CapteurCMOS Canon 10,1 mégapixels, taille : 22,2 x 15 mm
StabilisationAucune
AntipoussièreOui, vibration du filtre passe-bas, traitement antistatique et cartographie des poussières
ViseurPentamiroir, couverture à 95%, grossissement 0,8x
FlashIntégré NG 13 à 100 ISO 50 mm
ConnexionUSB 2, vidéo, télécommande
AlimentationLi-Ion NB-2LH (7,4V - 720 mAh)
PoidsAvec carte et batterie et 18-70mm : 750 g
DimensionsAvec 18-55 mm : 12,5 x 9,6 x 13,8 cm

Caractéristiques

Canon Eos 400dLe remplaçant du Canon EOS 350D était attendu par les aficionados de la marque avec une impatience non dissimulée. Les semaines précédant l’annonce officielle de Canon ont été marquées par un nombre impressionnant de « rumeurs » véhiculées sur Internet. Le voile levé, l’agitation est rapidement retombée, avec en prime pour certains, une petite pointe de déception. Il faut dire que les innovations ne sont pas immédiatement perceptibles. D’un simple coup d’œil, il est même difficile de distinguer un 350D d’un 400D. Les évolutions sont avant tout internes et pour une fois Canon n’a pas voulu endosser le rôle du leader, cédant la place pour ce round à Sony. La marque s’est presque « contentée » d’adapter son produit vedette aux tendances actuelles, comme avec l'intégration du capteur décamégapixels et du système antipoussière. Enfin, n’oublions pas que l’une des forces de Canon est la véritable symbiose entre les services de R&D (Recherche & Développement) et les services marketing. Comme le 300D et le 350D, le 400D va bousculer un peu le paysage photographique avec une offre tarifaire parfaitement ciblée. Proposé officiellement à 880 euros (boîtier nu) et 990 euros en kit avec un 18-55 mm f/3,5-5,6, Canon conserve un 350D (à prix plancher : 600 euros sur Internet) pour taquiner encore le D50 de Nikon et le Pentax K100D et K110D. Attention, les prix officiels ne sont qu’une indication tarifaire et il est possible de dénicher assez facilement un EOS 400D en kit pour 800 euros.

Prise en main

Canon EOS 400DLes premiers contacts avec le 400D ne dérouteront pas les habitués de la marque. D’après nos mesures, le 350D et 400D sont de dimensions quasiment identiques. L’appareil est donc relativement petit (largement moins encombrant qu’un Sony Alpha 100 ou qu’un Nikon D80), satisfaisant pour certains photographes à la recherche de compacité et de discrétion, mais rebutant pour d’autres personnes à la poigne plus importante ou qui privilégient une bonne prise en main. Si les dimensions n’ont pas vraiment évolué, le dessin de la poignée est différent. Différent ne signifie pas forcément meilleur et la prise en main reste encore un peu délicate car le volume de celle-ci reste très petit. Comme son prédécesseur, l’ossature du 400D est en acier inoxydable recouvert d’une coque en polycarbonate. Les plus pointilleux regretteront peut-être une coque en alliage de magnésium théoriquement plus résistante, mais également plus lourde. Malgré les 750 g affichés par la balance (en version kit), la fabrication du 400D est sérieuse et le reflex semble très solide. La qualité des plastiques étant en constante amélioration, les coques en polycarbonate ne présentent pas de faiblesse particulière, on pourra toujours reprocher au revêtement de surface un aspect trop léger. On est loin du granité présent sur le D80 de Nikon qui offre à la fois un confort tactile et une meilleure adhérence. Globalement, l’ergonomie de l’appareil a peu évolué. Le barillet de sélection est toujours situé à droite de l’appareil, il est accompagné du commutateur de mise sous tension. Toujours bordé des deux rangées de boutons, l’écran LCD arrière s’est considérablement agrandi. Enfin, l’indémodable croix de sélection trouve sa place à l’arrière du boîtier pour régler les différents paramètres des menus.

La poignée du 400D est très petite, il est important d’essayer l’appareil avant tout achat.

Tout en plastique, le boîtier du 400D n’en reste pas moins d’assez bonne qualité.

