Pour ses 10 ans, Lightroom se dote d’un petit frère plutôt turbulent amené à devenir grand. Découverte et décryptage…

présentation de Adobe Lightroom CCLightroom CC : une interface quasiment identique sur tous les terminaux.

10 ans de Lightroom

Tout est dans le catalogue

Lightroom, de son nom d’origine Adobe Photoshop Lightroom jusqu’à la version 5, est né déjà révolutionnaire, dans la droite ligne d’Apple Aperture lancé quelques mois auparavant, mais discontinué aujourd’hui. Il est basé sur le principe toujours novateur d’une base de données en mesure de recueillir tous types d’instructions. En clair, un simple fichier assez improprement nommé Catalogue (terminaison .lrcat) gère absolument tout ce qui se passe dans le logiciel qui, lui, devient presque accessoire. Ce Catalogue est le document le plus important du concept, bien avant les Paramètres prédéfinis qui ne sont que des suites d’instructions assez faciles à réaliser, chaînables et transmissibles, capables de procurer toute l’efficacité et la performance qui font la réputation de Lightroom chez moult professionnels. Il y a aussi les Aperçus, ces jpeg obligatoires qui servent d’affichage des images dans à peu près toutes les situations, sauf en Développement, devenus au fil des ans “dynamiques” en option, c’est-à-dire susceptibles de se substituer à l’image originale référencée. Le Catalogue sait prévoir sa sauvegarde si l'on prend soin de lui désigner un support informatique différent (sinon cela ne sert quasiment à rien), mais en aucun cas les “originaux” photographiques ou vidéo. D’où de grandes confusions chez certains, des drames parfois, relatifs à ce principe très professionnel issu des techniques de gestion d’images. Le simple apprentissage de la pratique des fonctions, souvent autodidacte, ne permet hélas en rien de comprendre cet aspect fondamental que, souvent, seul un stage professionnel d’une semaine permet d’appréhender correctement (ou un bon livre), ainsi que l’interface pas toujours évidente, même si elle est basée sur le cumul de Modules.

adobe lightroom CC et Classic CCÉvolution du logiciel Lightroom.

Indispensable évolution

On ne voit souvent de Lightroom que sa partie développement identique à (car basée sur) l’extension Camera Raw de Photoshop ou Bridge. À sa qualité de développement souvent critiquée gratuitement, on oublie parfois l’extraordinaire possibilité de réversibilité et d’enregistrement permanents, tout comme d’adaptabilité automatique à tous les types d’exports. Bref, Lightroom cache bien son jeu et s’est même discrètement complexifié suite aux demandes de professionnels, de beta-testeurs, ou de remarques hiérarchisées (en anglais). Sachez toutefois qu’il existe un forum en français, malheureusement moins lu par les responsables et développeurs Lightroom tous nord-américains... Au point que même Adobe en a pris conscience et a souhaité revoir sa copie, intégralement cette fois.

Les Raw sont gérés, même sur et à partir des téléphones !

Cette évolution est également à rapprocher du foisonnement des apps mobiles et web plus ou moins gratuites et, vous l’aurez remarqué, du passage des licences perpétuelles à l’abonnement à des services. Elle a aussi été discrètement présentée il y a un an à l'occasion de l’événement mondial MAX 2016, sous le nom de code Projet Nymbus. Nous ne parlerons pas de l’extraordinaire raté de communication lors de la dernière grande Photokina où Adobe nous avait conviés probablement un peu trop vite !

Adobe Lightroom WebLightroom Web n’était pas disponible lors de notre prise en main.

Adobe voit double

Deux dénominations pour deux solutions logicielles très différentes

Ce mercredi 18 octobre, ont donc été présentés Adobe Lightroom CC et Adobe Lightroom Classic CC. Il n’y aura plus désormais de licence perpétuelle, à l'exception d'un délai de carence de quelques mois permettant à Adobe d’adapter tous les boîtiers et modifications d’OS disponibles à ce jour à son ultime version Lightroom 6, avec une dernière mise à jour fin novembre.

