Capteur- Cmos APS-C (22,3 x 14,9 mm) 18 Mpx (18,5 Mpx au total). Processeur DIGIC 5
Monture- EF/EF-S (coefficient multiplicateur 1,6)
Optique livrée- selon les kits
Stabilisation- non, dans les optiques
Antipoussière- oui, intégré au capteur
Viseur- Pentamiroir. Couverture 95% et grossissement 0,85x.
Écran- LCD, 7,7 cm, 1 040 000 points (définition VGA). Tactile et orientable.
Mise au point- TTL à formation d'image secondaire, détection des différences de phase avec capteur CMOS AF. 9 collimateurs à capteurs AF de type croisé (f/2,8 au centre). Lampe d'assistance AF. IL -0,5 à IL 18.
Modes autofocus- Ai Focus, One-Shot et Servo Ai
Mesures d'exposition- TTL à pleine ouverture sur 63 zones.
Modes d'exposition- Évaluative couplée à tous les collimateurs AF, sélective au centre, spot et moyenne à prédominance centrale. Correction d'exposition sur +/-5 IL. Bracketing +/-2 IL par paliers de 1/2 ou de 1/3.
Vitesse d'obturation- 30-1/4000 s
Flash- oui, intégré (pop-up)
Motorisation- Environ 5 vps sur environ 22 photos JPeg, 6 photos RAW
Sensibilité ISO- AUTO (100-6 400), 100-12 800 par paliers de 1 ISO extensible jusqu'à 25 600
Mémoire- Carte UHS-I, SD, SDHC ou SDXC
Alimentation- batterie lithium-ion rechargeable LP-E8
Connexion- USB 2 (sortie vidéo couplée), mini-HDMI, microphone stéréo externe 3,5 mm. Télécommande.
Dimensions- 133 × 100 × 79 mm
Poids- 575 f sans objectif, mais avec carte et batterie
Logiciels- ImageBrowser EX, Digital Photo Professional, PhotoStitch, EOS Utility (inclus : Remote Capture), Picture Style Editor
Dans la boîte/

Caractéristiques

Canon EOS 650D test review avis

Le Canon EOS 650D est une belle évolution du précédent 600D et si le boîtier ne révolutionne pas le segment, il permet à Canon de se mettre bien à jour face à une concurrence de plus en plus musclée. Ainsi, le reflex conserve un capteur 18 Mpx, il est doté de perfectionnements bien utiles.

Ainsi, il intègre désormais un système de mise au point par corrélation de phase qui permet au 650D d'effectuer une mise au point sans miroir (mode vidéo, visée directe sur écran). Bien entendu, l'autofocus par détection de contraste reste présent. Notez que pour une mise au point rapide et silencieuse, il faudra s'équiper de nouveaux objectifs baptisés STM (Stepping Motor Technology). Aujourd'hui, il n'existe qu'un pancake 40 mm f/2,8 et une nouvelle version du 8-135 mm f/3,5-5,6. Le 650D est donc le premier reflex Canon a enfin proposer un mode vidéo avec un autofocus en continu. Il était temps. Canon en a profité pour ajouter une prise sonore stéréo intégrée ainsi qu'une prise mini-jack pour brancher un micro externe.

Le module autofocus classique (miroir) change aussi, s'il comporte toujours 9 points, ils sont désormais en croix et sensible jusqu'à f/2,8 au centre.

Dans les autres évolutions intéressantes, nous noterons l'écran LCD orientable qui devient tactile et surtout multipoint. Vous pouvez donc à loisir zoomer dans vos images avec deux doigts, régler toutes les fonctionnalités de l'appareil sur l'écran et même déterminer le sujet en le pointant au doigt.

Le processeur DIGIC 5 permet également au 650D de monter jusqu'à 5 vps en mode rafale et son flash interne permet de piloter des flashes distants sans fil (fonction transmetteur SpeedLite).

Accessoirement, le 650D est également le premier reflex Canon a supporter le format UHS-I des cartes SD.

Pour nos tests, nous avons utilisé un exemplaire équipé de l'optique pancake 40 mm f/2,8 et doté du firmware 1.0.1. L'appareil est configuré par défaut sauf pour le format de fichie (Raw + JPeg).

Prise en main

Les premiers contacts avec le 650D sont rassurants, si le boîtier est en polycarbonate (plastique), le matériaux utilisé est de qualité et la finition est de qualité à l'image de revêtement en caoutchouc situé sur la poignée ou à l'arrière au niveau du repose pouce. L'ensemble inspire confiance, même si, naturellement, le 650D ne se situe pas au niveau d'un reflex expert.

Canon 650D test review face

D'un premier abord, le 650D se différencie peu du précédent modèle (600D) et le boîtier conserve de petites proportions et un écran monté sur rotule pour faciliter la prise de vue. En regardant plus attentivement, vous noterez toutefois quelques petites modifications. Ainsi, au niveau du flash, vous trouverez désormais deux micros pour une captation sonore en stéréo pendant l'enregistrement de vidéo. Le plus attentifs auront également noter une nouvelle position au niveau du basculeur de mise sous tension. En effet, en plus des traditionnelles positions On/Off, le levier propose le mode vidéo. Personnellement, je préfère le système adopté sur les modèles plus hauts de gamme avec un levier au niveau du bouton liveview/enregistrement vidéo qui permet de contrôler la vidéo uniquement avec le pouce. La molette du choix des modes d'exposition reste le centre névralgique du 650D et vous pouvez accéder ici à pratiquement tous les modes de l'appareil du mode M tout manuel au mode tout automatique (A+) en passant par différents modes scène. La molette présente une butée en fin de course ce qui oblige à tourner complètement celle-ci pour passer du mode M au mode rétroéclairage HDR pourtant situé à quelques millimètres. Au passage, vous remarquerez que Canon propose deux nouveaux modes : Scène de nuit à main levée (plusieurs photos consécutives) et HDR sur lequels nous reviendrons plus tard. Sur le dessus, le 650D conserve une touche ISO, ainsi que la molette de réglage.

Canon 650D dessus test review avis

Le dos du reflex n'évolue pas franchement, et toutes les commandes conservent leur ancien emplacement : menu et touche Info. à gauche et le reste sur la partie droite (liveview, très de sélection, accès rapide Q, lecture...).

Canon 650D test review dos écran

L'écran

Bien, l'une des pièces maîtresse de ce nouveau boîtier réside dans l''écran LCD orientable et désormais tactile. Celui-ci affiche 1 040 000 points et délivre des images dans un rapport 3:2, un ratio identique à celui du capteur. Les images s'affichent donc entièrement sur l'écran sans bandes noires dans une définition de 720x480 pixels avec 3 sous pixels (RVB) comme le montre notre image capturé au microscope.

Canon 650D test review matrice LCD

Structure des sous-pixels de l'écran LCD du Canon EOS 650D.

Un passage sous la sonde colorimétrique donne d'excellents résultats (les meilleurs pour un écran d'appareil jusqu'à maintenant) avec un Delta E94 moyen à 1,6, une température des couleurs un peu haut à 7000 K, un gamma moyen à 2,1. Le taux de contraste moyen à plus de 1000:1 est également très bon et permet une bonne visibilité en extérieur, ce qui se vérifie sur le terrain.

Canon 650D Test review avis qualité de l'écran LCD

De gauche à droite : température des couleurs en fonction du pourcentage de luminosité, évolution du gamma en fonction du pourcentage de luminosité et Delta E94.

En outre, l'écran est désormais tactile. Contrairement à la majorité des écrans tactile implanté sur la appareils photo celui-ci est multipoint. Concrètement, vous pour l'utiliser à la manière d'un smartphone en zoomant dans une image avec deux doigts par exemple. Cela parait un simple détails, mais le confort d'utilisation s'en trouve nettement amélioré. La réactivité de l'affichage est également très bon et toutes les manipulations à l'écran se déroule avec une belle fluidité. Cet écran LCD Canon est donc une belle réussite. Nous pointerons juste un petit problème récurrent avec les écrans tactiles : les traces de doigts.

L'interface graphique

Canon a toujours proposé une interface claire et relativement intuitive sur ses reflex et le nouveau 650D ne déroge pas à la règle avec une série d'onglets regroupant les principales options en photo. De même, toutes les options pour la vidéo sont regroupées dans des menus spécifiques une fois l'appareil en mode vidéo. Si les deux univers photo / vidéo se côtoient, ils n'interfèrent pas. Un choix plutôt judicieux. Nous pourrons toujours regretter l'absence d'aide contextuelle pour aider le débutant à comprendre les différentes options qui s'offrent à lui, mais si certains réglages disposent d'une très courte explication.

Les réglages les moins utilisés trouvent également leur place dans un onglet spécifique (C.Fn : Custom Fonction) et vous pouvez naturellement créer votre propre menu avec les options que vous utilisez le plus souvent, ce qui s'avère au final très pratique. Nous déplorons également l'absence du mode comparaison en mode lecture introduite avec le 5D Mark III pourtant si pratique. Le 650D ne dispose pas non plus d'un mode pour éditer les fichiers Raw. Toutefois, l'attribution d'étoiles (jusqu’à 5) est bien présente pour classer ses images sur le terrain.

Bien sûr, la grande nouveauté reste l'interface tactile. Toutes les menus classiques sont directement sélectionnables au doigts. C'est pratique, mais les icones sont assez petites et les manipulations parfois malaisées. C'est en mode visée sur écran ou en vidéo que cette fonctionnalité prend tout son intérêt : une simple pression sur l'icône Q et vous accédez à différents réglages comme le mode autofocus, le format de fichier, le style d'image, la balance des blancs ou la mesure d'exposition. Une option permet même de sélectionner au doiht un sujet sur l'écran et de réaliser la mise au point / déclenchement d'un simple tapotement.

En mode lecture, l'écran tactile permet de naviguer facilement dans la photothèque, de zoomer (ou réduire) avec deux doigts et de se déplacer dans l'image zoomée. Si nous sommes habitués à ce type de fonctionnement avec nos smartphone, ses fonctionnalités s'avère au final très pratique, même sur un reflex.

Pour un premier essai, les possibilités tactiles du 650D sont bien intégrées et viennent en complément naturel des commandes physiques du reflex. Ainsi, il est possible de la main gauche de sélectionné une option sur l'écran LCD (motorisation par exemple) et de changer la valeur à l'aide de la molette avec la main droite.

Le son au déclenchement

L'EOS 650D n'est pas le boîtier le plus silencieux du moment et vos déclenchements ne manqueront pas de faire tourner le regard vers vous. Ce sur ce point, le reflex ont encore beaucoup de progrès à faire, mais Canon a déjà les ressources pour ça, il suffit d'écouter le l'obturateur mécanique de l'EOS 5D Mark III pour s'en convaincre. Reste que par rapport au Panasonic G5 qui dispose d'un mode totalement silencieux, le chemin à parcourir est encore long.

[Canon 650D test review son déclenchement

](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/articles/1458/canon-650d-test-review-son-declenchement.mp3)

Vous pouvez écouter l'enregistrement sonore du déclenchement d'un EOS 650D en cliquant sur la vignette ce-dessus.

Logiciels

Le Canon EOS 650D est livré avec une impressionnante suite de logiciels pour traiter ses fichiers. Avec le reflex, DPP (Digital Photo Professionnal) est livré en version 3.8 pour prendre en compte les nouveaux formats Raw (le format raw n'est pas ouvert chez Canon) CR2. Cette solution comprend de nombreux utilitaires (la liste est valable uniquement pour l'environnement Windows) :

  • un logiciel pour transmettre les fichiers par liaison WiFi : WFT Utility

  • un logiciel pour piloter votre appareil à distance (dans un studio par exemple) : EOS Remote

  • un logiciel pour créer ses propres styles d'images : Style Editor

  • un explorateur de fichiers. Il sert également pour l'organisation des images, le tri et l'impression : ZoomBrowser

  • un logiciel complet pour développer ses fichiers raw : Digital Photo Professional

  • un logiciel pour créer des vues panoramiques : photoStich

  • un logiciel pour protéger ses images : Original Data Security. Le logiciel permet de savoir si une image a été retouchée depuis la prise de vue et permet de crypter les données importantes.

Canon 650D test review EOS Utility

Ainsi, il est possible de piloter l'EOS 650D à distance tout en déportant l'affiche de la visée directe, sur l'écran d'un ordinateur : idéal pour un travail en studio. Le logiciel EOS Utility permet de sécuriser ses images, de configurer le transmetteur WiFi ou de piloter le reflex à distance. En mode remote, il est désormais possible d'utiliser à la fois le mode autofocus par contraste ou le système AF classique. Vous pouvez également mettre en action la loupe pour vérifier le point de netteté. Vous donc pleinement piloter à distance votre appareil.

canon 600d test review logiciels

ZoomBrowser (PC) et ImageBrowser (Mac) sont des applications très riches qui permettent de traiter, imprimer, trier des images. La version Windows est beaucoup plus complète que la version Macintosh.

Pour les raw

Bon point, Canon livre une solution complète et efficace pour le traitement des fichiers Raw (Digital Photo Professional). Outre les options classiques de dérawtisation, le logiciel offre également le traitement des aberrations chromatiques et des distorsions des optiques. La nouvelle version est numérotée 3.11.

Alimentation, stockage

Batterie

Le Canon 650D utilise une batterie Li-Ion (LP-E8) de 1120 mAh (7,2 V), déjà présente dans les 550D et 650D. L'autonomie du boîtier reste identique avec plus de 600 clichés (et plus de 10 minutes de vidéo HDTV 1080) réalisés avec un charge de batterie. Logiquement, l'utilisation de la visée sur écran diminue sérieusement l'autonomie de la batterie, tout comme le travail en mode connecté. Nous regrettons que Canon ne fasse pas évoluer son chargeur de batterie qui ne propose que deux voyants : charge / full. Un modèle présentant le niveau de charge serait un plus. Le temps de recharge complet est d'environ 2 heures, ce qui est plutôt court.

Canon 650D test review chargeur

Tout comme le 600D, le 650D est compatible avec le poignée d'alimentation BG-E8 qui permet pratiquement de doubler l'autonomie du reflex en embarquant 2 batteries LP-E8.

Carte mémoire

Classiquement sur les reflex amateurs de la marque, le 650D propose un unique emplacement pour cartes SD/SDHC et SDXC. Victoire, le 650D semble le premier boîtier de la marque enfin compatible avec la nouvelle norme UHS-I (contrairement au 5D Mark III annoncé peu de temps avant).

Antipoussière, stabilisation

Canon propose sur le 650D un nouveau système antipoussière Système EOS de nettoyage intégré de nouvelle génération, introduit avec le Canon 1D X et étonnamment absent du 5D Mark III. Celui-ci, comme le système Olympus utilise une onde supersonique pour déloger les poussières sèches. Tout comme celui d'Olympus (et de Panasonic), celui-ci se montre remarquable d'efficacité.

En effet au bout de 15 jours d'utilisation et de nombreux changements d'objectifs, le capteur ne montre pas de particules collées. Pour vérifier, nous avons réalisé une image à f/22. Le résultat est sans appel.

[Canon 650D test review antipoussière

](//dtphgwb5vjcez.cloudfront.net/focus/articles/1458/canon-650d-poussiere.jpg)

Vous pouvez télécharger l'image en pleine définition en cliquant sur la vignette ci-dessus.

Flash

Intégré

Le Canon 650D dispose d'un flash intégré qui permet de déboucher un contre jour ou figer un mouvement. Son nombre guide est de 13 (100 ISO en mètre). Le boîtier offre une synchro flash au 1/200 s et il est possible de régler la puissance du flash sur +/- 2 IL. En mode tout automatique, l'exposition est plutôt bien gérée.

Canon 650D test review flash intégré

Pilotage flash déporté

Comme le 600D, le flash intégré permet de piloter les flashes déportés (cobra) Speedlite EX. Vous pouvez opter pour un mode tout automatique (sans fil facile) ou personnalisé (sans fil perso). Cela permet de créer rapidement un éclairage plus sophistiqué et un peu moins dur (le flash intégré est trop ponctuel et crée des ombres assez dures sur le mur ou le cou).