Objectifs, balance des blancs

Canon EOS 400DLe 400D est livré en kit avec un 18-55 mm f/3,5-5,6 qui a déjà connu le 300D ainsi que le 350D. Pour ce dernier, l’objectif avait été mis à jour avec quelques améliorations au niveau de la qualité des images. Nous retrouvons donc cette version II de l’objectif avec ses qualités et ses défauts. Le photographe itinérant appréciera le faible encombrement, la légèreté de l’optique et la relative (rapport qualité/prix) bonne qualité des photos qu’elle produit. En effet, le 18-55 mm est loin d’être une optique de compétition. Si elle donnait d’assez bons résultats avec le capteur 6 mégapixels du 300D, on pouvait déjà observer le manque de performance sur le capteur à 8 millions de pixels du 350D. Désormais, les reflex décamégapixels exigent des optiques performantes pour tirer le maximum du potentiel de leur capteur. Il est regrettable que Canon n’ait pas profité de la sortie du 400D pour fournir en standard un objectif plus performant et pourquoi pas plus lumineux. Des raisons économiques ont probablement guidé ce choix, Canon souhaitant proposer son reflex à un prix très attractif. Nous ne reviendrons donc pas sur la qualité de fabrication très légère du 18-55 mm qui contrairement à ses homologues Nikon n’est pas équipé d’une motorisation ultrasonique (mise au point rapide et silencieuse).

Bref, le photographe exigeant profitera du prix intéressant du boîtier pour s’offrir une autre optique plus en adéquation avec ses performances. Sur ce plan, la gamme d’optiques de Canon est remarquable et vous n’aurez que l’embarras du choix entre les focales, les ouvertures et le système de stabilisation. N’oubliez pas non plus Sigma et Tamron qui offrent parfois des objectifs au rapport qualité/prix très intéressants.

Interface

Canon EOS 400DLa mise sous tension s’effectue à l’aide d’une tirette située contre le barillet de sélection. Si ce système est fonctionnel, je persiste à préférer les solutions retenues par Nikon ou Pentax avec une commande située sur une couronne entourant le déclencheur. Ainsi, même l’œil rivé dans le viseur, il est très facile d’opérer une mise en route. Le système employé par Canon est un peu plus contraignant et demande un jeu de doigts moins naturel. La mise en route de l’EOS 400D est très rapide et il faut moins d’une demi-seconde avant de pouvoir déclencher. Sur ce point, il convient de préciser immédiatement que le système antipoussière par vibration (qui sera décrit plus loin dans le test) nécessite un délai d’une seconde de fonctionnement. Toutefois, une simple pression sur le déclencheur interrompt immédiatement le nettoyage et donne la priorité à la prise de vue. Le nettoyage du capteur est automatiquement réalisé à la mise sous tension et à l’extinction de l’appareil. En mode veille, le reflex est disponible quasi immédiatement.

A. Sur l’EOS 400D, comme sur tous les autres Canon, la molette de réglage est située en arrière du déclencheur.

B. Le testeur de profondeur de champs est situé à gauche de l’appareil, ce qui n’est pas sans poser problème surtout si vous utilisez un imposant téléobjectif.

L’arrière du 400D est largement envahi par une multitude de boutons. Si cette profusion de protubérances peut déstabiliser le néophyte, chaque commande est associée à une seule fonction ce qui, avec un peu d’entraînement, est très simple d’emploi. Un choix sans doute plus judicieux que celui de Nikon qui s’évertue, sur ses boîtiers d’entrée de gamme, à associer 2 fonctions à chaque commande entraînant souvent de nombreuses erreurs de manipulation. Le Canon EOS 400D dispose de la classique molette de réglage placée à droite du boîtier. Les différents modes d’exposition P, S, A, M sont complétés par un mode tout automatique (vert) et A-Dep. Rappelons que ce mode donne, en quelque sorte, la priorité à la profondeur de champ en jouant avec l’ouverture du diaphragme en fonction de la sensibilité et de la lumière ambiante. Vous retrouverez également les 6 modes scènes (portrait, paysage, macro, sport, portrait de nuit et sans flash).

Tableau de bord

Canon EOS 400DL’ergonomie de la face arrière n’a pas subi de bouleversement. Tant mieux. Les habitués de la marque retrouveront facilement leurs repères. On notera toutefois la disparition du rétro éclairage de l’écran LCD (qui n’est plus d’actualité) et le déplacement de la touche d’impression directe sur la gauche de l’appareil. Un emplacement beaucoup plus pratique pour lancer l’impression sur une imprimante. Plus anecdotique, une diode verte témoigne de la mise sous tension de l’appareil. Enfin, et c’est sans doute le plus important, le bouton central (SET) du Pad de sélection est désormais associé à la fonction styles d’image. Une idée ingénieuse qui permet de passer d’un style (portrait) à un autre (paysage par exemple) très rapidement. Cette solution s'avère plus pratique que sur le 350D où le passage via un menu était incontournable.

Les modes résultats, le RAW + JPEG...

Il est important de préciser que si l’on retrouve Portrait et Paysage à la fois sur la molette de réglage et dans les styles d’image, ces deux fonctions n’ont pas le même effet. La molette permet de choisir un couple vitesse/diaphragme en fonction du résultat souhaité. Les styles d’image appliquent des pré-réglages afin d’améliorer le rendu des images en JPEG. Pour chacun des styles (Standard, Portrait, Paysage, Neutre, Fidèle, Monochrome et trois modes utilisateur) l’appareil va adapter les réglages de contraste, d’accentuation, de teinte et de saturation. Vous avez bien sûr toute latitude pour modifier ces valeurs comme bon vous semble. Mieux, vous pouvez parfaitement créer vos propres styles en éditant complètement les paramètres. Le mode monochrome diffère légèrement en proposant de paramétrer également un virage ou un effet de filtre.

Avec l’expérience, il est tout à fait envisageable d’obtenir des JPEG directement exploitables pour l’impression. Pour plus de commodité, il est préférable d’utiliser le mode Raw + JPEG (notamment pour le style monochrome) qui permet de conserver à la fois un brut de capteur en couleur et un JPEG traité et stylé. L’EOS 400D ne dipose qued’une molette de réglage située sur la poignée juste derrière le déclencheur. Une position relativement satisfaisante, la position avant me semblant beaucoup plus pratique pour garder un doigt sur le déclencheur tout en manipulant ladite molette. Quoi qu’il en soit, Canon a fait l’économie d’une deuxième molette arrière ce qui est vraiment dommage. En mode M, la touche Av vous permettra de passer du mode vitesse au mode diaphragme. Nous reviendrons plus tard sur l’écran, mais remarquez que celui-ci est surmonté de deux capteurs (étrangement similaires à ceux présents sur le Sony Alpha 100) qui permettent de couper l’affichage écran lorsque vous approchez l’œil du viseur. Une élégante solution pour à la fois ne pas gêner la visée et économiser la batterie.

Deux boutons sur la droite de l’appareil permettent, en mode prise de vue, de mémoriser l’exposition et de changer le collimateur AF. En mode visualisation, ceux-ci se transforment en « + » et « - » de l’outil loupe. C’est simple et très efficace. Le bouton flash situé sur la gauche de l’appareil permet à la fois d’ouvrir le flash et de paramétrer la compensation. À noter que le flash est pop-up et qu’il s’ouvre donc automatiquement selon les estimations de l’appareil. Enfin, bonne nouvelle pour les personnes qui visent de l’œil gauche, leur nez ne déclenchera plus par mégarde le retardateur (ce qui est très, très agaçant), le bouton ayant été légèrement, mais suffisamment déplacé vers le bas.

Le bouton SET permet d’accéder rapidement à la fonction Styles d’image (l’icône est une succession de barres en forme de cercle). Une solution pratique et fonctionnelle.

Le bouton d’impression directe n’est plus situé au centre de l’appareil comme sur le 350D. Cet emplacement excentré est beaucoup plus pratique.

Menus

Canon EOS 400D# Écran LCD

L’écran LCD du 400D est une belle pièce qui occupe une grande partie de l’arrière du boîtier. Grosso modo, l’écran LCD monochrome, encore présent sur le 350D, disparaît au profit d’un unique écran couleur (6,35 cm de diagonale) qui permet d’afficher plus d’informations, de manière plus lisible. Les caractères (en noir sur fond blanc) sont ainsi plus gros et plus contrastés et le confort s’en trouve considérablement amélioré. Les principaux paramètres de la prise de vue sont affichés en permanence à l’arrière : vitesse d’obturation, ouverture, sensibilité, mode d’exposition, correction d’exposition, balance des blancs, mesure de la lumière, mode autofocus, rafale, qualité d’enregistrement, collimateur autofocus, batterie, nombre de vues, son. Contrairement à l’Alpha 100, l’affichage ne bascule pas en fonction de l’orientation de l’appareil. Un défaut minime, la taille importante des caractères permet de lire les indications dans la plupart des situations.


