturellement, en mode ALL-I, les fichiers sont beaucoup plus volumineux. Sur notre scène fixe (mire USAF 1951) 30 secondes de vidéo «pèsent» :

  • ALL-I : 262 Mo (AVC H.264, 1 image de référence - pas de GOP dans ce mode - profil High@5.1)

  • IPB : 117 Mo (AVC H.264, 2 images de référence, profil High@4.1)

Vous pouvez filmer pendant 30 minutes (ce qui représente environ 18 Go de données). En mode IPB, le débit semble limité à 30 Mbps, mais celui peut facilement grimper à 40, voir 50 Mbps en mode ALL-I. Toutefois, nous aurions apprécié le passage sur un codage 10 bits et pourquoi pas le passage au format 2K cinéma (2048x1152 pixels), le format 4K étant finalement réservé au 1D C. Le cinéma 4K ne se démocratisera pas à l'aide du 6D donc. Nous regrettons également l'absence de mode «ralenti» avec un mode HDTV 1080 à 50/60 vps. Pour atteindre ces cadences, il faut obligatoirement passer en mode HDTV 720p. Dans les différents modes vidéo, Canon a également oublié la possibilité de filmer dans un format APS-C avec un recadrage dans le capteur et le mode 1 pixel pour 1 pixel, comme le propose le Nikon D pour assurer une excellente qualité d'image avec un facteur multiplicateur de 3.

Ne boudons pas notre plaisir, car le 6D offre une belle panoplie de fonctionnalité pour se muer en caméra semi-pro avec l'accès aux différents modes P,S,A et M pour une complète liberté de réglage pendant le filmage.

Qualité des images

Comme la plupart des reflex qui filment, le 6D offre une image douce avec, selon l'optique utilisée, une profondeur de champ réduite par rapport aux caméscopes traditionnels. Toutefois, le capteur 24x36 très pixélisé n'est pas le meilleur outil pour la vidéo et il est nécessaire de sous-échantillonner les informations pour passer de 20 Mpx à seulement 2 Mpx pour le HDTV 1080. Sur notre mire de précision, vous noterez de nombreux artéfacts (moiré, crénelage...).

Canon EOS 6D test vidéo précision

Le 6D reste assez loin de la précision offerte par le capteur 8 Mpx de la C300, caméra de cinéma signée Canon.

Canon C300

Le 6D offre toutefois une image un peu plus précise (moins de moiré) que son concurrent direct, le Nikon D600. En outre, le modèle Canon offre plus de latitude pour le réglage pendant le filmage (il n'est pas possible de jouer sur l'ouverture pendant l'enregistrement).

Nikon D600 test du mode vidéo. Détail HDTV 1080 (FX)

Le rolling shutter (déformation des images lors des mouvements rapides de la caméra) est bien moins visible, mais reste perceptible (pas d'obturation globale sur les capteurs Cmos). Il est intéressant de noter qu'il est possible d'obtenir différents rendus d'image en modifiant les profils intégrés au boîtier. Il est possible de personnaliser l'image vidéo en modifiant les styles d'image (netteté, contraste, saturation et teinte). Le 6D dispose également d'un mode Instant vidéo qui limite le temps d'enregistrement à 4 secondes pour donner plus de rythme à vos productions.

Gestion du bruit électronique

En mode vidéo, le Canon 6D est capable de filmer avec une plage de sensibilité ISO de 100 à 12800 ISO. Associé à une optique lumineuse, le reflex sera capable de produire des images dans pratiquement toutes les situations lumineuses. Comme en photo, le reflex 24x36 sait parfaitement bien gérer la montée du bruit électronique dans les hautes sensibilités ISO. Notre scène est éclairée sous environ 80 lux (halogène) et lorsque l'exposition est correcte, nous faisons varier à la fois l'ouverture et la sensibilité ISO pour conserver une image bien exposée.

Canon 6D test mode vidéo montée du bruit électronique

Le bruit électronique est vraiment bien contenu, même dans les plus hautes valeurs ISO. On note toutefois une perte de piqué à partir de f/16, mais qui peut être imputée à la granulation, mais également à la diffraction. Vous pouvez télécharger le fichier vidéo complet (420 Mo) non compressé.

Assistants ? Toujours rien...

Si la qualité des images vidéo est au rendez-vous, nous restons vraiment déçus par l'absence d'assistance pour le point et l'exposition. L'autofocus par détection de contraste est certes de plus en plus rapide au fil des versions, mais celui-ci reste toujours impraticable sur le terrain. Sur ce point, les modèles Sony ont encore plusieurs longueurs d'avance. Plus embêtant, la mise au point manuelle n'est toujours pas épaulée par un système de peaking (surlignage des zones nettes par des pixels colorés). Vous disposez toujours d'une loupe (x5, x10) qui oblige à plusieurs manipulations. Pour l'exposition, vous ne pourrez vous fier qu'au correcteur d'exposition et à l'histogramme (ce qui est déjà pas mal). Toutefois, nous attendons avec impatience un mode zébra ou mesure spot pour faciliter le travail en manuel. Bref, on attend avec impatience que les petits gars de MagicLantern se penchent sur le problème. Ci-dessous, vous pouvez visualiser une vidéo montrant les performances de l'autofocus avec le dernier 24-70 mm f/2,8 II USM. L'autofocus est plus rapide que sur les précédents modèles, mais les saccades sont toujours présentes et malgré une motorisation USM, la mise au point est parfaitement audible.

Et la sortie HDMI ?

Canon a annoncé l'arrivée prochaine (avril 2013) d'un nouveau firmware pour le 5D Mark III afin que ce dernier bénéficie d'une sortie HDMI non compressée (branchement d'un enregistreur externe, diffusion en direct...). De manière assez incompréhensible, le 6D n'est pas concerné par cette mise à jour et ne disposera donc pas d'une sortie HDMI non compressée. Dommage.

Côté son

Contrairement au Nikon D600, le 6D ne propose pas de sortie casque pour vérifier le niveau d'enregistrement sonore et surtout vérifier la qualité d'enregistrement (bruits parasites,scratches qui viennent anéantir la captation sonore). Dommage, car le boitier dispose bien d'une entrée micro stéréo au format mini-jack 3,5 mm. Le micro intégré reste mono.

Exemples de photos

Voici les toutes premières images issues d'un EOS 6D de présérie. Pour l'instant aucun logiciel de développement n'est capable de décrypter les fameux CR2 mais une première approche en JPG laisse supposer des résultats très prometteurs, aussi bien au niveau de la gestion du bruit dans les hautes sensibilités ISO que dans la dynamique de capture. Quoi qu'il en soit le lancement de la dernière version de DPP est imminent et il sera donc très facile de pousser les fichiers avec un bon développement.

Canon EOS 6d exemple 1
Canon EOS 6d exemple 2
Canon EOS 6d exemple 3
Canon EOS 6d exemple 4
Canon EOS 6d exemple 5
Canon EOS 6d exemple 6
Canon EOS 6d exemple 7

Licence Creative Commons Test Canon EOS 6D de Arthur Azoulay est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposé.

Canon EOS 6d exemple 8
Canon EOS 6d exemple 9
Canon EOS 6d exemple 10
Canon EOS 6d exemple 11
Canon EOS 6d exemple 12
Canon EOS 6d exemple 13
Canon EOS 6d exemple 14
Canon EOS 6d exemple 15
Canon EOS 6d exemple 16
Canon EOS 6d exemple 17
Canon EOS 6d exemple 18
Canon EOS 6d exemple 19
Canon EOS 6d exemple 20
Canon EOS 6d exemple 21

