Mathieu Asselin est né à Aix-en-Provence mais a grandi au Venezuela. Il s’est installé ensuite à New York. Son travail a été repéré à Arles par Sam Stourdzé lors du Dummy Book Award en 2016. Cette année, il livre à travers une exposition à la scénographie soignée un témoignage fort et poignant sur la société Monsanto. Rencontre.

Portrait de Mathieu Asselin par Renaud Labracherie, Rencontres d'Arles Photographie 2017Mathieu Asselin pendant les Rencontres d'Arles 2017.

Pourquoi s'intéresser à Monsanto en 2017 ? D'autres grandes entreprises dans le secteur de la chimie ont produit l'agent orange, notamment Dow Chemical. Pourquoi se focaliser sur Monsanto ?

Mathieu Asselin – Je viens d'une famille engagée au niveau social et politique. Pas forcément en tant qu'activiste, mais bien en tant que citoyen qui ne veut pas se laisser faire. C'est mon père qui m'en a parlé. Je connaissais Monsanto, mais à travers ce qu'il m'a raconté, j'ai découvert plus d'éléments et j'ai finalement eu très envie de creuser pour aller un peu plus loin. Je tiens toutefois à souligner que je n'ai pas découvert de nouveautés concernant Monsanto. D'autres journalistes, comme Marie-Monique Robin, ont fait tout le travail. Les documents sont désormais à disposition. Je m'en suis servi pour créer mon histoire photographique.

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Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications 

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