L’écran LCD affiche les principaux paramètres de prise de vue. Les plus pinailleurs rétorqueront que l’afficheur LCD monochrome est plus discret pour des photographies de spectacle. Sur l’EOS 400D, comme sur tous les autres Canon, la molette de réglage est située en arrière du déclencheur.

Si le principe d’affichage arrière est une idée très séduisante, Canon n’a pas suffisamment développé le concept. Si la vitesse et l’ouverture se règlent facilement via la molette, la modification des autres paramètres (sensibilité, balance des blancs, mesure de la lumière, espace colorimétrique…) nécessitent encore un détour par les menus. Il aurait été intéressant de pouvoir naviguer sur l’écran afin de sélectionner la fonction à modifier comme le fait merveilleusement l’E-500 et le dernier E-400 d’Olympus. Ne boudons pas notre plaisir, car les nouveaux menus sont à la fois plus dépouillés et beaucoup plus compréhensibles. Avec 230 000 pixels, l’écran LCD est plutôt bien détaillé et offre un angle de vision particulièrement large. La présence d’un histogramme RVB (en supplément de l’histogramme d’exposition) est une excellente nouvelle qui permet de vérifier au mieux la saturation des couleurs. Un élément important pour savoir si les hautes lumières sont récupérables ou non.

Balance des blancs

Canon EOS 400DLe 400D dispose d’un bracketing sur la balance des blancs qui permet de réaliser trois vues successives avec différentes balances des blancs. Une méthode qui nécessite une carte mémoire confortable pour des résultats pas forcément convaincants. Le mode Raw est sans doute plus intéressant, puisqu’il permet de s’affranchir complètement de la balance des blancs (celle-ci s’effectuant sur l’ordinateur). Vous pouvez également définir le décalage de balance des blancs en déplaçant un repère sur l’axe vert – magenta et/ou bleu – ambre pour modifier la température des couleurs. Bien sûr, le 400D intègre les blancs pré-réglés (auto, jour, ombres, nuageux, tungstène, lumière blanche, Flash, personnalisé). Globalement, la balance des blancs est plutôt correcte.

Logiciels

Canon EOS 400DLe reflex Canon est livré avec trois principaux logiciels. Le premier, ImageBrowser, permet de traiter (déchargement, visualisation et impression) ses images. ImageBrowser (et son homologue Macintosh ZoomBrowser) est assez complet et propose une batterie d’options pour retoucher les images (yeux rouges, niveaux, luminosité, accentuation et courbes). Les « browser » sont également capables d’ouvrir les fichiers Raw.

Le deuxième est DPP (Digital Photo Professional). Ce logiciel de conversion de fichier Raw est ici livré en version 2.2 et est très complet. Les réglages autorisent de nombreuses améliorations et la plupart des « recettes de développement Raw» sont applicables sur un lot d’images. Certains outils, comme le tampon, sont également très utiles pour éliminer les traces rebelles et viennent en complément de l’outil de cartographie des poussières qui, lui, agit de manière automatique. Enfin, EOS Utility permet de contrôler à distance son appareil. Un programme idéal pour le pack shot en studio par exemple. Le seul véritable reproche qui pourrait être fait à DPP concerne sa relative lenteur autant sur Mac OS (Intel ou PPC) que sur Windows.

Alimentation, stockage

Canon EOS 400DLe format des cartes mémoire est un sujet assez sensible qui se divise en deux camps : ceux qui souhaitent conserver leurs anciennes cartes mémoire au format Compact Flash (achetées à prix d’or il y a quelques années) et les nouveaux acheteurs qui apprécieront de pouvoir utiliser les cartes SD promises à un avenir plus radieux. Sur ce point, le conservatisme de Canon est un peu curieux. Dans un souci d’évolution en douceur, on comprendra aisément que Canon ait conservé un emplacement CF (tous les reflex de la marque en sont équipés). Il est cependant plus que regrettable que Canon n’ait pas opté pour un double emplacement CF/SD. Le format SD est clairement désigné pour remplacer très prochainement le format CF avec des capacités revues à la hausse et des taux de transfert en constante augmentation.

