En collaboration avec Polka Magazine, nous vous proposons de découvrir le travail de la photographe Jeanne Taris sur les Gitans de Perpignan. La Bordelaise s’est prise de passion pour des communautés gitanes en Espagne, puis en France. Un sujet qu’elle entend suivre au long cours.

Crédit photo : Jeanne TarisCrédit photo : Jeanne Taris. Chose rare, Lena (assise) s’est mariée avec un non-Gitan. Ils ont eu 6 enfants. Les premiers ont été à l’école jusqu’au collège, mais “n’ont pas appris grand-chose”, dit-elle. Les deux derniers suivent des cours par correspondance.

Comment est né ce reportage sur les Gitans du quartier Saint-Jacques, à Perpignan ?

J’ai commencé à photographier les Gitans il y a 2 ans, en Andalousie, même si on m’avait déconseillé de partir à leur rencontre. Moi, c’est typiquement le genre de chose qu’il ne faut pas me dire ! J’y suis allée et j’ai trouvé cette communauté très attachante. Et il y a un an, en septembre 2016, je suis venue pour la première fois au festival Visa pour l’Image. À l’aller, j’avais pris une personne en covoiturage qui m’a appris qu’il y avait des Gitans dans le quartier Saint-Jacques. Je m’y suis rendue tous les jours. J’ai été happée par la communauté. Je n’ai pas pris un seul verre au Café de la Poste (rendez-vous incontournable des festivaliers, ndlr) ! J’ai été interpellée par ces rues, ce vieux quartier peuplé de femmes qui semblaient sorties d’un autre siècle, parlant une langue que je n’avais jamais entendue, un mélange de catalan et de français.

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Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications