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Représenté par la galerie Camera Obscura à Paris, le photographe russe Alexey Titarenko voit en la photographie le reflet de ses sentiments. De l'URSS qui s'écroule dans les années 1990 à son exil volontaire à New York en 2011, ce grand lecteur de Proust dans le texte évoque pour nous son cheminement. Rencontre par grand vent et entre deux averses à London Photo.

C'est la série City of Shadows qui a fait connaître Alexey. Elle comprend des images spectaculaires qui transforment ses habitants en une masse effrayante. Dans la plus emblématique, prise à l'entrée d'une station de métro, la foule se fond : ne se détachent que les mains qui donnent l'impression de voir une sorte monstre à mille pattes. Cette série a été construite entre 1992 et 1994 ; pour le photographe, il s'agit de sa vision d'un pays qui s'effondre. Ce sont des images extrêmement noires où l'individu s'efface au profit d'une multitude informe...

Photo Alexey Titarenko

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Nadia Ali Belhadj
Nadia Ali Belhadj

Journaliste rédactrice. N'aime rien tant que de faire des interviews de photographes car les trouve gentils. Se fout de la technique comme de sa première pomme. Complètement soumise à Vivian Maier. Ses publications