En intégrant encore un lecteur CF dans son boîtier, Canon donne un sursis supplémentaire au format Compact Flash pour le grand public.

Contrairement à Nikon qui modifie ses batteries à chaque nouveau reflex, Canon assure une excellente compatibilité entre ses produits.

Bonne nouvelle pour les canonistes, l’EOS 400D utilise toujours la batterie Li-Ion NB-2LH (7,4V – 720 mAh) compatible avec les EOS 300D et 350D. Avec le nouveau reflex, cette batterie assure environ 350 images (dont la moitié effectuée avec le flash). Sans flash, il est possible d’atteindre le millier de photo. Une autonomie assez confortable donc, légèrement en retrait par rapport à ces prédécesseurs, l’écran LCD arrière n’y étant sans doute pas étranger. Quoi qu’il en soit, les baroudeurs qui voyagent dans des contrées dépourvues d’électricité investiront dans un grip BG-E3 qui permet soit d’associer deux batteries supplémentaires soit d’utiliser 4 piles au format AA. Le reflex 400D est livré avec un chargeur assez discret. Il permet de charger complètement la batterie en moins de 90 minutes.

Antipoussière, stabilisation

Canon EOS 400DL’une des innovations majeures du 400D est sans doute l’apparition d’un système complet pour le traitement des poussières. Le 400D inaugure certainement une nouvelle ère chez Canon qui déclinera sans doute ces procédés sur l’ensemble de sa gamme à venir. L’antipoussière est présent sur 3 niveaux. Le premier se présente sous la forme de micro-moteurs piézo-électriques faisant vibrer le filtre passe-bas (censé lui limiter les effets de moiré) afin de chasser les poussières. Ces vibrations nettoyantes sont automatiquement mises en œuvre à la mise sous et hors tension pendant une seconde. Elles peuvent être également activées à la demande par l’intermédiaire d’un menu. Une gouttière adhésive est censée récupérer les particules ainsi décollées. Par ailleurs, pour limiter l’impact des particules, la plupart des pièces de la chambre noire sont traitées antistatiques. Pour finir, une cartographie des poussières (une image sur fond blanc uniforme doit être préalablement photographiée) permet de traiter ultérieurement avec le logiciel DPP (Digital Photo Professional) les fichiers entachés. Bien sûr, le nettoyage « à la main » avec les produits adéquats est toujours d’actualité pour les poussières grasses que de simples vibrations ne peuvent faire disparaître.

Flash

Canon_400D_flashL’EOS 400D de Canon est équipé d’un flash intégré (nombre guide 13 sur un 50 mm à 100 ISO) qui se déploie automatiquement en mode automatique et pour certains modes scène. Depuis l’EOS 1D Mark II, les flashs Canon (externes ou intégrés) fonctionnent selon le mode E-TTL II. Celui-ci permet d’établir la bonne exposition en utilisant un pré-éclair (avant l’ouverture de l’obturateur) avant la prise de vue réelle. La version II de l’E-TTL apporte essentiellement la prise en compte de la distance sujet – appareil dans les calculs de l’exposition. Avec les objectifs compatibles (dont le 18-55 mm f/3,5-5,6), l’information de distance est donnée lors de la mise au point. L’obturateur du 400D permet une synchro flash au 1/200 s et une correction de l’exposition sur +/-2 IL par paliers de 1/3 ou ½ IL. Pour dépasser la vitesse de synchro flash, vous devrez impérativement vous équiper d’un flash « cobra » externe. Ceux-ci dispose généralement de la fonction synchronisation à haute vitesse (fp chez Canon) qui envoie une série d’éclairs pendant toute la durée de l’exposition. Enfin et contrairement à Nikon ou Sony, le flash intégré ne permet pas de piloter d’autres flashs esclaves sans cordon et vous devrez soit employer un flash maître soit un transmetteur. À noter également que le 400D ne dispose toujours pas de prise Synchro pour utiliser des flashs studio. Il faudra pour cela utiliser un adaptateur spécifique qui se branche sur la griffe porte-accessoire.

