Canon est partenaire de longue date du festival Visa pour l'image. 28 ans pour être précis. La marque s'inscrit donc durablement dans cet événementiel du photoreportage en proposant son expertise technique aux visiteurs, mais aussi en aidant les photographes dans leur métier, et notamment les étudiants. Découverte…

Visa, 2017, portfolio, lectureLecture de portfolio sur le stand Canon en collaboration avec Magnum Photos lors de la 29e édition.

En découvrant le festival Visa pour l'image, impossible de dissocier l'événement de Canon. La marque japonaise est omniprésente dans la ville et dans les lieux d'exposition. Au-delà de l'impact médiatique, Canon s'investit à Perpignan pour aider les photographes actuels tout en favorisant l'émergence de la relève.

Lors de notre visite du festival Visa 2017, nous avons rencontré Emmanuel Stock, directeur CIG Canon France, pour évoquer, entre autres, l'implication de Canon dans le festival.

Que représente encore Visa pour l'image pour Canon France après 28 années de partenariat ?

Emmanuel Stock : Le photojournalisme s’est raconté des histoires à travers des photos. C'est exactement la mission de Canon, à savoir fournir du matériel aux personnes qui souhaitent raconter des histoires. Le festival avait plutôt une résonance franco-française, désormais nous souhaitons vraiment ouvrir le festival au monde. Or, Visa est au centre de la stratégie de Canon Europe, comme le montre notre soutien à la jeune génération de photojournalistes. Ouvert d'abord à 20 étudiants français, c'est aujourd'hui 200 étudiants européens qui sont conviés à Perpignan. Visa fait partie des deux événements sponsorisés par Canon avec le World Press Photo. Pour la marque, le photojournalisme fait partie de son ADN.

Visa, 2017, canon, emmanuel stock, focusEmmanuel Stock, directeur CIG de Canon France avec l'équipe de Focus Numérique

Est-ce si important d'être proche des professionnels pendant Visa ?

Emmanuel Stock : Oui, naturellement. Nous nous sentons proches des photojournalistes et la présence du CPS (Canon Pro Services) n'est pas anodine. Nous pouvons conseiller les professionnels et leur apporter un support technique. Cela permet aussi de remonter les besoins des photographes qui sont sur le terrain.

Sentez-vous des changements se produire dans la profession de photoreporter ? Sont-ils plus demandeurs d'un soutien pour la réalisation de leur reportage ?

Emmanuel Stock : C'est malheureusement le cas depuis plusieurs années. Le nombre de magazines qui financent des reportages est de plus en plus réduit. Pour autant, nous croyons toujours dans ce métier, et c'est pour cela que nous soutenons les jeunes photographes. Le prix Canon de la femme photojournaliste est également pour nous le moyen de soutenir les projets. Les photoreporters sont des passionnés et Canon se doit d'être à leur côté, que cela soit financièrement ou via un support technique le plus efficace possible.

Les photoreporters ont-ils un attachement spécial à leur appareil photo ?

Emmanuel Stock : Bien sûr, car c'est un outil de travail et il doit être le plus précis et le plus fiable possible. L'attachement est aussi très important pour le moral. Sans faire dans le mélo, leur appareil devient presque un compagnon dans les cas les plus difficiles. Cela va naturellement au-delà de la marque ou du modèle : l'appareil photo est le prolongement de leur regard, l'outil de la transmission. S'ils vont à l'autre bout du monde, c'est pour rapporter des images. L'outil est donc précieux, oui.

Prix de la femme photojournaliste

Chaque année, depuis maintenant 17 ans, Canon décerne le Prix de la femme photojournaliste. Soutenu par le magazine Elle, ce prix permet à la lauréate de financer un nouveau projet à hauteur de 8 000 € qui sera présenté à la prochaine édition du festival. Pour l'édition 2017, c'est la photographe Catalina Martin-Chico (agence Cosmos) qui a reçu le prix pour un reportage sur l’explosion de la natalité chez les ex-membres des FARC en Colombie, suite à l’accord de paix.

Visa, 2017, canon, prix de la femme photojournaliste, Catalina Martin-ChicoCatalina Martin-Chico reçoit le prix Canon de la femme photojournaliste 2017.

Workshop avec Magnum Photos

Depuis l'année dernière, Canon développe un programme en collaboration avec l'agence Magnum Photos afin d'aider les jeunes étudiants en photographie à développer des projets de reportage. En 2016, seuls 20 étudiants français étaient invités à Perpignan, mais cette année, ce sont 200 jeunes photographes venus de toute l'Europe qui ont pu participer à des ateliers durant la semaine professionnelle du festival.

Visa 2017, magnum photos, workshopDes étudiants venus de toute l'Europe pour des ateliers animés en partie par des photographes de l'agence Magnum Photos.

En 2017, c'est une petite dizaine d'étudiants français qui ont pu participer aux différents ateliers. Sélectionnés sur dossier (lettre de motivation et 3 photographies), les étudiants ont pu participer sur deux jours à des conférences sur le métier de photojournaliste et confronter leurs projets à des photographes, éditeurs ou agents. Lara Priolet étudiante à l'école MJM Design s'est présentée au concours sur les précieux conseils de Nelly Perlade et ne le regrette pas : "C'est l'occasion rare de rencontrer des photographes de terrain, d'apprendre comment ils ont pu arriver là où ils sont maintenant. Ils nous livrent des conseils et des astuces pour arriver à faire les bonnes photos. Nous avons pu interroger des éditeurs comme ceux du National Geographic sur leurs attentes. C'était vraiment passionnant."

C'est l'occasion rare de rencontrer des photographes de terrain, d'apprendre comment ils ont pu arriver là où ils sont maintenant.

Lara Priolet, étudiante en photographie

Les lectures de portfolios sont également des temps forts pour les étudiants qui peuvent exposer leur travail à la critique des éditeurs. Une fois encore, Lara s'enthousiasme : "J'ai pu présenter ma série sur les manifestations à Paris et Dimitri Beck de Polka a pris le temps de m'expliquer pourquoi telle ou telle photo pourrait être publiée. J'ai pu présenter mes projets et il m'a orientée sur l'angle à adopter".

Ces ateliers sont également un excellent moyen pour Canon de découvrir de nouveaux talents et accompagner des jeunes photographes par le biais de leur programme d'ambassadeurs de la marque.

Lire aussi

Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications