Photographe-auteur depuis le début des années 2000, Éric Marrian a remporté le prix du Festival européen de la photo de nu d’Arles en 2006 pour sa série Carré Blanc et expose régulièrement dans les galeries du monde entier. Il est également à l'origine du Festival du Regard qui se tient depuis 2015 à Cergy Pontoise. Pour ses différents projets, il exploite aussi bien les possibilités offertes par les appareils numériques que celles des systèmes argentiques moyen et grand formats ou des films instantanés. Dans le cadre de notre dossier sur la photographie instantanée, il a accepté de commenter certaines de ses photographies et de nous parler de sa pratique des films Instax.

Javel étude n°96.

Dans votre pratique photographique, vous utilisez à la fois des appareils numériques, des films argentiques et des systèmes instantanés. Comment s'opère le choix d'un procédé plutôt qu'un autre ?

Le choix est évidemment fonction du thème. Même si j’ai dans la majorité des cas une approche plutôt classique, le thème traité génère toujours une approche technique qui doit répondre à l’approche sociale ou philosophique qui en découle. Une bonne photographie doit évidemment se suffire à elle-même pour attirer un intérêt. Mais, parfois, la poursuite d’un résultat, d’un impact, impose de sortir de ce champ technique et d’y adjoindre d’autres moyens, ou un traitement différent. Déjà, dans un premier temps, la transition technique a donc un rôle dans cette analyse. Il y a un monde dans l’approche “créative”, entre une image issue d’un boîtier numérique et un plan-film instantané, ou un petit Instax Mini. Le résultat “physique” est différent, mais l’approche du sujet lors de la prise de vue l’est aussi. Raison pour laquelle j’ai accumulé au cours des années un grand nombre d’appareils, tous formats confondus…

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Pascale Brites
Pascale Brites

Journaliste technique, elle renforce l'équipe de rédaction en publiant des actualités et des articles pratiques. Ses publications