Comme la plupart des grands festivals, le Mois de la Photo du Grand Paris a son pendant "off". Mené depuis 2006 par une petite équipe sous la houlette Neil Atherton, l'OFF propose des parcours photographiques alternatifs. Réjouissant.

Photo Richard BelliaCrédit Photo : Richard Bellia.

Le Mois de la Photo-OFF a décidé — à raison — de suivre son grand frère et donc de quitter le trop souvent maussade mois de novembre pour le fleuri mois d'avril afin de célébrer la photographie. Organisant déjà une programmation en dehors des murs de Paris depuis de nombreuses années, l'OFF se trouve donc tout naturellement inscrit cette année dans le Grand Paris avec une sélection éclectique de lieux et de photographes.

Parcours Mois de la Photo-OFF

Des partenariats

Le Mois de la Photo-OFF c'est également des rencontres, des ateliers et des fêtes, avec notamment et à partir du 8 avril des collages sauvages et workshops chez Les Grands Voisins dans le 14e arrondissement de la capitale. Les 8 et 9 avril, les activités se concentreront sur la prise de vue — quel appareil utiliser, quoi regarder, quel cadrage ? Le week-end des 15 et 16 avril sera dédié à l'impression, le choix du format et des couleurs, ainsi qu'aux différences entre argentique et numérique. Le dernier week-end de l'OFF, c'est à dire celui des 22 et 23 avril, sera quant à lui consacré à l'exposition. Ce sera le réel temps fort du mois avec des expositions en plein air.

Fotofever est également partenaire du Mois de la Photo-OFF avec un "parcours des galeries" et une mission : faire découvrir de nouveaux talents et initier à la collection un nombre croissant d’amateurs. Les tarifs des oeuvres ne dépasseront donc pas les 5 000 € et un parcours pour les 7-12 ans sera également proposé.

Petite sélection

Une sélection dans une sélection... La gageure est totale ! Toutefois, il vous sera sans doute difficile de suivre toutes les expositions dont le nombre, couplé à celles du festival officiel, grimpe à plus de 100.

Brice Dossin

C'est le photographe ambassadeur de l'édition 2017. Brice s'intéresse au vernis, à l'apparence qui est l'essence de notre société et aux travers qui vont avec : consommation de masse, excès, etc. Comme Martin Parr, il traque avec son flash, les travers de notre monde.

Photo Brice DossinCrédit photo : Brice Dossin.

Marion Moulin

Véritable bouillon de culture, Cuba, l'île la plus métissée des caraïbes, fait rêver le monde entier. Des rues de la Havane à Cienfuegos, le temps semble s'être arrêté. La photographe nous offre sa vision lumineuse et colorée du "burdel del Mundo".

Photo Marion MoulinCrédit photo : Marion Moulin.

Johann Fournier & Sabrina Biancuzzi

Deux photographes, deux techniques totalement différentes pour des oeuvres inspirées par la porosité entre le rêve et la réalité.

Photo Johann Fournier et Sabrina Biancuzzi

Silvio Magaglio

Silvio Magaglio débute sa carrière de photographe dans les années 1990. Très vite, la rue devient son terrain de jeu et le graffiti son sujet de prédilection. Fasciné par l’esthétique du tag, sa curiosité le pousse naturellement sur la piste des auteurs. Témoin privilégié d’une période où la scène parisienne illégale était très active, il archive les grands noms du graffiti et les pionniers du street art parisien.

Photo Silvio MagaglioCrédit photo : Silvio Magaglio.

Source : Mois de la Photo-OFF

Renaud Labracherie

Rédacteur en chef de Focus Numérique. Grand évangéliste du RAW. Ses publications