Mode rafale

La mémoire tampon du Canon est tout simplement l’une des meilleures dans la catégorie des appareils décamégapixels. En mode JPeg, celle-ci avale sans broncher une rafale à 3 images / seconde jusqu’à 25 images. Au-delà, la mémoire doit se décharger sur la carte ce qui rend le boîtier indisponible pendant 1 à 2 secondes. L’appareil peut alors renouveler une rafale d’images. En mode Raw, la cadence reste identique, mais se termine à la 12ème vue. Une fois de plus, le constructeur mise avant tout sur le nombre de vues alors que la cadence est souvent plus appréciable, notamment pour la photo sportive.

Mesure de la lumière

Pas de surprise concernant la mesure de la lumière. Le 400D conserve les désormais traditionnelles mesures Evaluative (mesure matricielle), Pondérée centrale et Partielle (9% de la zone centrale). Canon ne propose toujours pas de mode Spot (environ 3% de la surface centrale) toujours pratique pour effectuer une mesure très précise. De manière générale, le mode Evaluative a une petite tendance à la sous-exposition.

Visée, autofocus

Canon_400D_flashL’EOS 400D de Canon est équipé d’un flash intégré (nombre guide 13 sur un 50 mm à 100 ISO) qui se déploie automatiquement en mode automatique et pour certains modes scène. Depuis l’EOS 1D Mark II, les flashs Canon (externes ou intégrés) fonctionnent selon le mode E-TTL II. Celui-ci permet d’établir la bonne exposition en utilisant un pré-éclair (avant l’ouverture de l’obturateur) avant la prise de vue réelle. La version II de l’E-TTL apporte essentiellement la prise en compte de la distance sujet – appareil dans les calculs de l’exposition. Avec les objectifs compatibles (dont le 18-55 mm f/3,5-5,6), l’information de distance est donnée lors de la mise au point. L’obturateur du 400D permet une synchro flash au 1/200 s et une correction de l’exposition sur +/-2 IL par paliers de 1/3 ou ½ IL. Pour dépasser la vitesse de synchro flash, vous devrez impérativement vous équiper d’un flash « cobra » externe. Ceux-ci dispose généralement de la fonction synchronisation à haute vitesse (fp chez Canon) qui envoie une série d’éclairs pendant toute la durée de l’exposition. Enfin et contrairement à Nikon ou Sony, le flash intégré ne permet pas de piloter d’autres flashs esclaves sans cordon et vous devrez soit employer un flash maître soit un transmetteur. À noter également que le 400D ne dispose toujours pas de prise Synchro pour utiliser des flashs studio. Il faudra pour cela utiliser un adaptateur spécifique qui se branche sur la griffe porte-accessoire.

La mémoire tampon du Canon est tout simplement l’une des meilleures dans la catégorie des appareils décamégapixels. En mode JPeg, celle-ci avale sans broncher une rafale à 3 images / seconde jusqu’à 25 images. Au-delà, la mémoire doit se décharger sur la carte ce qui rend le boîtier indisponible pendant 1 à 2 secondes. L’appareil peut alors renouveler une rafale d’images. En mode Raw, la cadence reste identique, mais se termine à la 12ème vue. Une fois de plus, le constructeur mise avant tout sur le nombre de vues alors que la cadence est souvent plus appréciable, notamment pour la photo sportive.

Pas de surprise concernant la mesure de la lumière. Le 400D conserve les désormais traditionnelles mesures Evaluative (mesure matricielle), Pondérée centrale et Partielle (9% de la zone centrale). Canon ne propose toujours pas de mode Spot (environ 3% de la surface centrale) toujours pratique pour effectuer une mesure très précise. De manière générale, le mode Evaluative a une petite tendance à la sous-exposition.

Précision, colorimétrie

La plupart des nouveaux acquéreurs d’EOS 400D seront sans doute intéressés par le capteur à 10 millions de pixels. Celui-ci offre certes une meilleure définition que ses prédécesseurs (2592 x 3888 pixels contre 2048 x 3072 pixels pour le 300D), mais la qualité d’image n’est pas forcément proportionnelle à la quantité de pixels. Bien sûr, les images gagnent en matière et il est beaucoup plus aisé de recadrer dans une image à 10 millions de pixels.

Sur un détail à 100%, on aperçoit facilement les limites du capteur à 6 millions de pixels. Les détails sont moins nombreux et la pixellisation plus importante sur le 300D (1 :11 contre 1 :7 pour le 400D) est déjà visible.

