Positionné quelque part entre le X-T2 et le GFX 50S, le Fujifilm XH-1 constitue une véritable nouveauté dans la gamme d'appareils développée par la firme nippone. Du premier, il retient notamment le capteur APS-C X-Trans CMOS III de 24,3 Mpx sans filtre passe-bas et le processeur d'image X-Processor Pro. Au second, il emprunte un gabarit plus imposant et une ergonomie adaptée aux besoins des professionnels de l'image. Pour couronner le tout, il permet l'enregistrement de vidéos 4K et se dote d'une stabilisation mécanique du capteur dans le but de conquérir le marché des appareils hybrides destinés à la captation vidéo. La présentation de l'appareil organisée par Fujifilm a été l'occasion pour nous d'effectuer une prise en main et de réaliser nos premières images.

Test - 26/03
Fujifilm X-H1
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Prise en main

Après avoir assisté à une logique tendance des appareils hybrides à jouer la carte de la miniaturisation pour se différencier des encombrants reflex, une approche plus pragmatique semble désormais marquer les gammes d'appareils hybrides destinées à une clientèle professionnelle. Comparé à un X-T2, le X-H1 se montre ainsi bien plus imposant : des dimensions de 139,8 x 97,3 x 85,5 mm et un poids de 673 g avec batterie pour ce dernier contre 132,5 x 91,8 x 49,2 mm et 507 g pour le X-T2. Relativement proche de celui d'un reflex de petite taille, ce gabarit assure une très bonne prise en main, notamment grâce à une poignée bien marquée. Nous avons aussi apprécié la poignée d’alimentation verticale VPB-XH1 qui, si elle fait perdre toute discrétion au boîtier, octroie un gain de confort non négligeable lors de l'utilisation d'optiques quelque peu imposantes.

Fujifilm X-H1 prise en main
Fujifilm X-H1 prise en main

Encore plus que le X-T2, le X-H1 se débarrasse de l'esthétique "vintage" qui constitue la marque de fabrique des séries X100 et X-Pro. Il profite néanmoins du pragmatisme du GFX 50S et affiche ainsi, sur son épaule droite, un cadran révélant les principales informations de prise de vue. Cet emprunt au monde des reflex nous semble particulièrement adapté à un usage professionnel, d'autant plus que l'affichage de cet écran monochrome est personnalisable. Toujours sur le dessus de l'appareil, deux barillets verrouillables autorisent le réglage de la sensibilité ISO et de la vitesse d'obturation. Ceux-ci surmontent respectivement deux couronnes autorisant le choix du mode de prise de vue (unique, rafale, vidéo, etc.) et de mesure d'exposition. La poignée du X-H1 et quant à elle surmontée d'un bouton de compensation d'exposition et d'un déclencheur dont Fujifilm vante la souplesse. Notons que celui-ci s'est avéré beaucoup trop sensible lors de notre prise en main, mais que les représentants de la marque nous assurent que ce problème sera rapidement rectifié.

Fujifilm X-H1 prise en main

Malgré le léger changement de position de la molette de réglage arrière, le dos du X-H1 est relativement similaire au dos du X-T2. Entre autres commandes, on retrouve donc un joystick facilitant grandement le contrôle des collimateurs AF. Du côté des afficheurs, on note malheureusement une perte de définition pour l'écran arrière (désormais 1 040 000 points sur une diagonale de 3”) et l'abandon de la technologie OLED au profit d'une dalle LCD pour le viseur. Le premier est désormais doté d'une fonction tactile, tandis que le deuxième adopte une définition de 3 690 000 points sur une diagonale de 0,5”, ce qui apporte un confortable gain en précision.

Fujifilm X-H1 prise en main
Fujifilm X-H1 prise en main

Après quelques dizaines de minutes de prise en main et quelques dizaines de clichés, le Fujifilm X-H1 nous est apparu comme un boîtier bien équilibré. Plus léger qu'un reflex 24x36 professionnel, il bénéficie néanmoins des avantages de ce type d'appareil en matière d'ergonomie physique. Il se montre ainsi agréable à utiliser, notamment grâce à des commandes intelligemment réparties. L'interface logicielle nous a semblé pour sa part plutôt bien pensée, malgré un temps d'adaptation nécessaire à l'appréhension des nombreuses options proposées.

Galerie d'images

Photos

Crédits : vêtements des modèles ci-dessus par Miguel Vieira et Oficina Mustra.

Vidéos

Notre premier avis

Bien que le Fujifilm X-H1 reprenne le duo capteur-processeur qui anime de nombreux boîtiers de la marque (X-Pro2, X-T2, X-T20 et X-E3), et ne réservera par conséquent aucune surprise en ce qui concerne la qualité des photos qu'il délivre, de nombreuses évolutions nous semblent bienvenues relevant de l'ergonomie et des fonctionnalités. En plus de disposer d'un boîtier plus robuste et à la prise en main plus adaptée à un usage professionnel, il se dote en effet de sérieux atouts en vidéo. Sur ce point, reste à voir si l'arrivée de ce nouveau venu suffira à faire trembler des gammes Panasonic GH et Sony A7S désormais bien installées. En photo, face aux boîtiers plein format, le X-H1 conserve un léger avantage concernant l'encombrement qu'il procure et s'avère un peu moins onéreux (1 899€ seul) – malgré un prix de vente plus élevé que celui des précédents hybrides APS-C Fujifilm.

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Paul Nicoué
Paul Nicoué

Rédacteur polymorphe. Chantre occasionnel de la photophonie, grand chambellan des accessoires photo et chevalier de l’ordre du degré Kelvin. Ses publications