Utilisez votre code offert
pour consulter cet article gratuitement pendant 24h.

Arles 2016 – C'est ma deuxième rencontre avec le photographe Yan Morvan. La première a eu lieu la veille alors que je parcourais son exposition Champs de bataille, au Capitole. L'auteur était présent et visitait l'installation avec un ami ; nous sommes convenus d'une heure et d'un lieu pour notre entretien. Je lui laissai le choix des armes : ce serait Le Tambourin, 9h30.

Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre avec Yan Morvan. Un photographe qui parvient à infiltrer des groupes marginaux (blousons noirs, gangs...) est forcément un peu atypique. Cette rencontre le fut également. Avec 30 minutes d'avance sur notre horaire, nous avons réussi la prouesse de ne pratiquement pas évoquer son exposition. Difficilement saisissable, Yan est un joyeux drille qui invite facilement à sa table — nous serons rapidement 4 à 6 personnes à discuter de tout et un peu de photographie — et qui connaît la moitié d’Arles en cette semaine d'ouverture du festival. Difficile dans ces conditions de mener à bien une interview en bonne et due forme ! Compte rendu d'un rendez-vous décousu, surréaliste et fourmillant.

Arles 2016, Yan Morvan en train de vendre une image

Il vous reste de l'article à lire
Utilisez votre code offert
pour consulter cet article gratuitement pendant 24h.
Renaud Labracherie
Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications