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Remarqué au dernier festival de la photo d’Arles avec son exposition La politique est un théâtre, le photojournaliste Sébastien Calvet a imprégné la campagne présidentielle de ses images du candidat Hollande. Ses reportages sans concession au cœur de la machine politique nourrissent les pages de Libération depuis quatorze ans. Mais c’est peut-être parce qu’il aime autant s’exprimer sur sa démarche et son métier qu’il attire encore plus l’attention... Focus Numérique a rencontré ce photographe passionné et généreux pour un état des lieux du photojournalisme. Focus Numérique : Quand avez-vous su que vous vouliez être photojournaliste et quel parcours avez-vous choisi pour y parvenir ?

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours voulu être photographe pour un journal. Je voulais faire de la photographie, travailler dans un journal et plus particulièrement à Libération. Pour des raisons pragmatiques, j’ai d’abord suivi des études de cinéma, le temps de préparer le concours d’entrée à Arles. Mais je suis un garçon trop solitaire pour m’engager dans le cinéma. La photographie me va parfaitement parce que c’est un métier de solitaire.

Aux étudiants qui me demandent quelles études faire je conseille souvent de prendre les choses à l’envers. Il faut se demander avec qui on veut collaborer, regarder leur parcours et faire pareil. Moi j’ai identifié que ma famille de métiers, c’était plutôt Libération, Télérama et les Inrocks que Paris Match, le Point et l’Express. Je me suis rendu compte que parmi ces gens-là, certains sortaient d’Arles ou du moins y intervenaient. Étant issu d’une famille où l’art a toujours été prégnant, faire une école d’art a été une évidence pour moi.

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