Canon 650D test review flash déporté

Visée, autofocus

Le Canon 650D dispose du même viseur optique que son prédécesseur le 600D. Pas d'amélioration donc et le reflex propose toujours un pentamiroir avec un grossissement de 0,85x (soit 0,53x rapporté à une visée 24x36) et une couverture de 95%.

À l'usage, le viseur est assez clair, mais reste relativement étroit surtout comparé aux viseurs des Nikon D90 ou Pentax K-7

Canon 650D test review viseur
Le viseur du 650D

Naturellement, le 650D propose également une visée sur écran LCD. Nous l'avons vu dans le paragraphe de prise en mains, l'écran est de qualité avec un rendu colorimétrique fidèle. La rotule latérale permet de basculer l'écran pour une utilisation sur trépied, au ras du sol ou à bout de bras facilitée. C'est un vrai plus à la fois en studio, mais également pour le mode vidéo.

La visée directe sur l'écran LCD apporte certains conforts comme une couverture à 100% et une simulation de l'exposition. Le nouvel écran au rapport 3:2 permet également un affichage plus grand des images à la fois pour la visée et la visualisation des images (tout l'écran est utilisé et l'affichage fait 720x480 pixels soit mieux que le VGA traditionnel) et seule la partie vidéo (16:9) conserve des bandes noires en haut et en bas.

Canon 650D test review visée directe

Canon 650D test review visée directe : mode vidéoÀ gauche, la visée sur écran classique, à droite, la même scène en mode 16/9e avec les bandes noires en haut et en bas.

Il est possible d'afficher de nombreuses options sur l'écran de visée. Ainsi, vous pouvez avoir un rappel de certaines options (balance de blancs, style d'image, correction automatique de la luminosité, qualité d'image, motorisation), mais également un histogramme d'exposition et différentes grilles de composition.

En mode mise au point manuelle, vous pouvez utiliser une loupe qui permet de zoomer par 5 ou 10 fois sur la zone sélectionnée (déplacement libre) afin de vérifier la netteté. En zoom 10x, l'affichage est supérieur à la définition du capteur (7200x4800 pixels), mais le ratio 1,4x est acceptable et l'image encore fine.

Canon 650D test review visée sur écran mode zoom 10x

Zoom 10x sur l'écran du 650D de Canon.

Autofocus

Le 650D dispose de deux modules autofocus distincts : un module classique par corrélation de phase sur des capteurs spécifiques lors de la visée optique et un module baptisé hybride par Canon qui utilise successivement un autofocus par corrélation de phase à l'aide de photodiodes dédiés sur le capteur principal et un autofocus par détection de contraste.

En mode visée optique, le module AF évolue également. Si n'utilise toujours que 9 collimateurs, tous sont désormais en croix (seul le point central était croisé et sensible à f/2,8 sur le 600D). Lors de nos tests, l'autofocus s'est montré performant, notamment en basse lumière. Vous trouverez les résultats dans la page suivante (performances).

Le module autofocus hybride du 650D est sans doute l'innovation majeure du boîtier. Combiné à l'utilisation d'une optique à motorisation STM, le 650D est capable d'une mise au point en continu tant en visée sur écran qu'en vidéo. En outre, la mise au point est souple et silencieuse.

Pour ce faire, le 650D utilise une nouvelle version du capteur principal qui dispose d'une série de photodiodes dédiées à la mise au point par corrélation de phase. Si le sujet se trouve dans la zone centrale symbolisée en rouge sur le graphique ci-dessous, le 650D utilise l'autofocus hybride à corrélation de phase pour dégrossir le travail. Le système à détection de contraste prenant le relais pour affiner la mise au point. Si le sujet se trouve dans la zone bleue, seul le système par détection de contraste opère. La mise au point est alors plus hésitante. Globalement d'ailleurs que l'on soit au centre ou en périphérie, on note un phénomène de pompage difficile à expliquer avec le système à corrélation de phase (normalement avec ce système, le boîtier sait dans quel sens il doit faire la mise au point). Tout cela évoluera sans doute dans les prochains mois.

Canon EOS-M capteur et correlaction de phase

Le capteur du Canon EOS 650D et la zone en rouge sur laquelle le boîtier utilise des photodiodes pour réaliser la mise au point. Sur la zone bleue, c'est un autofocus par détection de contraste qui serait utilisé.

Le système autofocus hybride est surtout intéressant en vidéo. D'après nos tests, il reste toutefois plus lent que les modules AF des Micro 4/3 Panasonic ou Olympus et reste également moins sensible en basse lumière.

Performances

En visée optique (autofocus classique), le Canon EOS 650D se montre très agréable à utiliser dans son ensemble. La mise sous tension est rapide, la latence un peu longue, mais pas franchement pénalisante. Le mode rafale à 5 vps est bien là (nous avons même mesuré une cadence légèrement plus élevée).

Pour le mode rafale, nous utilisons une carte SDHC USH-I Sandisk Extreme Pro 45 Mo/s, l'un des plus rapides du moment.

Naturellement, nous étions curieux de connaître la réactivité du nouveau système hybride de Canon (corrélation de phase sur l'imageur principal et détection de contraste) qui permet une mise au point en continu en visée directe sur écran et en vidéo. Sur ce point, notre avis est mitigé. Certes le système répond bien au cahier des charges (AF continu), mais celui-ci nécessite de nouvelles optiques STM pour une mise au point souple et silencieuse et la réactivité de l'AF est loin d'égaler les COI (Compacts à Objectifs Interchangeables) du moment, J1/V1 de Nikon (qui dispose d'un système similaire de corrélation de phase dans le capteur) compris. Le gain est toutefois conséquent par rapport aux précédents modèles, mais Canon devra progresser pour se mesurer à la concurrence, notamment en basse lumière. En effet, sous 3 Lux, la mise au point automatique n'a pas été possible. En outre, le mode Quick AF (le miroir se baisse puis remonte afin d'utiliser le système autofocus classique) se montre plus rapide que l'autofocus hybride. Avec une optique classique, ici un 18-135 mm d'ancienne génération, l'autofocus est plus lent et atteint 2,2 s contre 1,3 s avec l'optique STM certes plus lumineuse (40 mm f/2,8).

Pour nos mesures d'autofocus, nous plaçons l'appareil à 1 m de scène de test. La mise au point de l'objectif est placée à l'infini. En pleine lumière, la scène est éclairée sous 1000 Lux et en basse lumière nous sommes à 3 Lux environ.

action temps cadence commentaires
Mise sous tension (temps nécessaire pour obtenir la première image sans mise au point) 0,3 s / très bien
Latence au déclenchement 0,09 s / moyen
Autofocus visée optiquepleine lumière 0,3s / bien
Autofocus visée optique basse lumière 0,6 s / bien
Autofocus visée directepleine lumière 1,3 s / moyen.
Autofocus visée directe basse lumière / / la mise au point est impossible.
Autofocus visée directeQuick AF 1,1 s / moyen.
Autofocus visée directe 18-135 mm EF-S ancienne génération 2,2 s / médiocre.
RafaleRaw / 5,5 vps Excellent. Sur 6 vues (3 vues en Raw+ JPeg)
Rafale JPeg / 5,1 vps Excellent. Sur 18 vues.

Précision, colorimétrie

Pour notre test de précision, nous avons utilisé le 650D équipé du nouveau 40 mm f/2,8 STM qui non seulement est l'une des rares optiques Canon au format pancake, mais également la première, avec le 18-135 mm f/3,5-5,6 STM à disposer d'une motorisation pas à pas pour fluidifier les mouvements de mise au point, notamment en vidéo.

40 mm f/2,8 STM

Nos mesures de MTF sont réalisées avec DxO Analyzer sur les fichiers JPeg. Avec le 40 mm f/5,6 à pleine ouverture, le 650D est capable de distinguer jusqu'à 72 paires de lignes (en équivalent 24x36) ce qui est le maximum possible avec le capteur Cmos 18 Mpx au format APS-C. En examinant les résultats délivrés par DxO Analyser, on remarque que les fichiers JPeg sont légèrement accentués (valeurs au-dessus de 100%). Nous avons également réalisé quelques mesures aux différentes ouvertures avec le 470 mm f/2,8 STM (second graphique). L'optique est excellente. Dès la pleine ouverture, le piqué est très bon au centre et en léger retrait en bordure. A f/4, l'optique est à son meilleur rendement et il faut attendre f/16 pour voir la diffraction dégrader légèrement la précision des images.

Canon 650D test review FTM 40 mm f/2,8 à f/5,6

Canon 650D test review 40 mm f/2,8 stm MTF évolution piqué en fonction de l'ouverture

Balance des blancs

Sous un éclairage de type lumière du jour (notre labo est calé à 5400 K), le Canon 650D donne de très bons résultats au niveau de la balance des blancs (Delta E aux environs de 1). Le rendu des couleurs (style d'image standard) est classiquement un peu dense avec des tons rouges, verts et bleus un peu poussés.

Canon 650D test review balance des blancs auto - 5400 K

Sous un éclairage tungstène (le plus courant en intérieur : ici, des lampes halogènes dont la température de couleur est d'environ 3000 K comme l'indique notre mesure ci-dessous), la balance des blancs automatique n'est pas très fiable (Delta E supérieur à 15) et les couleurs de notre mire Gretag «tirent» vers le rouge orangé.

température de couleur lampe halogene salle photo

Mesure éclairage halogène studio

Canon 650D  test review balance des blancs auto 3000 K

Canon 650d  test review balance des blancs 3000 K mesures DxO

En basculant en balance des blancs préréglée tungstène (la scène est toujours sous 3000 K), le 650D tente d'équilibrer l'image et le résultat est plutôt convaincant et les patch retrouvent des couleurs plus réalistes.

Canon 650D  test review balance des blancs tunstene 3000 K

Canon 650D  test review balance des blancs tunstene 3000 K

Gestion du bruit électronique

Pas de révolution avec le 650D. Le nouveau reflex Canon arrive avec un capteur Cmos 18 Mpx. Toutefois, il s'agit d'un nouveau modèle, puisque celui-ci intègre désormais des pixels dédiés à la mise au point continue en vidéo (par corrélation de phase). Le capteur est associé au nouveau processeur DIGIC 5 pour le traitement des données.

Pour notre traditionnelle montée ISO, nous avons équipé le Canon 650D du nouveau panecake EF 40 mm f/2,8 STM. Le boîtier est positionné en mode M pour un couple vitesse diaphragme de départ de 1/4 s, f/5,6 avec une sensibilité positionnée à 100 ISO. La scène est éclairée sous 200 lux. Comme d'habitude, vous pouvez visualiser les images en pleine définition et télécharger les fichiers bruts (CR2).

