Patrick Dagonnot dans son article sur le paysage noir et blanc s’appuyait sur le constat initial qu’une recherche

« Google images » sur le mot clef « paysage » renvoyait presque exclusivement vers des images couleur. Si

l’on a la curiosité de rajouter « urbain » à cette requête, on peut déjà voir déjà apparaître de manière

significative dans les résultats des images noir et blanc, et si l’on s’amuse à rechercher plus spécifiquement

« photographie urbaine » le noir et blanc devient très largement majoritaire.

résultat d'une recherche Google Image sur les mots clés photographie urbaine

Cette expérience semble nous dire que le noir et banc est plus facilement associé à la photographie de ville.

Étonnant? Pas tant que cela… Car à vrai dire la photographie urbaine a des rapports très étroits avec la

photographie noir et blanc, et ce tant pour des raisons historiques qu’esthétiques !

La photographie urbaine : une photographie aux multiples facettes

Un peu d'histoire...

Il est tout d’abord intéressant de rappeler que la photographie est apparue au moment même où la ville

changeait : dès son apparition, le média photographique a été ainsi mis à profit comme support documentaire et

a servi à enregistrer les mutations d’un espace urbain qui allait évoluer assez rapidement avec la modernisation

et les bouleversements industriels.

Il faut évidemment évoquer un nom ici, c’est celui de Eugène Atget qui va, au tournant du 20e siècle,

« s’emparer » de Paris comme d’un sujet privilégié à travers des milliers de photographies de cet espace en voie

de mutation et livrer un témoignage photographique d’une richesse rare sur la ville de son époque (le nombre

de photos produit par Eugène Atget est assez impressionnant !).

photographie noir & blanc par Sylvain Lagarde Quartier du 13e arrondissement en voie de reconstruction en 2005 - série « Insolites fugacités »/ Sylvain Lagarde

Eugène Atget ne sera bien sûr pas le seul à photographier la ville et sa démarche trouvera des échos et des

avatars chez de nombreux photographes et d’autres grandes figures de la photographie : de Walker Evans au

couple Becher, la photographie urbaine aura en effet dans l’histoire ses lettres de noblesse, sans conteste.

Mais si l’idée de témoigner de la réalité urbaine va traverser les époques, les formes de ce témoignage vont

s’avérer très variées : la photographie urbaine n’est pas une et indivisible, et l’expression cache en réalité des

approches très différentes… parmi lesquelles le choix du noir et blanc, qui n’avait bien sûr pas été un choix aux

origines de la photo urbaine, est resté un parti pris esthétique significatif.

… et un peu d’esthétique !

L’exemple de la photographie humaniste montre la difficulté de cerner précisément ce que pourrait être la

photographie urbaine. En effet, la photographie humaniste, qui, comme son nom l’indique, s’est intéressée à

l’homme, a été ainsi une photographie très urbaine : l’humain, oui… mais dans l’urbain (pensons à Henri Cartier-Bresson et ses compositions parisiennes, ou même à Lucien Hervé qui combinera plus encore point de

vue humaniste et regard architectural !)

photographie noir & blanc paysage urbain par Sylvain Lagardephotographie noir & blanc paysage urbain par Sylvain Lagarde

humbles et maladroits clins à Eliott Erwitt – en haut – et à Lucien Hervé – en bas / Sylvain Lagarde

Alors, photographier la ville, c’est en réalité photographier quoi ?

Les gens dans la ville, les anecdotes de la rue (la fameuse « street photographie ») ?

« Mon petit génie » / Sylvain Lagarde

L’environnement urbain dans toutes ses facettes (des perspectives de rue, du mobilier urbain, etc.) ?

Série « In the mood for fog » / Sylvain Lagarde

Des façades d’immeubles ?

Série « Insolites fugacités » / Sylvain Lagarde

L’architecture dans ce qu’elle peut tendre l’abstraction ?