Zoom 18-55 mm f/3,5-5,6 II

Le problème majeur d’un capteur à 10 millions de pixels est la taille des photosites qui requiert des optiques de bonne qualité avec une excellente résolution optique. Le zoom 18-55 mm f/3,5-5,6 livré depuis le Canon 300D a les avantages d’être léger et peu cher et de délivrer une qualité d’image juste honnête. Sur le 350D et son capteur à 8 millions de pixels, l’optique montrait déjà ses limites. Sur le 400D, les « qualités » du zoom ne sont plus suffisantes et le piqué des images est juste acceptable Nous avons vissé un Sigma 17-70 mm f/2,8-4,5 qui offre non seulement une plage focale plus intéressante, une ouverture plus importante, mais également un meilleur piqué (le prix évolue malheureusement en fonction de ses qualités). Le Sigma délivre une image beaucoup plus riche en détail (notamment sur la pierre), le contraste est plus important et le piqué globale de l’image s’en ressent. Le 18-55 mm est également affligé d’une distorsion importante en grand-angle. Celle-ci disparaît en télé.

Ces photos permettent également de mettre en évidence la présence d’aberrations chromatiques le long des grilles. Cependant, ce défaut optique est assez peu présent. On visualise également les effets de la distortion.

Styles d’images

Les styles d’images ne sont pas réellement une nouveauté puisqu’ils étaient déjà présents sur le 350D et le 20D. Ils permettent d’attribuer aux images JPEG certains paramètres de rendu (ces paramètres sont également disponibles sur DPP pour les appliquer aux images Raw). Le mode monochrome donne d’excellents résultats.

Gestion du bruit électronique

De manière générale et en mode tout automatique, le Canon EOS 400D délivre de belles images. En les regardant plus attentivement, on s’aperçoit que Canon a encore amélioré le traitement du bruit électronique sur les images. Le mode 800 ISO est tout à fait exploitable et la sensibilité 1600 ISO n’est plus à réserver au sauvetage d’image. Il est dommage que Canon n’ait pas poussé la sensibilité au-delà.

EOS 400D

Vous le constaterez en observant ces images, le bruit électronique est quasiment absent à 100 et 200 ISO. A 400 ISO, la granulation est à peine perceptible. 800 ISO est un cap. Le bruit est désormais présent, mais bien contenu tout comme à 1600 ISO. Les progrès réalisés par Canon sur le traitement des parasites sont assez impressionnants. Pour en juger, nous avons également photographié la scène avec un EOS 300D et un 350D à 800 et 1600 ISO.

EOS 300D

Avec l’EOS 300D, les améliorations sont flagrantes. Les pixels colorés largement présents sur les clichés du 300D sont pratiquement absents sur les images du 400D. Celui-ci présente encore un bruit de luminance qui se caractérise par un léger moutonnement.

EOS 350D

Comparée au 350D, l’amélioration du traitement du bruit numérique est moins tranchée. Les pixels aberrants sont déjà bien réduits sur le 350D et seul le moutonnement, caractéristique du bruit de luminance, est légèrement plus important. Il est toujours impossible sur le 400D de modifier la sensibilité par 1/3 ou ½ IL. Dommage, car une gestion plus précise de la sensibilité est un avantage certain. Espérons également que Canon nous permette un jour de photographier avec des sensibilités très élevées : 3200 voire 6400 ISO. Même à titre expérimental, il serait vraiment intéressant de tirer partie des possibilités qu’offre le numérique, malgré les limitations techniques actuelles. Les optiques livrées en kit étant souvent peu lumineuses (f/3,5), le photographe aura souvent recours à l’augmentation de la sensibilité pour palier ces lacunes.

Vous pouvez également comparer la montée en bruit sur le 400D avec les images prises sur notre banc d’essai.

Difficile de résister à la tentation de mesurer les performances du Canon 400D à l’éternel rival Nikon et son D80.

Le Nikon D80 intègre d’excellents algorithmes de traitement du signal et du bruit. Jusqu’à 400 ISO, le bruit électronique est pratiquement absent des images. À 1600 ISO, force est de reconnaître que les clichés du 400D sont légèrement plus propres que ceux du D80. Sur les deux boîtiers, le bruit de chrominance est pratiquement indécelable et seul le bruit de luminance est plus présent sur le Nikon D80. Ne pinaillons pas ; ce bruit n’est pas trop contraignant et n’est visible sur des tirages de très grande taille. Les progrès accomplis (avec l’augmentation de la densité des photosites ainsi que la réduction de leur taille) sont vraiment saisissants.