Nouveautés Lightroom CC

– Travail en pleine résolution.
– Synchronisation totale entre desktop, mobile et web. Fonctionnement simplifié, notamment de la phase d’importation.
– Le glisser-déposer dans la fenêtre n’est plus possible actuellement. La technologie Adobe Sensei est au service de la recherche et de l’organisation, même si Lightroom CC propose automatiquement un tri par date.
– Il n’y a plus de modules.
– Les raccourcis sont parfois modifiés, parfois supprimés (en référence aux anciennes versions).
– Les Collections s’appellent ici Albums.
– Copie locale permanente des fichiers ou dossiers désignés.
– Corrections optiques incluant les corrections de perspective.
– Les images non prises par le terminal sont toujours travaillées à partir d’aperçus dynamiques.
– La recherche Sensei est bluffante de pertinence.
– Même sur tablette, les réglages de netteté sont au complet !
– Classic est la version 7 de Lightroom.
– Ne jouez pas trop avec les alternances de logiciels, on vous aura prévenu !

Version CC simplifiée

Lightroom CC – attention aux confusions avec les anciennes versions ! – peut être d’abord vu comme une version simplifiée de Lightroom. Mais l’idée est d’abord de soulager l’utilisateur de toutes les complexités évoquées précédemment. Plus de Catalogue, plus de perte d’originaux, plus de gestion informatique des espaces disques ou différents supports : tout est en ligne dans le nuage Adobe. À cette fin, Adobe propose plus ou moins conjointement un espace de 1 To susceptible d’héberger quelque 40 000 photos systématiquement sauvegardées dans leur plus haute définition. L’accès à Lightroom CC se fait par tous les supports, que ce soit vos ordinateurs, tablettes, téléphones, et même par un site web. La synchronisation de l’ensemble est automatique et étonnamment efficace (à vérifier toutefois quand les utilisateurs vont croître). Le fait qu’une grande partie des outils de développement du concept Lightroom soient disponibles, tout en gardant la possibilité de travailler sur tous les formats images dont les raw, ainsi que les aspects de réversibilité totale et de non-destruction des qualités du document original, lui procurent un intérêt certain, y compris face à la concurrence. Certes, il va falloir s’abonner sur la base de 9,99 € (HT)/mois…

Lightroom peut ne fonctionner aujourd’hui qu’en situation “mobile” avec l’abonnement à 4,99 € (HT)/mois !

Nouveautés Lightroom Classic

– Performances améliorées (meilleure prise en charge du GPU, notamment).
– Calcul des Aperçus en 2 étapes, la première étant la récupération de ceux de l’appareil de prise de vue.
– Travail possible sur uniquement la luminance ou la chrominance avec les outils de retouche locale.

Une version classique pour nos ordinateurs

Lightroom Classic CC est l'évolution simple de la seule solution connue jusqu’à présent, en gros un Lightroom 7 uniquement commercialisé par abonnement (de base à 9,99 € (HT)/mois). Une bonne partie du programme aurait été réécrite, procurant parfois une accélération significative du fonctionnement (le GPU est encore plus sollicité), notamment lors de la bascule entre les modules Bibliothèque et Développement, ou encore en phase d’importation où les “aperçus” issus des appareils photo sont privilégiés dans un premier temps, histoire de soulager le logiciel pendant son lourd travail de référencement et d’analyse des images. D’autres petites améliorations sont apportées, par exemple à l’outil Pinceau (meilleur lissage lors du recours au Masquage automatique) ou encore aux critères de tri (type de fichiers à l’import et corrections de l’objectif, et absence de Titre en Collections dynamiques). Enfin, certains apprécieront la possibilité de travailler soit en chrominance, soit en luminance lors des corrections sélectives (dégradé, radial, pinceau). Lightroom Classic CC va aussi savoir correspondre dans une certaine mesure avec Lightroom CC (nous allons y revenir). Cette dernière fonction correspond aux anciens accès à Lightroom Mobile à laquelle elle se substitue.