Les JPeg

Classiquement pour un capteur Cmos APS-C, le bruit est bien contenu de 100 à 800 ISO avec un grain presque invisible et un lissage très doux à 800 ISO. Un saut qualitatif est franchi à 1600 ISO avec une granulation qui devient visible et des fins détails plus émoussés, mais l'image reste encore superbe pour un tirage classique entre le A4 et le A3. Un cran au-dessus (3200 ISO), le grain est un peu plus visible et celui-ci vient grignoter les plus fins détails. Un nouveau cap est franchi à 6400 ISO avec une légère dérive colorimétrique : les couleurs deviennent pâles et perdent en intensité. Sur les aplats colorés, le grain devient bien visible et offre une structure géométrique peu esthétique. Sur le fond noir, il est possible de voir des marbrures violettes. À 12800 ISO, la dynamique baisse, le grain devient grossier éliminant de fait les fins détails. C'est, comme le propose Canon, la sensibilité ISO maximale réellement exploitable, car, disons-le sans ambages, le mode H (25600 ISO) n'est franchement pas beau. Le rendu est très délavé avec une granulation peu esthétique.

[Pixum partenaire de Focus Numérique pour l'évaluation de la qualité des images

](http://www.pixum.fr/)Pour l'observation de la qualité des images en format 30x45 cm, nous réalisons [un tirage chez notre partenaire **Pixum**](http://www.pixum.fr/). Cela nous permet de comparer facilement les appareils à 6400 ISO et la plus haute sensibilité ISO proposée.

Vous pouvez également comparer les images du 650D avec celle de son prédécesseur le 600D, mais également avec le Nikon D3200 positionné plus en entrée de gamme, mais qui préfigure, avec son capteur 24 Mpx, la qualité d'images des prochains reflex de la marque, mais également le Sony Alpha 55 (une mise à jour sera rapidement disponible avec l'Alpha 57).

Mode vidéo

Le mode vidéo est marqué par la nouvelle fonctionnalité du 650D : la mise au point en continu. Une nouveauté qui permet au reflex de rattraper, en partie, son retard sur certains concurrents (Nikon D3200) et sur les COI (Compacts à Objectifs Interchangeables).

Formats d'enregistrement

Le Canon 650D propose d'enregistrer ses fichiers vidéo dans des fichiers .MP4 selon les spécifications suivantes :

  • HDTV 1920x1080 pixels, 30/25 ou 24 (23,976) vps. Compression AVC Baseline@5.0 (4:2:0). 1 image de référence. Débit moyen d'environ 40 Mbps.

  • HDTV 1280x720 pixels,60/50 vps. Compression AVC Baseling@4.1. 1 image de référence. Débit moyen d'environ 40 Mbps.

On le voit, le 650D ne propose pas la même qualité d'image que le 5D Mark III par exemple (compression IPB avec deux images de référence, profil High ou Intra), mais le débit des vidéos est assez élevé pour limiter l'apparition d'artéfacts de compression. Nous aurions également apprécié, même si le 650D n'est clairement pas orienté pour le cinéma, que Canon propose un format d'enregistrement 2K cinéma (2048x1152 pixels). Si le 650D propose des cadences d'enregistrement à 24, 25 ou 30 vps, nous regrettons que la marque n'ait pas proposé un mode 50/60 vps en HDTV 1080 afin de pouvoir réaliser des ralentis très fluides. Pour obtenir ces cadences, vous devrez impérativement basculer en mode HDTV 720.

Qualité des images

Peu d'évolution au niveau de la qualité des vidéos délivrées par le 650D. Globalement, les fichiers sont satisfaisants, même si un caméscope à 2 Mpx (Panasonic TM700) fait mieux. Sur notre mire en studio, l'image est un peu molle, on note du moiré et pas mal de crénelage (aliasing). On retrouve des problèmes similaires avec le Nikon D3200. L'Olympus OM-D EM-5 s'en sort mieux avec un piqué plus intéressant.

Toujours dans les lacunes, nous pointerons l'absence de peaking pour faciliter la mise au point manuelle (les zones les plus contrastées sont bordées de pixels colorés pour indiquer la zone de netteté). Une fonctionnalité, parmi tant d'autres (oscilloscope, zébra...), pourtant offerte par le micrologiciel MagicLantern. Ce logiciel sera d'ailleurs sans doute porté très prochainement sur le 650D. Les vidéastes apprécieront.

Canon 650D test review mode vidéo, extrait vidéo HDTV 1080

Nikon D320 test review extrait vidéo HDTV 1080

Olympus OM-D EM-5 test review détail vidéo 1080

Panasonic TM700

La gestion du bruit électronique est assez réussie avec de belles images jusqu'à 800 ISO. Dans la vidéo ci-dessous, vous pouvez voir l'évolution du rendu des vidéos à différentes sensibilités ISO (100 - 6400 ISO) pour une scène éclairée sous 70 lux. Le 650D est équipé du 40 mm f/2,8 et l'enregistrement vidéo s'effectue en HDTV 1080 / 24p.

Autofocus

Bien sûr, la principale innovation du 650D pour la vidéo reste l'intégration d'un système autofocus permanent (AF servo) avec un système hybride par corrélation de phase sur le capteur et détection de contraste. Canon rattrape donc son retard sur Nikon, son principal concurrent dans ce domaine. Avec un objectif STM (Stepping Motor Technology), la mise au point est souple et assez silencieuse. Le 650D se montre un peu plus véloce que le D3200 de Nikon, mais globalement, les reflex sont largement moins performants que les COI et notamment le dernier Olympus OM-D EM-5.

Ci-dessous, vous trouverez 4 vidéos. Les deux premières sont réalisées avec le 650D : l'une avec le 40 mm STM, l'autre avec un 18-135 mm classique. La différence est frappante. En dessous, vous pourrez comparer les performances du boîtier Canon face au D3200 de Nikon ou l'OM-D EM-5 d'Olympus qui surclasse tout le monde.

Rolling shutter

Le rolling shutter (déformation des lignes droites pendant les mouvements de caméra) ne sont pas trop visibles sur les vidéos du 650D.

Exemples de photos

Voilà maintenant quelques semaines que nous avons en main le nouveau Canon EOS 650D. Nous avons réalisé notre test terrain sur des sujets variés que possibles : natures mortes, portraits, paysages, sports, spectacles, natures, intérieurs, reportages. En attendant notre test labo voici le test terrain ! De plus nous avons testé l'appareil avec les deux nouvelles optiques STM, le nouveau 300 mm et notre bon vieil EF 28-135 mm.

Canon 650D exemple 4
Canon 650D exemple 8

Les résultats sont globalement excellents. On note cependant de légères surprises avec le système de mesure de lumière qui peut être capricieux dans certaines situations. Il sera préférable de sous-exposer de 1/3 d'IL pour préserver les hautes lumières.

Canon 650D exemple 7
Canon 650D exemple 1

Sur ce type de sujets, la restitution des détails est impressionnante avec le capteur de 18 millions de pixels. N'hésitez à vous "promenez" à 100% sur le fichier brut pour vous rendre compte.

Canon 650D exemple 11
Canon 650D exemple 12
Canon 650D exemple 13

La photo de concert est toujours difficile à aborder. Premièrement les conditions lumineuses sont faibles et l'éclairage est changeant. L'EOS 650D s'en sort pas trop mal (mis à part les mesures de lumière hasardeuses). À 3200 ISO le niveau de bruit est réellement faible, voir imperceptible. Par contre on peut noter une dynamique de capture un peu limitée. À 25 600 ISO le bruit est très important, mais le passage en noir et blanc se passe sans aucun problème.

Canon 650D exemple 14
Canon 650D exemple 17

Sur des sujets en mouvements, le système AI-Servo remplit complètement son rôle. Préférez toujours, lorsque cela est possible, travailler avec le collimateur centrale qui reste le plus sensible.

Canon 650D exemple 3
Canon 650D exemple 2

En reportage le 650D sais se faire discret, surtout avec le pancake 40 mm monté dessus. L'écran orientable permet d'oser des cadrages originaux et de ne pas se faire repérer à 10 km lorsque vous désirez faire des photos de rue sur le vif.

Canon 650D exemple 16

Le matériel Canon est solide. Jugez plutôt l'état de ce 600 mm et de ce 1D Mark IV qui procure toujours des images exceptionnelles. C'est le matériel d'un photographe spécialisé dans la photo de surf, Laurent Mazurel, que nous reverrons très bientôt dans les portfolios.

Canon 650D exemple 15

Ici encore, l'exposition n'est pas très flatteuse. Même si les ombres et les lumières sont préservées, on aurait aimé une légère surexposition de 1/3 d'IL pour donner un peu plus de peps aux couleurs !

Canon 650D exemple 5

À 12 800 ISO, le bruit est présent, c'est une évidence. Sur ce type de sujets, ce n'est pas très gênant et un bon «de-rawtiseur» pourra sans trop de soucis l'atténuer.

Canon 650D exemple 6
Canon 650D exemple 10
Canon 650D exemple 9

Licence Creative Commons
test Olympus OM-D E-M5 de Arthur Azoulay est mis à disposition selon les termes de la licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Pas de Modification 3.0 non transposé.

Verdict

Canon 650D test review avis recommandé

Dans un premier temps le Canon 650D semble n'être qu'une simple et petite évolution du précédent modèle, le 600D (testé). Si les changements ne sont guère visibles, ils sont plus importants qu'il n'y paraît et marque en profondeur la stratégie de Canon dans sa gamme reflex.

En effet, le reflex contient deux petites révolutions :

  • un écran tactile monté sur rotule

  • un autofocus permanent en visée directe sur écran et vidéo

Si les écrans tactiles se développent sur les compacts classiques et les modèles à objectifs interchangeables, c'est la première fois qu'ils sont disponibles sur un reflex. L'écran, monté sur rotule du 650D, est déjà de belle facture (précis et fluide) et les fonctionnalités tactiles sont bien implantées. Vous pouvez définir de nombreux réglages directement sur l'écran (tout en gardant les commandes physiques). La possibilité de réaliser la mise au point sur un sujet et de déclencher directement sur l'écran offre de nouvelles perspectives pour l'amateur de photo. Gageons que cet écran se retrouvera sur de nombreux reflex de la marque dans les mois à venir.

L'autofocus continu en vidéo / visée directe sur écran est peut-être moins marquant, mais il est également stratégiquement important. En effet, ce système augure ce que nous trouverons dans la prochaine gamme EOS-M et sans doute tous les reflex de la marque dans un avenir proche. L'autofocus hybride (corrélation de phase sur le capteur principal puis détection de contraste) en est à ses balbutiements et les performances ne sont pas encore au rendez-vous. La mise au point est souple et silencieuse, mais nécessite de nouvelles optiques à motorisation STM. Pour l'instant, il n'existe que deux modèles : un 40 mm f/2,8 pour plein format et un EF-S 18-135 mm f/3,5-5,6 plus polyvalent. En vidéo, la mise au point continu est un véritable atout pour le grand public. En visée directe, le temps de mise au point reste en net retrait par rapport aux compacts à objectifs interchangeables Panasonic, Olympus ou Nikon. Le 650D devance toutefois le D3200 sur ce terrain. Dans ce domaine, seul Sony et son système SLT (miroir fixe semi-transparent) offre une vraie polyvalence avec un autofocus aussi efficace en photo et en vidéo (corrélation de phase).

Ces deux avancées ne doivent pas occulter d'autres évolutions bienvenues comme le nouveau module AF en visée optique, la rafale à 5 vps, le détecteur de présence pour éteindre automatiquement l'écran LCD, mais également des fonctionnalités déjà présentes sur le précédent modèle, mais toujours pratiques comme le pilotage de flashes distants sans fil.

Avec une belle qualité d'image et une prise en mains aisée, le Canon EOS 650D reçoit facilement un recommandé.

Face à la concurrence

**| | | | Nikon D3200 test review

| [tab_prix2(,,,533,id_ln,,,)] | Nikon D3200**. Si le véritable concurrent du 650D chez Nikon est le D5100, celui-ci devrait être prochainement remplacé par un modèle plus proche du D3200 (avec un écran articulé). Il nous semble plus judicieux de prendre ce modèle plus récent pour la comparaison, mais si en terme de prix, la différence est très importante. Le reflex Nikon surclasse son homologue Canon sur la définition du capteur. Avec 24 Mpx, le Nikon est le reflex grand public le plus défini du moment. Mais au final, la différence de qualité par rapport au Canon est négligeable, les 24 Mpx du sont en effet plus exigeants et l'optique du kit (18-55 mm f/3,5-5,6 VR) montre assez rapidement ses limites. En outre, le Nikon se montre moins véloce sur la rafale et l'autofocus en vidéo (visée directe sur écran) est également un peu plus lent. Au niveau de la visée optique, les deux boîtiers font jeu égal. Le 650D prend l'avantage sur l'écran LCD qui est orientable et surtout tactile. Une fonctionnalité que devrait apprécier le grand public (les pros également...). Le 650D dispose également d'une plage ISO plus large, de la possibilité de piloter des flashes sans fil... Le remplaçant du D5100 est donc attendu de pied ferme.

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| Nikon D3200 test review

| [tab_prix2(,,,450,id_ln,,,)] |

Sony Alpha 67. Il s'agit sans doute de l'autre grand rival du 650D. Avec la technologie SLT, Sony a une approche radicalement différente pour disposer d'un autofocus rapide aussi bien en photo qu'en visée directe sur écran qu'en mode vidéo. Avec un miroir semi-transparent, le boîtier peut utiliser le système autofocus classique par corrélation de phase dans tous les modes avec une réactivité exemplaire. En contrepartie, l'Alpha 65 ne dispose pas de viseur optique. Il faudra donc se «contenter» d'un modèle électronique. Il faut toutefois relativiser : la visée est plus spacieuse, dispose de plus d'information (niveau électronique, histogramme....). Si parfois elle manque de fluidité (en pénombre notamment), la visée électronique n'a pas que des inconvénients, loin de là. Le Sony Alpha 65 dispose d'autres atouts comme un mode vidéo en HDTV 1080 50 vps, un mode rafale qui atteint pratiquement 8 vps et qui autorise la création d'images panoramiques par balayage, un mode HDR efficace et un GPS intégré. L'écran LCD est également monté sur rotule, mais contrairement au 650D, il n'est pas tactile. Au final, le Sony se montre plus polyvalent (photo, vidéo).

+
  • Bonne gestion du bruit électronique jusqu'à 3200 ISO. 6400 ISO exploitable.
  • Superbe écran LCD tactile monté sur rotule : bonne réactivité, tactile bien pensé et bon rendu des couleurs
  • Mode rafale à 5 vps
  • Autofocus en visée optique performant, même en basse lumière
  • Pilotage de flashes distants sans fil possible avec le flash intégré
  • Interface graphique réussi et menus clairs
  • Bonne autonomie de la batterie
  • Prise micro stéréo intégré
  • Suite de logiciels complète
  • Excellent système antipoussière
  • Mode vidéo HDTV 1080 30/25/24 vps stéréo
  • Molette des choix des modes d'exposition qui se bloque en fin de course
  • Mode vidéo sur le basculeur de mise sous tension
  • Balance des blancs auto perfectible sous un éclairage tungstène
  • Une seule optique EF-S doté d'une motorisation STM.
  • Autofocus en visée directe sur écran / vidéo fluide, mais toujours un peu lent
  • Déclenchement encore trop bruyant
  • Plus de zoom numérique pendant la vidéo (pourtant bien pratique) sans perte de qualité
  • Pas de photo (même 2 Mpx) pendant le filmage sans couper la vidéo
  • Pas de sortie casque
  • Toujours pas de lampe d'assistance pour l'AF (flash stroboscopique très agressif)
  • Pas de niveau électronique
  • Bracketing d'exposition sur 3 vues et +/- 2 IL seulement
  • Format raw (CR2) propriétaire
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

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