Verdict

Canon 6D recommandé

Dans une première approche, le nouveau reflex 24x36 de Canon séduit. La prise en mains est très agréable avec de bons matériaux, une confortable poignée, un viseur large, lumineux, un mode silencieux appréciable et une réactivité de bon aloi. Dans un second temps, nous avons apprécié les nouveautés technologiques comme l'intégration d'une puce Wi-Fi pour piloter le reflex à distance (sorte de télécommande évoluée avec retour d'image) et d'une connexion GPS. L'écran LCD s'avère remarquable même s'il est définitivement trop fixe pour conquérir le cœur des vidéastes. Vidéastes qui resteront également déçus par le manque d'innovation du boîtier en vidéo (toujours pas d'assistance pour la mise au point ou l'exposition : zébra, peaking...). Nous pointerons toutefois quelques oublis fâcheux comme le flash intégré, le deuxième lecteur de carte, la surimpression d'information dans le viseur, la prise pour un casque ou l'intégration d'un micro stéréo en interne...

La qualité d'image est au rendez-vous avec une gestion du bruit électronique quasi parfaite pour une utilisation semi-professionnelle et un mode vidéo qualitatif pour un reflex. Au final, le 6D s'affiche comme un excellent modèle pour débuter en photographie 24x36 et reçoit logiquement un recommandé.

L'avis de David Lefevre

À l'usage, le Canon 6D se révèle être une réussite. Le boîtier est agréable et ravira les amateurs désireux de passer au plein format. La douceur des images, leur modelé est supérieur aux meilleurs APS-C et son silence de fonctionnement est un régal. Le 6D est un boîtier polyvalent, il est relativement léger, son ergonomie est bien pensée et son utilisation facile même pour un débutant. Attention en revanche aux optiques que vous monterez dessus et évitez surtout les zooms bas de gamme. On regrette quelques manques comme une finition finalement proche de celle du 60D, un recul sur l'écran tactile et orientable, l'absence de flash et une zone d'AF trop centrée. Dommage aussi pour la faible cadence en rafale. Si aucun de ces points ne vous semblent rédhibitoires, le 6D demeure un excellent appareil photo. Mention spéciale pour ce duo composé d'un collimateur central croisé très sensible en basse lumière et d'un processeur qui délivre un juste équilibre entre bruit et détail en haute sensibilité.

Face à la concurrence

| | | | Nikon D600 test | [tab_prix2(,,,658,id_ln,,,)] | Nikon D600. Logiquement, la plupart des photographes rapprocheront le Canon 6D du Nikon D600, les deux boîtiers étant positionnés sur le même segment. Si la comparaison est intéressante, les conclusions ne doivent pas être surestimées. En effet, ces boîtiers feront de l’œil avant tout à des personnes déjà équipées en Canon ou Nikon (peut être Pentax ou Sony par ailleurs) et il y a peu de chance que ces deux nouveaux reflex 24x36 soient à l'origine d'un changement radical au niveau de l'équipement, aucun des deux rivaux ne présentant un réel avantage sur l'autre. Un canoniste ayant déjà investi dans un parc d'optiques 24x36 restera en Canon et il en ira probablement de même avec un nikoniste. Notez toutefois que le canoniste disposant déjà d'optiques EF-S pour APS-C ne pourra pas les utiliser sur son nouveau boîtier. Le D600 dispose d'un viseur optique 100%, d'une cadence rafale plus importante, d'un flash intégré, d'un module AF plus complet et d'un capteur plus défini. De son côté le 6D de Canon propose des connexions évoluées (GPS, Wi-Fi), d'un autofocus plus sensible en basse lumière, d'un mode vidéo plus complet et d'une meilleure prise en mains. Dans les deux cas, l'autofocus en vidéo ou visée sur écran reste désespérément trop lent.

