Après l'annonce du prix du nouveau 105 mm f/1,4, Sigma dévoile celui de la dernière optique révélée à l'occasion de l'édition 2018 du CP+ (salon de la photo japonais). Il s'agit de son 70 mm f/2,8 Macro en gamme Art qui sera proposé au tarif de 550 €. L'objectif sera disponible dans quelques jours en monture Canon et fin juin en monture Nikon. La firme reste cependant muette sur la déclinaison de l'objectif en monture Sony E native.

Sigma 70 mm f/2,8 DG Macro Art
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Nous avons fait le choix de la légèreté, de la compacité, mais aussi d'excellentes performances optiques. Qui plus est, la non-utilisation de la stabilisation optique contient le prix.

Kazuto Yamaki

Ce nouveau 70 mm est composé de 13 éléments répartis en 10 groupes incluant 2 éléments en verre FLD, 2 éléments en verre SLD, 1 élément avec un taux élevé de dispersion anormale à haut indice de réfraction et 2 lentilles asphériques. Selon le constructeur, “ce système optique permet une netteté acérée de la zone de mise au point qui contraste avec des flous de bokeh exempts de stries colorées”. Il dispose d'une ouverture maximale de f/2,8 assurée par un diaphragme à 9 lamelles.

Cet objectif n'est pas équipé d'une motorisation HSM comme la plupart des autres optiques Sigma. À la place, la firme a décidé d'utiliser une motorisation “by-wire”. Autrement dit, la bague de mise au point manuelle n'est pas physiquement liée au bloc de mise au point, mais actionne un petit moteur électrique qui s'occupe du déplacement des lentilles. Ce moteur haute fréquence est sans noyau et utilise du courant continu. Il ajuste la mise au point à grande vitesse, avec douceur et sans bruit. On remarque que la retouche manuelle du point est disponible et que la course de la bague de mise au point manuelle est volontairement très longue afin de gagner en précision.

Contrairement à de nombreux objectifs macro qui utilisent un bloc de mise au point interne, ce 70 mm est conçu différemment avec un bloc de mise au point flottant sur deux groupes. Le corps avant de l'objectif se déploie en fonction de la distance de mise au point. Le choix de cette technologie est assumé pour maximiser les performances optiques, limiter les aberrations et assurer une cohérence de qualité d'image quelle que soit la distance de mise au point utilisée.

Difficile de suivre le choix de Sigma de ne pas utiliser de stabilisation optique sur cet objectif. Comme toujours, il s'agit de maximiser les performances optiques, mais en macro, le phénomène de flou de bougé du photographe est beaucoup plus présent qu'en utilisation standard. Et l'utilisation d'une stabilisation optique pourrait permettre d'augmenter la polyvalence de l'optique à main levée, tout du moins pour les utilisateurs de reflex traditionnels.

Arthur Azoulay
Arthur Azoulay

Spécialiste des optiques et rédacteur en chef adjoint de Focus Numérique. La photo est pour lui une obsession. Ses publications