Tout comme ses portraits, Patrick Swirc est intense. Connu pour ses images iconiques de célébrités publiées dans la presse, l’homme a sans conteste un univers créatif très riche, comme en attestent ses projets personnels, de ses carnets de voyage à ses récentes séries de vanités contemporaines. Dans le cadres des Rencontres Arles Photographie 2014, l'exposition Don't move à l'abbaye de Montmajour nous présente une partie de son travail de portraitiste.

En pénétrant dans la salle, on découvre une série de portraits placardés au mur, de façon quasi anarchique. À propos de ce choix esthétique, François Hébel nous expliquait quelques jours plus tôt que c’était sa manière de percevoir Patrick et son travail : quelque chose de bien trop fort pour être joliment rangé. Tous ces regards braqués sur le visiteur sont certainement une réponse à l’énergie que Patrick Swirc peut déployer lors de ses séances éclairs.

On s’attendait alors à rencontrer une sorte d’enfant terrible de la photo, intenable de turbulence. Mais loin de son image de baroudeur torturé, c’est un homme faussement pressé qui a répondu à nos questions, sur un ton gouailleur et non sans humour...

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