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Nous avons eu la chance de rencontrer le photographe français Christophe Rihet qui expose cette année son travail Road to Death aux Rencontres d'Arles 2017. Son exposition, présentée à la Maison des Peintres (voir notre carnet de bord, jour 2) entre dans la séquence "L'expérience du territoire" imaginée par Sam Stourdzé.

Christophe Rihet a eu la chance, comme il le dit lui-même, de vivre aux États-Unis et de beaucoup y voyager pour son travail. Lors d'un de ses déplacements professionnels, il est passé par hasard là où se produisit l'accident qui coûta la vie à l'acteur James Dean : un carrefour en plein désert. Sur place, juste une pancarte, indiquant "James Dean Memorial Junction", mais aucun mémorial. Seuls quelques fans s'étaient approprié les barbelés jalonnant la zone. Ils y avaient déposé quelques objets à la mémoire de James Dean : la photographie de l'accident même, une paire de lunettes, des porte-clefs, etc.

James Dean m'a donné la voie !

Christophe Rihet

Christophe Rihet a été fasciné par ce lieu, son histoire, et le rapport que pouvait entretenir l'acteur avec la mécanique et la vitesse. Il a donc commencé à étendre ses recherches à d'autres cas de célébrités dont la vie s'est brutalement arrêtée, avec ou à cause d'une voiture ou d'une moto. Il a commencé par essayer d'atteindre le nombre de 27 cas, en clin d'œil à la légende du "club des 27" (Forever 27 Club). Ce club funeste fait écho à l'ouvrage de Josh Hunter et Eric Segalstad The 27s: The Greatest Myth of Rock and Roll, soutenant que les musiciens qui deviennent stars vers 20 ans adoptent rapidement des comportements à risque pour rejoindre le panthéon des rockers superstars disparus.

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Arthur Azoulay

Spécialiste des optiques et rédacteur en chef adjoint de Focus Numérique. La photo est pour lui une obsession. Ses publications