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La photo de rue est un domaine où l’on entend souvent des choses très contradictoires sur ce qu’il est permis ou non de faire. Selon Bernard Jolivalt, arpenteur photographique des rues depuis 1967, les années 1990 ont importé des États-Unis une culture procédurière qui a fait beaucoup de tort à cette pratique. Les années 2000 et la prolifération des appareils photo numériques n’ont fait qu’accentuer la méfiance voire l’agressivité des passants à l’encontre des photographes, amateurs et professionnels.
Cette tension est aussi le résultat d’excès en tous genres, de la part des photographes comme des dispositions du droit à l’image. La photo des paparazzi a beaucoup discrédité l’ensemble des photographes. Des cas célèbres comme l’affaire de la Princesse Diana ont influencé l’esprit collectif et parfois, par ricochet, contribué à modifier les lois. Tâchons de faire un tour d’horizon des attitudes à adopter et des lois à connaître pour que chacun puisse pratiquer ce type de prise de vue en connaissant mieux ses droits, mais aussi ses obligations. On verra dans un deuxième temps qu’au-delà de la juridiction, de véritables questions d’éthique se posent, avec des réponses... plus ou moins floues.

© Bernard Jolivalt.© Bernard Jolivalt.

Principes de base

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