| | | | | [tab_prix2(,,,27,id_ln,,,)] | Canon 7D. Finalement il nous paraît intéressant de comparer le 6D et son capteur 24x36 au (déjà un peu vieux) 7D équipé d'un modèle APS-C plus petit. Pour le canoniste souhaitant évoluer en photographier et disposant déjà d'un reflex APS-C, le choix entre un 6D et un 7D peut vite devenir cornélien. En effet, son parc optique EF-S n'est plus compatible avec la monture EF (l'inverse n'est pas vrai. Le 6D est compatible avec 125 optique EF, le 7D s’accommode avec 162 objectifs) et l'évolution vers du 24x36 peut obliger à renouveler entièrement son parc d'optiques. Le 7D offre en outre une belle fiche technique avec une prestation haut de gamme : obturateur au 1/8000 s, viseur 100% avec surimpression d'information, niveau électronique sur 2 axes, une cadence rafale à 8 vps, un autofocus à 19 points, un flash intégré et une définition des images assez proche (18 Mpx). Le 6D présente toutefois quelques avantages comme la possibilité de jouer plus facilement avec la profondeur de champ, la présence d'un viseur plus large, un écran LCD de nouvelle génération plus confortable, des connexions modernes (Wi-Fi, GPS) et un mode vidéo légèrement plus performant. N'oubliez pas que le 7D est également en fin de vie (il date de septembre 2009), mais il reste une valeur sûre.

| | | | Nikon D600 test | [tab_prix2(,,,506,id_ln,,,)] | Canon 5D Mark III. L'autre modèle à prendre en compte reste bien sûr le 5D Mark III. Le prix ne joue certes pas en sa faveur, mais le boîtier dispose d'arguments intéressants comme un module autofocus sur 61 collimateurs beaucoup plus pointu que celui du 6D. Il dispose en outre d'un viseur 100% avec quadrillage, d'un obturateur au 1/8000 s, d'une cadence rafale à 6 vps, d'un double logement pour carte mémoire et d'un écran sensiblement plus large. En outre, son capteur 24x36 est légèrement plus défini (22,1 contre 20,9 Mpx). Le 6D est moins cher et dispose de connexions modernes (GPS, Wi-Fi).

+
  • Excellente gestion du bruit électronique et possibilité de monter jusqu'à 102 400 ISO
  • Déclenchement silencieux appréciable
  • Bonne prise en mains et finition de qualité
  • Puce Wi-Fi intégrée pour piloter le reflex à distance avec retour vidéo
  • Puce GPS inégrée
  • Autofocus sensible en basse lumière
  • Ecran LCD de qualité
  • Viseur optique assez large et lumineux
  • Possibilité de brancher un micro stéréo, une télécommande et sortie HDMI
  • Logiciel de développement raw DPP (Digital Photo Professional) livré en standard
  • Mode bracketing sur 7 vues possible
  • Ajustement de la sensibilité auto en fonction de la focale utilisée
  • Bonne qualité des images en vidéo pour un reflex
  • Impossibilité de fixer des optiques EF-S
  • Pas de flash intégré pour déboucher un simple contre-jour. Pas de transmetteur intégré.
  • Ecran LCD non orientable et non tactile
  • Pas de couverture 100% de la visée optique
  • Autofocus par contraste en visée sur écran ou vidéo beaucoup trop lent
  • Micro seulement mono intégré
  • Pas de prise pour un casque afin de vérifier la captation sonore en vidéo
  • Un seul emplacement pour carte SD
  • Pas de recadrage APS-C en photo ou vidéo
  • Zone autofocus un peu étroite (11 collimateurs seulement)
  • Balance des blancs automatique perfectible sous un éclairage tungstène
  • Cadence rafale à 4,5 vps un peu juste
  • Obturateur limité au 1/4000 s
  • Pas de connexion USB 3
  • Fichier brut (CR2) propriétaire
  • Pas de rétroéclairage des commandes pour travailler dans le noir
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

Arthur Azoulay

Spécialiste des optiques et rédacteur en chef adjoint de Focus Numérique. La photo est pour lui une obsession. Ses publications 

Les prix
Canon EOS 6d
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