Série « De la photographie envisagée comme tauromachie » / Sylvain Lagarde

Il n’y a évidemment pas une réponse unique et les exemples qui précèdent en sont l’illustration : chacun peut

réellement trouver son approche de la ville en définissant ses centres d’intérêts. Néanmoins, il suffit de regarder

nombre de photographies urbaines, de la photographie de rue à celle d’architecture (jusque dans sa tendance abstraite), pour percevoir qu’il y a une tendance claire, sinon une constante, qui traverse la photographie

urbaine : le goût pour des compositions expressives reposant sur un sens plus ou moins marqué du graphisme.

Le noir et blanc urbain : une photographie faite de graphisme, de contrastes, de textures et de matières.

Parce que la ville repose essentiellement dans sa conception même – son plan, son organisation urbanistique,

ses architectures – sur la géométrie, la photographie de la ville est très souvent à l’image de celle-ci. Et le noir

et blanc est justement un rendu particulièrement adapté cette image. C’est presque devenu une banalité que de

dire que le noir et blanc permet de se concentrer sur l’essentiel, alors essayons de le dire autrement : disons que le noir et blanc, parce qu’il s’est affranchi de la couleur, va amener très souvent le photographe à privilégier par son cadrage des compositions dans lesquelles les différentes densités de gris, du noir au blanc, soulignent, par leur contraste, des combinaisons de lignes, des répartitions de masses, des agencements de formes.

Des lignes et des formes…

Le noir et blanc urbain s’impose de fait très souvent comme un jeu de formes. En voici quelques illustrations

dans des genres assez différents.

Série « Urban dystopia » / Sylvain Lagarde

Dans cette photographie, la dynamique est portée par l’omniprésence des lignes : lignes verticales (avec

notamment le pilier qui occupe le centre de l’image, donne une assise à l’ensemble, et souligne la quasisymétrie de la composition), lignes horizontales, et les lignes convergentes liées au point de fuite central ; on remarquera que la symétrie est rompue notamment par la présence à gauche d’un triangle tracé au sol et par

celle – discrète – à droite d’un personnage placé dans le carré sombre d’une ouverture de l’arrière-plan.

Dans le cas suivant, les lignes de force obéissent à une autre logique.

Sans titre / Sylvain Lagarde

Dans cette photographie, la composition s’appuie sur un double principe : d’une part un jeu de profondeur avec

les deux plans (le mur de premier plan et la façade de l’autre côté de la rue), d’autre part un système d’échos

entre les formes rectangulaires (des ouvertures, portes, fenêtres) qui crée lui-même un effet d’enchâssement et

de cadre dans le cadre. Le passant dans son costume blanc vient se détacher sur le fond plus sombre de la porte et par sa silhouette en mouvement casser la géométrie et réintroduire une dynamique que la prise de vue

frontale pouvait limiter.

Toutes les combinaisons de formes géométriques sont évidemment envisageables. Elles peuvent dans les deux

exemples ci-dessous se faire dans une complémentarité digne d’un « Tetris » visuel :

  • avec un enchevêtrement de formes rectangulaires assuré par le rapprochement de deux plans éloignés dans la

réalité, rapprochement permet l’importante profondeur de champ dans l’image suivante :

série « Cubism #X.YY » – Sylvain Lagarde

  • par le motif répétitif d’une façade dont la prise de vue au téléobjectif abolit la distance dans cette prise de vue

en contre-plongée :

Vue en contre-plongée d’un élément de la Sagrada Familia à Barcelone - / Sylvain Lagarde

Ou elles peuvent se faire dans l’opposition comme dans les deux photos suivantes (qui, si l’on s’amuse, après le« Tetris » à faire référence à d’autres célèbres jeux, ne sont pas sans rappeler des « morpions », « puissance 4 » ou « jeu de go » !). La première dans le registre de la photographie de rue captant une forme d’insolite lié au

traçage de formes géométriques sur le sol :

La seconde dans une approche plus architecturale :

La forme circulaire du panneau vient ici s’inscrire ironiquement dans un contexte de formes carrées et

rectangulaires, formes par ailleurs par ailleurs déformées par le choix de la contreplongée qui fait saillir les

angles de la construction. L’usage du grand angle permet dans le cas présent de jouer aussi sur la profondeur

avec un premier plan essentiel dans la composition, mais qui fonctionne par rapport à un arrière-plan qui joue

un rôle important en raison de la profondeur de champ conséquente. On remarque par ailleurs que la lumière est

assez contrastée ce qui accentue les effets d’ombres et crée des lignes de démarcation plus marquées.