Avec un logiciel de traitement du bruit numérique et avec une perte (légère) de détail, il est possible d’atténuer encore le moutonnement. Ci-dessous, les résultats obtenus avec DxO.

Exposition, RAW

Le zoom permet une distance de mise au point de 28 cm. Le 18-55 mm ne se situe clairement pas comme un objectif macro, toutefois en jouant avec le zoom, il est possible d’obtenir des plans assez rapprochés. À noter que la fleur blanche est un piège grossier à la fois pour la cellule et le photographe qui aurait dû surexposer cette image !!

Alors que le mode de mesure de la lumière évaluative (matricielle) avait tendance à surexposer et donc « griller » les hautes lumières sur les 300D et 350D, le 400D prend le contre-pied avec une nette tendance à sous-exposer les images.

Une tendance qui certes a pour bonne habitude de conserver les détails dans le ciel, mais qui délivre des images souvent trop denses. Comparativement, le Nikon D80 expose souvent plus justement.

En JPEG, la sous-exposition n’est pas véritablement un problème, au contraire. Il est beaucoup plus facile de remonter les valeurs sombres que de retrouver des détails dans les hautes lumières. Pour le mode, Raw, c’est exactement l’inverse et il faudra penser à corriger l’exposition vers la droite de l’histogramme.

Exemples de photos


1/60 sec, f/5,6, ISO 800


1/40 sec, f/5,6, ISO 100

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1/60 sec, f/4,5, ISO 1600 |
1/25 sec, f/4,5, ISO 1600 |

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1/50 sec, f/3,5, ISO 800 |
1/100 sec, f/8, ISO 400 |


1/400 sec, f/14, ISO 400

Verdict

Canon EOS 400DUne fois de plus Canon réussit un joli coup à la fois technologique et marketing. Si la sortie de l’EOS 400D n’est pas la révolution attendue par de nombreux photographes, elle pose les fondements des technologies qui seront déployées sur les prochains appareils : système antipoussière par vibration, affichage des données sur l’écran LCD arrière, gestion du bruit électronique... Le 400D est un boîtier extrêmement performant qui délivre des images d’une excellente qualité. La gestion du bruit numérique est l’une des plus remarquable sur cette catégorie de produits et les styles d’images délivrent des clichés directement imprimables. Précis, rapide et fiable, le 400D reste toutefois un appareil un peu froid. La construction un peu légère, à la fois du boîtier, de l’objectif et le viseur trop petit diminuent un peu le « plaisir » de prendre des photos. En se recentrant sur les qualités essentielles d’un reflex (viseur large, boîtier plus rassurant) Nikon apporte une autre dimension au D80. Même le Sony Alpha 100 semble plus polyvalent avec la stabilisation mécanique et son objectif 18-70 mm. Sur un segment où la différence de qualité des images semble de plus en plus ténue, les constructeurs doivent défricher de nouvelles voies pour séduire le consommateur. Pentax avec son K10D tous temps en est le parfait exemple.

+
  • Rotation automatique des images
  • Affichage des informations de prise de vue sur l’écran LCD arrière
  • Système antipoussière
  • Rendu global des images très satisfaisant (ne nécessite pas de post traitement pour une impression directe)
  • Ecran LCD de bonne qualité
  • Système Autofocus très performant
  • Excellente gestion du bruit numérique jusqu’à 800 ISO
  • Mode rafale performant
  • Logiciel de derawtisation complet et gratuit
  • Grip optionnel pour augmenter l’autonomie de l’appareil
  • Viseur beaucoup trop petit
  • Poignée trop fine pour une bonne prise en main
  • Pas d’écran de protection en plastique pour l’écran LCD
  • Manque d’information dans le viseur : ISO, balance des blancs
  • Slot carte CF un peu vieillissant
  • Pas d’affichage de quadrillage de visée
  • Pas de lampe d’assistance AF
  • Une seule molette de réglage sur la poignée
  • Objectif 18-55 mm f/3,5-5,6 un peu « juste » pour un capteur à 10 millions de pixels
  • Autonomie de la batterie un peu juste
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

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