Arles 2016 – Si Azu Nwagbogu n'est pas photographe de métier, son nom résonne comme une évidence lorsqu'il est question de photographie africaine. Directeur de l'African Artists' Foundation, du festival LagosPhoto, créateur de la National Art Competition, commissaire d'exposition, dénicheur de talent et invité désormais récurrent des festivals et manifestations abordant la culture de l'image en Afrique, ce natif du Nigéria a dédié sa carrière à la promotion des arts et artistes contemporains africains.

C'est sous le soleil arlésien et à l'occasion de la thématique Africa Pop, déployée cette année par le festival, que nous l'avons rencontré. Alors que Syrcas nous remémore une page sombre de l'histoire à travers des photomontages, et que Swinging Bamako redonne vie au Mali des années 1960, l'exposition Tear My Bra — dont Azu Nwagbogu est le commissaire — s'attarde sur le frénésie créative qui s'est emparée du Nigéria depuis maintenant plusieurs années. L'occasion parfaite était donc trouvée pour dresser un état des lieux de Nollywood, et comprendre l'influence grandissante d'une telle industrie audiovisuelle sur la culture, l'art en général et la photographie en particulier.
Arles 2016, Azu Nwagbogu, commissaire de l'exposition Tear My Bra

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Paul Nicoué

Rédacteur polymorphe. Chantre occasionnel de la photophonie, grand chambellan des accessoires photo et chevalier de l’ordre du degré Kelvin. Ses publications