L’abonnement Lightroom CC peut se contenter d’un compte Facebook ou Google.

Quatre formules d’abonnement : pour qui, pour quoi ?

Adobe va dorénavant décliner son offre d’abonnement en quatre propositions principales, parfois dotées d’options.

La première, dite Creative Cloud Photo, évolue quelque peu tout en restant au même tarif de 9,99 € (HT)/mois. Est maintenant intégrée dans la formule le concept Lightroom CC, mais en le limitant à 20 Go de stockage (Lightroom Mobile était théoriquement illimité, mais en réalité contraint aux capacités de stockage de nos tablettes et téléphones). Cette formule ancienne est donc à réserver aux usages que vous aviez en pratique jusqu’à aujourd’hui, incluant le partage web de vos Collections. Le tout en sachant que vous pouvez bénéficier d’Adobe Portfolio pour réaliser et alimenter des sites web photo et de la nébuleuse Spark, soit différents outils de présentation accessibles par le web ou via les apps mobiles en sus de Photoshop.

Une variante dite Creative Cloud Photo 1 To inclut, comme son nom l’indique, le nouveau stockage Adobe actuellement proposé en 1 To (des capacités supérieures seront probablement proposées ultérieurement). Néanmoins, le prix double en passant à 19,99 € (HT)/mois (14,99 € (HT)/mois la première année en cas de prolongement ou de modification d’un abonnement actuel), ce qui fait une somme ! Votre serviteur craint personnellement que quelques utilisateurs ne jugent ce tarif exorbitant, au vu notamment d’hébergements tiers… Reste aussi à savoir quelles garanties Adobe offre aux professionnels, en lien avec la sécurité, la confidentialité et la sauvegarde des œuvres de l'esprit rémunérées, théoriquement régies par le droit européen. Nous ne disposons pas actuellement de telles informations.

Ce qui est réellement nouveau, c'est l’abonnement Lightroom CC à 9,99 € (HT)/mois, car il sort du principe Creative Cloud. Pour preuve, on peut même s’y abonner avec un identifiant Facebook ou Google ! Photoshop CC y est absent malgré une passerelle prévue dans le logiciel “desktop” (pour ordinateur Mac ou Windows) ! Il est étrange qu’Adobe n’ait pas proposé un accès à Photoshop Elements dernièrement mis à jour, car il correspondrait beaucoup plus à la cible actuellement visée par cet abonnement. On y retrouve cependant les dérivés de communication Spark et Portfolio, mais sans liens directs pour l’instant. Il inclut 1 To de stockage totalement automatique, espace probablement extensible ultérieurement pour les gros consommateurs. Cet abonnement est donc pour Adobe le moyen de convertir de nouveaux utilisateurs à Lightroom, tout en récupérant les déçus.

Enfin, un abonnement Lightroom Mobile ne donne accès qu’aux apps sur téléphones et tablettes (iOS, Android), ainsi que par le web. Il est proposé à seulement 4,99 € (HT)/mois. Véritable bébé-abonnement, cette dernière formule est limitée à 100 Go de stockage Adobe Cloud (au moins 4 000 images de haute qualité, soit beaucoup plus si elles sont réalisées avec des téléphones ou des tablettes) ! Cette formule vise tout particulièrement les adolescents…

Adobe Lightroom CCAvec Lightroom CC, la phase d’importation est réduite au strict minimum.

Lightroom CC pour quels usages ?

Si l’on tente de calmer des réactions qui vont être sans doute assez radicales et enflammées, que peut-on dire de cette déclinaison dont l’approche et l’apparence sont très “apps”, voire très “mobiles” ?

D’abord qu’il s’agit d’un Lightroom. La qualité du traitement est là, identique, ainsi que tous les avantages techniques. Le traitement des formats RAW est parfaitement géré, avec la même aisance et maintenant sans limitation de taille ni de poids ! C’est donc une prouesse technique. Quelle que soit la manière ou l’outil d’insertion d’image, celle-ci est automatiquement sauvegardée puis accessible, modifiable, gérable (modifications, partages, pas encore pour l’impression) par tous les terminaux possibles. On y retrouve quasiment tous les outils de développement et traitement de l’image, dont les corrections optiques, les corrections locales (dégradé, radial, pinceau), la correction des poussières et autres éléments gênants, ou encore l’atténuation de matière (correction des rides, etc.). Ils sont souvent adjoints d’une image type destinée à en montrer l’effet, ce qui est assez didactique. Enfin, des Paramètres prédéfinis, maintenant unifiés dans toutes les déclinaisons (apps, web, desktop), continuent de proposer des améliorations ou styles d’images faciles à mettre en œuvre. Bien plus qu’un Lightroom “pour les nuls”, cette version Lightroom CC permet réellement d’accéder à un niveau qualitatif d’image étonnant sans quasiment entrer dans la moindre considération informatique, outre le bon fonctionnement de son terminal (téléphone, etc.). Même le copier-coller de retouche est prévu !

Adobe Lightroom CC et Classic CCLe copyright, la légende et le titre sont enfin gérés, même sur tablette !

Reste que cette première version (V 1.0) n’en est qu’à ses débuts. Pas de réelle synchronisation des paramètres, pas de watermark, pas d’impression directe et la dépendance quasi-totale à Internet. Si la gestion absolument transparente des “copies locales” (mémoire de ses terminaux ou ordinateurs) est totalement automatisée, avec malgré tout un curseur d’intentions, il faut absolument éviter d’aller fouiller dans son disque dur et d’intervenir sur ces images stockées. Bref, il faut savoir accorder une parfaite confiance à Lightroom, ce qui était déjà un peu le cas auparavant. La gestion des légendes et mots-clés est embryonnaire, mais présente. Il n’y a pas de reconnaissance faciale, ni de possibilité de créer des Albums dynamiques, et les copies virtuelles ont été supprimées au profit de vraies copies physiques en tiff !

Adobe Lightroom CC et Classic CC

Et si Lightroom CC ne dispose pas des outils de recherche de Classic, il est néanmoins doté d’un extraordinaire outil de recherche par reconnaissance de forme aux performances déjà bluffantes. Basé sur une technologie appelée Sensei, il comprend vos requêtes en près de 60 langues et y répond. Le métier d'icônographe devra sans doute évoluer rapidement ! Testez-le.
En première conclusion, il est possible de dire que si ces dernières lignes, ainsi que l’introduction de l'article, vous ont paru plus qu’indigestes, vous êtes alors le nouveau cœur de cible d’Adobe et que sa proposition pourrait bien vous séduire. Nous ignorons néanmoins à cette heure si une version d’essai sera possible.

Adobe Lightroom CC et Classic CCAttention au mixage des deux versions.

Les dangers du mixage

Les plus aventureux d’entre vous, les experts, les professionnels, vont être néanmoins tentés d’utiliser, ou au moins explorer les deux évolutions. Il en va de même de ceux qui décideront de migrer vers la version CC sans évoluer vers Classic. Sachez d’abord que le fait de mettre à jour les apps tablettes et téléphones est sans aucune incidence, à part découvrir de nouvelles fonctionnalités.

Il en va de même pour l’usage du site web. En revanche, si vous installez Lightroom CC sur un ordinateur, celui-ci détecte automatiquement la présence de catalogues Lightroom de la précédente génération (s’il y en a) et propose de mettre à jour le dernier utilisé – en important au passage tout son contenu, originaux inclus – si celui-ci est préalablement partagé par Lightroom Mobile. Ensuite, les ajouts et modifications dans Lightroom CC seront automatiquement rapportés dans votre vieille version de Lightroom, toujours dans les Collections partagées. Cette solution ne devra cependant qu’être provisoire afin d’éviter des dysfonctionnements pouvant toujours se produire entre des versions d’époques différentes. Pour intégrer plusieurs catalogues dans Lightroom CC, il faut simplement utiliser la fonction Fichier > Migrer le catalogue Lightroom… pour en récupérer son intégralité (attention à cela !), originaux inclus.