… aux matières et aux textures

Toujours dans cet exemple, on peut constater que le rendu mural est intéressant parce qu’il comporte une

texture qui évite l’aplat qui aurait éventuellement pu être un peu fade sur le plan visuel. Cette image fait ainsi

apparaître un aspect privilégié de la photographie urbaine : le goût pour les matériaux de la ville, matériaux se

combinent, dans des réactions variées à la lumière. Ici surfaces métalliques et béton cohabitent pour des rendus

différents.

Textures et matières sont elles aussi en fait à la croisée du graphisme et du contraste :

Ici les différents revêtements partitionnent un sol par ailleurs agrémenté par le marquage routier blanc qui

assure du contraste avec les zones plus denses et ajoute des éléments géométriques.

Série « Surplombs » / Sylvain Lagarde

… en passant par la lumière,

Mais il ne faut pas oublier que la photographie, qu’elle soit urbaine ou pas, reste aussi tout de même une

question de lumière (on voit dans la première des deux photographies ci-dessus prises en surplomb que le jeu

d’ombres vient apporter un bénéfice en terme de contraste).

Par sa verticalité, la ville impose une lumière particulière souvent faite d’ombres portées, de contrastes

importants, ce qui ajoute à la géométrie naturelle de l’espace urbain.

Dans la série suivante, on voit par exemple que la lumière vient redonner du volume et en même temps mettre

en relief les formes humaines :

Série « Urban dystopia » - Sylvain Lagarde

Dans toute cette série, on voit comment les ombres viennent dessiner sur le sol des formes qui ajoutent de la

géométrie à la géométrie du lieu :

Une des images précédemment utilisées comme illustration est au final assez intéressante pour faire la synthèse de ce que pourraient être les principaux ingrédients de la photographie urbaine en noir et blanc :

On retrouve en effet, dans cette image, lignes, matières et contrastes : le jeu de lignes parallèles et courbes mis

en place par les bordures du trottoir guide le regard de haut en bas et de gauche à droite vers un point

d’accroche visuelle vertical qui se détache sur l’arrière-plan très clair (la géométrie triangulaire du panneau et la

linéarité du poteau support s’opposant à la courbe de la voie) ; ce sens de lecture est renforcé par les densités

qui mènent du sombre vers le blanc et par les matières qui s’opposent entre texture du macadam et évanescence du brouillard lumineux.

Précisons, pour conclure cette partie, que les genres photographiques n’ont rien de monolithique et la

photographie urbaine dont nous avons vu différentes approches pas plus que les autres : il n’y a par exemple

pas UNE photographie d’architecture, et dans ce type de photographie l’on peut trouver des réalisations

radicalement différentes… Et puisque nous avons parlé d’ingrédients, il faut évidemment réaffirmer l’idée que

la photographie n’est bien sûr pas qu’une recette ! Ce qui n’empêche pas de mettre en avant que la

photographie, c’est aussi de la technique…

Approche technique de la photographie urbaine : des contraintes matérielles ?

En pratique et techniquement, comment aborder la photographie urbaine ? Faut-il un matériel particulier ? Cela

dépend évidemment… du type de photographie urbaine envisagée.

La tradition a associé de façon quelque peu caricaturale à la photographie de rue les appareils discrets (type

Leica) tandis que pour la photographie architecturale on pense à la photographie à la chambre (ce qui renvoie

d’ailleurs à Atget) et au mécanisme de la bascule et du décentrement permis par le soufflet des chambres. Dans

les deux cas, il y a (avait) une logique, mais l’évolution du matériel et des logiciels de retouche a tout de même

changé un peu la donne.

Photographie de rue : discrétion ou polyvalence ?

Dans la photographie de rue, l’important est de se sentir à l’aise avec son appareil au cours de ses

déambulations urbaines afin d’être pleinement réceptif aux sollicitations visuelles de la ville !

Si pour être à l’aise, il faut se sentir discret (la tradition de la photographie de rue a été dans une certaine

mesure associée à Leica), on pourra privilégier un matériel ad hoc, avec des appareils relativement compacts :

les hybrides offrent des configurations intéressantes, notamment avec des focales fixes. Le 35mm reste un

objectif passe-partout : il offre un angle de champ déjà confortable qui assure de pouvoir avoir un certain recul,

et il n’est pas encore très grand-angle, ce qui limite les déformations induites par l’optique. Toutefois, un zoom

peut s’avérer aussi pratique pour rester un peu loin de son sujet et donc ne pas se faire remarquer : le zoom,

c’est le choix d’une polyvalence appréciable (à ce titre, des compacts récents réactifs feront tout à fait l’affaire,

mais au bout ce sera la qualité d’image qui pourra aussi faire une différence), mais c’est une autre philosophie.

Aller « chercher » une partie d’une construction grâce au zoom est un atout indéniable.

Dans le domaine de la photographie de rue, point d’avis définitif : à chacun – comme souvent ! – de trouver un

modus operandi adapté à ses sujets.

Photographie d’architecture : un équipement spécifique ?

Dès que l’on aborde la photographie d’architecture, de monuments, de construction, la question des lignes

verticales se pose puisqu’une légère plongée ou contre-plongée auront pour corollaire des verticales qui sur la

photographie ne seront plus parallèles, mais convergeront (vers le bas ou le haut). C’est ce qui a imposé

longtemps la chambre qui par le décentrement permet de garder le plan objet au plan du capteur (au plan film

en argentique) et donc de remettre ces verticales parallèles.

Mais la photographie à la chambre, c’est une photographie contraignante en raison du poids du matériel, ce qui

a conduit certains fabricants à développer des objectifs TS (Tilt and Shift = à décentrement et à bascule) ou des

adaptateurs permettant ces mêmes effets. Le photographe y a gagné en poids du côté de l’appareil, mais

certaines contraintes demeurent, comme celle de la mise au point qui rend quasi obligatoire un trépied. À noter

que le liveview est un outil qui permet une mise au point précise et une visualisation directe confortable des

effets (et si l’on ajoute que certains écrans sont articulés)

Évidemment, on peut aussi s’affranchir des codes et assumer une photographie qui joue des déformations de

perspectives.

Série « Formalistic break » / Sylvain Lagarde

Ici un immeuble construit sur un arrondi qui finit sur une tranche assez surprenante. Contre-plongée, grand-angle

: il ne s’agit pas de chercher à mettre d’équerre, mais au contraire de renforcer le mouvement de ce qui

devient par le point de vue une voilure.

Question de démarche, là aussi, comme souvent…

Et le post-traitement dans tout cela ?

À l’ère du numérique, les pratiques ont évolué, et si le matériel évoqué ci-dessus reste d’usage pour des

passionnés ou pour des professionnels désireux de produire des images de grande qualité, la combinaison

d’appareils dotés de plus en plus en pixels et la puissance des logiciels de traitement (des dématriçeurs aux

logiciels de retouche) donnent accès à un post-traitement plus poussé et donc une alternative au matériel.

Un nombre important de pixels assure ainsi des possibilités de recadrages accrues, ce qui sera intéressant pour

aller sélectionner la partie de l’image qui fonctionne le mieux en terme de composition, mais aussi en cas de

travail sur les déformations qui induisent un recadrage final (par exemple, les 36 MP du Nikon D800 donnent

un tirage d’un peu plus de 40 x 60 cm en 300 dpi, et un Sony Nex-7 et ses 24 MP délivre une image d’un peu

plus de 32 x 48 cm – bref de quoi faire… et quand on voit les grands tirages que l’on pouvait faire avec 12

« bons » mégapixels, sans en faire un usage, on peut ne pas s’interdire de profiter de ces résolutions !)

L’exemple qui suit est un exemple de rattrapage poussé ; certains y verront un acharnement thérapeutique

numérique, et ils n’auront pas tort, mais l’exemple n’est là que pour souligner les potentialités du posttraitement

:

Sans titre / Sylvain Lagarde

Cette photographie est prise au Leica M9 et un 35mm. Sur l’original, on peut constater qu’on est un peu loin du

sujet, que celui-ci soit la bâtisse ou que celui-ci soit les deux personnages (derrière une grille, il était impossible

de se rapprocher… - on voit les contraintes de la focale fixe). Le recadrage permet ici de se rapprocher d’une

part, et d’autre part d’éliminer l’ouverture sur le ciel et l’arrière-plan du monument qui créent une profondeur

dans lequel le regard peut s’évader ; le recadrage permet par ailleurs de recomposer l’image en recréant une

symétrie dans la composition que le cadrage initial approximatif ne mettait pas en valeur. Les 18 MP du Leica

M9 permettaient ce recadrage sans trop limiter la taille de tirage finale

À noter ici que tout le travail est fait sous Adobe Lightroom, du passage au noir et blanc au recadrage en

passant par le léger redressement (dans l’onglet Développement, sous la palette d’outils à droite, en bas, on

trouvera un menu Corrections de l’objectif permettant notamment d’intervenir sur la distorsion les problèmes

de perspectives verticales et horizontales, l’inclinaison).

Il est devenu facile par post-traitement numérique de rétablir la verticalité des lignes fuyantes en raison d’une

contre-plongée (la contre-plongée est en pratique le cas le plus fréquent puisque l’on aura tendance devant une

façade d’immeuble à incliner légèrement l’appareil vers le haut).

Dans l’exemple ci-dessous, la volonté de laisser de la place au premier plan conduit à incliner l’appareil vers le

bas (légère contre-plongée) et fait fuir les verticales vers le centre :

Série Anonymously mine / Sylvain Lagarde

Une version où un redressement est effectué sous Photoshop avec l’outil Transformation > Perspective (mais

cela aurait pu être fait de la même manière sous Lightroom) :

On peut préférer la version originale qui finalement est caractérisée par une composition un peu plus

dynamique.

Dans ce dernier exemple, le travail sur les verticales est aussi fait sous Photoshop, mais à partir d’un jeu sur

l’inclinaison et une transformation manuelle qui permet d’éliminer la bande noire sur la droite :

Série Anonymously mine / Sylvain Lagarde

Avoir conscience du fait que les lignes sont un élément de composition essentiel fait bien comprendre que

beaucoup se joue au cadrage. « Évidemment ! », diront les puristes, en ajoutant éventuellement que cela est de

plus vrai pour tout type de photographie. Néanmoins, on sera tenté de souligner que cela est davantage vrai

pour les prises de vue urbaines où un déséquilibre lié à un mauvais cadrage ou une composition bancale

porteront d’autant plus préjudice à la photo que celle-ci repose sur des lignes marquées. Mais comme nous

venons de le montrer, le numérique offre des moyens assez simples de pallier ces défauts.

Conclusion

Si la photographie urbaine est polymorphe, nous avons toutefois vu qu’elle reposait souvent sur le triptyque

géométrie / texture / contraste auquel on peut ajouter la présence humaine et l’élément insolite. Et c’est tout

l’intérêt du noir et blanc que de donner tout relief qu’ils méritent à ces ingrédients par le rendu du contraste.

Les outils sont désormais nombreux pour obtenir un noir et blanc convenable : les réglages JPeg dans les

boîtiers permettent d’obtenir autre chose qu’une simple image désaturée trop neutre, des plug-ins (Silver Efex,

DxO Film Pack ; Realgrain) permettent de simuler les émulsions argentiques et d’avoir une finesse de réglage

importante, les logiciels de dématriçage et de traitement ont développé des outils pour un travail précis sur le

rendu noir et blanc, le RAW garantit une amplitude de contraste de plus en plus confortable.

Dès lors, l’essentiel pour le photographe est de mettre en adéquation le rendu et son sujet et d’avoir conscience

des spécificités de la photographie urbaine pour mieux les exploiter

Lire également :

La photographie en noir & blanc : retouche

La photographie en noir & blanc : le paysage

La photographie en noir & blanc : introduction

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