Une utilisation conjointe

Si vous comptez installer et utiliser à la fois Lightroom CC et Lightroom Classic CC, tentez d’abord d’être méthodique en effectuant la mise à jour Classic avant l’installation de Lightroom CC. Les transmissions d’informations seront ainsi mieux respectées. Reste que l’usage mixte n’est guère à conseiller, ou alors à utiliser avec précaution, ou encore dans un flux de production bien défini (lire ci-après). En effet, si le concept Lightroom CC, comme l’étaient les versions Mobile précédentes, est basé sur la synchronisation parfaite et totale de tous les terminaux utilisés, il n’en va pas de même avec Classic où, à nouveau, seul un Catalogue, et donc une seule machine, peut être en lien avec le concept Lightroom CC… au risque sinon de tout perdre !

Adobe a toutefois enfin pourvu Classic d’un message d’avertissement – espérons que son déclenchement soit infaillible… Le dernier usage, que nous testons à peine, mais qui pourrait être prometteur, est destiné à ceux qui possèdent au moins deux ordinateurs et exercent, toujours avec une certaine pénibilité et des risques d’erreurs potentiels, des transferts de Catalogues à des fins de synchronisation ou d’incrémentation. L’idée est d’utiliser en déplacement sur des machines tierces, voire des mobiles, les services de Lightroom CC, et sur une seule machine de bureau un catalogue Lightroom Classic CC unifiant et réunissant tout. Et ça marche ! Sauf que si les légendes sont reconnues, les mots-clés insérés sont royalement ignorés dans ce sens, car cela ne marche que de Classic vers Lightroom CC.

L’avenir de Lightroom

Mais il est des questions sans réponses, ou des étonnements non encore compris. Par exemple, celui de changements de certains raccourcis sur la version Lightroom CC par rapport à nos habitudes, de la récupération des images stockées en cas de cessation d’abonnement, de Collections qui s’appellent Albums et pas parfaitement compatibles, d’un catalogue quand même réel et caché avec la version “desktop”, ainsi que des aperçus dynamiques “à l’ancienne” tout aussi cachés ! Ce dernier point fait qu’en cas d’usage mixte sur une même machine, vous multipliez les originaux et copies de grande qualité au risque de remplir de nouveau votre disque dur. Quid aussi de la sécurité et des échanges ? Et pourquoi cette absence de copies virtuelles ?

recherche Adobe Sensei Adobe Sensei est d’une redoutable efficacité, même sur tablette.

Et si l’architecture de Lightroom Classic était à bout de souffle, avec l’impossibilité notamment d’évoluer vers le travail collaboratif et le multi-catalogage ? Et si ce qui est présenté ici est une nouvelle révolution, comme l’a été il y a 10 ans le concept Aperture/Lightroom ? L’avenir nous le dira, mais certains commencent déjà à parier sur le grand devenir de ce petit frère dont l’éducation reste à faire et dont le potentiel est immense, notamment en matière de liens avec des services…

Adobe Lightroom CC

Philippe Chaudré est expert Lightroom, formateur Lightroom pour les professionnels (K2Formation), co-responsable du Photoshop & Lightroom User Group Paris et auteur chez Dunod. La prochaine réunion User Group se tiendra chez Adobe le lundi 23 octobre de 18h30 à 21h30 (inscription obligatoire sur www.photoshop-paris.org, coût 15 €) sur ce même sujet.

Source : Adobe France

Philippe Chaudré

Spécialiste Adobe Ses publications 

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